Crète – 2018

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Lundi 29 octobre 2018 : arrivée en Crète

Nouveau grand départ ce matin pour la Crète. Avec Marie-Thérèse et Philippe nous prenons la route sous une pluie battante pour l’aéroport de Marseille. Marie-Thérèse nous conduit à bon (aéro)port. Galère pour trouver une place au  » chèque-parking « , presque une demi-heure ! Nous avons quand même bien le temps d’arriver à notre porte d’embarquement. Après un vol de 2 heures 30, nous arrivons à Athènes. Nous n’avions que 40 minutes pour prendre l’avion suivant pour Heraklion et pensions devoir faire des kilomètres dans les couloirs de l’aéroport, mais non ! Notre porte d’embarquement est presque à côté de l’endroit où nous laisse la navette. Youpi ! A 17 heures, nous sommes à Heraklion en Crète. Nous avons laissé les nuages au-dessus de l’Italie et trouvons le soleil et près de 25° de température.

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Nous avions réservé une voiture en contactant directement un loueur crétois. Finalement notre choix s’était porté sur « Automattis » qui nous paraissait avoir le meilleur rapport qualité-prix. Son représentant nous attendait à la sortie de l’aéroport. Excellent contact. Nous avons droit à une voiture surclassée sans supplément de prix. Tout est compris, assurance tous risques, kilométrage illimité deuxième conducteur, … Une jolie Opel Astra en très bon état, propre, avec un grand coffre. Super ! Ces dames ont même droit à un cadeau de bienvenue : une boite d’huile d’olive !

Direction notre location à 3 kilomètres de l’aéroport : un appartement correct et confortable dans un petit immeuble. La personne qui nous reçoit est la mère de notre loueuse. Elle nous offre des grenades.

Après notre installation, nous allons vers le centre ville pour manger et reconnaître un peu les lieux. Nous sommes à 20 minutes environ à pied du « musée archéologique » et donc du centre. Petit restaurant sympa, quelques courses en rentrant, bonne nuit réparatrice.

Petit cours d’histoire. Les premiers peuplements de la Crète dateraient de -6000. Vers -2000, les premiers palais minoens furent érigés mais détruits par un séisme vers -1700. Reconstruits, ils furent de nouveau détruits vers -1450. Ce sont alors les Mycéniens qui envahirent l’île puis vers -1100 des Doriens venus de Grèce. Ce furent après au tour des Romains puis des Byzantins et enfin des Arabes en 824. En 1212, la Crète est vendue aux Vénitiens et, après de nombreuses batailles et massacres, ce sont les Ottomans qui occupent l’île entre 1669 et 1898. Notons que des troupes françaises envoyées par Louis XIV tentèrent mais en vain d’aider les Vénitiens à résister. Enfin libres en 1898, les Crétois sont rattachés à la Grèce en 1913. Ils eurent à subir encore l’invasion brutale des Allemands en 1941. Ajoutons le régime des colonels de 1967 à 1974 et maintenant les diktats de la troïka (Union Européenne, FMI et banque européenne). Ouf !

Mardi 30 octobre 2018 : Héraklion

Nous laissons aujourd’hui la voiture au parking de la maison pour une journée de visite d’Heraklion : de 10 heures à 18 heures 30. Le soir, nous sommes un peu raplapla !

En longeant le bord de mer, nous arrivons au Fort Vénitien que nous regardons de l’extérieur. Sur deux façades trône encore le lion de Venise.

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L’eau de la mer a de magnifiques couleurs, la température est agréable, le soleil bien présent mais pas trop brûlant. Encore beaucoup de touristes malgré la saison, nous espérons trouver des endroits plus tranquilles en face de la Méditerranée. Le port vénitien abrite bien des bateaux de plaisance mais aussi de nombreux bateaux de pêche.

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Par de petites rues avec de nombreuses boutiques à touristes, nous atteignons une des églises byzantines d’Héraklion : Ágios Titos. Elle fut érigée au XVI° siècle par les Vénitiens. D’abord pour le culte catholique, elle fut ensuite utilisée par les musulmans avant de devenir un lieu de culte orthodoxe. Ah, quelle belle universalité !

