Russie 2017 -4- Estonie – Lettonie

Du dimanche 21 au Mercredi 31 mai 2017

 

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Dimanche 21 mai

Bien mauvaise nuit dans ce bateau. C’est certes un ferry mais aussi un bateau avec de très nombreux groupes de voyageurs donc beaucoup de monde, beaucoup ne pensent qu’à faire la fête, beaucoup de bruit qui s’ajoute à celui, permanent, des machines. De plus, nous n’avons pas trouvé les lits à notre convenance, nous préférons ceux de Ive… Sinon, tout le reste était bien : mer d’huile, cabine (pour 2) assez grande, douche hyper chaude, bateau confortable en très bon état, buffet du breakfast très copieux (tout de même à 10 euros par personne), …

Et nous revoilà à Tallinn. La dernière fois, c’était en juillet 2008 ! A la sortie du bateau un policier/douanier contrôle nos documents et ceux de Ive. 2 minutes lui suffisent. A 5 kilomètres du port, nous allons nous garer sur un parking trouvé grâce à Park4night pour 4 euros les 24 heures avec un gardien en permanence (adresse : 8 Imenta). Nous sommes à seulement 20 minutes à pied de la place de l’Hôtel de ville donc de la vieille ville.

Dans la vieille ville, on y retrouve les maisons bien repeintes (au moins dans les rues principales), les remparts et ses tours, la foule des touristes. Il y en a certainement plus qu’il y a 9 ans, plus de restaurants aussi et bien plus de boutiques de souvenirs. Mais c’est toujours aussi agréable de se promener dans les rues de Tallinn et cette fois, le ciel reste bien bleu (en 2008, nous avions eu un bel orage).

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En revenant au parking, nous nous amusons à regarder les photos prises en 2008 et celles d’aujourd’hui. Tiens, ce sont quasiment les mêmes et nous constatons qu’il n’y a pas eu trop de changement ! Dans notre récit de 2008, nous avions écrit :

« C’est une des villes d’Europe qui a su le mieux conservé ses vestiges architecturaux du XIII° eu XVI° siècle. La promenade dans ses rues est fort agréable. On a l’impression de retrouver une ville comme on en a l’habitude avec un cœur ancien, des rues pas droites, l’absence d’espaces entre les maisons et les bâtiments, … De nombreuses maisons sont rénovées avec des façades peintes aux couleurs variées. L’ensemble est très agréable à l’oeil. Nous parcourons longuement les rues, gravissons des tours, arpentons des restes de remparts, pénétrons dans des églises, découvrons les bâtiments des ambassades. Sur la place de l’hôtel de ville (seul hôtel de ville de style gothique édifié au XIV° siècle), les étals pour touristes et voyageurs sont nombreux. Elle est bordée de très nombreux restaurants aux terrasses engageantes. Nous ne résistons pas à leur appel et, pendant qu’un violent orage se déchaîne pendant plus d’une heure, nous dégustons en particulier un pavé de renne. »

A part l’orage et le pavé de renne que Jean-Jack n’a pas pris cette année, nous n’avons rien à changer au texte.

Lundi 22 mai

Nuit bien tranquille. Nous retournons dans la vieille ville pour visiter la partie haute, le quartier Toompea : la cathédrale Alexandre Nevsky (orthodoxe, toujours autant dorée et remplie d’icônes), l’église du Dôme (la principale église luthérienne d’Estonie dont les murs sont encore ornés des armoiries des familles nobles qui la fréquentaient jadis), le siège du parlement estonien (toujours aussi rose) et d’autres bâtiments (dont de nombreuses ambassades) pas toujours bien entretenus.

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Nous allons bien sûr aux 2 points de vue qui surplombent la ville (incontournables) et Jean-Jack prend des photos pour pouvoir comparer avec celles de 2008 (en particulier par rapport aux buildings que l’on aperçoit en arrière-plan et dont on n’avait pas souvenir. (En fait, ils étaient bien présents, on les avait certainement oubliés…). La vue sur la ville basse est toujours aussi agréable.

