Nord de Mexico (1)

Du 23 novembre au 2 décembre 2013

 

Samedi 23 novembre 2013

Dur, dur la nuit sur le San Guillermo de la TCM ! Nous sommes sur le pont supérieur mais juste entre les 2 cheminées du bateau donc, beaucoup de bruit, de trépidations et de chaleur (déjà que la température « normale » est élevée) : pendant la nuit, ça ne descendra pas en dessous de 28° ! Mais ça passe…

Malgré une heure de retard au départ, nous arrivons pile à l’heure prévue à Mazatlan (9 heures) et nous débarquons assez vite. Petit barrage militaire à la sortie du port (c’est la marine cette fois, ça change un peu) et nous voilà dans la circulation de la ville de Mazatlan. A un moment donné, nous ne voyons pas un feu rouge que nous brulons allégrement et, bien sûr, il y a une voiture de police à cet endroit ! Contrôle du permis de conduire, petit sermon, et c’est tout ! Le policier nous explique qu’il ne peut pas accepter de l’argent car sinon il aurait des problèmes ! Il faudrait que nous allions au poste de police pour qu’on nous dresse un PV et que nous nous acquittions de l’amende.

Après un petit temps de repos, nous continuons notre route par la Mex40 vers Zacatecas, via Durango (province de Durango). Il fait très chaud : jusqu’à 45° au soleil et 35 dans le fourgon. Très vite, nous retrouvons des montagnes, une route assez large mais très sinueuse et en bon état, peu de circulation. Le paysage est très différent de la Basse Californie : plus de désert mais une végétation plutôt luxuriante, des plantes aux fleurs jaunes, des arbres aux fleurs rouges. Paysages magnifiques avec parfois les sommets pris dans les nuages. Nous avons traversé le Tropique du Cancer en bateau avant d’arriver à Mazatlan et nous le retraversons par la route car nous montons légèrement vers le nord.

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La route tourne, tourne et elle monte, monte. Pendant 4 heures de conduite, nous ne ferons qu’une moyenne de 45 km/h ! Pas très rapide ! Nous atteignons ce soir 2 750 mètres et bien sûr, au fur et à mesure que nous montons, les températures baissent, baissent jusqu’à 12° ! Ce soir, à 19 heures, nous n’aurons que 15°. Lorsque nous sommes rentrés dans la province de Durango, nous avons une nouvelle fois changé d’heure : il a fallu en ajouter une ce qui nous donne 7 heures de décalage avec la France maintenant.

Nouveau contrôle sanitaire (on ne nous fera pas arrêter) et militaire sur la route : cette fois, on regarde si par hasard nous n’aurions pas quelque chose de caché sous les sièges… Bivouac à La Ciudad dans une sorte de terrain vague devant des maisons. Nuit très tranquille.

Dimanche 24 novembre 2013

7° ce matin dehors, 9 dedans. Les matins se suivent mais ne se ressemblent pas en température ! Bien sûr, le chauffage ne marche pas mais c’est peut-être seulement dû à un problème d’altitude. En effet, ces engins-là ont la fâcheuse habitude de ne pas fonctionner en altitude (à partir de 2 500 mètres environ). Pour y remédier, il faut y adjoindre un « kit altitude » (en fait, une pompe supplémentaire) qui coûte quelques centaines d’euros.

La route nous mène jusqu’à la grande ville de Durango que nous ne ferons que traverser puis à Sombrerete où nous nous arrêterons pour la nuit. Beaucoup, beaucoup moins de virages qu’hier et moins de montées aussi. De grandes lignes droites et des routes larges surtout entre les 2 villes. Nous descendons peu : Sombrerete est à 2 300 mètres. Le paysage a changé aussi : peu d’arbres, plutôt des arbustes et de l’herbe. On voit dans les champs des faisceaux de gerbes de céréales, « à l’ancienne ».

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Nous bivouaquons à Sombrerete près d’une école après nous être promenés dans les rues et avoir visité 2 églises sur 3 ainsi que le petit musée de la ville.

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Lundi 25 novembre 2013

Sans vraiment le décider, nous prenons la route « cuota » pour Zacatecas ce qui, en fait, correspond à une autoroute payante. Nous devons payer le tarif camion car nous avons des roues jumelles et qu’ils considèrent que ça équivaut à un double essieu. Impossible de se faire comprendre !

Sur la route, nous voyons de magnifiques cactus sui sont de véritables arbres. Nous traversons une région agricole avec, par endroits, d’importants regroupements de bétail (vaches). Viennent ensuite quelques petites industries.

