Yukon Territory et British Columbia

Du dimanche 11 août au
dimanche 8 septembre 2013

 

ile-vancouver
 

Dimanche 11 août 2013

Après Tok, nous avions la possibilité de prendre la route qui mène vers Chicken et Dawson City. Nous avons finalement décidé de ne pas la prendre car elle n’est pas en très bon état (des travaux sont actuellement en cours) et il y a, en particulier, un passage d’une vingtaine de kilomètres vraiment catastrophique. Nous voulons ménager notre Ive car il a encore beaucoup de kilomètres à faire (et nous aussi).

A midi, nous passons la frontière entre les Etats-Unis et le Canada. Nous avons droit juste à quelques questions d’un douanier canadien québécois et nous avons de nouveau un visa de 6 mois pour le Canada. Et bien voilà une grande étape de notre voyage qui se termine : aller en Alaska, visiter et en repartir…

Aujourd’hui, nous nous contentons de rouler : 420 km pour rejoindre le Lac Kluane (toujours aussi magnifique). A l’aller, nous avions pou bivouaquer sur un parking en bordure du lac mais cette fois, presque un mois plus tard, ce parking s’orne d’une belle pancarte bleue « no camping or overnight parking ». Tant pis, nous allons un peu plus loin à un endroit sans pancarte. Dommage, nous n’avons plus la vue sur le lac ! Tiens, notre chauffage/eau chaude ne marche toujours pas et pourtant on en aurait bien eu besoin au petit matin : seulement 5° (9,5 dans le camion) : nous ne sommes qu’à 1 000 mètres d’altitude.

Lundi 12 août 2013

Toujours de très beaux paysages de montagnes. Petit arrêt au passage pour voir le vieux pont de Canyon Creek.

site-2013-08-09-11-route007    site-2013-08-09-11-route008

Puis, direct jusqu’au Walmart de Whitehorse. Petit coup d’œil sur le parking : aucun camping-car de notre connaissance. Nous allons au « SuperStore » voisin pour acheter à manger puis nous revenons dans l’après-midi à notre magasin « préféré ». Et là, surprise, 2 minutes après nous voyons arriver Martine et Francis suivis de peu par Yveline et Marcel puis Arlette, Claude et leur petit fils Félix ! Nous voilà donc tous réunis au même endroit qu’au mois de juillet avant le départ pour l’ Alaska. Mais maintenant nous en sommes tous de retour et tous prêts à reprendre la route vers Vancouver puis l’ouest des Etats-Unis. Nous prenons rendez-vous pour demain midi pour manger ensemble.

Il fait très chaud, nous attendons le coucher de soleil (vers 22 h 30) et un peu de fraîcheur à l’ombre de nos fourgons avec Yveline et Marcel.

Mardi 13 août 2013

Il y a à peine moins de camping-cars sur ce brave parking de Walmart que le 13 juillet. Comme Marcel a trouvé un garage pour faire la vidange de son Cabstar, jean-Jack en profite pour faire de même avec Ive car ça fait déjà 10 000 kilomètres depuis la dernière le 10 juin dernier ! Ive aura droit en prime a une vidange du pont dont l’huile affichait une couleur noire peu agréable. Dans l’après-midi, à « Canadian Tire’, nous faisons également faire une permutation des roues faisant ainsi passer une roue arrière à l’avant. Le porte-monnaie et la carte bancaire ont flambé aujourd’hui ! Et ce n’est peut-être pas fini car nous constatons dans la soirée une fuite au niveau du radiateur pourtant changé avant notre départ ! Demain, nous irons voir « Yukon Radiator’ à quelques centaines de mètres du parking…

Dans la matinée, nous allons visiter la passe aux saumons établie en 1959 pour permettre aux saumons remontant le cours du Yukon de passer le barrage. Nous n’en voyons que 5 ou 6 : saison finie ou pas encore commencée ?

site-2013-08-13-whitehorse011    site-2013-08-13-whitehorse012

Comme prévu, à midi, nous nous retrouvons tous les 9 sur une aire de pique-nique pour un repas en commun très agréable.

site-2013-08-13-whitehorse013    site-2013-08-13-whitehorse014

Arlette et Claude partent dans l’après-midi. En soirée, nous prenons l’apéritif ensemble sur le parking avant d’aller voir sur le Yukon voisin une construction des castors. Par chance, nous en voyons un nager dans le fleuve, un peu trop loin et ne nous laissant découvrir que sa tête.

site-2013-08-13-whitehorse036

A 17 heures, il y a 34° à l’ombre et 34 également dans le fourgon. Vers 23 heures, bien que le soleil soit couché, il fait encore plein jour…

Mercredi 14 août 2013

Notre petit groupe s’est dispersé entre hier et aujourd’hui mais il y a de grandes chances que nous nous recroisions car nous allons tous vers les mêmes destinations : Anchorage, Seattle, les grands parcs de l’ouest étatsuniens, … Nous allons tout d’abord à « Yukon Radiator » : impossible de réparer car c’est à une jonction aluminium-plastique, il faudrait changer le radiateur (que nous avions déjà changé quelques mois avant de partir !). Il ne nous reste donc plus qu’à surveiller le niveau d’eau en espérant que la fuite ne devienne pas plus importante. A la sortie de Whitehorse, nous allons au même camping qu’à l’aller mais juste pour prendre une douche, faire de la lessive et redonner un petit coup de karcher à Ive en particulier au niveau des gentes (la rotation des roues a fait apparaître les côtés intérieurs encore pleins de boue).

Nous reprenons la route et nous arrêtons à Teslin, au même endroit qu’à l’aller, devant le centre municipal.

