Gaspésie (Québec)

Du 10 juillet au 21 juillet 2012

 

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Mardi 10 juillet 2012

Nous voici donc arrivés, en début d’après-midi au Québec, dans la région de la Gaspésie. Petit tour à l’office de tourisme pour récupérer un peu de documentation et, en particulier, la carte détaillée de la Gaspésie. Nous ne sommes qu’à 2 kilomètres du lieu historique national de la bataille de Ristigouche. Panneaux d’interprétation, vidéo, maquettes pour nous expliquer la dernière bataille navale entre les Français et les Britanniques en 1760. Les 3 bateaux français, vaincus, s’étaient sabordés. Il y a quelques morceaux du bateau amiral français dont l’épave a été repêchée il y a quelques dizaines d’années. Bigre, c’est grand et épais !

Nous rejoignons le camping de Pointe-à-la-Croix pour 2 jours.

Mercredi 11 juillet 2012

Journée au camping, comme d’habitude, lavage, rangement, bricolage… Journée au camping, comme d’habitude, lavage, rangement, bricolage… Internet pour le site mais également on en profite avec Skype ou Neuf Talk pour appeler un peu la famille. Tiens, on vient de passer les 10 000kilomètres depuis le départ de chez nous (dont 8 000 au Canada). Il est temps de changer les filtres. Jean-Jack change le filtre à air et à gasoil mais on passera chez un garagiste pour celui de l’huile non pas que l’opération soit difficile, le seul problème étant de savoir où mettre l’huile usée !

12 juillet 2012

Ce matin, nous discutons un peu avec nos voisins de camping. Claude et Lorraine sont de l’ Abitibi, une région au Nord-Ouest de Montréal que nous traverserons l’an prochain pour aller en Alaska. Nous échangeons nos coordonnées et ils nous invitent à passer chez eux.

Nous nous arrêtons à tous les garages pour faire faire la vidange. Entre celui qui est ouvert mais en fait qui est fermé, celui dont le mécano est allé manger, celui qui ne travaille que pour les bus scolaires, celui dont le portail est trop petit pour notre fourgon, ceux qui ont trop de travail, nous désespérons d’en trouver un de disponible. Enfin, le 7° garagiste est le bon ! Il nous fait presque immédiatement notre vidange et en profite même pour graisser un peu notre Ive. Bien sûr, nous lui fournissons le filtre et le joint pour le bouchon.

C’est décidément une journée « achats », il faut dire que nous en avions repoussé certains pour attendre la francophonie : c’est tout de même plus facile quand on se comprend bien ! Du coup nous achetons un klaxon tout neuf pour Ive (le sien avait lâché dès le début du voyage) et un apaisant après-moustique.

Nous prenons la route qui longe la côte. Les façades des maisons ne sont pas colorées mais c’était déjà comme ça au Nouveau Brunswick. Les plages sont encombrées de bois flotté. Par hasard, nous apprenons que nous devons changer d’heure : nous voici donc maintenant avec l’ heure de Québec donc 6 heures de moins qu’en France. Nous retardons nos montres d’une heure. Arrêt à Bonaventure : renseignement pris, on peut passer la nuit sur le parking du musée acadien que nous comptons visiter demain.

Vendredi 13 juillet 2012

Visite du musée acadien de Bonaventure. Bof, décevant ! Nous pensions, comme c’était indiqué, que l’aspect Québec dans l’histoire acadienne serait plus important mais non. Tout est un peu survolé, beaucoup de généralités, les angles sont arrondis, il ne faut, semble-t-il, blesser personne. Si, tout de même, c’est la première fois qu’on voit écrit une remarque négative concernant les relations Micmacs-Français : des dissensions ont surgi à propos du foin des marais.

