Alaska (Etats-Unis)

Du lundi 15 juillet au 11 août 2013

 

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Mardi 16 juillet 2013

Nous voici donc en Alaska ! Acheté en 1867 par les Etats-Unis à la Russie, l’Alaska devint le 49° état des Etats-Unis en 1959.

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Nous faisons route vers Valdez . Route plus ou moins bonne avec des arbres plus ou moins proches, des sommets un peu enneigés plus ou moins lointains mais, toujours, des épinettes desséchées ou bien mal en point. La tordeuse de l’épinette ne connait pas les frontières ! L’eau de certaines rivières a la même couleur que le ciment liquide. Un orignal nous a montré sa croupe, peu soucieux de se faire photographier.

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A Glennallen , nous rencontrons un couple franco-allemand avec leur Sprinter Mercedes 4×4 : Elke et Georges. Comme ils viennent de parcourir les routes de l’ Alaska sur lesquelles nous nous engageons maintenant, ils nous donnent de nombreux renseignements. Bivouac devant la bibliothèque.

Mercredi 17 juillet 2013

La connexion à la bibliothèque de Glenallen n’est pas trop mauvaise et, de plus, elle ne nécessite pas de mot de passe. Dans la matinée, nous prenons la direction de Lake Louise (pas celui de Banff avec le grand hôtel et la clim bruyante), à 70 kilomètres de là. La route est bordée d’épilobes en fleur et de linaigrettes, taches rouges et blanches devant les épinettes basses et les lacs.

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Arrivés au lac Louise, nous trouvons un parking presque en bordure du lac où nous décidons de rester pour la journée et la nuit. Nous en profitons pour fignoler la suite de notre voyage dans le sud de l’Alaska (péninsule de Kenai). Les moustiques rendent les sorties pénibles. Journée nuageuse moins chaude qu’hier, ouf !

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Jeudi 18 juillet 2013

Nuit très calme ; nous nous sommes finalement retrouvés à 4 CC ou roulotte sur ce parking. Retour à Glennallen. Au passage, nous apercevons au loin le glacier Talzina. Nouvelle connexion à la bibliothèque. Nous voulons réserver une place sur le ferry (oh, pardon, le traversier diraient les Québécois) Valdez-Whittier mais impossible d’arriver à payer en ligne. Après quelques réflexions, nous décidons d’aller directement à Valdez et voir si le bureau maritime est encore ouvert.

Mauvaise route « à petits morceaux ». A l’approche de Valdez, les montagnes se rapprochent de la route, les pentes deviennent plus vertes puis on aperçoit des névés et des glaciers. Plusieurs langues glaciaires nous montrent leur belle couleur bleutée. Très, très beau paysage tout le long de la descente vers Valdez. Et nous descendons bien sûr jusqu’au niveau de l’ océan … Pacifique.

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Au terminal du ferry qui est encore ouvert à 18 heures, nos cartes bancaires ne marchent toujours pas : problème dans leur système. Nous réglons donc en cash et confirmons notre réservation pour dimanche matin (prix de la traversée : 89$ par personne et 157 pour un véhicule de 20 pieds).

Bivouac sur une petite place au bord de l’océan. Ça faisait bien longtemps qu’on n’avait pas entendu le bruit des vagues et des mouettes ou senti l’air iodé ! Et, surprise, sur le parking du port, nous apercevons le camion d’Yveline et Marcel….

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Vendredi 19 juillet 2013

Il y a un couvercle de nuages sur les sommets qui nous environnaient hier soir. Si on ne les avait pas vus, on pourrait croire qu’ils n’existent pas. Et ce couvercle est resté en place tout le jour mais il n’a pas plu.

Connexion au «  Visitor Center« . Promenade dans Valdez : de grandes avenues, beaucoup d’espaces entre les maisons, quelques magasins, une sensation tout de même de « vide ». Nous notons un nombre considérable d’églises (ou lieux de culte) dans cette petite ville de 4 100 habitants. Apparemment, les prières n’empêchent pas les chutes de neige : la moyenne cumulée des précipitations neigeuses est de 8 mètres (un record en 1990 avec 14 mètres !) alors que les températures moyennes en hiver sont de -5° C. Par contre, on note un record de chaleur en 2004 avec 33 jours ensoleillés et une moyenne supérieure à 20° C pour ces jours-là ! La ville a été entièrement reconstruite sur cet emplacement après le tremblement de terre de 1964. C’est aussi là que, en 1989, a eu lieu le naufrage du pétrolier Exxon Valdez. Les musées de la ville retracent ces évènements ainsi que les souvenirs liés à la ruée vers l’or. Nous visitons ainsi le Valdez Museum (hum !) et le Remembering Old Valdez Exibit (bof !) Nous pénétrons également dan squelques magasins : beaucoup de souvenirs de Valdez ou de l’ Alaska pour touristes «  made in China« . Nous trouvons la « grande » surface Safeway mais pas la dump station indiquée par le Visitor Center.