Jeudi 15 août 2013

A 9 heures du matin, quelqu’un vient nous faire remarquer, mais sans animosité, que cet endroit n’est pas un terrain de camping, ce que nous avions bien remarqué… Nous quittons l’ Alaska Highway à Junction 37, quelques kilomètres avant Watson Lake, la ville aux milliers de pancartes. Nous pénétrons rapidement en Colombie Britannique. Jolie petite route parfois un peu chaotique, pratiquement pas de circulation. La forêt s’est rapprochée des bords de la chaussée. Nous roulons sur près de 50 kilomètres à travers des bois calcinés. Bivouac sur le Recreation Site du French Creek (un nom prédestiné pour nous). Nous sommes au bord de la rivière, sous les arbres. Il n’y a nulle part d’interdiction de passer la nuit ici ou d’indications pour payer la nuit de camping. Seulement quelques moustiques pas trop gênants. Nous installons notre cuisine d’été et faisons sauter quelques crêpes alors que tonnerres et éclairs apparaissent mais l’orage attendra que nous soyons couchés pour se mettre de la partie.

site-2013-08-15-french-creek007    site-2013-08-15-french-creek008

Vendredi 16 août 2013

Nuages blancs, gris ou noirs : nous en aurons pour tous les goûts dans la journée et, en fin d’après-midi, un peu de pluie. Nous roulons dans un paysage magnifique. De grands lacs aux couleurs vertes (évidemment, ils n’ont pas trop de ciel bleu à réfléchir aujourd’hui), des rivières aux cours rapides, des forêts où se mélangent conifères et feuillus et surtout, un véritable festival d’ours noir ! Nous en verrons 15 aujourd’hui dont une mère avec ses 3 oursons puis, plus loin, une ourse et ses 2 petits. Très peu nous attendent sagement en bordure de route : le bruit du moteur puis notre approche les font rapidement retourner dans la forêt.

site-2013-08-16-route37-015    site-2013-08-16-route37-027

Nous ne trouvons aucun endroit satisfaisant pour s’arrêter pour la nuit. Les parkings sont le plus souvent directement au bord de la route, les aires de repos sont interdites pour la nuit alors, nous avançons. Vers 20 heures, après 520 kilomètres parcourus (un « exploit » pur nous), nous faisons enfin halte au camping du Meziadin Lake, dans un parc provincial. Beaucoup de pluie pendant la nuit mais sans violence.

Samedi 17 août 2013

La pluie continue ce matin et durera toute la journée. Petite pluie quasiment en continu, juste le temps de reprendre son souffle ou de se réapprovisionner en eau. Direction Stewart. C’est très beau les montagnes avec des nuages blancs en écharpe. Ici, ça sent vraiment le début de l’automne : quelques feuillus ont déjà leurs feuilles jaunes et certains les déposent en tapis à leur pied. Des herbes commencent à roussir. La route suit des gorges profondes, très boisées. On aperçoit quelques langues glaciaires presque à portée de main.

site-2013-08-17-stewart-hyder018    site-2013-08-17-stewart-hyder013

Stewart est un petit village de 500 habitants (10 000 en 1920 du temps de l’exploitation de nombreuses mines) avec quelques vieilles maisons du début du XX° siècle. On y trouve 2 petites supérettes, du diesel, de l’eau potable à la station essence, une sani-dump-station.

site-2013-08-17-stewart-hyder020    site-2013-08-17-stewart-hyder021

On poursuit jusqu’à Hyder dont une partie se trouve du côté canadien et l’autre en Alaska : seulement un poste douane au retour pour le Canada. C’est certainement la seule frontière où on peut passer aussi facilement aux USA ! Il faut dire que la « route » ne fait que quelques dizaines de kilomètres et qu’elle refranchit la frontière pour aboutir à une mine. A Hyder , un gros ours noir se promène placidement dans les rues, suivi d’une horde de touristes échappés d’un bus, caméra au poing.

Nous nous arrêtons au belvédère d’observation des animaux qui marque aussi pratiquement la fin de la route goudronnée. Et là, nous voyons quantité de saumons dans la rivière : c’est assez incroyable à voir; En avançant un peu plus loin, il y en a bien quelques-uns qui sont morts (restes de repas d’ours ?) Nous essaierons demain de voir ça de plus près.

site-2013-08-17-stewart-hyder030    site-2013-08-18-hyder012

Nous continuons en effet la route qui devient une piste d’état moyen à parfois catastrophique (ou presque) pour aller voir le Salmon glacier. Et nous bivouaquons sur le petit parking d’où l’on voit le bout du glacier en espérant que les nuages se dégageront un peu pour nous permettre de l’admirer ainsi que la vallée en contrebas. Nous profitons vite d’une petite éclaircie entre 2 averses vers 21 heures pour regarder glacier et vallée. L’accalmie ne dure pas, la pluie reprend…

Dimanche 18 août 2013

Finalement, il a plu toute la nuit et ce matin aussi, pareil cet après-midi et la nuit suivante ! Nous sommes retournés voir les poissons (des saumons ? mais lesquels ?). Ils semblent quasiment stationnaires, ils sont certainement arrivés sur leur lieu de ponte. Parfois, ils ont de violents mouvements et on entend le bruit des queues qui fouettent l’eau. De petits oiseaux aux pattes palmées sont présents. Ils ne s’intéressent pas aux poissons morts ou vivants. Qu’attendent-ils ? Les œufs ?

En revenant du glacier ce matin, il y avait encore de belles vues avec montagnes et nuages entremêlés. On aperçoit la rivière qui coule au fond d’une gorge profonde. Sur les pentes des montagnes, il y a de beaux arbres : sapins ou thuyas. Certaines branches ont des manchons de mousse et d’autres des extensions de lichens. A certains endroits, on voit aussi de gros « glaçons » (ou des fragments d’iceberg, comme on veut) déposés par la rivière sur les grèves caillouteuses (photo de droite).

site-2013-08-18-hyder003    site-2013-08-18-hyder001

Par contre, les bords d’un petit lac (naturel ou artificiel ?) en contrebas de la mine d’or ont une drôle de couleur : orange presque fluo !

site-2013-08-18-hyder006    site-2013-08-18-hyder004

Nous sommes restés toute la journée au belvédère pour avoir la chance de voir les ours venir se nourrir. Nous avons vu des poissons, des oiseaux et des gouttes d’eau mais pas d’ours…. Il pleut de plus en plus fort.