Non loin de notre parking, nous trouvons une excellente boulangerie-pâtisserie : du bon pain comme chez nous, dis ! On voit d’ailleurs, dans ces villes de Gaspésie, un peu plus de petits commerces. Les «  dépanneurs » (l’équivalent de nos petites épiceries de quartier) ont refait leur apparition. Nous reprenons la route 132 qui longe la baie des Chaleurs. A Hope, nous nous arrêtons pour parcourir le sentier qui longe la côte. Très agréable avec de nombreuses affichettes sur les arbres, les oiseaux. Nous arrivons ainsi jusqu’à la Pointe aux Corbeaux où en fait on ne voit que des cormorans. Un panneau explique que, autrefois, les cormorans s’appelaient les «  corbeaux marins » d’où ce nom de «  Pointe aux Corbeaux« . Un petit trou dans la falaise qui, parait-il, n’a rien à voir, « touristiquement » parlant, avec le Rocher Percé de la ville du même nom. A voir demain…
 

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Il fait un peu moins chaud qu’hier, des nuages parfois. Beaucoup de maisons et de villages le long de cette route, beaucoup de parkings bien aménagés aussi mais, partout, des panneaux « interdit de camper » (ça y est, on a aussi abandonné les « no overnight » mais le résultat est le même). De toute façon, on ne veut pas stationner juste au bord de la route qui est bien passagère. Nous prenons donc une petite route après Grande Rivière et trouvons à St Isidore une station de ski de fond avec un parking très accueillant. Nuit tranquille malgré quelques forts orages.

Samedi 14 juillet 2012

Beaucoup de brume ce matin puis, en fin de matinée, le soleil revient. Pas de fanfare, de défilé militaire ou de bal du 14 juillet ici. Nous voici donc à Percé ! Il y a bien, effectivement, le rocher percé et puis, il y a aussi des restaurants, des hôtels, des gîtes, des campings, des magasins et des parkings payants. A l’office de tourisme, on finit tout de même par nous indiquer où se trouve le parking municipal qui est gratuit. Quelques jolies maisons, pas nécessairement celles indiquées sur le « parcours historique » proposé en ville.
 

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Naturellement, dans ce lieu hautement touristique (mais on peut d’ailleurs se demander pourquoi à ce point), pas question de passer la nuit dans un des lieux de stationnement : tout est interdit de 8 PM à 7 AM ! Seule chose à retenir, le plongeon des fous de Bassan dans la mer pour pêcher. Impressionnant, ils prennent un peu d’altitude et font un piqué dans les flots puis ressortent quelques secondes plus tard avant de reprendre leur vol ! A la sortie de Percé, nous prenons une route qui s’éloigne un peu de la côte, trouvons un chemin et un endroit pour bivouaquer à proximité d’un départ de sentier de randonnées et d’une rivière.

Dimanche 15 juillet 2012

C’est une des rares fois où nous avons trouvé un bivouac agréable et tranquille dans la nature, presque en pleine forêt. Nous y sommes si bien que nous nous y accordons un jour de vacances ! Jean-Jack en profite pour changer le klaxon d’Ive. Ça y est, il fait à nouveau « tut ! tut ! ». Nous faisons un petit bout du sentier des rivières jusqu’au ruisseau qu’il faut traverser sur une poutre. Nous pique-niquons juste à côté du ruisseau : dommage que nous ayons oublié le pain ! Jolie promenade le plus souvent dans la forêt. On y voit des arbres aux dimensions inhabituelles, en particulier des thuyas et des épinettes. Nous avons vu également un animal sauvage avec des cornes : c’était une … limace !
 

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Retour au bivouac et après-midi tranquille. Un peu de pluie pendant la nuit.

Lundi 16 juillet 2012

De la pluie encore le matin, beaucoup de grisaille, de la brume. Le temps ne se lèvera que dans l’après-midi. Nous allons à Gaspé, grande ville de la Gaspésie (environ 15 000 habitants). «  Gespeg« , en langage micma veut dire «  la fin des terres« . Sur un de nos guides, nous avions repéré 2 magasins en ville Le premier « Marché des saveurs gaspésiennes » offre des produits vraiment dispendieux et quant au magasin de crevettes, il a, semble-t-il disparu. Nous voyons une boulangerie mais elle est fermée le lundi !