Nous longeons les «  RV Parks » (campings pour Véhicules Récréatifs) qui ne sont que de grands parkings goudronnés au bord de la route où camping-cars et autres caravanes sont empilés les uns à côté des autres… Retour à notre petit coin à côté de l’océan qui fait marée basse ne ce moment.

Samedi 20 juillet 2013

Départ ce matin à 6 h 30 pour aller voir, à environ 15 kilomètres de là, les ours pêchant les saumons. Ces derniers commencent, parait-il, à remonter les rivières. Effectivement, à la «  passe aux saumons » près du terminal pétrolier (rappelez-vous de l’Exxon Valdez…), il y a beaucoup de saumons. Par endroits, l’eau en devient noire et ça grouille de nageoires ! Il y a aussi de nombreux saumons morts et en partie déchiquetés le long du rivage : certains ont une partie de la tête absente, on voit aussi une ou deux têtes sans rien d’autre. C’est le résultat du festin des ursidés hier soir. Par contre, est-ce à cause de la pluie, on ne voit aucun ours ! Yveline et Marcel ont vu hier, non loin de là, une mère et ses 4 petits.

Nous abandonnons la passe aux saumons aux pêcheurs et à la pluie et allons à nos rendez-vous Skype au Visitor Center. Super, on a presque tout le monde par Skype !

Nous visitons le Musée Whitney : très beaux objets d’artisanat amérindien. Dans l’après-midi, la pluie cesse et le ciel se dégage rapidement. Nous retournons à la passe aux saumons. Il n’y a que quelques dizaines de pêcheurs qui attrapent de nombreux et gros saumons. En fait, à cet endroit, les saumons ne peuvent pas remonter la rivière. Ils sont bloqués par un barrage et orientés vers un seul passage qui les mène directement dans le bassin d’une usine. Certes, un certain nombre d’alevins seront ensuite déposés en amont de la rivière pour que le processus puisse continuer mais les saumons, eux, seront vendus… Voilà une pêche sans effort qui profite du comportement de l’animal. Ça crève un peu le cœur de voir ces poissons agglutinés devant le barrage et de savoir que le seul passage possible va les conduire à l’abattoir.

Bivouac sur le parking de la marina. Yveline et Marcel qui ont attendu jusqu’à 20 h 30 ont vu, une fois le flot de pêcheurs partis, la mère grizzli et ses 4 oursons venir attraper quelques poissons.

Dimanche 21 juillet 2013

Super grand soleil pour notre traversée Valdez-Whittier. Mer d’huile. Nous avons des vues magnifiques sur les montagnes et les glaciers. On aperçoit quelques phoques sur une plage mais ils sont assez loin. Nous voyons également un cétacé, certainement un rorqual, s’ébattre un peu plus loin. De nombreux petits icebergs flottent encore dans l’eau.

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Partis à 7 heures, nous arrivons vers 13 heures à Whittier ; nous avons fait la traversée avec Yveline et Marcel. Whittier est un petit village de 300 habitants avec des immeubles mais pas de maisons. Beaucoup de containers aussi alignés sur un quai. Il faut dire qu’une partie importante des marchandises pour et de l’ Alaska passent par ce port. Dès 1914, l’ Alaska Railroad avait envisagé d’utiliser ce petit port mais, en raison des montagnes qui l’entourent, ce projet ne fut pas réalisé. Il fallut attendre 1941 et la menace d’une invasion japonaise en Alaska pour que commence le percement d’un tunnel. En mars 1943, une voie ferrée traversait la montagne avec un tunnel de 4 kilomètres de long mais ce n’est qu’en 2000 que ce tunnel put être autorisé aux camions et voitures. Comme il n’y a qu’une seule voie de circulation (la voie ferrée), l’utilisation est partagée : le premier quart de chaque heure, ce sont les véhicules venant de Whittier qui l’utilisent gratuitement. Le dernier quart de chaque heure est pour les véhicules allant à Whittier. Dans ce cas, il en coûte 12 $ à chaque passager d’une voiture et 20 à ceux d’un CC ! La demi-heure restante est réservée aux trains…

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Après avoir profité d’une bonne douche dans les locaux du port (4 $ par personne), nous prenons la route vers Seward et empruntons donc ce fameux tunnel de 4 kilomètres. Bivouac sur le parking du Portage Glacier Cruise. Soleil, température agréable, pas de moustique : apéritif en plein air !