Lundi 19 août 2013

De la pluie, toute la nuit, quel ennui ! Quel changement avec l’ Alaska : à 22 heures, il fait déjà nuit et le matin, à 6 heures, il ne fait pas encore jour ! A 1,5 kilomètre du belvédère, nous avions trouvé une place de stationnement nocturne (merci Marie-Claude et Jean-Noël) : nous n’y sommes pas seuls, 4 autres VR sont présents (coordonnées : 55° 58.335 – 130° 03.691). A 6 h 30, Jean-Jack est déjà sous son parapluie, au poste d’observation. Apparemment, les ours aussi n’aiment pas la pluie ! Tant pis, nous avons eu suffisamment de pluie ici, nous partons pour voir si le soleil brille ailleurs. Nous quittons donc Hyder-UA pour Hyder-Canada ( Colombie Britannique). Petit contrôle au poste frontière canadien (toujours rien du côté étatsunien qui ne dispose même pas d’un petit bâtiment douanier). Et arrêt à Stewart. Un petit tour à la «  bakery« , un autre au magasin où on a Internet (mais connexion pas bien bonne pour Skyper), vidanges à la dump station puis remplissages (gasoil et eau potable) à la station-service, quelques courses, passage à la poste pour envoyer une carte à Oscar qui fêtera son premier anniversaire dans une semaine et nous voilà sur la route. Direction, Kitwanga et la «  route des totems« .

Toujours de magnifiques paysages même si les nuages cachent un peu le sommet des montagnes. Beaucoup de cascades qui font des traces blanches mouvantes dans le vert des flancs des montagnes. Encore un peu de pluie sur la route mais, parfois, on aperçoit un petit morceau de ciel bleu. A midi, nous mangeons face à un glacier. Nous verrons seulement 2 ours dans la journée. A un moment, nous devons nous arrêter pour laisser passer un castor qui traverse tranquillement la route en trainant 2 longues branches. Nous sommes tellement surpris par ce spectacle et occupés à le regarder faire que nous en oublions l’appareil photo !

site-2013-08-19-route021

Nous arrivons dans la région des Gitwangaks, «  les gens de l’endroit des lapins » : c’est une des nations des Gitksens, «  les gens de la rivière Skeena« . La société gitwangake se divise en 4 clans : la grenouille-corbeau, le loup, l’aigle et l’épilobe à feuilles étroites. Ces 4 clans sont représentés sur l’écusson des Gitwangaks (à gauche ; la photo de droite est celle du village Kitwanga en 1899).

site-2013-08-19-kitwanga074bis    site-2013-08-19-kitwanga073bis

Nous nous arrêtons tout d’abord à Kitwancool qui s’appelle Gitanyou en amérindien. Nous arrivons dans un petit village où on ne doit pas trop connaître l’usage de la poubelle : cannettes, sacs plastique, verres papier, … sont jetés n’importe où. Comment se fait-il que ce soit souvent comme ça dans les communautés autochtones ? Les maisons sont souvent entourées d’une sorte de décharge. Ils ne disposent pas de services publics de voirie ?

Par contre, les mâts totémiques sont fabuleux ! Des personnages grandioses, des animaux qui semblent descendre le long du mât la tête en bas. Un panneau explique que ça n’avait aucun rapport avec une religion mais que c’était simplement la « marque » d’un clan avec ses personnages mythiques (grenouille-corbeau, loup, aigle et épilobe). Dans le hall d’un bâtiment, on voit des totems plus anciens (XIX° siècle) alors que ceux qui sont exposés dehors sont plus « récents » : il y en a même un qui est en train d’être sculpté. Ils sont en bois de cèdre (mais est-ce vraiment du cèdre ? On a remarqué que souvent, au Québec du moins, ils appellent le cyprès « cèdre »…). Ces totems étaient polychromes mais il ne reste plus que le rouge des lèvres et le noir des yeux. Malheureusement, le hangar qui abrite également de plus vieux totems était fermé.

site-2013-08-19-kitwancool-totems025    site-2013-08-19-kitwancool-totems055

totems03

totems02

Au village suivant, Kitwanga, nous passons devant un petit parc aménagé avec quelques places de camping (et c’est gratuit ! Même le bois pour le foyer est gratuit. Coordonnées : 55° 06.780 128° 01.372). Nous nous y installons pour la nuit La pluie a cessé ce soir mais les nuages restent bien présents.

Mardi 20 août 2013

Bon anniversaire Chantal ! Le soleil est même de retour pour ce fameux jour. Nous avons enfin dormi sans entendre les gouttes de pluie sur le toit d’Ive. Et ça fait du bien !

Nous ne trouvons pas les totems à Kitwanga et dans Kitseguecia, nous n’en voyons qu’un. Nous allons ensuite à Hazelton visiter le village historique ‘Ksan. En fait, outre l’intéressant Musée avec des objets gitksens, ce sont des maisons en bois plutôt récentes avec une fresque devant et des totems. Les maisons sont fermées, on ignore leur destination et leur contenu. De nouveau sur les totems des personnages intéressants.

site-2013-08-20-ksan006    site-2013-08-20-ksan007

site-2013-08-20-ksan013    site-2013-08-20-ksan019

Nous sommes passés sur un petit pont avec un beau et profond canyon dessous. Route ensuite jusqu’à Smithers où nous retrouvons … Yveline et Marcel. Bivouac ensemble sur le parking de la Library.

Mercredi 21 août 2013

4° au réveil ce matin : dehors, cela va sans dire et 9 à l’intérieur !! Et ce satané de … de chauffage qui ne marche toujours pas ! Si nous n’avions (re)vu que 2 ou 3 fermes hier, aujourd’hui, il y en a nettement plus (fermes d’élevage bovin). On voit aussi quelques champs de céréales qui semblent mûres et de nombreuses prairies. Et nous avons aussi retrouvé la civilisation de la tondeuse à gazon !

Quand nous quittons la route 16 pour prendre la 27 qui conduit à Fort Saint-James, nous longeons encore des forêts d’épinettes desséchées. Quand les troncs morts ont été coupés à certains endroits, il ne reste presque plus d’arbres sur les terrains. Les températures sont montées jusqu’à 21 dans la journée !

Bivouac tout à côté du fort, devant le lac Stuart et nous attendons le coucher du soleil.

site-2013-08-21-fort-saint-james025    site-2013-08-21-fort-saint-james027

Jeudi 22 août 2013

Malgré quelques nuages, nous n’avons pas été déçus par le coucher de soleil. Depuis quelques jours, le soir tombe de plus en plus en tôt. A 21 h 30, il fait nuit alors qu’à Whitehorse le soleil brillait encore à 22 h 30.