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À côté, se trouve la « loggia vénitienne« , un élégant bâtiment à arcades de style palladien construit en 1626/1628. Lieu de réunion des notables de Candia, elle est maintenant la mairie de la ville. Place Venizelos, face à la fontaine Morosini (toujours les lions de Venise), nous mangeons chez Kirkor des parts de bougasta (pâte feuilletée avec des garnitures sucrées et saupoudrées de cannelle ou des garnitures salées) : bien bon !

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Nous descendons alors la rue 1866 qui est une rue de boutiques essentiellement pour les touristes avec, de temps en temps, des magasins « crétois » (boucherie, quincaillerie). Nous avons gardé le meilleur pour la fin et nous arrivons à notre dernière étape de la journée et pas la moindre : le Musée Archéologique d’Héraklion.

Une rénovation complète de ce musée a été réalisée à partir de 2001 et s’est achevée en 2014. Les salles sont vastes, les vitrines bien éclairées, les commentaires (en grec et en anglais) très lisibles, les objets nombreux soigneusement exposés. Bref, un musée riche et agréable à parcourir. Les collections suivent un ordre chronologique. Nous passons de grands moments devant des objets en argile, en fer, en bronze puis en or. Nous découvrons des figurines de personnes, d’animaux, des objets du quotidien, des objets funéraires, des armes. Nous sommes épatés par ce qui a été fait en ces époques lointaines.

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Une salle est consacrée aux fresques. La plupart proviennent de Knossos que nous visiterons demain. Ce qui est remarquable, c’est de voir comment, à partir de quelques petits morceaux datant de -1500 ans environ recueillis dans les ruines des palais, les artistes d’aujourd’hui arrivent à reconstituer les décors d’autrefois.

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Après quelques achats pour le repas du soir que nous prendrons à l’appartement, nous rentrons « chez nous ».

Mercredi 31 octobre 2018 : les alentours d’Héraklion (Knossos, Archanes, Arolithos)

Aujourd’hui, nous prenons la voiture pour visiter les alentours d’Héraklion. Tout d’abord le site de Knossos, le premier palais minoen que l’on découvrit. Il fut construit vers -1650 sur les ruines d’un bâtiment datant de -2000/-1900. Conçu par Dédale, il s’étendait sur 22 000 mètres carrés et abritait semble-t-il 80 000 personnes. Ce fut l’archéologue britannique Evans qui en assura les fouilles. Ses travaux de « reconstruction » sont très critiqués et, actuellement, on essaie de restaurer sa … restauration. Il y a bien des panneaux explicatifs mais au final, on ne sait pas trop ce qui a été « inventé » par Evans, ce qui est d’origine, s’il a reconstruit des murs, des décors à partir de l’existant ou de son imaginaire, … Nous savions donc que le site avait été un peu « saccagé » mais nous ne regrettons pas d’y être venus ne serait-ce que pour pouvoir apprécier la grandeur du monument.

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Notre visite suivant est pour Archanes où nous trouvons sur la place une petite auberge avec une serveuse très agréable (apéro et raki-dessert offerts). Le Musée d’Archanes qui devait nous montrer des « reconstitutions soignées de sites minoens » se résume aujourd’hui à une seule salle avec quelques artéfacts sans grand intérêt. Restrictions budgétaires obligent, les autres salles ont été fermées. Merci la troïka…

Toutefois, nous trouvons dans ce village une herboristerie (myrrolab) où nous achetons quelques huiles essentielles et du dictame qui appartient au genre origanum et qui permet de faire des tisanes guérissant tout (non, j’exagère).

Troisième et dernière étape de la journée : Arolithos, village crétois reconstitué à la fin du siècle dernier. Sympa mais ça ne vaut pas le détour. Le petit musée d’art et traditions populaires ne présente dans 3 salles que que quelques objets de la vie courante. Bof.

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Jeudi 1° novembre 2018 : Malia, Lassithi, Agios Nicholaos

Nous quittons Héraklion et le confortable appartement de Maria. Direction l’est de l’île et la ville de Malia où se situe le site archéologique d’un palais minoen. Très vite nous quittons l’autoroute pour suivre, parfois d’un peu loin, la côte. Et nous voici rapidement à Malia.

