Islande du Nord

Le Nord de l’Islande

 

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Godafoss

 

Siglufjordur : drôle d’endroit pour une ville si encaissée entre les montagnes. En hiver, ça ne doit pas laisser passer beaucoup de lumière. C’est ici que nous rencontrons à nouveau Mélanie, Nicolas, Léon (3 ans) et Samuel (1 an) de Nantes que nous avions croisé dans le Sud de l’Islande. On se retrouve ici dans le Nord en ayant fait le tout chacun en sens inverse e l’autre.

Départ vers Akureyri. Nous traversons une région avec beaucoup de prés fauchés et de nombreuses bottes de foin empaquetées avec du plastique de toutes les couleurs. Quelques rares champs avec la terre fraîchement travaillée mais nus.

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Au départ de Siglufjordur, nous empruntons 3 tunnels de 4, 7 puis 3 kilomètres. On retrouve des nuages et, tout de même une belle eau bleu Océane (et non bleu marine… 😄).

À Akureyri, nous nous arrêtons juste dans un centre commercial pour faire quelques emplettes. Nous poursuivons jusqu’à Godafoss, la « chute des dieux ». Magnifique cataracte que nous pouvons admirer de très près.

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Autour du lac Myvatn

 

Route jusqu’au lac Myvatn. Là, nous prenons la route qui fait le tour par le Sud. Déjà, en s’approchant, on entre dans un paysage de coulées de lave pétrifiées avec de l’eau vert clair.

Nous nous arrêtons pour visiter à Skutustadir un site de pseudo-cratères résultat d’éruptions volcaniques produites par le magma entrant en contact avec des terrains très hydratés. « Le contact de l’eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l’eau, augmentant la pression interne du volcan qui produit alors des explosions d’indice d’explosivité volcanique supérieur à des éruptions déroulées dans des conditions non hydratées. Le panache volcanique formé par ce type d’éruption est composé d’une bonne part de vapeur d’eau et de lave fragmentée » lit-on sur Internet. Il y a donc toute une série de petits cratères noirs avec éboulis de roches volcaniques. On peut monter pour aller voir l’intérieur de certains (circuit de 20 minutes environ).

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Un autre circuit d’une heure toujours au travers de ces pseudos-cratères permet surtout de découvrir de nombreux oiseaux (dont des canes avec leur ribambelle de canetons, des cygnes, des sternes ou des chevaliers-gambettes comme celui-ci.

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Au départ de la petite ville de Reykjahlid où nous établissons notre campement pour 5 jours, nous allons d’abord dans la (petite) forêt de la (petite) péninsule Hofdi. Charmante balade : bouleaux, mélèzes et autres résineux, géraniums sauvages, prêles, quelques bécassons et des grives pas effarouchées sans oublier bien sûr des moutons. De jolis points de vue aussi sur le joli lac Myvatn.

Ensuite, grande balade sur le site « des colonnes noires » Dimmuborgir. Ces formations sont dues à la rencontre entre de la lave (au-dessus) et de l’eau (en-dessous). L’eau, sous forme de vapeur, se fraie un chemin pour pouvoir ressortir. Tout cela crée un paysage fantastique dans lequel nous allons déambuler pendant 2 heures 30. Difficile à décrire : des monticules, des pierres déchiquetées, des blocs de lave, des cavernes, des trous, … Des formes fantastiques de rochers découpés, des arbres et arbustes. Parfois du sable, noir bien sûr, et des endroits qui font penser à un bord de plage avec de petites plantes ressemblant à des roseaux. Bref, un vrai régal !

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Le long de la route, des petits murets à usage agricole (séparer des parcelles, offrir des enclos à des animaux, …) ont été bâtis avec cette sorte de rochers volcaniques découpés et coupants. Ça a dû être un travail d’enfer (on pense à l’état des mains de ceux qui les manipulaient) !

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La visite suivante est pour le volcan Hverfjall.

La montée devient ardue sur la dernière moitié. Nous mettrons 2 heures pour monter, en faire le tour complet et redescendre. Le bouchon de cendres et de scories est en place au centre du cratère. Le paysage qu’on découvre sur tout le pourtour laisse pantois. Des coulées de lave, des endroits sableux noir, les colonnes noires vues d’en haut où nous nous sommes baladés hier, le lac Myvatn et, au fond, les montagnes enneigées. Quel spectacle grandiose !