Lundi 22 juillet 2013

Nous nous offrons une petite croisière d’une heure pour aller jusqu’au pied du Portage Glacier. Le soleil est avec nous, pas un seul nuage. Nous pouvons bien apprécier tous les tons de bleu du glacier. C’est vraiment très « jouli » !

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Nous disons « à bientôt » à Marcel et Yveline : en effet, comme nous faisons à peu près le même circuit, nous aurons certainement le plaisir de nous revoir. Nous prenons la route de Seward mais, juste avant d’y arriver, nous bifurquons vers l’ Exit Glacier. Balade d’une heure environ pour aller jusqu’au bord du glacier. C’est différent de ce matin. Ici, le glacier s’amenuise et de l’eau s’en échappe de partout alors que ce matin, on voyait l’épaisseur de la glace qui finit de se fragmenter dans l’eau du lac en formant de petits icebergs. Mais toujours les belles couleurs d’un glacier : blanc, bleu et … noir !

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Bivouac non loin du glacier sur un parking-départ de sentier : c’est le seul endroit sans pancarte « no camping » ! On verra bien si on nous chasse ou pas. Nous sommes d’ailleurs rapidement rejoints par un CC alaskien.

Mardi 23 juillet 2013

Nuit très tranquille, aucune circulation sur cette route qui se termine au Visitor Center du glacier. Nous rejoignons Seward et visitons le Sea Life Center : poissons, phoques, lions de mer et quelques oiseaux. Comme d’habitude, les animaux en aquarium et en cage me font mal au cœur. Ils font et refont toujours le même trajet, tournent en rond au sens propre. Et quand on voit à quelle vitesse ils vont dans leur petite prison, on peut imaginer qu’elle doit être encore plus petite par rapport à l’immensité de la mer. Quelle est leur espérance de vie par rapport aux autres animaux ?

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Du bord de l’océan, nous avons une très jolie vue sur la baie et sur les montagnes environnantes. Petit tour ensuite dans la rue marchande. Beaucoup de souvenirs typiquement alaskiens sont, bien évidemment, «  made in China« … Petit tour également sur le port. Les pêcheurs (amateurs, professionnels ?) exposent leurs prises et disposent de tables pour découper le poisson qu’ils viennent de ramener.

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Bivouac derrière l’Institut de Technologie (2° Avenue) à l’entrée du « Two Lakes Park ».

Mercredi 24 juillet 2013

Très beau, très chaud (30-33°). Très bonne connexion à la bibliothèque de Seward mais à l’intérieur du bâtiment.

Nous partons vers Cooper Landing et Russian River Campground où on devrait pouvoir apercevoir des saumons et des ours aux rivières Kenai et Russian. En fait, les seuls que nous voyons attraper (ou tenter d’attraper) des saumons sont des humains aux grandes cuissardes leur permettant d’avancer dans l’eau et faisant de grands gestes pour lancer sans arrêt leur mouche au loin. De toute façon, le camping visé est complet. Les pêcheurs sont bien trop nombreux pour laisser une petite place à de pauvres touristes… Les routes aussi sont encombrées : voitures, pick-up, RV, avec des cannes à pêche à profusion, de grandes épuisettes (parfois plus d’un mètre de diamètre), … Il ne nous reste donc plus qu’à nous arrêter parfois pour regarder les pêcheurs et admirer la couleur de l’eau de la rivière Kenai.

Nous faisons donc route jusqu’à Soldotna car les parkings ou aires de repos le long de la route sont juste en bordure de celle-ci et ne nous semblent pas très accueillants pour y passer la nuit. Nous allons donc sur le parking du grand magasin Fred Meyer, sorte de Walmart local avec tout de même une dump station et de l’eau potable. Un bon nombre de camping-cars y sont déjà présents c’est dire, très ironiquement, qu’en Alaska on est proche de la nature !

Jeudi 25 juillet 2013

Encore une belle journée avec juste quelques nuages en soirée mais, dès qu’on est à l’ombre ou dans un courant d’air, il fait frais. La nuit a été très bruyante : moteurs de pick-up (le magasin reste ouvert jusqu’à minuit !), génératrices d’autres CC, camions de livraison, … Nous allons prendre une douche au Centre Sportif (3 $, ouvert de 12 h à 4 h du mardi au vendredi). Un petit tour au bord de la rivière Kenai juste derrière le Visitor Center. Il y a là quelques pêcheurs qui n’attrapent rien le temps où nous restons. Le mobilier urbain est à l’image de cette passion qui semble habiter les foules alaskiennes !

