Basse Californie (Mexique)

Du samedi 9 au 23 novembre 2013

 

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Samedi 9 novembre 2013

La frontière n’est pas loin (55 kilomètres). Heureusement que, grâce aux récits d’autres voyageurs nous sommes au courant que nous devons laisser le papier de l’immigration US au poste US à la frontière (pour prouver que nous sommes bien sortis du pays) et qu’on doit passer au bureau de l’immigration mexicaine ainsi qu’au service des véhicules côté mexicain car sinon on peut facilement passer sans rien voir ni faire. Autant d’un côté que de l’autre, rien n’est indiqué !

Heureusement aussi que nous sommes avec Yveline et Marcel : on apprécie vraiment d’être à 2 (enfin, à 4) pour accomplir toutes les formalités.

Côté étatsunien, le bureau se trouve dans un grand bâtiment juste avant la frontière, entouré de très hautes grilles métalliques, qu’il faut contourner pour trouver l’entrée. Très rapide. Nous passons le poste frontière et sommes « fouillés » : un douanier monte dans le véhicule, ouvre 2 placards et c’est tout, ça dure au moins 20 secondes ! Et voilà, on pourrait très bien partir comme ça sauf qu’il nous faut un visa d’entrée sur notre passeport et un permis de circuler pour notre véhicule (on pourrait le prendre à La Paz car ce n’est pas obligatoire en Basse Californie mais nous préférons tout régler maintenant). Nous trouvons un parking un peu plus loin (enfin des prix « normaux » : 20 pesos pour une heure soit environ 12 centimes d’euros !). Un peu plus tard, il faudra qu’on ramène le véhicule à la frontière pour qu’un agent puisse vérifier que le numéro de série marqué sur la carte grise correspond bien à celui du fourgon). En tout, ça durera 3 heures mais tout dans la bonne humeur. C’est la première fois que nous passons une frontière en riant autant ! En particulier dans le premier bureau où nous allons, le douanier (qui n’arrête pas de nous dire qu’il a beaucoup de travail aujourd’hui et qui donne d’énormes coups de tampons sur les documents, certainement pour pallier à leur mauvais encrage) s’occupe de tout pour nous faire plaisir. Il veut même nous faire les photocopies nécessaires pour le permis de circulation. Malheureusement, celle-ci tombe en panne et ses tentatives pour la réparer sont épiques mais inefficaces. Il essaye en vain de tout démonter, enlève une pièce qu’il n’arrive jamais à remettre en place, … Quelle rigolade ! Bref, c’est long mais nous avons enfin tous nos documents

Ensuite, nous allons à notre premier restaurant mexicain (encore des prix intéressants : 9 euros pour 2 avec les boissons !)

Puis, direction Ensanada sur la côte Pacifique à environ 140 kilomètres de là. Nous retrouvons bien sûr les mêmes collines pelées et rocailleuses qu’avant la frontière. Mais ce qui est nouveau, ce sont les panneaux « ALTO » qui ont remplacé les « STOP » et les conducteurs à la conduite un peu « ole-ole ». Nous retrouvons avec plaisir les indications de distance et de vitesse en kilomètres (tiens, leur abréviation pour « mètres » est « mts »). Ce qui change aussi, c’est le nombre de policiers et de véhicules militaires aperçu sur les routes.

Nous savons qu’il y a un Walmart avec un parking accueillant en ville (bon, d’accord, ça ne nous changera pas trop de nos habitudes étatsuniennes) mais les coordonnées que nous avons sont mauvaises. Après avoir demandé, 2 Mexicains sur de petites motos se mettent devant nos 2 véhicules et nous conduisent à bon port. Vraiment sympa car ce n’était pas du tout facile à trouver.

Dimanche 10 novembre 2013

Le kiosque info-tourisme est peu fourni : un plan de la ville et un dépliant de 4 pages sur la Basse Californie (BC) . La librairie indiquée sur le guide n’existe plus. A l’info tourisme on nous en indique 3 mais nous n’en trouverons qu’une seule et encore pas exactement à l’endroit marquée sur le plan ! Il n’y a pas le livre que nous cherchons sur les campings au Mexique.

Nous commençons à descendre vers le sud de la BC : la route est meilleure quand on sort de la ville. Encore des collines et aussi quelques cultures. Nous allons jusqu’à Ejido Erindira, au port voisin de Puerto San Isidor. Nous nous promenons dans la rue de Erindira : 3 églises dans ce petit village de 2 300 habitants (et encore, nous n’avons pas tout parcouru). La rue principale est asphaltée sinon, c’est de la terre rouge et de la poussière. Quelques magasins, quelques pêcheurs aussi : mais de quoi vivent les gens ici dans ce village retiré (on y arrive après 20 kilomètres de route sinueuse en cul de sac) ?

