Chypre 2019

Chypre : un peu d’histoire

Petite histoire simplifiée et rapide…

Les premières traces d’occupation humaine de l’île remontent au 9° millénaire avant notre ère avec une communauté d‘éleveurs-chasseurs.

Puis vinrent les échanges commerciaux de la méditerranée orientale. Du XV° au XII° siècle avant notre ère, les rapports avec la Grèce continentale se firent plus étroits avant que ne vienne le temps de la colonisation grecque (XII° au XI° siècle environ).

Les Assyriens régnèrent sur l’île de 707 à 650. Après 80 ans d’indépendance, ce fut au tour des Egyptiens avec le pharaon Amasis de s’y installer (570-546), suivis par les satrapes des rois de Perse (546-333). Les rois chypriotes, alliés avec Alexandre, réussirent à s’en affranchir. A la mort d’Alexandre, l’île échut à Ptolémée qui devait fonder en Egypte une dynastie grecque. En 58 avant notre ère, Chypre tomba cette fois sous la domination romaine.

Pendant les 4 siècles suivants, le christianisme se développa sur l’île, créant une église chypriote importante. L’île prospéra ensuite au cours des siècles sous la tutelle byzantine malgré les razzias arabes qui la dévastèrent 24 fois en 3 siècle.

En 1191, une tempête jeta Richard Cœur de Lion en route pour conquérir Jérusalem sur les côtes de l’île. Il en profita pour la conquérir militairement puis il l’offrit aux Templiers avant de mettre sur le trône, en 1192, Guy de Lusignan. C’est ainsi que la dynastie poitevine règnera sur Chypre jusqu’en 1489 avant de remettre le trône à la République de Venise.

Combats et massacres permirent aux Ottomans de s’emparer de l’île en 1571. Ils la gardèrent pendant 3 siècles puis, en 1878, la Turquie vend Chypre à la Grande Bretagne et Chypre devient donc une colonie britannique (même si ce n’est qu’en 1923 que, officiellement, Chypre passe totalement sous le contrôle britannique).

En 1960, Chypre obtient son indépendance mais avec un « traité de garantie » entre la Grèce, la Grande Bretagne et la Turquie. Du coup, les Britanniques gardent 3% du territoire où ils installent 2 bases militaires, les Turcs restent à l’est et les Grecs à l’ouest. Et entre les 2 parties de l’île se trouve la « zone verte » contrôlée par l’ONU

Chypre, côté grec

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Du 15 au 28 novembre 2019, nous décidons de visiter l’ile mi-grecque mi-turque de Chypre. Bizarrement, alors que pour notre vol retour nous transitons par Athènes, à l’aller, il nous faut passer par Bucarest (Roumanie) ! Il est vrai que hors périodes vacances, les vols sont moins nombreux !

C’est à l’aéroport international de Larnaca (Λάρνακα ou Lárnaka en grec), à 5/6 kilomètres du centre-ville, que nous atterrissons. C’est une ville portuaire située sur la côte sud de Chypre. Nous commençons par la promenade du bord de mer puis un tour dans l’ancien quartier turc : petites maisons basses, 2 ou 3 avec des balcons en avancée au-dessus de la porte principale. On n’y retrouve pas toujours le même entretien que sur le bord de mer.

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Nous allons jusqu’à l’église Saint Lazare construite sous l’empereur byzantin Léon VI au cours du IXe siècle, elle fut restaurée au XVIIe siècle. Les trois dômes et le clocher d’origine furent détruits durant les premières années de la domination ottomane. Néanmoins l’iconostase recouverte d’or fut préservée jusqu’à nos jours et constitue un remarquable travail de sculpture sur bois de style baroque. Elle constitue un des exemples les plus remarquables de l’architecture byzantine à Chypre.

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En rejoignant de nouveau le bord de mer, par la promenade bordée de palmiers, nous allons jusqu’à la « collection Piérides » dans la maison bourgeoise de cette famille qui, au fil des générations, avait accumulé poteries, verreries et statues antiques.

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Non loin de là se trouve le Musée Archéologique de Larnaca, fermé en ce moment pour restaurations.