Ça n’a rien à voir avec Knossos. Ce n’est pas pour lancer un petit « cocorico » mais c’est l’école française d’archéologie qui a conduit les fouilles dès 1920. Ce palais minoen fut construit vers -2000/-1800, détruit probablement par un séisme vers -1700, puis reconstruit à l’identique et finalement encore détruit vers -1450. Dès l’entrée du site, il y a un petit bâtiment avec des photos, des plans, des maquettes, des explications en français. Nos archéologues n’ont pas essayé de « reconstruire » avec force béton à l’identique ou selon leur vision mais ont dégagé les murs, certains escaliers, …les pièces sont donc bien délimitées et on perçoit beaucoup mieux l’agencement des lieux. En plus du palais, on visite un quartier de la ville qui entourait celui-ci. Et là aussi, on imagine bien les maisons.

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La couleur dominante de tous ces vestiges est l’orange à cause de la pierre utilisée dans la construction. Cela donne une grande impression de douceur à l’œil.

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Nous partons ensuite vers le plateau du Lassithi. Nous quittons donc le bord de mer et trouvons tout de suite un paysage des collines. Bien sûr, toute la journée, nous aurons des routes en lacets, beaucoup d’épingles à cheveux, des montées, des descentes mais une route en bon état et une circulation très fluide. Les flancs des montagnes sont d’abord très minéraux puis se chargent d’un peu de végétation méditerranéenne. Reviennent ensuite les chênes verts et des centaines d’oliviers sagement alignés, parfois dotés du goutte à goutte et le plus souvent avec des olives vraiment très petites.

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Nous nous arrêtons au petit village de Krissas avec ses platanes multi-centenaires. Quelles merveilles !

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Après avoir grimpé un peu en altitude, nous arrivons à une crête avec le long de celle-ci, quelques dizaines de moulins à vent, certains entiers et restaurés, d’autres en ruines. Dans la journée, à plusieurs reprises, nous verrons de tels alignements de moulins.

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Nous faisons un grand tour du plateau qui a une végétation abondante par rapport à ce que nous venons de traverser : de l’herbe verte, des champs cultivés, quelques arbres fruitiers. On s’en met plein les mirettes de ces paysages qui continuent le long de la route. Nous arrivons ainsi à Vathi à quelques kilomètres d’Agios Nicholaos où nous avons réservé pour 2 nuits un appartement. Notre location est une très belle maison où nous sommes fort bien accueillis : boissons, fruits, confitures, beurre … nous attendent dans le frigo. Très confortable avec une grande baie vitrée qui surplombe un magnifique paysage.

On nous indique un restaurant en ville : mon « favori » nous dit la jeune fille qui parle anglais. Et ça deviendra aussi le nôtre ! Des plats pantagruéliques, joliment présentés, savoureux et, bien sûr, à la fin du repas, le raki offert accompagné d’un plateau de délicieux desserts, offerts également. Avec en plus des serveurs très agréables, de bonne humeur. Depuis notre arrivée d’ailleurs, nous avons remarqué la douceur et la bienveillance crétoise.

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Vendredi 2 novembre 2018 : église de la Panagia i Kera, Krousta, Plaka, Elinda, Agios Nicholaos

Grand beau temps, ciel bleu. Nous démarrons notre petit tour quotidien tranquillou. Direction l’église de la Panagia i Kera vers Kritsa. Elle renferme de magnifiques fresques réalisées entre le XII° et le XV° siècle.

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Nous traversons ensuite Kritsa sans nous arrêter pour acheter une nappe ou une broderie, seule activité qui reste d’une longue tradition de tissage. Nous faisons halte à Krousta, charmant petit village tranquille renommé pour ses centenaires. En effet, il y a quelques personnes assises au bord de la rue, visiblement très âgées, principalement des femmes avec un foulard noir noué sur la tête qui leur fait aussi le tour du cou. Bien sûr, toutes, sauf une, sont vêtues de noir.

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Retour ensuite à Agios Nicholaos pour longer la côte jusqu’à Plaka. Nous n’irons pas jusqu’à l’île de Spinalonga une ancienne forteresse vénitienne transformée en léproserie de 1903 à 1957.

À Elinda, petite balade sur la digue jusqu’à la presqu’île de Spinalonga. Quelles belles couleurs de mer !