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Nous pouvons bivouaquer sur le parking du petit restaurant du port face à la mer. Soleil couchant en compagnie des mouettes (à 16 h 45, le soleil a complètement disparu derrière l’horizon et à 17 h 30, nuit noire !).

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Lundi 11 novembre 2013

Jour férié aux Etats Unis (journée des vétérans), jour férié en France (armistice de la guerre 14-18) et jour férié chez Ive (anniversaire de Jean-Jack)… Pour fêter cet évènement (l’anniversaire), nous avions donné rendez-vous à Yveline et Marcel pour manger ensemble au restaurant. Heureusement que hier nous avions repéré une pancarte qui indiquait un restaurant et que le propriétaire a bien voulu nous préparer un petit repas alors qu’il est fermé en semaine. Petit repas mexicain simple avec du bon poisson grillé, du riz et des haricots. Nous décidons de rester une nuit supplémentaire sur ce parking et continuons à profiter de l’activité des pêcheurs. Ce matin, ils avaient commencé à mettre à l’eau vers 5 heures. Une ou 2 heures après, certains bateaux étaient sortis de l’eau, certainement après avoir retiré leurs filets. Dans l’après-midi, d’autres bateaux sont remontés par des 4×4 ou tirés depuis la rampe de mise à l’eau par un très vieux tracteur tout rouillé.

Nous mettons au point notre futur trajet jusqu’à Mexico Ciudad : cela doit se faire en un mois (décollage le 12 décembre). Le camion est tout poussiéreux car on a quelques centaines de mètres de piste pour arriver au port : tant pis, on le lavera quand on en aura fini avec les pistes…

Mardi 12 novembre 2013

Nous reprenons la route. Nous devons retrouver Yveline et Marcel en fin de semaine pour aller voir ensemble des peintures rupestres. Nous traversons une région agricole (San Vicente, Vicente Guerrero, San Quintin) : des champs de cactus (oui, oui, au goutte à goutte ; il parait que c’est bon à manger, on espère bien trouver un restaurant pour goûter ça), des choux, des fraisiers, …

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Et puis des dizaines et des dizaines d’hectares d’immenses serres dont certaines ont les côtés ouverts et où on voit des framboisiers et des fraisiers. D’autres sont entièrement fermées et ils nous semblent apercevoir des tomates. Nous longeons un domaine avec serres, bâtiments, camions, cars pour le transport du personnel sur plusieurs kilomètres.

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Nous aimerions nous arrêter au bord de l’océan pour la nuit mais difficile de savoir par où y aller, on n’ose pas trop s’aventurer sur les pistes. Nous arrivons à RV Park à El Labellon : l’océan n’est pas loin mais ce n’est pas tout à fait ça. Au moins aurons-nous l’électricité pour bien recharger nos batteries et une douche chaude pour environ 7 euros. C’est notre premier camping au Mexique : c’est sûr que ce n’est pas le luxe !

Mercredi 13 novembre 2013

Nuit très calme d’autant plus que nous sommes les seuls clients du camping ! Pendant que nous cuisinons dehors, le gérant amène son fauteuil et vient s’installer avec nous pour papoter un peu. Il nous explique que, depuis 4 ans, il n’y a pratiquement plus de touristes des USA ou du Canada le pays étant réputé dangereux. C’est effectivement ce que beaucoup de monde nous disait quand on expliquait qu’on allait traverser le Mexique.

Après un coup de fil au grand petit Rio (5 ans aujourd’hui), en route vers Cataviña, le « désierto central » et la vallée des cierges (valle de los cirios). Effectivement, nous voyons très vite différentes sortes de cactus : des figuiers de Barbarie, des petits tout ramifiés et très épineux, de grands candélabres, des petits avec des piquants rougeâtres, et puis, bien sûr, les cierges. Ce dernier cactus ressemble à un tronc d’arbre, fin et élancé, recouvert de courts rameaux épineux. Après San Augustin, tous ces cactus poussent au milieu d’amas rocheux. Assez spectaculaire !

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La journée n’a pas été aussi chaude que celle d’hier : seulement un maximum de 33° sur la route contre 43 hier… Mais, dès que le soleil est couché, ça se rafraichit bien. Nous nous arrêtons à Cataviña et, à l’hôtel, on nous autorise à bivouaquer sur le parking arrière. Très tranquille, dommage que nous ayons en bruit de fond le moteur de l’air conditionné à moins que ce ne soit une génératrice (d’après le guide, le village n’est alimenté en électricité que de 17 h à 22 h).