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En revenant, nous nous arrêtons au centre commercial Solaris (en face du théâtre) qui, au sous-sol dispose d’un magasin d’alimentation très bien achalandé. Nous passons aussi à la laverie que nous a indiqué l’office de tourisme (23 Maakri : c’est finalement à 5 minutes à pied de notre parking) mais la lessive, ce sera pour demain matin.

Retour au fourgon. Ces 2 jours à Tallinn ont finalement été très ensoleillés (seulement un petit orage en fin de nuit aujourd’hui) mais s’il faisait chaud au soleil, dès que l’on passait à l’ombre, il faisait bien frais.

Mardi 23 mai

Nous quittons ce parking bien tranquille et, comme prévu, allons jusqu’à la laverie. Nous en ressortons avec nos 5 kilogrammes de linge tout propre pour 7,45 euros. Nous allons ensuite dans le quartier de Kadriorg pour visiter le musée Kumu, musée d’art qui présente les artistes estoniens (peintres et sculpteurs) du XVIII° siècle à nos jours. Grand bâtiment, collections très intéressantes sur 3 étages montrant bien l’évolution en fonction de l’influence artistique mais aussi politique. Le premier étage est consacré aux artistes jusqu’en 1945.

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Le suivant propose les œuvres des artistes de 1945 à 1991 donc sous l’occupation de l’URSS. Le « réalisme socialiste » est bien présent et commence à s’amenuiser lorsque est dénoncé le culte de la personnalité.

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Le dernier étage est consacré à l’art contemporain qui nous laisse encore une fois bien perplexes…

Ce matin, en attendant que notre lessive se termine, nous avons un peu finalisé l’itinéraire de notre voyage dans les pays baltes (en fait Estonie et Lettonie) en tenant compte que nous ne pourrons pas rentrer sur le territoire russe avant le 1° juin, visa oblige. Nous allons donc en premier vers Vasalemma et refaisons le tour de son manoir (moïs) qui ne se visite pas. Sa construction est de la première moitié du XVIII° siècle, il fut remanié à la fin du XIX°. C’est une école depuis 1922.

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Direction ensuite Padise dont nous avions déjà visité le cloitre en 2008. Un grand hôtel est désormais construit à côté de celui-ci. Nous bivouaquons sur le parking situé à proximité, comme la dernière fois. Ça fait un peu bizarre d’ailleurs de se retrouver à bivouaquer sur le même parking 9 ans après !

Mercredi 24 mai

Ce qui fait encore plus bizarre, c’est le peu de souvenirs que nous avons du grand bâtiment qu’est le cloitre de Padise ! Pour nous, c’était juste quelques ruines avec une salle voutée en sous-sol mais en fait, c’est très grand avec plein de salles, des petits escaliers par-ci, par-là, plusieurs niveaux, … On a l’impression qu’il y a plus de toitures de protection qu’en 2008 ; il est vrai que nous avions alors noté que cet édifice était en restauration… Même si à cet endroit, une chapelle aurait été érigée dès 1220, on doit l’essentiel de la construction de ce cloitre à l’ordre des chevaliers teutoniques au début du XIV° siècle. Des modifications seront apportées au cours des siècles suivants au gré des diverses invasions.

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Ensuite, direction Virtsu pour prendre le ferry pour se rendre sur les îles de Muhu et de Saaremaa. On s’arrête au passage au château de Laitse transformé aujourd’hui en hôtel-restaurant Pas terrible, un peu « m’as-tu-vu » et ostentatoire.

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Nouvel arrêt au pont de Kasari construit en 1904 et qui était, parait-il, le plus long pont d’Europe à l’époque avec ses 13 arches et ses 308 mètres de long. Jusque-là, c’était un ferry qui permettait de traverser la rivière Kasari bien que, pendant la saison sèche, on pouvait le faire à pied.

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Il y a 8 ans, nous avions passé une nuit calme sur le parking du cimetière-église de Kirbla. Nous nous y arrêtons pour manger et faire une petite sieste. Là, par contre, notre souvenir reste intact, en particulier les murs de pierre étonnamment moussus.