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Direction ensuite la ville de Kenai qui est toute proche. Nous allons voir tout d’abord l’ église orthodoxe, vestige d’une population d’origine russe avant que les USA n’achètent l’ Alaska. En fait, ce sont surtout les maisons autour de cette église qui sont intéressantes à voir, certaines de la fin du XIX° ou du début du XX°, d’autres plus récentes.

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Petit tour aussi au Scout Park avec une vue bien dégagée sur l’océan mais l’horizon est trop brumeux et on n’arrive pas à voir les 3 volcans qui sont au large dont un est actuellement en activité. Par contre, on voit des dizaines de pêcheurs sur la plage et on se promet d’y descendre le lendemain pour voir de plus près ce phénomène alaskien.

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Notre bivouac de ce soir : un parking de Walmart (ça faisait longtemps !) et, pour ‘instant c’est bien calme et tranquille ! Et ça le restera toute la nuit si ce n’est que nous sommes réveillés cette fois par un orage très violent : tonnerres, éclairs, forte averse, …

Vendredi 26 juillet 2013

Nous retournons au Scout Park. Les pêcheurs sont très nombreux ; à un moment, nous en dénombrons, juste de notre côté, plus de 130 dans l’eau. Ils pêchent avec de très grandes épuisettes (environ 1,50 m de diamètre) munies d’un manche de plusieurs mètres de long. Ils entrent dans l’eau jusqu’à la taille, parfois presque jusqu’aux épaules, positionnent leur grand filet devant eux et attendent qu’un poisson y pénètre. Lorsque c’est fait, ils sortent de l’eau, assomment le poisson avec une sorte de matraque puis lui enlèvent la tête et le vident. Des centaines de mouettes tournent autour des pêcheurs et piaillent en attendant ces déchets. Un village de tentes avec quantités de glaciaires, de traineaux ou de chariots pour transporter tout le matériel s’aligne sur le bord extérieur de la plage. Pendant le week-end, des milliers de pêcheurs ou de simples spectateurs sont attendus sur cette plage. La pêche à l’épuisette ne dure pas longtemps, il faut donc engranger le maximum de poissons pendant cette période… Les quelques containers poubelles que nous croisons dégagent une odeur méphitique…

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Après avoir observé ce spectacle une grande partie de la journée, nous retournons au parking de Walmart et allons faire un petit tour à Pizza Hut…

Samedi 27 juillet 2013

En allant vers la dump station (qui est juste derrière la station-service « Holliday »), nous remarquons un « Medi Center« . Jean-Jack qui a mal à une oreille depuis près d’un mois y prend rendez-vous pour 2 heures plus tard. Le prix de la consultation sera de 187 $ !

Tout d’abord, il y a un questionnaire à remplir sur l’historique de la santé du malade : 4 pages que nous remplissons très sommairement. Ensuite, une première personne mesure, pèse, prend la tension, la température,… mais ce n’est pas encore le médecin. Petit temps d’attente puis 2 autres personnes arrivent (une semble être le médecin et l’autre son assistante ou sa stagiaire). Auscultation, diagnostic : inflammation du tympan car la trompe d’eustache n’aèrerait pas suffisamment… Donc, prescription de 2 antihistaminiques. Finalement, la consultation ne coûtera « que » 150 $ (environ 120 €). La pharmacie est dans la grande surface juste à côté.

Nous prenons ensuite la route qui passe par Nikiski et mène au bout de cette route à « Captain Cook Area« . Le brouillard qui stagnait sur Kenia depuis ce matin disparait une quinzaine de kilomètres après la ville. Nous entrons dans une « State Forest » ; la plupart des parkings sont payants et « no overnight » et les moustiques sont de retour !

En fin d’après-midi, en revenant vers Kenai et notre Walmart préféré, nous retrouvons le brouillard !

Dimanche 28 juillet 2003

Nous partons vers Anchor Point où, en principe, on peut voir des aigles à tête blanche, des pygargues. Le petit Visitor Center est fermé puis on rate l’entrée du village. Tant pis, on s’y arrêtera de retour puisque nous sommes obligés de reprendre cette route pour aller ensuite vers Anchorage. Nous filons donc directement sur Homer, au bout de la route. On croise énormément de voitures et de Véhicules Récréatifs : la pêche à l’épuisette se termine ce week-end et et beaucoup d’Alaskiens, leurs 15 jours de vacances terminés et leurs glaciaires pleines de saumon ou de flétan (appelés « halibuts » ici) s’en retournent chez eux. On aperçoit régulièrement des volcans qui font face à cette côte de l’Alaska. Juste avant de descendre sur Homer, on a une vue magnifique sur une mer de nuages qui recouvre la baie de Kachemak et d’où émergent, en face, des montagnes et des glaciers.