Nous flânons dans les rues d’Agios Nicholaos, faisons quelques courses avant de rentrer « chez nous ». Toute la journée nous aurons vu de magnifiques paysages des collines et de la mer.

Samedi 3 novembre : monastère de la Panagia Faneromeni, Gournia, Kavousi, Mochlos

Avant de partir, nous avons droit à un nouveau petit cadeau de nos hôtes : une bouteille d’un quart de litre d’huile d’olive. Charmante attention ! Nous quittons la belle maison d’Androniki avec sa belle vue et son grand salon si confortable.

Direction le monastère de la Panagia Faneromeni. Route très sinueuse mais nous nous élevons dans la montagne à travers des champs d’oliviers. À un moment, il faut faire attention aux moutons en train de dormir tranquillement sur la route. Il est vrai que ce n’est pas la circulation qui doit beaucoup les déranger.

Le monastère en lui-même (fermé d’ailleurs) ne vaut pas la peine de parcourir ces 7 kilomètres de tours et détours. Par contre, le paysage est absolument magnifique. On aperçoit au loin la mer et, certainement, la ville d’Agios Nicholaos.

Nous allons passer la journée à aller du bord de la mer avec toujours ses magnifiques couleurs bleues de différents tons, aux sommets des montagnes qui la dominent. Nous passons également la journée dans des champs d’oliviers, sur des flancs de collines qui en sont recouverts. Nous en avons vu certains secs, d’autres commencer à sécher. Nous ne savons pas si la Crète est atteinte par la bactérie tueuse des oliviers comme en Italie mais si c’était cela, ce serait catastrophique pour l’île vu le nombre de ces arbres que nous voyons ici.. Nous redescendons ensuite jusqu’à Gournia, site archéologique d’un lieu urbain. Cette ville, construite vers – 1600 s’ordonne autour d’un palais moins imposant que celui de Knossos et qui devait être le centre administratif de la ville et le lieu de résidence de son responsable. On se promène dans les rues pavées, on pénètre dans les petites pièces des maisons. On arrive à bien se représenter la structure de la ville, ses rues, ses maisons. Vraiment très intéressant. En partant, de la route, on a une dernière vue remarquable de la cité.

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Puis direction Kavousi pour voir un olivier datant paraît-il de 3500 ans. Splendide balade à pied au milieu des champs d’oliviers qui nous permet d’en voir plusieurs, certainement centenaires, avec des troncs assez fantastiques. Quant à cet « ancien olive tree« , il est simplement phénoménal. Un tronc immense de plusieurs mètres de circonférence. Nous ne regrettons pas cette grimpette !

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Pour finir nos visites de cette journée, nous allons boire un verre et manger de délicieuses feuilles de vigne farcies au village de pêcheurs de Mochlos. Hors saison, le village semble surtout peuplé de quelques chats errants qui viennent quémander un peu de nourriture à la terrasse du café…

Par un petit chemin de traverse non goudronné, toujours au milieu des champs d’oliviers, nous parvenons à Piskokefalo où nous attend la maison de Bjorn. Un petit peu plus cher qu’à l’ordinaire (80 euros la nuit pour nous 4), mais quel appartement ! Un grand salon confortable, une cuisine très bien équipée, 2 chambres bien sûr mais aussi 2 salles de bain, une grande terrasse… le soir venu, nous allons prendre notre repas à l’un des restaurants du village. Comme bien souvent, bien que nous n’ayons pas pris d’apéritif on nous amène plusieurs amuse-gueules et, à la fin du repas, on nous offre du raki avec un dessert. Et toujours, l’amabilité du serveur en prime.

Dimanche 4 novembre 2018 : Sitia, plateau de Chandars, Voïla, Piskokefalo

Petit tour en voiture à partir de cette agréable maison. Tout d’abord nous allons à Sitia à moins de 10 minutes de là. Promenade à travers les rues/escaliers pour atteindre, au sommet de la ville, les restes de la forteresse vénitienne. Tiens, aujourd’hui dimanche, les musées et monuments sont gratuits. Cette forteresse fut construite au XIII° Siècle. Seule la tour centrale et une partie des remparts sont préservés.