Fort heureusement, dans cette ville, il y a le «  Site d’interprétation de la culture micma de Gespeg » à la sortie de la ville. Visite fort intéressante car on peut voir les différents wigwams utilisées par les Micmacs selon les saisons au milieu du XVIII° siècle. Tous sont constitués d’écorces de bouleau cousues entre elles et fixées par des racines d’épinettes sur des structures en branches. Peuple nomade, les Micmacs laissaient ces structures en place et emportaient seulement les rouleaux d’écorces d’un site à l’autre. Les différents pièges utilisés pour l’ours, l’orignal, le lièvre ou le renard ont également été reconstitués sur le site. Un guide nous accompagne pour la visite ; il nous montre et nous explique les outils et armes dont ils se servaient. Une vidéo sur l’artisanat micmac et la construction des wigwams, la dégustation d’une soupe à l’orignal et de pain mimac ( banique) avec du sirop d’érable complètent agréablement cette visite. A noter que, bien avant l’arrivée des Européens, les Micmacs fabriquaient déjà du sirop d’érable…
 

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En arrivant au site, nous demandons si on peut rester sur le parking pour la nuit vu qu’il n’y a pas de panneau l’interdisant. La responsable nous dit que ce n’est pas permis mais, à la fin de la visite, elle nous dit qu’elle a téléphoné et qu’elle a pu obtenir l’autorisation pour nous. Super gentil !

Mardi 17 juillet 2012

Direction ce matin le Parc National (du Canada) Forillon (nous avons découvert qu’il y a aussi les parcs nationaux du … Québec auxquels nous ne pouvons pas accéder avec notre « carte Découverte »). Nous parcourons un premier petit sentier qui conduit à une chute d’eau de 17 mètres. Nous ferions volontiers une petite cabane dans cette forêt aux grands arbres (épinettes et thuyas appelés ici des cèdres mais aussi des érables) et près d’un ruisseau aux eaux très claires. Il n’y a quasiment pas de moustiques. Nous pouvons faire un pique-nique à l’extérieur sur un des parkings du parc, à l’ombre.
 

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Nous allons aussi jusqu’au Cap Bon Ami d’où la vue est superbe sur les falaises de Forillon, à un endroit où les montagnes appalachiennes rencontrent les eaux du golfe du Saint-Laurent.
 

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Notre deuxième promenade nous conduit sur le sentier des Parages, à travers une végétation basse puis dans la forêt. C’est également là que se trouvent les bâtiments du site patrimonial de Grande-Grave : l’ancien magasin général utilisé au XIX° et XX° siècle, un entrepôt pour la morue salée, 2 maisons d’habitation (la grave était une plage de galets sur lesquels on mettait la morue à sécher au soleil). Dans l’une d’elles on peut voir une exposition sur la création du Parc Forillon en 1970, véritable «  petit dérangement » puisque 225 familles furent expropriées soit près de 1 000 personnes qui durent quitter leur habitation pour aller vivre ailleurs.

Nous reprenons la route vers Rivière-aux-Renards et nous arrêtons au phare de Cap-aux-Rosiers Miracle, aucun problème pour bivouaquer sur le parking du phare bien que nous soyons juste à côté du Parc ! Nuit très tranquille bercée par de nombreuses averses.
 