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Nous voici donc à Homer, « capitale mondiale de la pêche du flétan« , cet étrange poisson qui a les yeux du même côté de la tête. Les parkings sont pleins, certains sont payants et bien sûr sont interdits la nuit. Les campings ressemblent à des parkings.

Nous visitons tout d’abord « Island and Ocean Visitor Center » puis allons faire un tour jusqu’au bout de la route, au port. Beaucoup de bateaux, petits et gros. Beaucoup de boutiques pour touristes, de restaurants pour déguster bien sûr les produits de la mer, de voyagistes qui organisent des sorties en mer pour pêcher le halibut.

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Ici aussi, les pêcheurs exposent fièrement leurs prises (des flétans principalement) et se font photographier devant. Puis les poissons sont découpés en filet par des gens expérimentés avec une grande dextérité.

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Nous attendons devant le Visitor Center avant d’aller nous installer pour la nuit sur un petit parking face à l’océan que Marcel et Yveline ont repéré (car bien sûr, on se retrouve souvent sur cette route unique).

Lundi 29 juillet 2013

Très beau bivouac (59° 38.329 – 151° 32.665) comme on pense en trouver le plus en Alaska, presque au-dessus de l’océan. Petit tour à la Bakery (boulangerie) pas loin mais gâteaux et pain moyens. Nous retournons un moment sur le « spit » d’ Homer en direction du port (langue de terre en travers de la baie) pour aller jusqu’à un «  cimetière de bateaux » (et quelques autres véhicules terrestres) que nous avions aperçu hier. L’un d’entre eux, en particulier, est assez fantastique avec ses superstructures évoquant une sorte de galion.

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A noter qu’à Homer, il n’y a pas moins de 24 lieux de culte ! Cette prolifération de lieux de culte et autres églises est d’ailleurs une constante dans ces petites villes d’ Alaska (mais aussi du Canada) que nous traversons mais là, on dirait que Homer arrive en tête. Quel mal-être cela révèle-t-il ? Bien sûr, il y a les traditionnels « Christian church », « Seventh day Adventist church », « kingdom hall of Jehovah’s church », … mais aussi des « nouveaux » pour nous comme « church on the rock Homer », « church of the Nazarene », « East Homer church of Christ », « St Augustine’s Episcopal church », ….

Nous reprenons ensuite la route vers le Nord, Homer étant le point le plus au sud de notre voyage en Alaska (du moins pour l’instant car nous irons ensuite certainement jusqu’à Hider). Quelques miles plus loin, nous repassons à Anchor Point qui lui est le point le plus à l’ouest de la route en Amérique du Nord c151° 52.026). Cette fois, nous ne manquons pas la route du village et allons jusqu’à la plage. Nous n’y verrons aucun aigle à tête et à queue blanches mais une drôle de façon de partir à la pêche en mer. Le bateau reste sur sa remorque, les pêcheurs y montent et un gros tracteur tire le tout jusqu’à l’eau. Idem pour ressortir.

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Nous retournons finalement à Soldotna. Jolies vues de temps en temps sur la mer et un banc de brouillard. Bivouac sur le parking du magasin Fred Mayer.

Mardi 30 juillet 2013

Après une matinée passée à la laundry-showers, nous repartons tout propres en direction d’ Anchorage. Nous prenons la Skilak Lake Road petite route en gravier qui double, sur une vingtaine de miles la Sterling Highway. Un peu de tôle ondulée, on se croirait parfois sur les pistes mongoles. Paysage alaskien retrouvé : forêts et lacs. On trouve un très joli parking en bordure d’un lac mais, bien sûr, «  use day only » ! Les deux campings que nous visitons sur cette piste n’offrent pas de place au bord de l’eau. Tant pis pour nous ! Nous décidons de retourner au parking de Portage Glacier Cruises où nous avions passé une nuit après la traversée en ferry.

Mercredi 31 juillet 2013

Nuit tranquille. Cette fois, nous avons trouvé le départ du sentier qui mène au glacier qui surplombe le parking, le glacier Byron. Une heure de balade jusqu’au pied de ce glacier. On y voit une grotte dans la glace d’où sort un torrent glaciaire. Plus haut, la glace est d’un magnifique bleu transparent.

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Départ sur Anchorage, nous quittons rapidement la péninsule de Kenai. A Girdwood, nous faisons le plein de carburant et d’eau et, à ce moment-là, arrive Marcel qui accompagne Christian dont le camion est en panne de démarreur. Nous allons donc finir la journée sur le parking de la station de ski de Girdwood où se trouve le camion de Christian et Sylvie (également du CCRSM ). Yve trouve un très grand frère puisque leur « Sisco » est un Iveco poids lourd. Petite soirée sympathique à 6 français dont les 3 camions seront les seuls occupants de la place. On aperçoit dans la forêt en face les 2 oreilles d’une mère orignal et une oreille de son petit…

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Nous avons des nouvelles d’Esther et Marc, le jeune couple d’Andorre que nous avions rencontré chez nous en février juste avant leur départ pour le Canada. Ils sont à Fairbanks et nous devrions nous retrouver vendredi soir au Parc Denali.