Jeudi 14 novembre 2013

Nous continuons à travers la Vallée des Cierges et ses cactus de différentes formes et grandeurs. Nous quittons ensuite la route n 1 pour aller 65 kilomètres plus loin à la Bahia de Los Angeles. De nombreux hôtels et campings mais, soit que le besoin ait été surestimé, soit que le flot des touristes se soit tari devant la soi-disant « dangerosité » du pays, nombreux sont abandonnés et en ruine. C’est d’ailleurs dans un ancien camping que nous trouvons enfin un bivouac sur une plage en compagnie des mouettes et des pélicans. Au loin, nous voyons passer une bande de dauphins qui n’arrêtent pas de faire des pirouettes. Un peu loin pour l’appareil photo mais avec les jumelles, nous profitons bien du spectacle.

Journée encore chaude (30, 31°) mais soirée fraîche. Au matin, nous aurons même droit au lever de soleil sur la baie.

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Vendredi 15 novembre 2013

Les mouettes et les pélicans ont veillé sur notre sommeil qui fut bien tranquille. Nous retournons au village et trouvons une connexion WiFi à la petite épicerie juste à l’entrée. Ce n’est pas très rapide mais nous pouvons lire nos mails, y répondre et mettre le site à jour. A côté se trouve une « taqueria » : les tacos au poison feront notre affaire. Nous retournons ensuite à notre plage (28° 58.139 – 113° 32.809). Les rafales de vent nous envoient du sable et nous obligent à nous retirer un peu du bord de l’eau. Les dauphins ne sont pas revenus ce soir, tant pis ! La lune presque pleine donne des reflets argentés à l’eau.

Samedi 16 novembre 2013

Nous traversons la Basse Californie dans sa largeur, du Golfe de Californie à l’Océan Pacifique jusqu’à Guerrero Negro. Encore quelques cierges et des cactus candélabres puis un désert avec rien. Nous passons un barrage de militaires (questions habituelles, qui êtes-vous, d’où venez-vous, où allez-vous) et, à l’entrée de la Basse Californie Sud (BCS) une inspection sanitaire : il faut payer 20 pesos (1,20 €) une fumisterie de brumisation qui, soi-disant, désinfecte le dessous du véhicule ! A la question « avez-vous des fruits ? » nous avons répondu « oui, une orange » et nous sommes passés. Il parait qu’on ne peut pas passer les fruits d’une région du Mexique à une autre. Bizarre ! En passant en BCS, nous avons changé d’heure : fini le fuseau horaire du Pacifique, nous avançons nos montres d’une heure.

A Guerrero Negro, ancienne ville industrielle qui a gardé ses salines, impossible de retirer de l’argent à la banque avec nos cartes ou de payer les commerçants avec : ça ne marche pas. Nous avons le temps de rejoindre San Ignacio, notre prochaine étape, avant que le nuit commence à tomber à 17 h 45 (et non plus 16 h 45). Nous traversons une région désertique avec, par ci par là, de nombreuses « maisons » abandonnées (ou peut-être jamais terminées) ainsi que quelques grandes exploitations agricoles. Encore un barrage avec les mêmes questions : les militaires semblent très jeunes. Nous arrivons au camping de San Ignacio où nous avions rendez-vous demain avec Marcel et Yveline (27° 17.818 – 112° 53.904). Eux aussi sont déjà là.

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Dimanche 17 novembre 2013

Après des kilomètres et des kilomètres de désert et de cactus, nous sommes entrés ici, à San Ignacio dans une véritable oasis. Le camping Los Petates est au milieu des palmiers dattiers, avec un petit plan d’eau. Nous allons au village voir la « mission » qui est aussi l’église du village. Elle a été commencée sous la domination des Jésuites vers 1728. Façade blanche avec des encadrements de pierres rouges. La place du village, sans kiosque central, est bien entretenue et très ombragée quelquefois par des ficus qui sont ici de très grands arbres.

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Nous pouvons faire le plein d’eau potable à un des robinets de la place et trouvons une connexion Wifi pour 20 pesos l’heure. Retour au camping où, avec l’aide de Marcel, on démonte et arrange le dessous du siège passager dont le tissu s’était déjà redéchiré. Nous nous mettons d’accord avec le gérant du camping, Manuel pour qu’il nous emmène voir les peintures rupestres de la Cueva del Raton. C’est à environ 80 kilomètres d’ici, nous irons avec son 4×4. Il faut, de plus, un guide, une autorisation d’accès au site, un permis de photographier. Nous serons finalement 8 à faire cette « expédition » pour 23 $US par personne, tout compris soit 2 760 $M. Au Mexique, la monnaie est le peso (1 peso égale environ 0,058 euro) dont l’abréviation est MN et le symbole $M…

Journée nuageuse plutôt fraîche, seulement 20-25° !