Nous arrivons à Zacatecas et trouvons à nous garer près de la cathédrale. Jean-Jack épate le gardien qui nous a indiqué une place par sa manœuvre pour se garer en créneau. Il nous promet qu’il surveillera bien notre fourgon.

Zacatecas est une bien jolie ville dont le centre historique est très bien entretenue. Bien sûr, il y a énormément de bâtiments religieux, tous aussi pompeux les uns que les autres mais avec des architectures intéressantes. La cathédrale offre une façade finement sculptée.

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Mais il y a aussi de nombreuses rues avec des vieilles bâtisses, de beaux balcons en fer forgé, de nombreux petits magasins (pas seulement pour touristes).

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Les petits marchands de rue (comme dans les autres villes mexicaines où nous sommes passés) sont légion. On trouve de tout, des petits pains, des boissons, des tacos, des friandises, ….

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Plus haut, sur la colline, les maisons récentes, faites parfois de bric et de broc, sont très colorées.

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Certains vieux édifices ont été construits en pierre d’une jolie couleur rosée. Nous visitons le musée Zacateno installé dans un magnifique bâtiment d’époque coloniale. Sur 3 étages autour d’une cour centrale, il propose un voyage dans le temps de la ville et de la région avec, en particulier, une intéressante partie consacrée aux indiens Huicholes (artisanat, traditions).

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L’office du tourisme se trouve dans un ancien palais gouvernemental, juste à gauche de la cathédrale. On peut y consulter ses mails et, bien sûr, recevoir aide, carte de la ville et dépliants touristiques. On nous a indiqué un RV Park à l’hôtel Baruk Teleferico. Un peu cher (350 pesos pour la nuit) mais nous devrions y être en toute sécurité car c’est aussi le QG de la Police Fédérale. Il y a de nombreux policiers et véhicules et 2 agents restent en faction toute la nuit ! Renseignements pris, ils sont installés dans cet hôtel depuis 7 mois !

Mardi 26 novembre 2013

Nous faisons notre nuit de campeurs sous les yeux de 2 policiers qui gardent l’entrée de l’hôtel plus ceux qui viennent manger dans une salle tout à côté d’Ive plus ceux qui partent (ou qui reviennent) en patrouille mitraillette à la main et, pour certains, la cartouchière autour de la poitrine.

Nous visitons, à 2 pas de l’hôtel-RV, une mine qui a été exploitée pendant plus de 400 ans et qui a produit or, argent, plomb, cuivre et fer ! Ça s’appelle « El Eden » mais ce devait être l’enfer pour ceux qui y travaillaient, en particulier pendant l’époque de la colonisation espagnole où les indiens y étaient réduits en esclavage (espérance de vie des indiens-mineurs : maximum 35 ans). C’est très impressionnant de voir les galeries et les salles qui ont été creusées sur 350 mètres environ de profondeur à la main, dans la roche (pas besoin d’étais), à la lumière des torches. Pour ramener les roches cassées à la surface tout se faisait à dos d’hommes grâce à des sortes d’échelles. Bien sûr, les enfants travaillaient aussi dans ces mines, seules les femmes y étaient interdites d’accès.

L’après-midi, nous retournons centre-ville pour visiter le musée Rafael Coronel. La bâtisse est un ancien couvent (Convento San Francisco) construit en 1593 et détruit par un incendie en 1648. Les ruines ont été remarquablement restaurées, laissant certaines parties envahies par une végétation bien entretenue et offrant de nombreuses salles pour le musée. Ici sont réparties les milliers de pièces de collection d’un peintre de la ville, Rafael Coronel. C’est une incroyable accumulation soignée de beaux objets : masques, marionnettes, statuettes d’argile, céramiques préhispaniques (merveilleuses par leurs formes, leurs dessins, leurs couleurs). Même si l’ensemble manque parfois un peu de datation ou d’explication, nous nous sommes régalés.

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Dans les rues, nous remarquons les enseignes des magasins : nom, raison sociale, … sont inscrits directement au-dessus de la porte d’entrée, sur le mur.

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Devant une école, des banderoles indiquent l’opposition des enseignants ou des parents à la réforme scolaire en cours (on l’avait déjà remarqué à l’école de Tromperete).

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Nous retournons au RV-hôtel Baruk. Journée bien fraiche (10, 12°) mais du soleil dans l’après-midi. Ce soir, vers 21 heures, le thermomètre extérieur n’affiche que 4° : ça promet une nuit bien fraîche !