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En repartant, nous remarquons une pompe à eau et en profitons pour faire le plein. Nous voici enfin à Virtsu. Pas de queue pour le ferry en cette saison pour traverser jusqu’à l’île Muhu. Nous payons 14,80 euros pour la traversée (en 2008, c’était 14 euros, enfin l’équivalent puisque à cette époque, l’Estonie n’avait pas encore cette monnaie). Traversée rapide de 30 minutes. Sur la route qui doit nous mener au musée de plein air de Koguva, nous nous arrêtons à l’église Sainte-Catherine. Grand bâtiment blanc sans clocher.

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Depuis notre départ de Tallinn, le paysage est très boisé. Des arbres sont encore nus, d’autres n’ont que de jeunes feuilles. Des lilas ne sont pas encore fleuris alors que les cerisiers sont en fleur. Le muguet devra attendre encore bien quelques jours avant d’agiter ses clochettes. Des champs de pissenlits en fleur semblent vouloir faire concurrence aux champs de colza que nous avions vus jusqu’alors. Quelques champs sont travaillés (terre nue), d’autres, rares, ont de jeunes pousses (céréales ?). On voit également quelques vaches dans des prés. On se rappelait aussi les nombreuses petites usines ou bâtiments fermiers (élevage surtout) fermés, abandonnés, de même qu’à certains endroits, de petits immeubles de 2 ou 3 étages à l’abandon. Cela n’a pas changé…

Jeudi 25 mai

Nous commençons notre matinée par la visite de ce village de pêcheurs qui existe depuis la moitié du XVI° siècle : beaux toits de chaume (en roseau), beaux murets d’enclos bien moussus, quelques vieilles barques en train de bien se déliter, retournées sur les murets, des puits à balancier, … Une vingtaine de familles vivent encore ici. En fait, on marche dans les « rues » le long des murets qui enclosent les cours et on n’en voit pas plus (pas de visites à l’intérieur des maisons) mais c’est tout de même très intéressant.

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Une digue de 4 kilomètres de log relie l’île de Muhu à celle de Saaremaa, bien plus grande. Nous l’empruntons et prenons tranquillement la route qui va vers Kuressaare, la « capitale » de l’île, en nous arrêtant à plusieurs reprises.

Visite du château d’Orisaare. En 1343, les habitants de Saaremaa s’étaient révoltés contre les occupants allemands, ils avaient tué tous les défenseurs du château qui se trouvait à une dizaine de kilomètres de là puis l’avaient détruit. En représailles, les colonisateurs allemands leur avaient fait construire une nouvelle forteresse près de la mer cette fois, à Orisaare en 1345. Ce sont ses ruines que nous venons de visiter.

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Nous avions déjà vu le manoir d’Oti qui à l’époque était déjà fermé au public et transformé en hôtel. Ça n’a donc pas changé et les lions veillent toujours à l’entrée du perron et de part et d’autre du portail d’entrée. Etranges lions d’ailleurs aux yeux bleus. Comme souvent, la façade du manoir est rose.

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A côté se trouve l’église de Poïde. Toujours avec beaucoup d’échafaudages à l’intérieur comme à l’extérieur. Il s’agit d’une église luthérienne qui n’échappe pas, à l’intérieur, à la conquête de la mousse. Un texte en français (ce qui est rare) nous explique qu’au milieu du XIX° siècle, beaucoup d’habitants, luthériens, de l’ile rejoignirent l’église orthodoxe. Ils étaient 1831 habitants de ce village de Poïde à devenir orthodoxes rien que pour l’année 1846. Il semblerait que la raison de cette conversion massive soit l’espoir d’obtenir des terres au cours de la réforme agraire de l’empire russe qui était en cours (oui, à cette époque, c’étaient déjà les Russes qui colonisaient l’Estonie).

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Nous avons enfin pu pénétrer dans l’église de Valjala : en 2008, une cérémonie qui n’en finissait pas nous en avait empêché. Bon, finalement, on n’avait rien perdu. Il ne reste pas grand-chose des peintures murales soi-disant remarquables.