Lundi 18 novembre 2013

Départ à 8 heures ce matin en compagnie de 2 jeunes Portugais (Sarah et Pietro), 2 jeunes Australiens (qui voyagent tous à vélo), Yvelyne et Marcel. Nous prenons place dans le 4×4 de Manuel pour la Sierra de San Francisco. Quand nous quittons la route principale, ça commence assez vite à monter et bientôt, nous avons un magnifique paysage sous les yeux. On s’arrête le long d’un canyon.

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Manuel nous fait connaître et goûter le fruit d’un cactus la pitaya. Un peu le goût de la pastèque mais en plus fruité.

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Sur les derniers kilomètres, l’asphalte disparait et nous nous trouvons sur une piste bien cahoteuse. Nous ne serions jamais venus là avec nos véhicules ! Nous allons jusqu’au « village » de San Francisco de la Sierra. Quelques masures ou constructions recouvertes le plus souvent de tôle ondulée, 2 « jolis » bâtiments (ce sont 2 églises) et une école qui compte une quarantaine d’enfants. Mais il y a un « bureau » de l’INAH (Institut National d’Anthropologie et d’Histoire) où il faut s’inscrire et récupérer un guide pour la visite de la grotte aux peintures rupestres des indiens Cochimis. En fait, le guide est surtout celui qui dispose de la clé pour ouvrir le cadenas de la grille donnant accès à cette grotte qui est plus un surplombe rocheux qu’une grotte. On aperçoit quelques silhouettes d’animaux (cervidés et un puma) et d’humains levant les bras (parait-il que c’est un signe chamanique) en rouge et noir. C’est un peu décevant mais pour voir des peintures rupestres sur 150 mètres de long, il aurait fallu partir pour 3 jours, faire des heures de 4×4, quelques heures à dos de mule, …

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On s’arrête plus loin pour voir quelques pétroglyphes parait-il antérieures aux peintures rupestres. Difficile de savoir si ces représentations sont bien anciennes : en particulier, celles du soleil nous semblent bien « modernes ».

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Retour au camping dans l’après-midi, nous décidons d’y prolonger notre séjour jusqu’à demain matin. Nous y rencontrons Julien, un jeune cycliste de la Loire. Nous assistons à la cueillette des dattes : une personne est montée en haut du palmier, coupe les régimes à la machette et les laisse glisser le long d’une corde. Spectaculaire !

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Mardi 19 novembre 2013

Nous disons au revoir à tous les cyclistes et nous allons jusqu’à Santa Rosalia où se trouve une église selon les plans de Gustave Eiffel : toute en fer, bien sûr; Surprenant !

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Nous visitons également les bureaux de l’ancienne compagnie minière de cuivre Boléo (compagnie française) qui ont été transformés en petit musée (gratuit). Nous y retrouvons Yveline et Marcel.

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Santa Rosalia est une petite ville avec plein de boutiques pour les gens du pays. Les rues principales sont goudronnées et disposent de trottoirs. Les rues sont très animées. Nous faisons route ensuite vers Loreto. Le paysage change. S’il y a toujours des cactus candélabres, on commence à voir aussi des arbustes bien verts, quelques arbres et même de l’herbe verte parfois au bord de la route. Nous traversons des montagnettes déchiquetées et, à plusieurs reprises, ce qui nous parait être des coulées de lave. La route longe plu ou moins la côte. Quand nous nous en approchons, on voit une magnifique mer bleue et des plages paradisiaques. La plupart sont occupées par de grands camping-cars ou de grandes vacances : étatsuniens ou vacanciers locaux ?

Il a fait très chaud dans la journée au soleil. A Loreto, nous trouvons un bivouac tranquille au fond du Malecon avec, en plus l’excellent Wifi de l’hôtel Oasis.

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Mercredi 20 novembre 2013

Bonne nuit à côte des vagues de l’océan. Et ce matin, en nous promenant dans les rues de la ville, nous retrouvons Yveline et Marcel. Ce soir également et nous bivouaquerons ensemble dans les rues de Ciudad Constitucion.

Nous nous promenons dans la ville aux rues pavées très agréables et particulièrement calmes. Peu de monde. Nous trouvons même un office du tourisme.