Mercredi 27 novembre 2013

Effectivement, gla, gla ! -2° dehors et seulement +3 dans le camion ! Evidemment, le chauffage refuse de se mettre en marche ! Mauvaise volonté, altitude trop élevé (environ 2 500 mètres) ou bien encore un coup des Etatsuniens ? Il ne nous reste plus qu’à attendre le lever du soleil et ses rayons réchauffants.

Nous finissons de nous préparer sous les yeux des policiers fédéraux. Dans le parking en contrebas, il y a une vingtaine de leurs véhicules sagement alignés. Ce sont essentiellement des gros 4×4 pick-up avec, à l’arrière un affut de mitrailleuse et des sièges pour au moins 3 hommes. C’est ainsi que nous voyons le plus souvent les véhicules de fédéraux ou des militaires soit qu’ils circulent, soit qu’ils stationnent : un homme debout à la mitrailleuse et 2 autres avec des mitraillettes. Dans la partie du Mexique que nous venons de traverser (déjà 3 000 kilomètres dont 2 000 en Basse Californie), nous avons noté une très forte présence policière ou militaire.

Nous retournons dans Zacatecas pour visiter le musée d’art abstrait Manuel Felguérez. Nous commençons à bien connaître le centre historique de la ville et y arrivons sur place rapidement. Le musée est installé en partie dans une ancienne prison municipale. Grande façade blanche austère de l’extérieur mais une grande richesse architecturale intérieure, une utilisation remarquable des lieux. Encore une fois, il s’agit d’un musée que nous ne pensions pas très grand mais au final, nous passons de salle en salle, de cour en cour, il y a toujours et encore à voir !

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De nombreuses salles sont consacrées au peintre et sculpteur abstrait Manuel Felguérez né en 1928. Quelques-unes offrent leurs murs à d’autres artistes, abstraits également.

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Il y a également une très riche et intéressante exposition d’œuvres de Botero « testimonios de la barbarie » (témoignages de la barbarie).

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Départ ensuite vers Guanajuato. Nous faisons une étape un peu longue dans l’après-midi (270 kilomètres) pour atteindre la ville de Leon où nous savons pouvoir trouver un parking Walmart. Dur, dur la traversée de la grande ville d’Aguascalientes, même si nous utilisons un boulevard périphérique. Ce n’est que de nuit, vers 19 heures, que nous arrivons enfin à ce fameux parking !

Jeudi 28 novembre 2013

Après quelques courses et moins de 80 kilomètres, nous arrivons à Guanajuato. Ce n’est pas toujours facile de trouver la route « libre » et de ne pas aller sur l’autoroute « cuota ». Mais notre brave petite Carmen (je ne sais plus si on vous a déjà présenté notre nouveau GPS Garmin) y arrive très bien.

Aux abords de Guanajuato, à plusieurs reprises, des personnes nous hèlent pour nous proposer des visites guidées ou des hôtels sous prétexte de nous fournir des documents touristiques. Mais nous avons la position GPS (merci encore une fois Claude et Alain pour vos points de bivouac : http://exploracy.fr) : il s’agit d’un parking gardé proche du centre-ville (environ 20 minutes à pied, 7 pesos de l’heure : 21° 01.041 – 101° 15.894).

Guanajuato est une ville coloniale ayant tiré, comme Zacatecas, sa richesse des mines d’argent. Cette capitale régionale de 150 000 habitants « seulement », a comme particularité de comporter de nombreuses voies de circulation souterraines.

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N’oublions pas, bien sûr, le nombre impressionnant d’églises et autres édifices religieux.

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Une autre particularité est l’importance accordée à la culture grâce à une université de qualité (d’après les guides) et le Festival Internacional Cervantino (placé sous le « patronage » de Cervantès et de son Don Quichotte) comparable, toujours d’après les guides, au festival d’Avignon.

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La ville plus récente (dont nous avons une magnifique vue depuis notre bivouac) est faite de maisons aux toits plats et aux murs très colorés

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A la différence de Zacatecas, il y a beaucoup de magasins pour touristes dont les articles (vêtements, sacs, …) affichent, pour une grande majorité, des étiquettes « hecho en India« . La vieille ville est bien conservée et bien entretenue. Près de la place de l’Union où nous prélassons à la terrasse d’un café, une petite fanfare charme les passants pendant que plusieurs groupes de mariachis proposent leurs services aux touristes attablés.

