Islande de l’Est et du Sud

 

L’Islande de l’Est et du Sud

 

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De Seydisfjordur aux chutes d’Hengifoss et de Litlanefoss

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Au port de Torshavn, nous retrouvons le « Norrona » et, après une nuit de navigation, nous débarquons enfin en Islande, à Seydisfjordur, petit village au fond d’un fjord. Quelques jolies maisons colorées aux fenêtres remarquables.

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En route vers Egilsstadir, nous sommes surpris de trouver, à seulement 500 mètres d’altitude, encore de la neige.

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Egilsstadir : un syndicat d’initiative bien documenté, des banques, au moins une grande surface (Netto),… Nous avons choisi, pour nous rendre aux chutes d’Hengifoss et de Litlanefoss de prendre la route qui longe le lac Lagarfljot à l’est. Deux passages de quelques kilomètres en tôle ondulée. Cela nous permet de faire connaissance avec le panneau « fin de route goudronnée »

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Du parking aux chutes, la montée est un peu rude. La chute de Litlanefoss est encadrée de magnifiques orgues basaltiques. On ne peut malheureusement pas aller jusqu’au bout du sentier, celui-ci étant temporairement fermé en raison des « conditions printanières ». On l’admire de loin sans voir le bas de celle-ci.

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De Hallormsstadur à Djupivogur

 

Nous sommes au niveau du Hallormsstadur où se situe la plus grande forêt islandaise (près de 2 000 hectares. C’est le fruit de 100 ans d’efforts de reboisement). Effectivement, ce n’est pas l’Islande dont on se souvenait avec ses quasi-déserts minéraux. Ici, c’est vert d’herbes, d’arbres et d’arbustes. Près de camping se trouve un arboretum dans lequel nous faisons une promenade (épicéas, bouleaux, peupliers et autres).

Nous finissons le tour du lac et revenons à Egilsstadur où nous prenons la direction du sud jusqu’à Faskrudfjordur. Bois et forêts laissent rapidement place aux roches nues ou couvertes de mousses et d’herbes rases où la couleur marron domine. De nombreux torrents dévalent les pentes créant ici et là de petites cascades. Les lupins semblent de plus en plus nombreux sur les bords de la route et commencent même à certains endroits à gravir le flanc des collines.

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Faskrudfjordur était une des bases pour la pêche à la morue des marins français (voir « Pêcheurs d’Islande » de Pierre Loti). Nous faisons un tour dans le village où les noms des rues sont inscrits tant en islandais qu’en français. Nous allons jusqu’au cimetière des marins français (49 tombes dont 19 anonymes). Un panneau explique : « On pense que les Français fréquentèrent les eaux islandaises dès le XVI° siècle. Les cent dernières de cette pêche, jusqu’à la grande guerre, virent environ 400 voiliers et 5 000 pêcheurs périr autour de l’Islande. Cette forte présence amena les Français à construire à Faskrudfjordur un hôpital, une infirmerie, une morgue, une chapelle et une résidence pour un médecin ».

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Après Stodvarfjordur, voici la « ville » de Djupivogur avec, bien que nous soyons sur la route 1, 6 kilomètres de route gravillonnée (mais roulante). Au passage nous nous arrêtons en bord de côte à un lieu où on a trouvé énormément de zéolites mais nous n’en voyons pas. Par contre, sur la rive et dans l’eau, il y a des dizaines d’eiders.

A Djupivogur, par hasard, nous tombons sur un atelier-magasin de tailleur de pierres. C’est un espèce de grand hangar avec tout un tas d’objets hétéroclites à l’entrée mais il y a plein de beaux spécimens de roches et nous achetons 2 morceaux de zéolite. Le tailleur de pierre nous invite alors à le suivre à l’étage où se trouve une salle d’exposition avec un étalage de nombreuses pierres trouvées dans cette région de l’Islande. Fabuleux !

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Dans Djupivogur, nous allons voir « Eggi i Gledivik« , une série de 34 œufs (en marbre ?) représentants les 34 oiseaux de la région. Ce sont de gros œufs (durs…) d’environ 80 sur 50 centimètres posés sur des socles en béton le long d’une baie. Le premier, le plus gros, représente l’oiseau emblème de la ville (le plongeon catmarin aussi appelé le plongeon à gorge rouge).

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Juste avant, nous allons faire un tour au « bones sticks and stones« , un jardin musée d’art assez particulier. C’est un islandais qui accumule depuis des années des pierres et des os. Il a nettoyé et reconstitué des squelettes de mammifères marins, a accumulé des cranes d’oiseaux et d’autres Avec en particulier des galets, il a réalisé des montages qui constituent des personnages, des bateaux, des poissons, … Tout un ensemble surprenant et agréable !