Puis c’est la visite du fort. Il fut construit par les Ottomans au XII° siècle et connut bien des réaménagements en fonction des occupants successifs. Petit musée avec, en particulier de nombreuses photos d’églises byzantines chypriotes, de forts, … Quelques pierres tombales franques, des canons ottomans et britanniques, un chemin de ronde qui offre un point de vue intéressant sur la ville dont la grande mosquée.

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A l’ouest de Larnaca se trouve le lac salé : chaque hiver, avec les pluies, le lac franchit la langue de terre qui le sépare de la mer d’où l’eau salée. Les flamands roses y sont nombreux et se reflètent dans l’eau.

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Un peu plus loin, se trouve la ville de Kiti avec son église de la Panayia Angeloktistos, mélange de chapelle franque du XIII° siècle et de coupole byzantine du XV°. Au-dessus de la porte, restent encore bien visibles trois petits blasons francs. On y pratique ce matin des baptêmes à la chaîne…

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Nous continuons ensuite vers l’ouest jusqu’à Kato Lefkara, c’est-à-dire Lefkara le vieux. C’est un petit village aux ruelles pittoresques. Les maisons sont en pierre avec des inclusions de silex. Il y a de nombreux pots de fleurs avec des plantes qui prospèrent bien.

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Nous poursuivons jusqu’à Lefkara, le village des dentellières. Avec tout ce qu’il y a à vendre dans toutes les boutiques de cette petite ville, on peut penser qu’il doit y avoir des fabriques ailleurs.

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À quelques kilomètres de là, nous allons visiter le village de Kato Drys. La rue principale propose des maisons aux façades néoclassiques, bâties par ceux qui, à l’étranger, vendaient les dentelles chypriotes et revenaient au pays presque fortune faite. Le vieux quartier conserve ses ruelles pavées et ses maisons en pierre.

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De retour vers Larnaca, nous nous arrêtons au bord du lac salé, au Tekke Hala Sultan, couvent musulman bâti avec de belles pierres blondes au XVIII° siècle. Le lieu est envahi par les chats !

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Direction Limassol à environ 70 kilomètres (Lemesos en fait puisque c’est son nom grec et c’est le nom porté sur les panneaux routiers).

Premier arrêt au site néolithique de Khirokitia (Choirokoitia), vieux de 10 000 ans environ. Il est installé sur les flancs d’une colline enserrée dans un méandre de la rivière Maroni. Ce village aurait abrité 4 à 500 personnes. La plus grande réalisation collective de ceux-ci est un mur d’enceinte (en fait, il y en a eu plusieurs). Le plus ancien mesurait près de 4 mètres de haut. Les différentes fouilles ont montré qu’il n’avait pas un rôle défensif. Entre les vestiges, les reconstitutions de quelques habitations de forme ronde et les panneaux explicatifs (traduits en français), on se fait une petite idée du lieu à « l’époque ». À noter qu’ils ne possédaient pas la poterie et utilisaient de la vaisselle taillée dans la pierre !

Deuxième arrêt au site archéologique d’Amathonte. À part une quinzaine de panneaux à l’entrée (en français, grec et anglais), il n’y a plus d’explications sur le site lui-même. Les fouilles menées sur ce site semblent situer le début de son occupation vers 1100 ans avant notre ère. Quantités d’objets témoignent de la présence de communautés venues de tout le bassin méditerranéen. Nous trouvons remarquable ce qui reste des conduites d’eau : sortie d’aqueduc, conduites en terre cuite, …

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En dehors de Limassol, nous visitons le site archéologique de Kourion, le plus spectaculaire de l’île, dixit notre guide. Et c’est vrai que c’est intéressant : le théâtre, les mosaïques à plusieurs endroits, les thermes publics qui avaient une surface importante, l’agora, des maisons petites et grandes, … et tout ça, ce n’est que ce qui a été dégagé de cette ville abandonnée au VII° siècle (il est indiqué à plusieurs reprises dans l’histoire de cette cité des tremblements de terre). Les plus anciens vestiges architecturaux trouvés sur la colline de Kourion qui domine la mer datent de la période hellénistique (325-50 avant notre ère).

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Arrêt ensuite à la commanderie des chevaliers de Kolossi, un ancien fief des chevaliers de l’Hôpital du XV° siècle. Un bâtiment bien entretenu : de grandes pièces avec de grandes cheminées, des bancs dans l’épaisseur des murs des fenêtres mais pas de meubles. C’est bien nu !