Nous allons visiter le Fort Saint-James. C’était un poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson où les fourrures étaient échangées d’abord contre des objets (haches, pièges, fusils, ustensiles de cuisine, …) puis contre de l’argent. Il fut en service de 1806 à 1952. Les pièces qui étaient habitées sont riches d’objets. Dans l’entrepôt général, il reste encore de nombreuses fourrures ainsi que des objets de commerce destinés au fort ou aux autres postes environnants. Le poste de traite fourmille également de marchandises et ustensiles divers. Vers 1887, les grandes clôtures en lisse qui entouraient le fort ont été remplacées par des barrières en bois. Grâce quai de déchargement sur la lac Stuart, également tout en bois, les embarcations amenaient les marchandises et repartaient avec les fourrures.

site-2013-08-22-fort-saint-james001    site-2013-08-22-fort-saint-james003

site-2013-08-22-fort-saint-james006    site-2013-08-22-fort-saint-james007

Au cours de la visite, nous rencontrons une famille de 5 Français : 3 sont de la région de Bordeaux alors que 2 habitent en Colombie Britannique depuis bien longtemps. Francis et Nicole nous invitent à passer les voir à 100 Miles House : c’est sur notre route en allant sur Vancouver.

Dans l’après-midi, nous rejoignons Prince George et son Walmart.

Vendredi 23 août 2013

Sur le parking, on vide la soute d’Ive pour dégager complètement le chauffage. Jean-Jack envoie un coup de soufflette dans le brûleur pour essayer de faire partir une éventuelle crasse, idem au niveau de la pompe. Rien n’y fait. On va essayer de contacter une nouvelle fois Truma puis il faudra peut-être se décider à acheter un petit radiateur à gaz…

Nous nous dirigeons vers Barkerville sur la trace des orpailleurs. En chemin, nous nous arrêtons à Cottonwood House. Il est 17 h 15 et ce centre historique ferme à 17 heures. Par contre, il est possible d’y rester pour la nuit, ce que nous faisons.

Samedi 24 août 2013

Nous avons passé une nuit tranquille bien que dans les « cabins » en location, il y ait un chien et une troupe d’enfants qui couraient sur les planches des trottoirs qui bordent les bungalows (pour parler français…).

Au matin (à 10 heures en fait, heure d’ouverture), nous allons payer notre place de camping (15 $ seulement, visite du site comprise et, en plus, il y avait des douches bien chaudes). Cottonwood House était autrefois, sur la route qui menait aux mines d’or, un centre relais pour les animaux et les hommes. Il reste plusieurs bâtiments bien entretenus et équipés (meubles, vaisselle, objets d’utilisation courante, …). Agréable visite sous le soleil.

site-2013-08-24-cottonwood005    site-2013-08-24-cottonwood007

En route, nous nous arrêtons au vieux cimetière de Stanley : avec un bâtiment (apparemment, d’après les guides, l’ancienne auberge du village mais c’est maintenant marqué « propriété privée »), c’est tout ce qui reste de cette ville florissante fin XIX°, début XX°. Une fois la ruée vers l’or terminée, l’exploitation industrielle de quelques mines d’or achevée, les maisons ont été abandonnées et la ville a cessé d’exister.

site-2013-08-24-stanley012    site-2013-08-24-stanley011

Nouvel arrêt ensuite à Wells. Il y a dans ce village plusieurs maisons ou bâtiments construits dans les années 1920-1930. De nombreuses habitations sont peintes avec des couleurs vives ce qui fait un très joli ensemble. Par contre, quand elles ne sont pas ou peu entretenues, elles semblent dépérir rapidement.

site-2013-08-24-wells026

site-2013-08-24-wells014    site-2013-08-24-wells016

site-2013-08-24-wells019    site-2013-08-24-wells022

site-2013-08-24-wells027    site-2013-08-24-wells024

Enfin, nous voici à Barkerville, but de notre petit périple et fin de la route. Cette ville doit son nom à William Barker, britannique d’origine qui fut un des premiers à découvrir de l’or dans ce coin en 1862, ce qui entraîna bien sûr un afflux d’orpailleurs dans le coin et la naissance d’une ville. Presque entièrement détruite par un grand incendie en 1868, elle fut reconstruite en quelques mois. Les derniers occupants furent expropriés de façon à conserver ce lieu en l’état, l’entretenir et en faire un site historique. Les touristes sont d’ailleurs très nombreux à y venir. Il y a une centaine de bâtiments répartis tout au long de 2 rues. On visite l’intérieur des maisons, des magasins, des échoppes (ou on se contente de regarder par la porte et les fenêtres).

site-2013-08-24-barkerville038

site-2013-08-24-barkerville045    site-2013-08-24-barkerville044

site-2013-08-24-barkerville033    site-2013-08-24-barkerville036

Il y a eu ici une très forte immigration d’origine chinoise (ce qui est le cas dans de nombreux endroits du Canada et plusieurs villes disposent d’un «  Chinatown« ). Une moitié de Barkerville environ constitue le quartier chinois. Ce week-end, il y a la fête de la lune d’automne. Nous attendons donc les festivités chinoises de ce soir et espérons pouvoir rester sur le parking pour la nuit.

Près de notre petit Ive, se trouve le grand RV de Maxine et Robert qui habitent Prince George. Nous discutons longuement ensemble. Ils nous invitent dans leur véhicule pour partager un excellent dessert et c’est en leur compagnie que nous assisterons aux chants et danses chinoises. A part 2 danses au début en groupe, nous avons droit à beaucoup de solos : à 2 ou 3 exceptions près, ce n’est pas terrible. En fin de spectacle, tonnerres et éclairs se mettent de la partie. Nous délaisserons les lampions pour vite rejoindre Ive. Finalement, c’est bien à l’abri, alors que la pluie commence à tomber, que nous assisterons au feu d’artifice qui est tiré à quelques mètres du parking.

site-2013-08-24-barkerville069    site-2013-08-24-barkerville064

Nous restons sur le parking avec 4 autres véhicules dont celui de Maxine et de Bob. Nous ne serons pas dérangés sauf, de temps en temps, par quelques averses. Au matin, le soleil brille…

site-2013-08-24-barkerville000

Dimanche 25 août 2013

Nous allons finir la visite de Barkerville. Quand on ne suit pas la rue principale avec les boutiques et tous les touristes, on a l’impression de revoir la ville telle qu’elle était autrefois. Bien sûr, il doit manquer les odeurs, le bruit, la boue, les mouches… Dans cette partie, on trouve également de nombreux objets ou constructions ayant été utilisés dans les mines. Petit arrêt sur les assemblages des troncs pour construire les maisons ainsi que sur les pancartes des magasins. Tout ça est bien sympa, ça vaut le coup d’y aller et de faire ce détour de 60 kilomètres.

site-2013-08-25-barkerville002

site-2013-08-25-barkerville017    site-2013-08-25-barkerville015    site-2013-08-25-barkerville001

pancartes01

Après cette visite, il nous faut revenir sur nos pas pour rejoindre la ville de Quesnel où nous attend le parking de Walmart.