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Le manoir de Köljala semble bien abandonné et c’est dommage car, comme beaucoup de manoirs dans ce pays, il est très sympa. Peut-être pourrait-on l’acheter (on en a vu, sur de grands panneaux publicitaires, en vente).

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Nous avons, semble-t-il un rythme de visites particulièrement effréné mais non. En fait, les visites sont très rapides, un seul manoir par exemple dont on peut faire le tour de l’extérieur, les lieux de visites sont très rapprochés (dans la journée d’hier, nous aurons fait moins de 100 kilomètres), les églises sont assez dépouillées et plus riches en échafaudages qu’en trésors artistiques et le château que nous avons vu est plutôt en ruine.

Bivouac à un parking de Kuressaare, près du château. On a vu sur un guide qu’il y avait 2 jours d’exposition florale ici et, au matin, nous voyons à quelques mètres de nous, de nombreux exposants s’installer.

Jeudi 26 mai

Nous allons d’abord visiter le Palais épiscopal qui ressemble à un château-fort. Il fut construit en 1260, les enceintes et les tours à canon (il n’en reste plus qu’une) un siècle plus tard et les douves au XVII° siècle. Il est remarquablement conservé. D’importants travaux de restauration ont été réalisés il y a quelques années notamment pour l’extérieur. Une exposition photo montre l’état des enceintes, murs, … avant les travaux et maintenant. L’exposition permanente que nous avions vue en 2008 montre les années de domination soviétique avec de nombreux documents et objets de l’époque. Enfin, quelques salles sont consacrées à la nature avec des animaux empaillés. Le plus intéressant, ce sont les couloirs et les grandes salles voutées avec de nombreux escaliers qui montent, qui descendent, … Nous ne les empruntons pas tous.

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Petit tour ensuite au centre ville avec de belles maisons en bois plus ou moins grandes. Bien sûr, en revenant, nous faisons le tour de cette fête des jardins (et oui, c’est le début du printemps ici, tulipes et fleurs de coucou sont en fleurs !). Ça nous rappelle un peu la fête des moissons de chez nous : beaucoup de stands de nourriture (notamment la viande fumée que l’on sent bien malgré le vent ou les gros cornichons qui baignent dans un liquide avec des herbes aromatiques), des stands de textile, de bijoux et, tout de même, beaucoup de végétaux à vendre.

Nous prenons ensuite la route de la pointe Sud de l’île pour aller au phare de Sörve, à 50 kilomètres de Kuressaare. Le vent nous y accueille, si bien que nous allons y passer la nuit.

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Le bâtiment derrière le phare qui tombait en ruine en 2008 (photo de gauche) a été restauré et transformé en musée.

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Samedi 27 mai

Bonne nuit passée face à la mer. Pas trop de vent, quelques gouttes de pluie ce matin et il ne fait pas très chaud. Des hirondelles tournent autour du bâtiment près duquel nous sommes stationnés, des vols de cormorans nous survolent et une andouille de mouette vient se poser sur le toit de Ive en poussant de grands cris.

Nous nous octroyons une journée de repos pour ce début de 4° semaine de voyage au camping de Tehumardi (prononcer bien sûr « t’es où mardi »). Nous l’avions trouvé très luxueux en 2008 et nous le trouvons un peu plus bas dans notre échelle d’appréciation (coin toilette pas très net mais une cuisine très bien équipée et chauffée ce qui est bien appréciable aujourd’hui).

Dimanche 28 mai

Nous quittons peu à peu à la belle île de Saaremaa en prenant les « petites » routes du Nord à la circulation pratiquement nulle. Nous disons au revoir à toute cette verdure, aux bois de résineux et de bouleaux (et quelques autres feuillus), aux près, prairies, champs submergés de pissenlits, à la tranquillité que nous avions retrouvée.

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Petit arrêt au passage au manoir de Loona sans trop de charme et transformé en chambre d’hôtes puis à l’église de Kihelkonna. Plus intéressant que l’église « ordinaire » (et fermée) de ce village, c’est le « clocher » qui s’y trouve à quelques dizaines de mètres D’après les indications affichées sur place, il était courant, au cours des XVII° et XVIII° siècles, particulièrement dans l’ouest de l’Estonie et dans les îles de placer les cloches de l’église dans des tours séparées. Celle-ci aurait été construite en 1638.