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Petite halte coupe-faim au café-pâtisserie Mitsakakis sur le port. Nous goûtons le galaktoboureto, sorte de crème anglaise dans une pâte feuilletée et des loukoumades, beignets baignant dans le miel. Philippe et Marie-Thérèse ont adoré ces derniers, Chantal et Jean-Jack la crème.

Direction le plateau de Chandars. Après une belle montée toujours aussi sinueuse, nous avons une vue merveilleuse sur la vallée, la ville de Sitia et celle de Piskokefalo, sur les collines alentour et leurs milliers d’oliviers et sur quelques champs de vigne dont plusieurs n’ont pas été vendangés. Ce côté de la Crète paraît un peu plus aride.

Nous visitons le village abandonné de Voïla près de Chandars avec les ruines d’un fort … vénitien, d’une grande ferme, d’une église. Quelques murs des maisons du village se dressent encore par ci, par là.

Retour à Piskokefalo sous un ciel un peu nuageux. En chemin, arrêt à une villa vénitienne bien restaurée.

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Lundi 5 novembre 2018 : Iérapetra, mer de Lybie, Zaros

Au revoir Maria qui s’occupe de la maison de Bjorn et qui nous avait conseillé un restaurant bien sympathique sur la place du village, à 3 minutes à pied de la maison. Nous y avons pris nos 2 repas du soir et avons bien apprécié tant la nourriture que l’amabilité du serveur.

Aujourd’hui, nous allons faire un peu de route. Un peu moins de 200 kilomètres pour atteindre Iérapetra sur la côte sud de l’île. Nous y faisons une halte promenade à travers la vieille ville, sa mosquée et sa fontaine turque tout d’abord.

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Ensuite, nous longeons la forteresse vénitienne en restauration puis allons toucher un peu l’eau de la mer de Libye. Pas très chaude…

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Dans cette région, les serres sont nombreuses et abritent des cultures maraîchères. En direction de Zaros, nous quittons peu à peu la province du Lassithi pour retrouver celle d’Héraklion. La route, très sinueuse ce matin, l’est de moins en moins. Bon état de la chaussée en général et très peu de circulation. Et toujours cet océan de champs d’oliviers ! Quelques vignes aussi et des rares autres cultures.

À Zaros, nous avons réservé 2 chambres à la pension Keramos. Tout est délicieusement vieillot ici à commencer par les propriétaires en continuant par le bâtiment et le mobilier, celui de la salle à manger, des salles de bain, des chambres. La clé des chambres est énorme, on ne risque pas de la perdre ou de l’emporter avec nous.

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Mardi 6 novembre 2018 : Phaistos, Armeni, Rethymno

Au matin, nous avons droit à un petit déjeuner crétois. La table est pleine de petits gâteaux, beignets, … très copieux mis aussi un peu écœurants (photo ci-dessus).

Sur notre route en direction de Rethymno, nous avons le palais minoen de Phaistos. C’est l’école d’archéologie italienne qui a réalisé les fouilles de ce palais construit vers -1700. Grande cour centrale, magasins d’amphores avec de nombreuses grandes jarres, le bain lustral (pour les purifications), le théâtre, les pièces du roi et de la reine, … A noter des marches d’escalier et des revêtements de mur en albâtre ! Un site vraiment intéressant. Très bien situé au sommet d’une colline, il domine la plaine de Messara avec d’autres cultures que l’olivier.

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Prochaine halte à une dizaine de kilomètres de Rethymno, la nécropole minoenne d’Armeni. 320 tombes creusées dans la roche contenant plus de 500 squelettes ont été mises à jour sur ce site. Ce sont des tombes familiales à couloir avec la plupart du temps un escalier y conduisant ainsi qu’une tombe collective. Pour l’instant, on n’a pas encore découvert la ville ou le village proche que laisse supposer ce cimetière.

Et nous voici à Rethymno, retour sur la côte Nord de l’île. C’est la troisième ville du pays, une cité balnéaire avec un front de mer où les petits immeubles récents et les magasins pour touristes s’alignent.

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Heureusement, il reste encore la vieille ville, un labyrinthe extraordinaire de petites ruelles avec beaucoup de végétation. De nombreux « xostegos » aussi, ces grands balcons clos en bois percés de 2 ou 3 fenêtres en hauteur sont des héritages de l’occupation ottomane. Nous y passons un agréable moment.