Lundi 26 août 2013

Direction 100 Mile House. Le paysage est fait de petits vallonnements. C’est une région d’élevage (vaches et chevaux). Les entrée des ranchs, avec leur nom, sont au bord de la route et c’est presque à celui qui a le plus beau porche. Par endroits, l’herbe (rase ou pas) est complètement jaunie : les habitants se plaignent de la sècheresse, du manque de pluie. Nous sommes bien sûr passés par 150 Mile House, 130 Mile House, … Il s’agit en fait de villages qui se sont constitués fin XIX°, début XX° autour des relais qui ponctuaient la route des mines d’or vers Barkerville. La petit « maison du mile 100 » a bien grandi en une centaine d’années.

Grâce aux explications de Nicole, nous arrivons sans difficulté à la maison de Francis et de Nicole, à une quinzaine de kilomètres de 100 Mile House. Ive trouve facilement à se garer auprès du 34 pieds de nos hôtes, dans cette propriété de 4 hectares où les biches se promènent tranquillement. Le Winnebago de Francis, presque 2 fois plus long qu’Ive a en fait la même consommation : 10 aux 100 kilomètres ! Bien sûr, pour Ive c’est du 10 litres alors que pour son grand frère, c’est du 10 … gallons : presque 4 fois plus !

site-2013-08-26-27-francis-nicole053    site-2013-08-26-27-francis-nicole043

Nous avons un super accueil et passons une excellente soirée en leur compagnie ainsi qu’avec Christian, le frère de Francis, Françoise et Florent (ils habitent près de Bordeaux). Très bon apéritif et très bon repas.

Mardi 27 août 2013

Miam, miam, les bons pancakes de Nicole à notre petit déjeuner ! Nous avons raté la visite matinale du cerf mais hier soir la biche était revenue avec ses 2 faons. Francis nous mène à 100 Mile House pour visiter un peu le village, en particulier le Parc de plusieurs dizaines d’hectares. Promenade jusqu’à la petite chute dans le Parc.

site-2013-08-26-27-francis-nicole048    site-2013-08-26-27-francis-nicole050

Menus travaux d’entretien pour Ive dont, en profitant de l’échelle de Francis, le nettoyage du panneau solaire et un petit coup de silicone en spray autour des lanterneaux. Nous passons le reste de la journée et la soirée à discuter, à recueillir renseignements et anecdotes sur la vie au Canada (Francis y habite depuis 1957…). Entre autres délices, Nicole nous fait goûter du saumon fumée, de la truite conservée en bocaux avec des épices et des oignons, des rillettes de truite. Hum ! Florent nous régale de biscuits délicieux et Nicole d’excellentes tartes au citron meringuée et aux fruits.

site-2013-08-26-27-francis-nicole056    site-2013-08-26-27-francis-nicole057

site-2013-08-26-27-francis-nicole060    site-2013-08-26-27-francis-nicole061

Nous leur disons au revoir car ils partent demain de très bonne heure pour accompagner Françoise et Florent à l’aéroport de Vancouver. Nous garderons un excellent souvenir de cette rencontre et espérons bien les revoir. Un peu de pluie pendant la nuit mais quel calme ici !

Mercredi 28 août 2013

Il y a 2 routes possibles pour atteindre Vancouver. Nous choisissons finalement celle qui passe par Whistler et arrive au Nord de la capitale de la BC. Le paysage change avant Lillooet. L’herbe est complètement brulée par manque d’eau puis les collines deviennent plutôt arides et on longe un canyon. Il y a cependant des taches d’herbes vertes : ce sont des prairies ou des pelouses autour des maisons, arrosées. Temps plutôt gris avec un peu de pluie. Bivouac à Lillooet dans un camping gratuit organisé par BC Hydro.

Jeudi 29 août 2013

Route jusqu’à Squamish. Paysage très montagneux, très pentu ; à plusieurs reprises, la route affiche une pente de 13% ! Si les nuages enjolivent bien les montagnes, accrochés aux flancs de celles-ci, à la fin, ils bouchent vraiment la vue. Journée de pluie.

De ce côté, les arbres sont grands, tout est vert. On longe des étendues d’eau joliment vertes et on aperçoit des ruisseaux aux eaux très claires. Nous bivouaquons sur le port de Squamish. De la pluie toute la nuit avec parfois des tonnerres très bruyants !

Vendredi 30 août 2013

Nous parcourons la route marquée «  sea to sky« . Mais aujourd’hui, elle n’est que « sky » car nous sommes encore dans les nuages qui nous empêchent d’apprécier la vue sur l’océan. Nous arrivons à Vancouver. Nous grimpons jusqu’au belvédère de Cypress Park : la ville nous apparait d’en haut mais avec un peu de brume. Comme le temps n’est pas très beau (plus de pluie enfin mais des nuages), nous délaissons pour aujourd’hui la visite du grand Parc Stanley et nous nous promenons en ville. Nous allons d’abord à la «  Library » dont l’architecture évoque le Colysée de Rome et déambulons ensuite entre les grands immeubles.

site-2013-08-30-vancouver029    site-2013-08-30-vancouver026

Un petit tour ensuite vers le Visitor Center et le «  Canada Place » aux allures de bateau. Bonjour les tarifs des parcmètres : 25 cents les 3 minutes ! Heureusement, une voiture s’en va et nous laisse 15 minutes de stationnement ! Vite, une petite visite du «  Marine Building« , grand bâtiment art déco. Assez décevant : plutôt sale à l’extérieur et très sombre à l’intérieur.

site-2013-08-30-vancouver032    site-2013-08-30-vancouver035

Le soleil nous accompagne enfin pour aller voir le «  Canada Place » qui est le bâtiment du Canada pour l’exposition universelle de 1986 de Vancouver. A proximité, sur le port, les hydravions attendent…

site-2013-08-30-vancouver040    site-2013-08-30-vancouver043

Nous allons ensuite nous garer près du Musée d’anthropologie ( MOA) pour être d’attaque demain matin. Mais le musée est sur le campus de l’Université et ce n’est vraiment pas évident de trouver un endroit pour la nuit ! Finalement, nous trouvons le parking d’un collège : pendant le week-end, ce n’est que 6$ pour 12 heures. Après avoir bien hésité, nous décidons finalement de nous acquitter de cette somme (10 km du centre-ville mais quel calme : 49° 16.240 123° 15.494). Nuit très calme, ouf !