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Nous visitons le « museo del pueblo« , juste à côté de l’Université. A nouveau, un magnifique bâtiment avec de multiples expositions. Et encore une fois, des salles et des salles sur 3 niveaux. Passionnant !

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Nous revenons à notre parking où, pendant 2 heures, non loin de là, une fanfare s’exerce. A en juger par les morceaux de musique joués, il s’agit vraisemblablement d’une fanfare militaire !

Vendredi 29 novembre 2013

Nuit très calme, seulement 7° ce matin. Ce matin, nous commençons par la visite du musée Diego Rivera. Une partie est consacrée à des expositions de peintres contemporains mais ensuite, on passe dans la maison où naquit Diego Rivera en 1886. Il n’y resta que jusqu’à l’âge de 6 ans car sa famille dut s’exiler à Mexico, son père, professeur, étant attaqué par le clergé en raison de ses idées libérales. Nous allons de salle en salle, d’étage en étage pour découvrir un peu le cheminement artistique du peintre, les différentes étapes de sa formation. Des meubles de famille, des photographies, des esquisses complètent cette intéressante visite.

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Ensuite, Chantal passe un petit moment au salon de coiffure puis nous rejoignons Ive. Nous décidons de lui offrir un petit moment de décrassage. Dans toutes les villes, il y a toujours plusieurs personnes qui se proposent pour nettoyer les véhicules. Notre « limpiador » passera près de ¾ d’heure à redonner à Ive une apparence mécanique. Du beau travail pour seulement 50 pesos (environ 3 euros) !

Nous reprenons la route en direction de San Miguel d’Allende à 80 kilomètres. Nous sommes entre 2 000 et 2 200 mètres d’altitude. Des arbustes, des grands cactus (figuiers de barbarie), des pierres, peu d’herbe. De nouveau, nous allons sur un parking indiqué par Claude et Alain (parking de la Fabrica Aurora : 20° 55.386 – 100° 44.501). A quelques centaines de mètres, nous trouvons une lavanderia. Ce n’est pas entièrement automatique : nous laissons notre linge et nous le reprendrons propre (on espère) et sec demain dans l’après-midi.

Samedi 30 novembre 2013

Nous allons visiter San Miguel ; le parking-bivouac est tout près du centre-ville et nous y allons à pied. San Miguel nous plait bien avec ses maisons colorées, essentiellement en jaune ocre et rouge sang foncé. C’est plus paisible que Guanajuato. Cette ville est réputée pour avoir une forte présence étatsunienne due à un passé de contacts entre artistes qui venaient se former ici. Il y a un nombre impressionnant de boutiques de « souvenirs » ainsi qu’un grand marché d’artisans.

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Nous allons voir quelques églises évidemment. La parroquia de San Miguel Arcangel (inspirée de la cathédrale de Cologne) a une architecture intéressante avec quasiment pas de symboles chrétiens sur la façade. Devant celle-ci se trouve la statue de Juan de San Miguel, fondateur de la ville en 1542, « à la mielleuse humilité dominante » comme le décrit à juste titre notre guide en parlant de son attitude vis-à-vis des indiens.

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Nous allons également voir le Templo de la Salud, celui de San Francisco, l’Oratorio de San Felipe Neri.

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La Place Principale (El Jardin) est agréable avec ses arbres bien taillés, ses maisons et ses galeries qui l’entourent, ses piñatas accrochés aux lampadaires. Le syndicat d’initiative est sur cette place : plan de la ville et explications pour le jardin botanique et le sanctuaire d’Atotonilco.

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Nous allons ensuite passer un grand moment au marché certifié artisanal mais n’y achetons pas grand-chose (il y a d’ailleurs un peu de tout, des produits vraiment artisanaux, des babioles diverses, de la nourriture, des restaurants,…) . Nous en profitons pour acheter un tacos avec du nopal (variété de cactus comestible) mis nous n’aimons pas et ne parvenons pas à le finir. En rentrant au camion, nous voulons récupérer notre linge à la lavanderia mais il n’est pas prêt. Il nous faudra revenir plus tard.

Ensuite, direction le jardin botanique à quelques kilomètres de là. Nous nous régalons à voir toutes sortes de cactées, d’agaves, de plantes grasses. Leur variété est bien grande (le Mexique présente la plus grande variété de cactus au monde). Leurs épines sont tout aussi impressionnantes. Il y a aussi quelques œuvres faites avec des végétaux pris dans le jardin.