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Au hasard d’une ruelle, le sourire d’un homme âgé nous interpelle, nous nous arrêtons et engageons la conversation. À l’intérieur, un (le ?) responsable parle très bien français. Nous sommes dans un des derniers ateliers de fabrication artisanale de la pâte de filo. Sur les 3 grandes tables, ces boulangers étalent la pâte : avec une boule de 1,3 kilogramme, maniant le rouleau, ils réalisent une pâte fine de plusieurs mètres carrés qui va servir ensuite à la fabrication de leurs délicieux baklavas (que nous ne manquons pas bien sûr d’acheter). Si bons que, en repartant vendredi, nous repasserons en acheter…

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Peu de magasins dans ces petites rues mais de vieilles maisons vénitiennes ou ottomanes avec encore des balcons en bois fermés. Nous y découvrirons aussi la fontaine vénitienne Rimondi où 3 lions crachent l’eau et un super bon restaurant, le Sofia.

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Mercredi 7 novembre 2018 : Chania

Ce matin, Jean-Jack va acheter du pain et du fromage pour le petit déjeuner. Il trouve une petite épicerie mais au moment de payer les 4,20 euros de courses, il n’a qu’un billet de 50 euros. En cette heure matinale, la marchande n’a que quelques pièces qui traînent et au fond de sa caisse. « Pas de problème, dit-elle, emportez vos courses et revenez plus tard payer ». C’est ce que JJ fera. Ce geste de confiance de la commerçante résume bien toute l’attitude de pratiquement tous les Crétois que nous aurons rencontrés au cours de notre séjour. Chapeau !

L’appartement que nous occupons ici est sympathique, joliment meublé mais un peu minimaliste au niveau de la cuisine. Accueil très agréable avec une coupe de fruits et une petite bouteille de raki pour chacun.

Après un petit tour à la plage voisine, départ pour la deuxième ville du pays : La Canée (ou, au choix, Chania, Xania, Hania, Khania, …). Au passage, nous nous arrêtons au village artisanal près de Sousa (poteries, cuir, …). Seulement 2 ou 3 magasins ouverts, un endroit peu ou mal entretenu. Hors saison ???

À Chania, nous allons d’abord près du port vénitien où se dressent encore des pans de remparts et un peu du reste du fort.

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Nous commençons ensuite notre visite de la vieille ville : nombreux restaurants, hôtels, meublés et boutiques pour touristes, de petites rues étroites, des maisons avec, comme à Rethymno, des grands balcons clos en bois.

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Nous allons ensuite prendre possession de notre nouvel appartement. Encore une fois, nous sommes surpris par celui-ci : confortable, bien équipé, grand. Là aussi, une corbeille de fruits nous y attend ainsi qu’un gâteau et une bouteille de raki de son village nous précise la propriétaire, Ariadne. Il est situé à environ 5 minutes à pied de la plage et plus tard, nous ne mettrons que 30 minutes toujours à pied pour rejoindre le centre ville.

Lorsque nous arrivons en ville, le vieux marché est fermé mais il nous reste toutes les petites ruelles de la vieille ville.

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Sur le port, nous faisons le tour de l’étonnante « Mosquée des Janissaires » qui évoque un monstrueux insecte. Elle est aujourd’hui transformée en lieu d’exposition et de vente d’objets artisanaux.

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Quelques dizaines de restaurants s’alignent tout autour du port. On n’ose imaginer ce que cela doit donner en été : chaleur, touristes, foule, …. Nous apprécions la fraîcheur et le peu de monde dans les rues et les magasins.

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Dans une de ces petites rues, nous trouvons un restaurant agréable qui nous permet de continuer à faire connaissance avec les spécialités crétoises.

Jeudi 8 novembre 2018 : Chania, Ano Vouves, presqu’île d’Akrotiri

Puisque le vieux marché (grand et couvert) était fermé hier en fin d’après-midi, nous y allons ce matin. Dommage, il y a beaucoup plus de boutiques pour touristes que de commerçants avec de la nourriture crétoise : juste un primeur, 2 poissonniers et 2 bouchers, 2 ou 3 boulangers mais par contre 5 ou 6 fromagers.