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Les glaciers Jokulsarlon et Fjallsarlon

 

Chantal écrit : « Je m’attends à trouver beaucoup, beaucoup plus de monde qu’en 1989 et beaucoup plus qu’en 2002. Et bien, je ne suis pas déçue. Et encore, nous sommes arrivés vers 9 heures donc avec peu de touristes sur place. Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est le recul du front glaciaire. On le devine à peine dans la brume. Mais les « glaçons » sur le lac glaciaire sont toujours aussi fabuleux ! Ils nous offrent toute leur palette de couleurs. Mais les touristes chinois ne doivent pas les voir, ils cherchent juste la meilleure pose pour la photo devant les icebergs ! D’ailleurs, dès qu’on prend le sentier qui suit le lac, on se retrouve (presque) seuls. »

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Nous traversons le pont et nous arrêtons pour aller marcher sur la plage bordée de « restes » d’icebergs. Encore des bleus et des transparences parfaites soulignés parfois par le noir du sable. Des blocs entiers, des dentelles de glace, …

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Aux zodiacs et autres engins flottants bruyants et polluants, nous préférons le petit groupe d’eiders qui se font de jolies roucoulades avec de charmants mouvements de têtes puis des battements d’ailes.

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A une dizaine de kilomètres de Jokulsarlon se trouve la langue glaciaire de Fjallsarlon. Là aussi, la brume nous laisse deviner le glacier qui est beaucoup plus près qu’à Jokulsarlon. Encore de très beaux morceaux de glace mais l’eau du lac glaciaire n’est pas du tout claire.

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Le parc national de Skaftafell – Kirkjubaejarklaustur

 

Bien que nous soyons hors saison, nous sommes impressionnés par le nombre de touristes. Il y a bien sûr les groupes organisés en car ou en minibus, ceux qui louent des voitures et vont à l’hôtel ou au camping. Il y a également des dizaines de camping-cars de toutes tailles, des petits (4×4 le plus souvent) avec leur chambre sur le toit, des mini-vans ou des fourgons aménagés, des grands camping-cars. Sans oublier aussi, les voitures avec des caravanes. Comment cela doit-il être en juillet et août ?

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Petite grimpette pour arriver jusqu’à la cascade Svartifoss. Nous en admirons les colonnes basaltiques. Des panneaux conseillent de ne pas se placer trop contre les parois car des colonnes peuvent tomber. Effectivement, nous en voyons qui sont en train de se détacher et d’autres qui sont dans le lit du torrent.

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Ensuite, balade plus à plat jusqu’à la langue glacière Skaftafellsjokul. Intéressant de s’approcher du front glaciaire et de voir tout ce que le glacier pousse devant lui : cailloux, poussières, …

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Après le parc, direction Kirkjubaejarklaustur. Nous traversons d’abord un « sandur » : zone plate, noire, sans végétation si ce n’est un peu de mousse sur plusieurs kilomètres. Puis, ça devient très cahoteux, comme des bulles de lave qui auraient éclaté et tout aurait ensuite été recouvert de mousse jaunâtre. Enfin, nous retrouvons du vert et des prairies.

Nous voulons aller visiter au passage la ferme de Napsstadur, une dizaine de bâtiments recouverts d’herbe à tel point qu’on a du mal à les distinguer dans toute la végétation environnante. Hélas, c’est une propriété privée et nous nous contentons de les regarder de la route, à quelques centaines de mètres.

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Nous nous arrêtons au camping de Kirkjubaejarklaustur, juste à côté d’une petite cascade, la Stjornarfoss.

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Entre le camping et le village, un petit sentier mène à un parterre de colonnes basaltiques. Leur disposition à même le sol, un peu comme un pavage, a donné lieu dans le passé à de multiples interprétations quant à la présence de moines irlandais, à l’existence d’une église, … En fait, plus simplement, il s’agit là d’un phénomène bien naturel, résultat de l’action de la lave. Seul le sommet de ces colonnes apparaît.

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La route numéro 1 traverse d’abord les champs de lave d’Eldhraun crachés par le volcan Laki en 1783 et maintenant tout recouverts de mousse.

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Ensuite, nous passons dans une (morne) plaine d’alluvions glaciaires.

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Vik i Myrdal – Skogafoss – L’écomusée de Skogar

 

A Vik i Myrdal, nous allons nous promener sur la plage près de la falaise avec l’espoir un peu vain de voir des macareux (au point info, on nous dit qu’on ne peut voir ces drôles de volatiles que le matin très tôt ou le soir tard).

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Skogafoss : la cascade est impressionnante avec ses 60 mètres de chute et ses 25 mètres de large. On peut s’approcher jusqu’en bas de celle-ci mais pas trop près si on ne veut pas être tout mouillé.

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A quelques mètres de la cascade se trouve l’écomusée de Skogar. Au départ, c’est une personne qui accumulait des objets et les exposait dans les salles de classe de l’école en été. Maintenant, c’est un vrai lieu d’exposition avec plusieurs bâtiments autour de l’évolution de la vie et des techniques en Islande (pêche, tourbe, élevage, vêtements, …). Parmi les milliers d’objets exposés, nous avons remarqué ceux fabriqués en crin de cheval (crinière et queue). Le travail de filage était réservé aux hommes. Avec ce crin, on fabriquait des sangles, des cordes, des tapis et même des chaussures. Le bateau de pêche « Pétursey » est exposé ici. Les fermiers se procurèrent le plan du bateau puis fabriquèrent les outils nécessaires à sa construction. 17 hommes y prenaient place ! Les os de baleine étaient utilisés comme récipient une fois creusés ou comme billots. Les Islandais, propriétaires de terres en bordure de mer, pouvaient récupérer tout ce qui s’échouait sur la côte. Ainsi récupèrent-ils du bois flotté. Les courants de l’océan Arctique apportaient des troncs de Sibérie, pins, sapins et mélèzes, tandis que la Gulf Stream amenait de l’acajou par exemple de l’Amérique Centrale.