Jeudi 1° août 2013

Nous disons au revoir à Yveline et Marcel ainsi qu’à Sylvie et Christian. Apparemment, leur problème de démarrage ne serait « qu' »un problème de batterie. Ce matin, nous testons notre chauffage et, il marche ! A suivre … Nous faisons une étape à Anchorage pour visiter l’ Alaska Native Heritage Center. Toutes les nations autochtones de l’ Alaska sont représentées : leur lieu géographique, un résumé de leurs modes de survie, quelques objets, quelques reconstitutions d’habitats à l’extérieur. Un peu superficiel, pas assez fourni à notre goût. Un court spectacle de danse. On note que seulement 10% de leur population ont survécu aux maladies importées par les Européens et les Russes dont l’influence ici a été considérable (restent encore de nombreuses églises et communautés orthodoxes).

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Nous ne visiterons pas davantage Anchorage. C’est une ville immense de 240 000 habitants (plus de 40% de la population totale de l’ Alaska) dont elle est la capitale économique et financière à défaut d’en être l’administrative et politique (c’est Juneau qui a ce rôle). Nous prenons la route du nord vers le Parc Denali. Nous apercevons au loin le mont McKinley au mile 69, à Willow. Nous nous arrêtons à la bibliothèque de Trapper Creek : c’est incroyable de voir ce bâtiment perdu au milieu de nulle part ! Dans toutes les villes où nous sommes passés, nous avons constaté la présence de ces bibliothèques, en général des bâtiments importants, avec beaucoup de livres et qui, en plus, pour nous voyageurs, dispose d’un accès wifi gratuit et de qualité. On ne nous autorise pas à rester sur le parking mais par contre, on nous indique au mile 105, près du ruisseau Trapper, un petit chemin et un lieu de bivouac tranquille.

Vendredi 2 août 2013

Nous remettons à nouveau notre chauffage en route et ça marche ! Voilà donc une bonne douche chaude ! Ça nous a mis en forme pour affronter une de ces saletés (restons polis) de routes en petits tronçons (des coupures dans le sens de la largeur fréquentes qui nous font croire que nous sommes dans un train avec les bruits – clong, clong – clong clong- et des secousses aux changements de rail). Le revêtement finira par s’améliorer.

Le paysage change, la forêt s’éclaircit, s’éloigne. On commence à traverser des chaînes de montagnes aux sommets dénudés. Ça fait un très beau paysage. Comme l’indiquent les brochures touristiques, nous nous arrêtons aux miles 69, 115, 135 et 163 pour essayer de voir le sommet du Mont McKinley (appelé aussi Denali, un mot athabascan signifiant «  le plus grand« ) qui, avec ses 6 194 mètres est le plus haut sommet de l’Amérique du Nord. Il reste caché sous les nuages.

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Comme prévu, à l’entrée du Parc Denali, nous retrouvons Esther et Marc. Les campings du Parc sont pleins pour aujourd’hui et demain. Nous nous réfugions un peu plus loin sur un parking en bordure de route qui sera très bruyant à cause du passage des véhicules. Nous passons néanmoins une excellente soirée que nous terminons dans le fourgon Fiat Ducato d’Esther et Marc : échange d’informations et de d’impressions de voyages, souvenirs, projets, … Au cours de la nuit, un fort vent se lève qui secoue nos fourgons : difficile de dormir dans ces conditions !

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Samedi 3 août 2013

Nous prenons le petit déjeuner ensemble. Esther nous régale avec des pancakes. Puis nous nous donnons rendez-vous pour le soir et chacun part faire sa journée. Nous visitons le « Visitor Center » du Denali Park. Exposition très intéressante sur la faune et la flore du Parc ainsi que sur les 5 tribus d’ Athabascan qui habitaient cette région depuis 14 400 ans. Pas un mot par contre sur ce que sont devenues ces tribus qui se trouvaient sur les 23 000 km² du Parc après la création de celui-ci en 1917.