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Nous retournons au parking de la Fabrica Aurora.

Dimanche 1° décembre 2013

Première étape ce matin, le sanctuaire d’Atotonilco à une quinzaine de kilomètres de San Miguel. Beaucoup de stands pour acheter à manger ou d’objets pieux. Le sanctuaire est ouvert : l’intérieur est décoré de fresques, les murs et les voutes en sont entièrement recouverts (scènes religieuses évidemment) ! Le peintre Antonio Martinez de Pocasangre y aurait consacré les 30 dernières années de sa vie. Heureusement qu’il y a une vieille belle porte et un beau vieux plancher ainsi que des chaises en plastique rose… Sommes-nous là trop tôt ? Il n’y a quasiment personne d’autre que les marchands (plusieurs dizaines), 2 ou 3 femmes avec un voile blanc de mariée (?) sur la tête et nous alors que notre guide parle de centaines de pèlerins le dimanche.

Direction Santiago de Querétaro à une soixantaine de kilomètres. C’est dans cette ville que le 19 juin 1857 l’empereur Maximilien de Habsbourg est fusillé. Rejeté par les Mexicains puis trahi par les Français, il avait régné moins d 3 ans sur cet empire du Mexique.

Nous suivons notre GPS qui dispose de l’adresse du point Infotouristes. Peu avant d’y arriver, nous repérons un parking payant non couvert : seulement 15 pesos la 1° heure et 5 les suivantes (20° 35.777 – 100° 23.317). Nous nous y garons pour la journée puis, finalement, nous y passerons la nuit également.

Nous sommes tout près du centre-ville historique (environ 500 mètres). Le syndicat d’initiative est à côté de la Plaza de Armas (Place de l’Indépendance) : accueil agréable, plan de la ville et documentation sur les missions à visiter à proximité).

De son passé colonialiste, avec des conquistadores riches, un clergé également très riche, la ville a gardé bien sûr de nombreuses églises dont l’intérieur est surchargé de dorures comme par exemple Santa Rosa de Viterbo ou Santa Clara.

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Nous nous promenons dans les rues calmes et propres. Bien que ce soit dimanche, les employés de la voirie sont bien présents, le balai à la main. Beaucoup de monde dans les rues, beaucoup de petits marchands aussi avec, répétés à l’infini, les mêmes objets, les mêmes vêtements, les mêmes bondieuseries. Heureusement qu’il reste encore quelques cireurs de chaussures qui semblent prendre la vie du bon côté !

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Sur la Plaza de Armas, nous avons le Wifi et pouvons enfin mettre à jour le site, recevoir et envoyer du courrier. La connexion internet, depuis que nous sommes au Mexique est assez difficile : les grandes magasins (Home Depot par exemple ou MacDo) n’en possèdent pas. Comme toutes ces villes dites coloniales que nous venons de visiter, il y a toujours une ou plusieurs places très ombragées, bien aménagées, avec des bancs et qui sont assez fréquentées par les gens du coin. Bien sûr, nous sommes sollicités par les marchands ambulants mais très poliment, sans agressivité et dès que nous disons non, ils n’insistent pas.

Retour au parking avec au passage un petit arrêt à une panederia rue du 16 Septembre : pain et viennoiseries délicieux !

Lundi 2 décembre 2013

Nous nous mettons en route pour aller visiter, à environ 200 kilomètres au nord-est de Querétaro les missions de la Sierra Gorda. D’après les renseignements du point Info, il nous faut 3 heures pour arriver à Jalpan, la première mission. En fait, nous mettrons 4 h ½ parce que « ruta de sierra, route de montagne » ! Ça tourne et ça vire ! Partis de 1 800 mètres, nous passons à 2 300 puis on redescend, on remonte encore, on redescend encore et encore pour finalement arriver à 873 mètres. Nous traversons une zone semi-désertique (d’après son appellation) avec des cactus et des buissons clairsemés. Ensuite, la végétation couvre tous les flancs de la montagne, une végétation semi-tropicale d’après le guide. Bref, un parcours bien agréable avec de beaux paysages de sierra.

On nous avait dit qu’il y avait des « campementos » : nous avons bien vu 2 panneaux sur la route mais rien d’autre et, surtout, rien en arrivant à Jalpan. Aussi, arrivés là, n’hésitons-nous pas : le premier hôtel du centre-ville, juste à côté de la mission va nous accueillir pour 2 nuits. Très original, il s’appelle « hôtel de la mission » !

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