Samedi 31 août 2013

Vers 9 heures, un contrôleur vient nous faire remarquer que notre ticket se terminait à 7 heures. C’est vrai et nous allons payer un autre ticket toujours 6 $ mais cette fois pour 24 heures. A plusieurs reprises, des gardes pour la sécurité du campus passeront ainsi que des contrôleurs pour les tickets sur les pare-brise. Il est vrai que nous nous trouvons dans une « zone résidentielle » !

Nous allons visiter le Musée d’Anthropologie ( MOA) qui n’est qu’à quelques mètres de là. Il y a une belle collection de totems et d’objets en bois des premières nations de la région de Vancouver avec, par-ci, par-là, des œuvres plus contemporaines qui sont tout à fait dans la continuité de ces premières œuvres d’art.

site-2013-08-31-vancouver-anthropo003    site-2013-08-31-vancouver-anthropo005

site-2013-08-31-vancouver-anthropo015    site-2013-08-31-vancouver-anthropo020

site-2013-08-31-vancouver-anthropo023    site-2013-08-31-vancouver-anthropo032

Le Musée présente également une collection d’objets qui sont d’ordinaire dans des réserves ou dans d’autres musées. Il y a donc des vitrines (et des tiroirs) où sont mis en valeur des objets de presque tous les continents (vêtements, masques, objets en bois, céramiques). C’est vraiment bien organisé et très intéressant (dans une brochure, on parle de 10 000 objets exposés, dans une autre de 16 000 …).

Retour au parking du campus où nous retrouvons avec joie Esther et Marc (d’ Andorre). : ce n’est pas par hasard car nous nous suivons sur Internet et nous nous étions donnés rendez-vous ici. Agréable soirée pizza.

Dimanche 1° septembre 2013

Tiens, bientôt la rentrée des classes, en France comme au Canada. Aujourd’hui, nous allons visiter le Stanley Park situé au bout Ouest de la péninsule où est installée la ville de Vancouver. Nous déposons Esther et Marc « downtown » et allons jusqu’au Parc. Evidemment, le parking est payant (10 $ pour la journée). Journée très ensoleillée : il fait chaud au soleil mais bien frais dès que nous sommes à l’ombre.

Préparation d’un repas pique-nique et nous voilà sur le sentier de 9 kilomètres qui fait le tour du Parc. C’est bien organisé : un côté pour les piétons, un autre pour les vélos (et les rollers) : heureusement car les cyclistes sont vraiment très nombreux (les piétons aussi d’ailleurs). Nous marchons donc au bord de l’ océan Pacifique et voyons ainsi les différents aspects de Vancouver : les grands immeubles de la ville, le pavillon de l’expo de 1986, le port industriel avec ses montagnes de soufre jaune et de sciure beige, les hydravions, les montagnes dont les habitations semblent peu à peu grimper en altitude, …

site-2013-09-01-vancouver

Dans ce parc se trouvent quelques totems aux couleurs éclatantes (on avait plutôt été habitué au rouge et noir jusqu’à présent). Plus loin se trouve une statue rappelant la sirène d’Andersen sauf qu’elle n’a pas de queue de poisson et qu’il ne s’agit que d’une femme en « watersuit ». Mouettes et autres oiseaux essaient de prendre la pose.

site-2013-09-01-vancouver-stanley008    site-2013-09-01-vancouver-stanley007

site-2013-09-01-vancouver-stanley012    site-2013-09-01-vancouver-stanley015

Nous prenons ensuite un sentier qui traverse le Parc, là où se trouve la forêt dite primitive d’après le guide. Et là, c’est grandiose ! Des arbres très grands aux troncs énormes qui donnent un ombrage très fourni, de la mousse, des fougères; Quand on ne marche pas sur le sentier et qu’on serpente un peu entre les arbres, on sent sous ses semelles d’épais tapis d’aiguilles. Ça fait très moelleux !

site-2013-09-01-vancouver-stanley023    site-2013-09-01-vancouver-stanley029

Retour au parking avec ce soir une soirée « tortillas » ! Hum !

Lundi 2 septembre 2013

Jour férié aujourd’hui au Canada : comme tous les premiers lundis de septembre, c’est la fête du travail. A propos de travail, à Vancouver (mais aussi dans d’autres villes), nous avons vu plusieurs personnes faire les poubelles à la recherche de cannettes et de bouteilles plastique….

Nous accompagnons Esther et Marc au Parc Stanley. On se donne rendez-vous soit dans les parcs étatsuniens, soit vers San Francisco milieu octobre. Nous allons ensuite sur la rive Nord.

Au canyon Capilano, nous faisons demi-tour devant le prix d’entrée : 5 $ le parking puis 33 $ pour les seniors et 35 pour les adultes ! Tant pis, nous n’irons pas danser sur le pont suspendu !

Nous allons ensuite jusqu’au bout de la route dans le parc provincial Cypress (domaine skiable). Enfin, nous mettons beaucoup de temps à trouver l’entrée du Lighthouse Park. Nous parcourons de petites routes en bordure d’océan avec des maisons particulièrement cossues et de beaux jardins aux arbustes bien taillés. C’est le même genre de quartier résidentiel qu’autour du campus où nous avons dormi : grandes maisons avec jardins luxuriants. D’ailleurs, dans Vancouver, nous sommes souvent passés devant des maisons avec beaucoup de végétation : arbres, arbustes, fleur. Le climat est relativement doux ici (peu de froid) et très pluvieux. Certains disent qu’il ne pleut pourtant que 8 jours par semaine… C’est le cas aujourd’hui mais le soleil finira par apparaître en fin de matinée.