Une seule route traverse le Parc mais on ne peut en parcourir que 15 miles en voiture. Pour le reste, soit 70 miles supplémentaires, il faut prendre des bus et avoir ainsi la chance, peut-être, de voir les animaux qui habitent le Parc (ours, mooses, renards, …). Nous nous contenterons des 15 miles en voiture et d’une balade d’une heure autour du ruisseau Savage en bout de route. Toujours beaucoup de vent. Aucun animal en vue si ce n’est silhouette blanche sur un sommet : peut-être une chèvre des montagnes à moins que ce ne soit un dahut avec sa fourrure d’hiver. Sur le retour, nous nous arrêtons au mile 9 pour apercevoir le Mont McKinley mais, comme d’habitude, nous n’en verrons que les nuages qui le cachent ! D’après les guides touristiques d’ailleurs, le sommet ne peut s’apercevoir d’en bas qu’une dizaine de jours par an. Le reste du temps, il cache ses glaciers et ses neiges éternelles derrière une épaisse couche de nuages.

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Nous retrouvons Esther et Marc au Visitor Center où il y a un parking avec la mention «  overnight parking only » pour les visiteurs qui désirent y laisser leur voiture afin de passer 2 ou 3 nuits dans les campings à l’intérieur du Parc. Nous passons encore une très bonne soirée autour des crêpes préparées par Jean-Jack. En particulier, Esther et Marc nous racontent leurs mésaventures aux différentes frontières face à des douaniers ignorant tout de l’existence d’une petite principauté nommée « Andorre » ! Le vent s’est calmé (ou se ressent moins sur ce parking) et nous ne serons pas réveillés pendant la nuit.

Dimanche 4 août 2013

Nuit très calme, d’autres camping-cars se sont également installés sur ce parking. Nous disons au revoir à Esther et Marc en espérant bien nous revoir sur la route. Ils partent vers la péninsule de Kenai et nous vers Fairbanks à 200 kilomètres de là. Route vallonnée, des forêts avec beaucoup de feuillus dont des bouleaux. Parking d’un Walmart à Fairbanks , tiens, il y avait longtemps…

Lundi 5 août 2013

Nous sommes, parait-il, dans la ville la plus ensoleillée et la plus chaude de l’ Alaska : effectivement, 28° dans l’après-midi et ça doit monter encore demain ! Fairbanks est aussi une grande ville de 40 000 habitants, la deuxième plus grande ville du pays. Elle a connu son heure de gloire du temps de la ruée vers l’or au début du XX° siècle. Dès 1905, la ville possède l’électricité, une école, un poste de police, un hôpital et une caserne de pompiers. Plus tard, Fairbanks se développe de nouveau lorsque l’or change de couleur et de jaune devient noir, avec, en particulier, la construction d’un immense oléoduc qui allait conduire le pétrole du nord de l’Alaska vers Valdez. Fairbanks est aussi une ville joliment fleurie : il y a de la recherche dans les variétés de fleurs et, souvent quelques légumes présents dans les parterres floraux (artichauts, choux, …).

Après une bonne douche à la piscine municipale, nous allons visiter le Pioneer Park où sont entreposées quelques « cabins » (petites maisons presque des cabanes) qui datent du début du XX° siècle. Elles sont aujourd’hui transformées en magasins ou en lieu d’exposition. L’une d’entre elles abrite l’atelier d’un sculpteur avec notamment des sculptures dans des cornes de mouflons, de l’ivoire de mammouth (!) ou de morse qui sont très, très belles. On y achète juste 2 dés en peau de phoque. Une grande maison a également été transformé en musée un peu bric-à-brac de la vie en Alaska dans la première moitié du XX° siècle.

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Petit tour également en centre-ville toujours aussi peu animé ainsi qu’au joli bâtiment du «  Visitor Center » qui abrite également le musée Morris Thompson (à moins que ce ne soit le musée qui abrite les locaux du Visitor Center). Exposition intéressante sur les Athabascans, la vie dans la région, la construction du pipeline, …

Retour au parking de Walmart. Principal défaut de ce grand magasin, ici à Fairbanks mais aussi ailleurs : beaucoup de pick-up ont un moteur aussi bruyant qu’un camion ! Ajoutez à cela les gros RV qui mettent en marche leur génératrice…

Mardi 6 août 2013

Quelques courses avant de partir pour quelques jours au cercle polaire arctique. Dans les magasins, nous voyons des gâteaux aux couleurs hallucinantes . Comment peut-on avoir envie de manger ces bleus, orange ou verts ? Pour notre part, nous nous en abstenons !

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Au Walmart, nous découvrons des cartons de « rations de survie  » qui proposent jusqu’à 200 repas ou petits déjeuners tout déshydratés et pouvant être conservés jusqu’à 30 ans ! Cela coûte un peu moins de 90 dollars ! Et nous qui nous acharnons à acheter des légumes frais tous les jours !