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Nous prenons la voiture pour aller à Ano Vouves à une trentaine de kilomètres de Chania. Là se trouve, comme à Kavousi, un olivier millénaire. Il est sur une placette et nous impressionne autant que le précédent.

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Sur une pancarte explicative, il est noté que les oliviers couvrent un quart de la superficie de l’île ! Cela ne nous surprend pas car on en voit vraiment sans arrêt. Pour la première fois nous voyons des personnes en train de ramasser les olives : des filets placés sous les arbres et des perches avec des sortes de griffes rotatives alimentées par des petites génératrices pour faire tomber les fruits.

Pour revenir, nous prenons la route côtière et traversons ainsi une zone bâtie pour le tourisme tout du long.

Nous revenons à l’appartement pour manger un peu et nous reposer. Ré-départ pour la presqu’île d’Akrotiri. Après avoir traversé plusieurs villages (ça semble plutôt des extensions de Chania), nous arrivons à une zone déserte, sans humains mais avec moutons, chèvres et abeilles. La route file dans une petite gorge pour arriver au monastère de Gouverneto. Nous y faisons un petit tour et tombons juste au moment où un prêtre orthodoxe (on vient d’apprendre que pour les prêtres orthodoxes grecs on ne dit pas pope,c’est seulement pour les slaves…) se met à sonner les cloches. Assourdissant !

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Nous faisons le début d’une balade face à la mer, entourés par une garrigue odorante. Mais il est tard, le soleil se couche tôt et donc nous repartons pour Chania après nous être arrêtés au monastère d’Agia Triada. Immense bâtiment. La presqu’île d’Akrotiri est réputée pour ses nombreux monastères

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Ce soir, repas  » à la maison « . La météo nous avait annoncé de la pluie pour l’après-midi et finalement nous y avons échappé. Elle ne tombe qu’en soirée et pratiquement toute la nuit.

Vendredi 9 novembre 2018 : Rethymno, monastère d’Arkadi, Héraklion

Encore un peu de pluie ce matin mais elle ne nous gênera pas trop sauf en arrivant à Rethymno où un violent orage nous oblige à nous arrêter et attendre qu’il cesse.

Retour donc à Rethymno car nous avons envie de faire un nouveau tour dans cette ville. Des 3 grandes villes de l’île (Heraklion, Chania et Rethymno), c’est celle que nous avons préférée. Nous flânons dans les petites ruelles, faisons quelques derniers achats, retournons voir la fontaine Rimondi.

Route ensuite jusqu’au monastère d’Arkadi. Il ressemble beaucoup plus à une forteresse qu’à un monastère comme d’ailleurs les 2 autres que nous avons visités sur la presqu’île d’Akrotiri. Ce monastère d’Arkadi est un bâtiment vénitien du XVI° siècle. C’est un haut lieu de la résistance contre l’envahisseur ottoman au XIX° siècle.

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Fin du trajet jusqu’à Héraklion où nous rejoignons l’hôtel que nous avions réservé à proximité de l’aéroport. Pas terrible d’ailleurs ! Denier repas dans un restaurant-cafeteria près de cet hôtel. Beaucoup de monde, des enfants remuants et bruyants, des fumeurs, des portions toujours gigantesques mais c’est bien décevant en comparaison de tous les petits restaurants que nous avions fréquentés jusqu’alors. Nuançons en disant tout de même que le dessert offert et le raki offert également étaient excellents.

Samedi 10 novembre 2018 ; Héraklion, Athènes, Marseille, Avignon

Départ de l’hôtel à 6 heures 30, direction l’aéroport. Sur le trajet, nous nous rendons compte qu’une roue est pratiquement à plat. Une station-service vient fort à propos, nous regonflons et atteignons l’aéroport sans problème.

Trajets en avion également sans problème. Nous retrouvons rapidement les 2 valises ayant voyagé en soute dont l’une contenait nos achats d’ouzo, raki, plantes aromatiques, … Nous retrouvons aussi la voiture. Retour vers Avignon.

p class= »art »>Nous revenons avec un temps pluvieux. L’automne est, ici, bien et bel là ! Mais où sont donc ces magnifiques bougainvilliers et toutes ces belles fleurs ? Fort heureusement, il en reste encore beaucoup dans nos têtes et dans nos appareils photos…

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