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Visite du château de Limassol. C’est un château médiéval devenu ensuite fortin ottoman. C’est là que Richard Cœur de Lion en route pour la croisade, épousa la fille du roi de Navarre, Bérangère et qu’il la fit reine d’Angleterre. Un royaume quelle ne devait d’ailleurs jamais voir. Le château renferme aussi le musée médiéval de Chypre.

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Sur le route de Paphos (ou Pafos…); petit arrêt à Petras Tou Romiou, formation géologique de rochers le long de la côte. Si l’on en croit la légende, c’est ici qu’Aphrodite déesse de la beauté serait née… Une mer de toute beauté, d’une belle couleur vert-bleu mais pour le reste … En bref, ni pour le lieu, ni pour Aphrodite, Petras Rou Romiou ne mérite le détour.

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Paphos. C’est là que se situe le site archéologique des mosaïques romaines. Les fouilles de ces lieux ont mis à jour les sols de luxueuses demeures avec de splendides mosaïques réalisées entre le III° et le V° siècle de notre ère. Motifs géométriques ou bien figuratifs, êtres humains, animaux, objets, … On voit également des scènes de chasse, des scènes tirées de la mythologie, une magnifique représentation du labyrinthe avec Thésée au milieu. La maison de Thésée était d’ailleurs la résidence du proconsul romain et c’est la plus vaste demeure découverte à Chypre. Le plan que nous en voyons ressemble à un labyrinthe de pièces, de cours et de bassins… Les visages des mosaïques rappellent beaucoup ceux de certaines peinture byzantines. Il y a même une sorte d’auréole autour de la tête d’Apollon.

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A côté se trouve le fort ottoman qui est en rénovation lors de notre passage.

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Avant de prendre la route de Polis, nous nous arrêtons au site des tombeaux des rois. Un site qui porte bien mal son nom puisqu’aucun roi n’y a jamais été enterré. C’était le lieu de sépulture de hauts dignitaires égyptiens car Chypre fut un temps sous domination égyptienne sous la dynastie des Ptolémées. Ce sont des tombes creusées dans la falaise. Certaines sont monumentales et typiques de la rencontre entre la tradition égyptienne, les nécropoles souterraines et l’architecture grecque avec ses colonnes doriques.

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Pour rejoindre Nicosie, nous passons par la vallée du Troodos et sa vallée des cèdres. Celle-ci est plutôt décevante. Quelques cèdres (d’après le guide, il y en aurait 200 000…) avec de grands platanes dont les feuilles sont magnifiquement jaunes. Nous apprenons que le cèdre de Chypre est une espèce à part, notée parmi les 4 espèces de cèdres existantes.

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Direction donc Nicosie. On ne le voit marqué sur aucun panneau car il s’agit en fait de Lefkoşa (côté turc) ou Lefkosia (coté grec). C’est le nom donné par les Chypriotes à leur ville alors que les Britanniques avaient imposé Nicosie. Il y a bien une frontière mais le passage est rapide et beaucoup plus facile depuis quelques années. Des 2 côtés, on roule à gauche (il faut prendre une assurance supplémentaire pour le véhicule en pénétrant côté turc de 35 euros pour une voiture de location, pour un mois).

Lefkosia

La ville, capitale de Chypre, est donc coupée en 2 par une frontière, une « ligne verte« , zone démilitarisée contrôlée par l’ONU. Les bâtiments occupés par l’ONU voisinent avec des constructions en ruine. Un passage permet facilement de la franchir à pied. Quelques 5 000 travailleurs turcs l’empruntent chaque jour ainsi que de très nombreux enfants qui vont à l’école du côté grec.

La ville est entourée de remparts. La porte Famagusta est impressionnante. Aujourd’hui, des pans de rempart ont été abattus à plusieurs endroits pour créer des routes et permettre le passage des voitures.

Nous faisons une balade agréable dans les rues. On y voit des maisons plutôt bourgeoises et des bâtiments plus modestes. Mais il y a également des zones très délabrées et en ruines.