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Nous nous arrêtons également aux 5 moulins de Angla. Ils sont désormais derrière une barrière et l’entrée est payante mais on peut très bien les observer sans passer par la case « caisse ».

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Nous traversons la digue qui relie l’île de Saaremaa à celle de Muhu et nous faisons halte pour la nuit sur le parking de l’église Ste Catherine à Viira. Une dizaine de kilomètres nous séparent de Küüssaare où nous prendrons demain matin le ferry pour regagner le continent.

Lundi 29 mai

Nous démarrons rapidement pour aller prendre le ferry de 9 h 40 et, finalement, nous prenons celui de 9 h 05. Nous ne payons cette fois que 11,80 € (au lieu de 14,80) car on avait oublié de mentionner à l’aller que nous étions des « seniors », des « pensionned ». Comme si ça ne voyait pas ! Nous revoilà donc sur le continent.

Nous prenons la direction de la Lettonie pour aller ensuite vers la Russie et Moscou. Nous disons au revoir à toute la belle nature de l’Estonie : verdure et bois, jolies maisons, champs de pissenlits et points d’intérêt touristique, facilité de bivouac, tranquillité, circulation fluide, …

En Lettonie, le printemps est un peu plus avancé : les fleurs de pissenlits sont en « bougie » (ce qui nous fait des champs blancs cette fois) et les lilas sont presque épanouis. On retrouve aussi les camions sur la route qui va vers Riga (Riia en estonien).

Dans un premier temps, nous allons jusqu’à Dunte pour retrouver un parc nature dédié aux aventures littéraires du Baron de Münchhausen. Bigre, quel changement depuis 2008 : un grand parking payant, un espace jeu (payant) avec une grande structure en bois pour enfants où s’ébattent 2 ou 3 clases de bambins. Vu qu’il fait beau lorsque nous arrivons, nous décidons de faire tout de suite le parcours dans la forêt. Nous sommes plutôt déçus par les sculptures en bois qui retracent les épisodes du livre : pas d’améliorations par rapport à notre première visite, certaines scènes auraient besoin d’un peu de restauration.

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Comme on ne peut pas passer la nuit sur le parking (on va vraiment regretter l’Estonie !), nous allons un peu plus loin en prenant la route en direction de Zilupe pratiquement à la frontière avec la Russie. A quelques kilomètres, nous trouvons un parking au pied de petits immeubles dans la ville de Limdazi.

Mardi 30 mai

Beaucoup de bruit de climatiseur cette nuit à cause de la supérette voisine. Au matin, nous prenons la direction du sud-est. Nous avons le temps, seulement 290 kilomètres à parcourir en 2 jours car notre visa russe ne prend effet qu’à partir du 1° juin.

Le paysage est un peu différent de ce qu’on a vu en Estonie. C’est toujours très vert mais les forêts ont reculé, il y a plus de champs cultivés ou de prairies. Les arbres des forêts sont plus espacés et donc plus gros, plus hauts, ça fait moins touffu. Nous prenons par les petites routes parfois un peu cahoteuses, en particulier sur la P 30 entre Cēsis et Madona (des travaux sont en cours). Nous avions vu plusieurs nids de cigognes et aujourd’hui, ça y est, nous en voyons enfin. Dans un champ qu’on est en train de labourer, il y en a une quinzaine en train de fouiller dans la terre retournée.

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Nous nous arrêtons à Barkava sur un grand parking d’arrêt de bus mais il semble y avoir peu de bus qui s’arrêtent là.

Mercredi 31 mai

Un peu de route à faire (moins de 130 kilomètres). Elle est parfois en mauvais état, parfois bonne, parfois en travaux. On pensait qu’en rejoignant la route principale Riga-Moscou (la E12) ce serait mieux mais non, même résultat. Et c’est sous les nuages et la pluie que nous arrivons en milieu d’après-midi à Zilupe, dernier village letton avant la frontière.

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