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Direction donc le cercle polaire arctique . La météo prévoit du beau temps jusqu’à lundi prochain et, par Esther et Marc qui y sont allés il y a quelques jours, nous savons que la route-piste n’est pas trop mauvaise. En effet, les 120 premiers kilomètres, jusqu’à Livengood sont asphaltés et en bon état. Pour les 200 kilomètres restants, c’est une alternance de terre battue et de goudron. Cependant, il y a des endroits qui sont copieusement arrosés (pour des travaux de nivellement, empêcher la poussière ?) et cela donne une jolie boue beige qui colle bien à la carrosserie. Voilà qui explique que notre petit Ive change de couleur !

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Nous longeons l’oléoduc qui amène le pétrole de Prudohe Bay (sur la mer de Beaufort ) jusqu’à Valdez , immense saignée dans la forêt, parfois enterré, parfois en aérien.

Le paysage est très vallonné avec d’immenses montées et d’immenses descentes, des tournants. Il y a des arbres à perte de vue et pratiquement pas d’empreinte humaine nonobstant la route et le pipeline. Les arbres se rabougrissent (beaucoup d’épinettes sèches ou malades, des traces d’incendie) puis deviennent quasiment absents. Nous traversons le fleuve Yukon .

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Nous arrivons enfin à la stèle indiquant symboliquement le cercle polaire arctique : un alaskien se propose de nous prendre en photo…

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Près de là, se trouve un camping gratuit au milieu de jeunes bouleaux. Surprise, contrairement à Esther et Marc qui n’avaient pas pu sortir de leur véhicule, il n’y a pas de moustiques ! Seuls quelques rares insectes viennent un peu nous titiller. En plus, le soleil est de la partie, il n’y a qu’un seul RV dans ce camping puis ensuite 2 tentes supplémentaires, nous sommes assez loin de la route où, de toute façon, la circulation est très faible. Bref, un petit paradis !

Mercredi 7 août 2013

Nous décidons de profiter de ce lieu idyllique pendant 2 jours. Très belle journée ensoleillée, 30° au soleil, presque pas de vent. Nous installons notre cuisine d’été et mettons en place l’auvent. Des nuages en fin d’après-midi et de la pluie une partie de la nuit.

Jeudi 8 août 2013

Encore une journée de vacances. Temps changeant, gris puis blanc puis bleu. Nous avons fait nos premières grillades ! Très peu de moustiques.

Vendredi 9 août 2013

Voilà la rentrée ! Nous retournons à Faibanks. La route et la piste nous paraissent plus courtes. Nous avons l’impression qu’il y a de la fumée qui stagne sur tout un endroit mais nous n’apercevons pas de traces d’incendies. De toute façon, il semblerait que la politique soit actuellement de laisser brûler la forêt pour qu’elle se régénère. Nous voyons bien quelques arbres avec des feuilles jaunes (et oui… !) et des pans de collines rosés par les épilobes défleuris.

Cette fois-ci, nous n’avons pas rencontré de sections boueuses comme à l’aller mais seulement un peu de poussière. Cependant, la première chose que nous faisons en arrivant à Faibanks est de nous précipiter dans un « car wash ». Ive en avait sacrément besoin ! Pour nous, nous nous occupons de l’intérieur et nous offrons un pot de glace « Häagen Dazs ». Nous retournons ensuite bivouaquer au parking de Walmart : toujours autant de véhicules pétaradants, de conducteurs qui laissent leur moteur en marche très longtemps…

Samedi 10 août 2013

Notre bouteille de gaz a la bonne idée de tomber en panne à la fin du petit déjeuner alors que nous sommes encore sur le parking de Walmart. Facile d’en obtenir rapidement une nouvelle. Elle nous aura tout de même duré 8 mois ! Après une bonne douche (pour nous cette fois et toujours à la piscine de la ville) nous prenons la direction de Tok à 320 kilomètres de Faibanks et seulement 150 de la frontière USA-Canada.

Nous roulons pendant plus de 100 kilomètres dans une fumée plus ou moins épaisse avec des bonnes odeurs de pin brulé. Puis, d’un seul coup, nous laissons ce nuage de fumée derrière nous et nous trouvons du ciel simplement nuageux. Nous n’apercevrons qu’un seul jeune caribou en bordure de route et, le temps qu’on prenne l’appareil photo, il disparut dans la forêt. A Delta Jonction, la route redevient l » Alaska Highway« .

Avant d’arriver à Tok, un panneau nous demande de conduire prudemment car il y a des « wild fires ». Effectivement, sur des pans de collines qui viennent de brûler, il y a encore des endroits où la fumée s’élève. Ce serait la foudre qui allumerait ces incendies dixit la bibliothécaire de Tok qui nous donne le mot de passe du WiFi.

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