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Il y a également quelques maisons en pierre et tourbe avec toit en herbe. D’autres maisons plus récentes (dont l’école du début du XIX° siècle,) complètent la parie extérieure de cet écomusée.

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Nous nous offrons une bonne pause au « Secret Lagoon » Gaula Laugin à Fludir. C’est un bassin naturel d’eau chaude qui fonctionne depuis 1908 ! Moins connu, moins fréquenté (et bien moins cher) que le célèbre Blue Lagoon de Reykjavik. C’est bien agréable de se relaxer dans une eau bien chaude (environ 40 degrés). Quand on se rapproche des bords où se déversent les sources d’eau chaude, la chaleur devient vite excessive. On peut faire le tour du bassin et voir l’arrivée de l’eau chaude et de mini geysers. Ça doit être super de se tremper là-dedans en plein hiver !

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Gulfoss et Geysir

 

Direction ensuite Gullfoss la super chute d’eau toujours aussi impressionnante et magique malgré les aménagements touristiques réalisés et le nombre de touristes. Gullfoss est composée de 2 chutes : la supérieure de 11 mètres et l’inférieure de 20 mètres. C’est une chute de faille. L’eau s’est frayé un chemin dans une fissure d’une couche de lave et y a creusé des gorges.

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Nous choisissons de visiter le site de Geysir de très bonne heure afin d’éviter les cars de touristes.

Le geyser « Geysir le grand« , celui qui soufflait son jet d’eau à 80 mètres de hauteur n’est plus en activité. Il semble qu’il ne se « réveille » que quand on l’aide par quelques produits lors de la venue de personnalités. Heureusement, il reste son voisin Stokkur qui se met en action régulièrement (en général moins de 10 minutes). Sa colonne d’eau bouillante monte jusqu’à 15-30 mètres. Spectacle garanti ! Geysir, ce sont aussi des fumerolles et des bassins d’eau chaude super claire. Et, quand le geyser se met en activité, une grosse bulle d’eau chargée des vapeurs juste avant l’explosion se forme puis libère des milliers de gouttelettes pendant la montée de l’eau bouillante. Une fois terminée, la surface de l’eau se creuse avant d’être rapidement remplie.

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Alors que nous partons, les touristes commencent à arriver. Amusant de les voir alignés, l’œil rivé sur le viseur ou l’écran de leur appareil photo (quelques minutes auparavant, nous faisions de même…)

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Thingvellir – Reykjavik

 

Petit tour à Thingvellir en suivant la route qui longe le lac de Thingvallavatn (pour cause de travaux sur la route principale).

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Thingvellir est un lieu historique, le siège du plus vieux parlement d’Europe créé par les vikings en 930. Il se réunissait une fois par an en plein air. Inutile de chercher des restes de bâtiments ou autres, seul un drapeau islandais en indique l’emplacement. C’est aussi un lieu géographique, celui de la faille d’Almannagjia, la faille intercontinentale qui sépare l’Europe de l’Amérique du Nord.

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C’est ensuite la route de la grande ville Reykjavik. Circulation aisée surement parce que nous sommes un samedi après-midi (dans la capitale, près d’un tiers des 350 000 Islandais y vivent). Grâce à Park4Night, nous avons trouvé le parking de la cathédrale à 2 pas du centre-ville historique et où, semble-t-il, on peut se garer et même rester la nuit, sans panneau indiquant « No overnight parking » ! On y trouve 2 places et, effectivement, nous pourrons y rester, au calme, toute la nuit.

Visite donc de la vieille ville : des maisons en bois ou en tôle plutôt mignonnes, colorées, avec des jardins arborés. On n’a pas l’impression d’être dans une grande ville. Peu de circulation, peu de monde dans les rues (sauf peut-être dans les rues commerçantes que nous arpentons mais ce sont principalement des touristes comme nous), des maisons de 2 ou 3 niveaux seulement, pas de grands immeubles (on les trouvera dans la périphérie de la ville). Bref, une promenade agréable d’autant plus que toute la journée, le soleil brille.

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Comme on s’y attendait, les places et les pelouses sont occupées par les islandais, les terrasses des cafés sont prises d’assaut.

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Visite de l’écomusée (musée de plein air) Arbaejarsafn. Nous y visitons quelques maisons de paysans et d’autres plus cossues. Toutes sont abondamment meublées, le personnel du musée est en habit « traditionnel » début XX° siècle. Ces maisons sont en bois et basses de plafond. Quelques unes ont le toit végétalisé. Dans le cadre d’une exposition temporaire, on peut voir sur un siècle l’évolution de la population à Reykjavik et en Islande (nombre d’habitants, espérance de vie, mortalité enfantine, …).

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