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Ensuite, visite aux solfatares de Hverir. Magie des marmites de boue ! Il y a celles qui bouillonnent à gros bouillon, celles qui font de petites bulles comme si la boue était trop dense, celles qui envoient des éclaboussures. Et les fumées au flanc de la colline ou qui sortent des amas de roches. Les couleurs, les odeurs…

Les panneaux sur le site expliquent ; « Namafjall est une zone de haute température comportant des évents de vapeur et des marmites de boue. A 1 000 mètres de profondeur, la chaleur dépasse 200°. La vapeur est accompagnée de divers gaz tels l’hydrogène sulfuré qui donne aux sources chaudes leur odeur caractéristique. Les sources chaudes entrainent des dépôts de soufre importants. (…) Dans les marmites de boue, l’hydrogène sulfuré remonte au travers de l’eau de surface donnant de l’acide sulfurique ce qui rend l’eau acide. Celle-ci dissout la terre et la roche pour former la boue caractéristique de ces marmites et de leur voisinage. »

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Nous souhaitons visiter la centrale géothermique de Klafar. Un peu déçus car la visite se résume à un hall d’exposition avec quelques panneaux, un petit film de quelques minutes (le tout en anglais) et, éventuellement des questions-réponses avec la personne présente à l’accueil. Des bâtiments, on doit se contenter de la vue extérieure comme celui-ci permettant la séparation de l’eau et de la vapeur.

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D’après les panneaux explicatifs, la géothermie, en Islande, permet de répondre à 30% des besoins en électricité du pays. Cette centrale a été construite entre 1974 et 1977. 43 forages allant jusqu’à 2 750 mètres de profondeur alimentent cette centrale.

Sur la route, nous nous arrêtons devant cette drôle de salle de bain en plein air. Le lavabo et la douche (à l’eau chaude, Chantal a testé) sont bien là mais on dirait que les constructeurs ont oublié de mettre les murs de la maison…

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Petite visite à un bassin naturel d’eau chaude à Grjotagja. Ça fait comme une grotte, l’eau est super transparente. Depuis quelques années, la baignade y est interdite car l’eau est trop chaude (entre 45 et 48°). Tant mieux d’ailleurs car vu le nombre de visiteurs, ça deviendrait bien vite un lieu très pollué.

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Au même endroit se trouve une faille géologique. Il paraîtrait que, comme à Thingvellir, c’est un endroit où les plaques tectoniques américaines et européennes se rencontrent. Donc, on pourrait avoir un pied en Amérique et un autre en Europe.

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Visite aussi de musée ornithologique de Sigugeir (près de Reykjahlid)où se trouve une collection de 300 oiseaux empaillés et de quelques œufs. Très intéressant avec le nom des oiseaux écrit en français, des vitrines bien faites et des chants d’oiseaux en fond sonore. Il y a des noms (d’oiseaux) savoureux mais il aurait fallu les écrire tout de suite pour s’en souvenir…

Nous partons du côté du volcan Krafla, d’abord sur le site Leirhnjukur. Nous marchons pendant près de 2 heures à travers solfatares et coulées de lave. La palette des couleurs va du rouge au vert en passant par les ocres et les bruns. Sans oublier, à un endroit, le bleu laiteux d’un petit lac. A côté, il y a le noir des pierres volcaniques. Différents tons aussi : on a l’impression qu’il y a eu une première coulée gris-clair, une deuxième plus foncée et enfin une troisième bleu-noir. Et puis, de temps en temps, une pente avec du végétal, de jolis verts qui tranchent avec les autres couleurs.

Tout au long du sentier, il y a des trous, des fentes par lesquels s’échappe de la vapeur soufrée. Quand on approche la main d’un (tout petit) trou, on a une sensation de forte chaleur.

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Dans l’après-midi, nous faisons le tour du lac Viti au pied du volcan Krafla. Il est d’un bleu turquoise. Autour, il y a d’autres petits lacs avec des « croutes » de neige et encore un endroit avec émission de soufre et déclinaison de couleurs. .

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De petites oasis de verdure apparaissent ça et là : de la mousse vert fluo ou quelques fleurs dont celle emblème de l’Islande, la dryade à 8 pétales

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Avant dernier jour, dernière visite, mais quelle visite ! D’abord la route pour y aller. On traverse des coulées de lave, des plaines alluvionnaires, des regs, des ergs. Aujourd’hui, l’Islande nous la joue minéral. Et ce paysage fantastique nous mène à Dettifoss, la chute d’eau la plus puissante d’Europe dans un décor de rochers et de plages de sable noir quand le courant du cours d’eau ne prend pas toute la place du lit. Le bruit, la force de l’eau, les embruns, tout y est, même de nombreux touristes en plus de nous quatre…

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En remontant le cours d’eau, on arrive à la chute de Selfoss qui, si elle dégage moins de fureur n’en est pas moins spectaculaire : un fer à cheval avec 3 cascades supplémentaires sur le côté (Selfoss n’a rien à voir avec la ville du même nom dans le sud de l’Islande).

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Une soixantaine de kilomètres sur la route numéro 1 pour arriver au camping de Modruladur avec 7 kilomètres de piste. Là encore, sur tout le trajet, c’est un grand festival minéral. Et, complètement perdu dans un désert aride, le camping-auberge-restaurant avec ses maisons aux toits végétalisés, entourées de murs de plaques de tourbe.

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Notre voyage se termine. Retour à Seydisfjordur en passant par Egilsstadir. Le même bateau, le Norrona va nous ramener au Danemark et, presque 2 000 kilomètres plus loin, nous atteindrons notre maison. FIN de ce voyage, rendez-vous pour le prochain…

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