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Mercredi 18 juillet 2012

Petit tour autour du phare puis nous prenons la route de la côte nord de la Gaspésie. Le paysage est différent de celui de la côte sud, il est beaucoup moins urbanisé et, semble-t-il, bien moins « touristique ». Ici, c’est la fin des Appalaches et la route monte et descend. Les flancs des éminences sont couverts de forêts qui descendent jusqu’au Golfe du Saint-Laurent. Les eaux, avec le soleil, sont vert sur bleu, magnifiques ! Nous prenons une piste sur quelques kilomètres pour rejoindre le Site historique de Pointe-à-la-Renommée. Lieu grandiose entre montagne et mer ! C’est à cet endroit que, en 1904, Marconi installe la première station radiomaritime en Amérique du Nord. Nous visitons, près du phare, le bâtiment de cette station où se trouve une exposition consacrée à Marconi.

Camping à Marsoui : c’est la première fois que nous voyons un camping 3 services à seulement 20 $, taxes comprises. On en verra d’autres ensuite sur cette côte.

Jeudi 19 juillet 2012

Du gris le matin puis de la pluie, parfois abondante jusqu’en soirée. Seulement 17° dans l’après-midi. A midi, nous faisons halte à Cap Chat… Nous nous dirigeons tranquillement vers Matane où nous avons rendez-vous en fin d’après-midi avec Claude et Alain (http://exploracy.fr/ ). Partis depuis 2008, ils sont en train de terminer leur remontée du continent américain et doivent embarquer à Halifax leur véhicule en septembre. Nous passons une excellente soirée en leur compagnie, échangeant souvenirs de voyage, renseignements, anecdotes, …

Vendredi 20 juillet 2012

Nuit tranquille sur ce parking en arrière du centre commercial. Les VR (Véhicules Récréatifs) peuvent y passer la nuit de « 23 heures à 6 heures » précise un panneau. Au matin, nous continuons nos échanges fructueux et amicaux avec Alain et Claude et nous faisons également la connaissance de Christian et Béatrice, un couple du Sud-Ouest. Ils sont partis pour un an avec leurs 2 jeunes enfants, Samuel et Arthur, et projettent d’atteindre l’Argentine. Ils ont acheté un VR sur place, petit palace sur roue pouvant accueillir jusqu’à 9 personnes la nuit (mais il y a plus grand) !
 

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Après étude des trajets possibles, nous décidons de traverser le St-Laurent à Matane par ferry et allons réserver une place pour lundi marin 11 heures. Dans la journée, nous désirons aller visiter les jardins de Métis et le phare de Pointe-au-Père, près de Rimouski. Au passage, nous arrêtons à la «  fromagerie du littoral« . On achète un fromage à 36$ le kg et un soi-disant camembert dur comme un caillou !

Aux Jardins de Métis, nous nous régalons. Les lys, les hémérocalles, les delphiniums sont en fleurs, magnifiques et somptueuses. Il y a plusieurs « sections » qui se succèdent pour le plus grand plaisir des yeux et de l’odorat en particulier grâce aux roses de Virginie.
 

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Dans le cadre d’un du «  Festival international de jardins aujourd’hui« , une vingtaine de créations de jardins sont en compétition Il y a des idées bien originales.
(http://www.jardinsdemetis.com/francais/festival/edition.php )
 

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Après quelques heures passées dans ces jardins, nous allons jusqu’au phare de Pointe-au-Père. Nous visitons une exposition consacrée au naufrage de «  l’empress of Ireland » en 1 914 qui avait fait un peu plus de 1 000 morts. Juste à côté, il y a un parking herbeux autorisé aux camping-cars. Nous nous y installons. La soirée est un peu fraîche mais nous sortons les fauteuils jusqu’au coucher du soleil. Nous passons la soirée avec un couple de québécois, nos voisins de parking.
 

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Samedi 21 juillet 2012

Nous reprenons tranquillement notre route vers Matane. On a repéré un « poste de traitement des fourrures » sur le guide touristique mais à l’adresse indiquée, il n’y a rien ! Tant pis, nous retournons sur notre parking derrière le centre commercial et nous y retrouvons Claude et Alain. Fin d’après-midi et soirée dans le fauteuil, dehors entre nos 2 véhicules, en bordure du Saint-Laurent. Très agréable !
 

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