Le quartier de la Panagia Chrysaliniotissa a été grandement rénové. Beaucoup de maisons basses de la fin XIX°, début du XX° siècle aux portes colorées. La rue Ermou était la principale artère commerçante de la ville. Elle est aujourd’hui coupée en deux par la ligne de démarcation. Les anciens entrepôts ont été, pour certains, restaurés et transformés en boutiques, cafés,…

C’est dans cette partie de la capitale que se trouve le musée archéologique de Chypre. Nous sommes presque seuls à le visiter avec les gardiens. Musée agréable. Que de belles pièces de poterie avec des décors très précis, de magnifiques formes ! Quelle finesse des dessins sur des sceaux d’environ 2 centimètres de hauteur. D’intéressantes statues également, en particulier quelques-unes des figurines parmi les 2 000 retrouvées sur le site d’Agia Irini au Nord-Ouest de Chypre (à noter qu’il y avait seulement 2 statuettes de femmes).

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Chypre côté turc

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Lefkosa. Nous commençons la visite de la ville par la porte de Kyrenia.

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Premier arrêt au Burkina Khan : c’est un ancien caravansérail. Beau bâtiment bien restauré. Aujourd’hui, c’est une boutique à souvenirs avec quelques cafés.

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Deuxième arrêt au Bedestan, ancienne cathédrale reconvertie en lieu de spectacles où nous assistons à une démonstration de derviches tourneurs. Une des danses dure 7 minutes. Mais comment font-ils pour résister ? La grande jupe fait de sacrés effets. Un des derviches arrange bien les plis après chaque démonstration.

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Juste à côté se trouve la grande mosquée Selimyie qui était autrefois la cathédrale Sainte Sophie de la famille Lusignan. L’intérieur dont les murs sont quasiment nus et peints en blanc est entièrement recouvert d’un tapis épais.

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Un peu plus loin se trouve le marché Bandabulyia, ancien marché couvert de la ville. Alimentation, vêtements, souvenirs. Nous, nous y achetons de délicieux loukoums.

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De Lefkosa, direction le Nord, jusqu’à Girne autrement dit Kyrenia, au bord de la mer, célèbre essentiellement pour son château. C’est à ces derniers que l’on doit la silhouette actuelle du château. Il reste une immense place forte encore en assez bon état. Nous y déambulons pendant un moment, admirons la grande bleue du haut des remparts et visitons quelques salles transformées en musée avec des vestiges archéologiques des alentours. Il y a là quelques reconstitutions en images qui complètent bien ce que nous avions vu au site néolithique de Khirokitia visité le 18 novembre.

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Nous allons ensuite voir l’abbaye de Bellapaï, monastère de style gothique au cœur du village dont les débuts de la construction remontent au début du XIII° siècle.

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Dernière visite du jour : par de toutes petites routes quasiment désertes, nous allons à la petite église byzantine d’Antiphonitis. Très jolie construction dont les murs intérieurs sont recouverts de peintures du XII°-XV° siècle. Pour y parvenir, nous traversons une maigre forêt de pins et de cyprès.

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Enfin, route vers Famagusta (ou encore Famagouste, Gazimagusa ou Famagusta suivant qu’on utilise le nom français, turc ou grec). La vieille ville de Famagusta, est entièrement ceinte de murailles que les Vénitiens avaient grandement amélioré. Par endroits, il mesure 15 mètres de large. Toute cette brillante architecture militaire n’avait pas empêché les Ottomans de prendre la ville en 1571. Les remparts font 3 kilomètres de long.

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À l’intérieur de la ville, il y a des « restes » d’églises, de palais, d’hôpital et des maisons « ordinaires » autour.

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Si les bâtiments dits historiques sont restaurés ou entretenus, il n’en est pas de même de toutes les maisons.

Nous remontons encore dans le temps et dans l’histoire en allant ensuite à Salamine voir un site archéologique romain. Beaucoup de pierres, encore du marbre au sol, des mosaïques sur les murs à certains endroits mais il manque un peu d’explications. Le théâtre est encore debout. D’après le guide que nous avons et d’après les dépliants donnés sur le site, il aurait pu contenir 15 000 spectateurs. Euh, il y a 19 rangées de gradins qui, d’après nous auraient pu contenir une centaine de spectateurs… Le calcul est vite fait…

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C’est ici que se terminent nos visites de Chypre