Pour en revenir au Lighthouse Park, c’est un petit bout de l’ancienne forêt intacte. Nous sommes restés éblouis par la grosseur et la hauteur des arbres, certains bien plus gros que les plus gros du Stanley Park d’hier. Renseignements pris, il y a des «  Red Cedar » qui sont de la famille des cyprès (des pseudotsuyas) et des «  Douglas Fir » qui sont des Pins de Douglas ou des Pins d’Oregon (petit clin d’œil à Georges). Vraiment impressionnants ces arbres de cette taille ! L’ensemble donne une atmosphère très humide, très sombre.

site-2013-09-02-vancouver-lighthouse038    site-2013-09-02-vancouver-lighthouse043

site-2013-09-02-vancouver-lighthouse053    site-2013-09-02-vancouver-lighthouse046

Finalement, dans l’après-midi, nous prenons la direction de Horseshoes Bay pour voir si on peut réserver une place sur le ferry pour l’ île de Vancouver pour ce soir ou demain Pas de problème, nous allons immédiatement nous placer dans la file d’attente et partons 2 heures plus tard. Petite traversée tranquille de 1 heure 40 sur une mer d’huile et à 19 heures nous accostons à Nanaimo. Une vingtaine de kilomètres plus loin, nous arrivons au parking de Walmart.

Mardi 3 septembre 2013

Ce matin une bonne douche pour nous à la piscine municipale et une « landromat » pour le linge. Nous rencontrons Paul qui a émigré de France vers le Canada en 1952 ! Ça lui fait bien plaisir de parler français et de nous raconter un peu sa vie. « Vous m’avez fait ma journée » nous dit-il.

Dans l’après-midi, nous retournons au parking de Walmart où nous avons rendez-vous avec Yveline et Marcel. Ça fait plaisir de se revoir ! Nous nous donnons des nouvelles réciproques sur là où nous sommes allés et là où nous allons.

La pluie, abondante ce matin, a cessé en début d’après-midi. Demain, la météo prévoit une journée ensoleillée mais le reste de la semaine devrait être très pluvieux. C’est de saison….

Mercredi 4 septembre 2013

Nous prenons la route de Tofino de l’autre côté de l’île. Nous nous arrêtons tout d’abord aux «  Little Qualicum Falls« , chutes superposées séparées par un bassin naturel creusé dans le roc. Un agréable sentier dans la forêt permet de passer du niveau inférieur au niveau supérieur.

site-2013-09-04-qualicum-falls006    site-2013-09-04-qualicum-falls004

Ensuite, nous nous promenons dans «  Cathedral Grove« . C’est encore une forêt pluviale, un mélange de thuyas, de pins d’Oregon et d’autres résineux « hemlock ». Là, les arbres semblent encore plus hauts et plus grands qu’à «  Lighthouse Park« . Il y a en particulier un Douglas Fir (un pin d’Oregon) âgé de 800 ans environ et qui mesure 76 mètres de haut et 10

mètres de circonférence ! Quand on regarde la cime de ces arbres, ça donne le tournis ! Qu’est-ce que ça va être avec les séquoias ! Une tempête en 1990 a abattu nombre de ces géants mais, même à terre, ils restent bien impressionnants. Le dessous de ces arbres est très humide : beaucoup de fougères, de mousses et de lichens qui décorent les branches comme des guirlandes.

site-2013-09-04-cathedral-grove024    site-2013-09-04-cathedral-grove016

site-2013-09-04-cathedral-grove029    site-2013-09-04-cathedral-grove018

site-2013-09-04-cathedral-grove019    site-2013-09-04-cathedral-grove043

site-2013-09-04-cathedral-grove036    site-2013-09-04-cathedral-grove042

Nous continuons notre route jusqu’à Port Alberni où nous trouvons un bivouac sur un parking près du port.

Jeudi 5 septembre 2013

En suivant la «  Pacific Rim Highway » (HWY), nous arrivons à la réserve de Parc National Pacific Rim. La route est plutôt sinueuse et étroite. La forêt est très proche du bord de la route et l’intérieur est parfois très sombre. Nous voyons aussi des parcelles aux arbres coupées (bien qu’en général, les forestiers laissent un morceau de forêt de part et d’autre de la route) et de nombreux camions transportant du bois (à Port Alberni où se trouvent de grandes scieries, c’étaient des camions chargés de planches…). Toujours quelques feuillus aux feuilles jaunies.

Nous allons jusqu’à la plage sud (quelques surfeurs débutants) : de nombreux bois flottés sont entassés sur la sable. Nous sommes en bordure de l’ océan Pacifique alors, au loin, mais vraiment très loin, on imagine l’ Australie !

site-2013-09-05-pacific-rim056    site-2013-09-05-pacific-rim052

Nous allons visiter le Centre d’accueil Kwisitis, essentiellement sur les Premières Nations Nuu-chah-nulth (« le long des montagnes ») qui habitent sur cette île depuis des milliers d’années. Ils étaient 31 000 en 1774 et seulement 3 500 un siècle plus tard. Les maladies européennes étaient passées par là.

Nous terminons notre trajet à Tofino qui est au bout de la route où nous voulons passer la nuit mais c’est un village de bord de mer, très « résidentiel ». Tout stationnement est pour une heure ou 2, ou avec un permis spécial ou interdit de 11 PM à 6 AM. Nous n’avons jamais vu autant de panneaux limitant ou interdisant le stationnement ! La ville a dû dépenser une fortune dans leur achat ! Nous faisons demi-tour. Le camping du Parc est plein (« no vacancy ») et tous les parkings du Parc sont bien évidemment « no overnight ». Nous trouvons finalement à nous poser dans un camping un peu miteux (Long Beach Campground) qui a au moins l’avantage d’être dans la forêt et particulièrement calme.