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Après quelques courses, nous partons vers la mission San Javier à 35 kilomètres de Loreto. La route est goudronnée jusqu’au bout mais il y a juste quelques passages sans revêtement. C’est dû aux dernières pluies de l’été qui ont emporté une partie du goudron ou entrainé terres, graviers et rochers sur la route. A plusieurs endroits, des travaux sont en cours pour déblayer tout ça et tout reste donc parfaitement roulable. Nous traversons aussi quelques gués mais il y a très peu d’eau en ce moment, juste quelques centimètres. Joli paysage avec toujours des candélabres mais aussi de l’herbe et des arbres. Le long du petit cours d’eau, des palmiers poussent. Le village de San Javier est dans une petite oasis. La mission a été construite de 1699 à 1757 sous la domination jésuite.

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A plusieurs reprises, nous voyons des vautours . Espérons qu’ils n’aient pas l’intention de nous mettre à leur menu !

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Retour par la même route vers la Mex1 où, là aussi, à plusieurs reprises, nous voyons les dégâts occasionnés par les pluies violentes dans cette région. Nous traversons la Sierra de la Giganta. Montagnettes déchiquetées là aussi, toujours des arbustes et des candélabres. Nous y rencontrons un couple de jeunes français à vélo, étudiants à Montpellier. Nous continuons en direction de La Paz où nous devons pendre le ferry qui nous mènera sur le continent. Arrêt donc à Ciudad Constitucion sur une petite place.

Jeudi 21 novembre 2013

Route jusqu’à La Paz, capitale de la Basse Californie du Sud sur le golfe de Californie. Nous allons jusqu’à l’embarcadère des ferries à Pichilingue où nous retrouvons nos compagnons de route. Renseignements pris et réservation faite (en donnant seulement notre nom), nous partirons demain après-midi avec la compagnie TMC (Transportación Marítima de California) qui est nettement moins chère que la Baja Ferry (les embarcadères et lieux pour prendre les billets sont au même endroit, à Pichilingue).

Retour au centre-ville de La Paz. Le musée d’histoire et d’archéologie est en réfection. Une seule salle est ouverte pour l’instant avec des scènes de vie des habitants de la péninsule autrefois (préhistoire et plus récent) ; les panneaux explicatifs ne sont pas encore mis en place. Nous faisons quelques courses au … Walmart du coin et rejoignons Yveline et Marcel pour une dernière soirée ensemble.

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Vendredi 22 novembre 2013

Ce matin, c’est avec un peu de tristesse que nous leur disons au revoir. Ils ne partiront de La Paz que Dimanche pour aller à Los Mochis et feront ensuite un autre trajet que nous. Nous comptons bien nous revoir dans un coin du monde, peut-être en France…

Nous longeons le beau Malecon de La Paz pour la 5° fois et revenons au port de Pichilingue. Il faut d’abord passer la douane (et oui, bizarre, une douane entre 2 provinces d’un même état) mais c’est encore un douanier qui rigole et il ne vérifie que notre permis d’importation du véhicule et un passeport. Ensuite, il faut passer sur la balance (enfin, pas nous mais Ive qui reste sagement à 3,5 tonnes comme autorisé) et se faire mesurer (toujours Ive avec ses 6 mètres). Le prix du billet est en effet fonction de la catégorie du véhicule : nous sommes juste un van (« pick-up y vannete comerciales« ) et surtout pas un camping-car (« motorhome« ). La différence entre les catégories est vraiment sensible ! (tarifs sur leur site : http://ferrytmc.com ). Nous payons au final 4 100 pesos pour Ive et un conducteur et 950 pesos pour un passager (soir au total un peu moins de 300 euros). Ensuite, il ne reste plus qu’à attendre devant le ferry qu’on nous appelle pour monter. C’est long ! L’embarquement des véhicules commence à 13 h 30 et se termine vers 17 heures ! Nous montons seulement vers 15 h 30 et sommes installés sur le pont supérieur, à l’air libre (nous avions signalé à l’embarquement que nous souhaitions dormir dans notre véhicule). Il parait que ce n’est pas possible avec la Baja Ferry. Prévu pour 16 heures, le départ a finalement lieu à 17 heures. Les véhicules sont particulièrement serrés !

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Nous comprenons la différence de prix entre les 2 compagnies : le bateau est assez vétuste avec des traces de rouille un peu partout et assez sale. Seulement une salle avec des fauteuils qui doivent dater de Mathusalem, les sanitaires ne sont pas propres, … Heureusement que nous pouvons nous réfugier dans notre fourgon ! Nous avons tout de même droit à un repas chaud le soir et au petit déjeuner (le trajet doit durer 17 heures) mais rien n’est indiqué nulle part, il faut demander pour savoir où ça se passe.

Adios a la Baja California !

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