Vendredi 6 septembre 2013

Nous retournons donc dans le Pacific Rim National Parc où nous faisons les 2 balades proposées dans le site de la forêt pluviale. Et c’est toujours aussi impressionnant, fantastique ces grands et gros arbres, debout ou à terre, cette mousse, ces lichens, ces fougères, cet enchevêtrement de végétation. Ajoutez à cela le murmure d’un ruisseau et le chant des oiseaux ! Les photos ont du mal à rendre compte de la grandeur des arbres et de la richesse de la forêt. Nous cheminons sur un sentier de bois où passerelles et escaliers s’appuient sur les arbres morts, contournent les vivants, enjambent d’énormes troncs. On traverse d’abord une jeune forêt d’une cinquantaine d’années qui a repoussé sur une zone dégagée pour installer une antenne puis on rentre dans ce qui reste de la forêt primitive avec des arbres qui sont, pour certains, plusieurs fois centenaires.

site-2013-09-06-foret-pluviale023    site-2013-09-06-foret-pluviale001

site-2013-09-06-foret-pluviale013    site-2013-09-06-foret-pluviale017

On apprend, au gré des panneaux d’interprétation, qu’il ne reste plus que 10% de la forêt originelle. Mais où ? Au Canada, à Vancouver, dans la Colombie Britannique ? En voyant ces énormes thuyas ( western red cedar) que les Indiens utilisaient pour leurs embarcations ou leurs habitations, on se demande comment ils faisaient pour les abattre et les transporter même si on peut imaginer qu’ils devaient travailler le tronc sur place.

Nous reprenons la route 4 ensuite qui nous ramène à Nanaimo, sur le parking de Walmart, of course ! Et notre chauffage/eau chaude dans tout ça ? Un courrier d’une responsable de Truma nous apprend l’existence d’une led sur le corps même de l’appareil (en plus de celle qui se trouve sur le bouton de commande). Son clignotement doit nous renseigner sur le type de panne. Nous observons : la led effectivement clignote lorsque l’appareil se met en panne. Différents éclats : un bref, 4 lents, un bref, un lent, un bref. Nous envoyons ces renseignements et la responsable nous répond : « Le code indiqué est le no. 122. Cela correspond à un problème avec l’arrivée de gaz ou bien une alimentation électrique irrégulière ou bien un problème de platine. Veuillez prendre rendez-vous dans un centre technique agrée mentionné dans la liste ci-joint. »

Bien sûr, la liste des centres techniques qu’elle joint est celle des centres en France ! Marrant, n’est-ce pas ? Bon, on veut bien comprendre que nous ne sommes pas le centre de ses préoccupations et qu’elle a peut-être oublié que nous sommes en Amérique pour un temps assez long. Nouveau mail pour le lui expliquer. Nous attendons sa réponse…

Samedi 7 septembre 2013

De Nanaimo nous allons jusqu’à Chemainus pour y voir des fresques sur les murs de la ville. Nous nous promenons à travers le village et admirons bon nombre de ces peinture murales de styles différents, de sujets différents. Toutes sont en très bon état, le village est fleuri, c’est très agréable.

site-2013-09-07-chemainus-fresques017

site-2013-09-07-chemainus-fresques008

site-2013-09-07-chemainus-fresques010    site-2013-09-07-chemainus-fresques011

site-2013-09-07-chemainus-fresques015    site-2013-09-07-chemainus-fresques019

Nous allons ensuite à Duncan : la ville est parsemée de totems. Ce sont des sculptures récentes. C’est intéressant de voir la continuité entre les totems plus anciens que nous avions pu voir à plusieurs reprises ( Kitwanga, Vancouver en particulier) et ces créations contemporaines. On note quelques (rares) visages souriants alors que tous les autres (tant des animaux que des humains, tant sur les anciens que sur les modernes) sont plutôt sévères et même effrayants. Alors que jusqu’à présent on n’utilisait que le rouge et le noir, le choix des couleurs est plus important ici.

site-2013-09-07-duncan-totems001

site-2013-09-07-duncan-totems002

Dans le village, nous croisons Lia et Luciano, un couple d’Italiens que nous avions déjà rencontrés à Smithers. Sur les conseils d’un habitant de l’île rencontré à Port Alberni, nous décidons, pour rejoindre Victoria, de faire le grand détour par Port Renfrew en prenant la route 18 juste avant Duncan. Et nous ne le regrettons pas. C’est une jolie petite route dans les bois, tranquille, en très bon état (quelques portions ont été goudronnées l’an dernier). Il y a de nombreux endroits de coupes à blanc. C’est plutôt impressionnant ces endroits rasés, sans plus de vert lorsque la coupe est récente, avec la forêt aux alentours. Les arbres semblent dire « à qui le tour demain ? »

site-2013-09-07-route050    site-2013-09-07-route047

Nous nous arrêtons au camping de Lizard Lake dans une « recreation site » un peu avant Port Renfrew au beau milieu d’un bois. Aucun tarif n’est affiché à l’entrée mais dans la soirée une employée passe encaisser : seulement 8 $ pour la nuit (tarif senior).

Dimanche 8 septembre 2013

Nous continuons notre route vers Victoria, capitale de la British Columbia. Toujours une route sinueuse avec des forêts et des parcelles coupées. On suit la côte et le brouillard est là. Nous apercevons de rares fois l’océan en contrebas.

A Victoria, c’est dimanche. Avantage : peu de circulation en ville et le parking que nous trouvons dans une rue transversale par rapport au Parlement n’est pas limité en heures. Inconvénient : le Parlement est fermé aujourd’hui. Nous allons visiter le Royal BC Museum mais nous commençons à avoir vu et revu ce qui est exposé : rares totems dans une pièce plutôt sombre, objets amérindiens, accumulation de masques, reconstitution de milieux naturels et de maisons (très bien fait comme d’habitude dans les musées canbadiens). Il y a aussi une intéressante exposition temporaire sur la course entre Scott et Amundsen pour atteindre le pôle sud en 1912.

site-2013-09-08-victoria054    site-2013-09-08-victoria062

site-2013-09-08-victoria059    site-2013-09-08-victoria060

Après une promenade dans les rues, nous allons aux bureaux de Black Ball pour se renseigner sur le ferry qui demain nous conduira aux Etats-Unis. Celui de 10 h 30 est complet nous dit-on mais si nous faisons la queue de bonne heure, nous aurons 20% de chance d’avoir une place. Alors, complet ou pas complet ? On se croirait presque à Trabzon en Turquie… Nous partirons donc à … 6 h 10 ! A 19 h 30, nous venons donc nous ranger sur le parking d’embarquement pour y passer la nuit. Comme nous sommes à 2 pas du centre-ville, nous en profitons pour avoir un aperçu de Victoria by night : très sympathique d’ailleurs.

site-2013-09-08-victoria063    site-2013-09-08-victoria064

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *