Mexique

Mexique – Du jeudi 13 février au samedi  15 mars 2014

 

1 – Mexico – Du jeudi 13 février au mardi 18 février 2014

Jeudi 13 février 2014

Hier soir, nous sommes arrivés à Roissy en TGV. Après une (courte) nuit d’hôtel, vol Paris-Francfort puis Francfort-Mexico (12 heures pour ce dernier vol, ça fait long mais la Lufthansa a pris soin de bien nous nourrir et nous abreuver). Puis taxi jusqu’à l’hôtel Marlowe (17 av. independencia) dans le centre historique de Mexico. On trouve une circulation dense et un peu anarchique. On retrouve aussi le mauvais état de la chaussée, une forte présence policière et les gens qui font la manche aux carrefours en faisant d’abord 2 ou 3 « tours de cirque » (jongler, cracher du feu, acrobaties, …) ainsi que les vendeurs d’objets divers et variés (journaux, ballons, bonbons, …).

Vendredi 14 février

Nous sommes prêts tôt vu le décalage horaire (7 heures). Direction (à pied) du Palais des Beaux Arts mais c’est trop tôt et il est encore fermé. Devant le magnifique bâtiment du Palacio de Bellas Artes, nous retrouvons « Petite maman« , une sculpture de Louise Bourgeois que nous avions déjà vue à Gatineau (Canada). Elle a été installée là le temps d’une exposition consacrée à l’artiste.

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Toujours à pied, nous allons au Zocalo c’est-à-dire sur la « place de la Constitucion » qui est entièrement occupée par une exposition des forces armées sur la passion au service du Mexique (non, nous ne l’avons pas visitée !). Inconvénient majeur pour nous, impossible d’aller sur la place afin d’avoir suffisamment de recul pour photographier le Palais National ou la cathédrale !

Nous constatons un déploiement incroyable des forces de l’ordre dans tout le quartier avec, pour certains, tout un équipement anti-émeutes. Le « palacio Nacional » est entouré d’une double rangée de barrières et d’une multitude de policiers : impossible d’y pénétrer pour voir les célèbres fresques de Rivera. Il parait que le Président mexicain est attendu au Palais National dans la journée…

Petit tour à la catedrala Metropolitana (grise et laide) et à l’église d’El Sagrario (laide à l’intérieur) qui lui est accolée.

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L’entrée du Temple Mayor est interdite aux bouteilles d’eau. Notre sac, nous et elle faisons demi-tour.

Visite ensuite du musée San Ildefonso où nous allons voir quelques fresques dans un bâtiment magnifique. Il s’agit d’un ancien séminaire jésuite reconstruit au XVIII° siècle. On peut y voir la première peinture murale de Diego Rivera (« la création », peinte en 1922) ainsi que d’autres notamment de José Clemente Orozco.

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Nous passons ensuite au Secreteria de Educacion Publica : immense bâtiment sur 3 étages décoré en particulier de près de 200 fresques de Diego Rivera qu’il réalisa entre 1923 et 1928.

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Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au Palacio de Correos (la poste principale de Mexico). C’est un bâtiment fantastique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il est l’œuvre de l’architecte italien Adamo Boari et fut réalisé au début du XX° siècle.

Retour à l’hôtel après avoir déambulé dans les rues commerçantes. Les magasins identiques sont groupés par rues, par quartiers Il y en a ainsi des dizaines quasiment côte à côte qui vendent les mêmes articles : certains des tissus, d’autres des vêtements, d’autres encore des sous-vêtements ou du maquillage ou encore des téléphones portables, des jouets, des livres, … Comment chacun peut-il arriver à vendre quelque chose ?

Et à l’hôtel, devinez avec qui nous avons rendez-vous ? Et oui, ce sont bien eux, Yveline et Marcel ! Que nous sommes contents de nous revoir et d’échanger des nouvelles même si nous sommes restés en contact par Internet ! Ils ont laissé leur Nissan Cabstar au camping de Teotihuacan et ont vu notre petit Ive qui va très bien. Arrivent ensuite Jean-Marie, Lilaine et Danielle, du CCRSM (Campings-Cars sur les Routes de la Soie et du Monde). Ils vont passer 25 jours au Mexique mais cette fois, ils ont délaissé leur tortue et vont se faire conduire sur les routes. Nous choisissons finalement de prendre notre repas au restaurant de l’hôtel où nous passons une excellente soirée. Puis, vite au lit !

Samedi 15 février 2014

Très bon « desayuno » (petit-déjeuner) avec Yveline et Marcel qui vont finalement prolonger leur séjour à Mexico d’une journée. Nous nous retrouverons ce soir.

Pour notre part, nous partons en métro jusqu’au Musée d’anthropologie. Nous arpentons toutes les salles du rez-de-chaussée qui retrace la période des préhispaniques région par région. La « sala preclasica » est consacrée à la naissance des premières grandes civilisations après les premières sédentarisations. La « sala Teotihuacan » est bien évidemment consacrée à ce site. La « sala Mexicas« , la plus grande du musée, s’intéresse aux Aztèques (ou Mexicas) qui régnèrent de 1300 à 1521 autour de la grande ville de Tenochtitlan que Cortés rasa pour bâtir la ville de Mexico. La « sala Oaxaca » présente les cultures zapotèque (-500 à +800) et mixtèque (1000 à 1521). Quant aux cultures olmèque (-1200 à -500), totonaque (-100 à +1100) et haustèque, on les trouve dans la « sala Golfo de Mexico« . La « sala Maya » est consacrée à la brillante civilisation maya (300 à 900). Une dernière salle couvre les cultures des Etats du Michoacán, Colima, Nayarit et Sinaloa.

Beaucoup, beaucoup d’objets : de superbes céramiques, des bas reliefs (dont certains sont encore colorés) et qui proviennent de temples, des statues, des bijoux, des codex, … Un vrai régal qui nous a pris plusieurs heures.

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Autres photos :

Nous laissons rapidement le premier étage consacré à l’ethnographie des populations indiennes du Mexique.

Retour à l’hôtel dans un métro bondé. Dans certaines rues, il y a aussi foule ! Il est vrai que le District Fédéral compte 22 millions d’habitants (environ 15 pour la ville de Mexico). On a retrouvé la chaleur en journée mais heureusement que les nuits restent fraîches (il est vrai que nous sommes tout de même à 2 200 mètres d’altitude.

Dimanche 16 février 2014

Après un nouveau bon petit déjeuner pris à l’hôtel nous partons avec Yveline et Marcel vers Xochimilco. C’est le lieu des jardins flottants, vestiges de ceux qui existaient à l’époque pré-Cortez. Les jardins sont sillonnés de canaux que l’on parcourt en « trajineras« , des barques à fond plat richement décorées et colorées. C’est à un peu plus de 20 kilomètres de notre hôtel. Nous prenons d’abord le métro où nous retrouvons, comme hier, des marchands qui parcourent les wagons en s’époumonant pour essayer de vendre leurs produits : briquets, chewing-gums, coupe-ongles, gants, nougats, CD, … C’est très bruyant surtout ceux qui vendent des CD car ils ont la gentillesse de nous faire écouter leur musique. A fond bien sûr ! Nous prenons ensuite un tramway pour parvenir à Xochimilco.

Nous nous promenons tout d’abord parmi les étals du marché : c’est une profusion de fruits, de légumes, d’épices et, bien évidemment, de poulets. Il y a aussi de nombreux marchands de tissus, vêtements, … N’oublions pas non plus le quartier réservé aux repas : c’est là que nous mangerons (très bien d’ailleurs) dans l’après-midi.

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Petit tour ensuite au monastère de San Bernardino.

 

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Petit tour ensuite au monastère de San Bernardino.

En faisant de multiples détours, nous arrivons enfin à un « embarcadero » où on nous propose une promenade sur les canaux pour 350 dollars (mexicains bien sûr ou pesos) pour une heure. Nous changeons d’embarcadère et, à celui de Salitre, nous ne paierons que 200 $. Et nous voilà partis sur ces canaux où nous retrouvons des embouteillages de barques, des orchestres de mariachis qui, moyennant finances, montent à bord pour une petite sérénade, et des vendeurs sur de petites barques qui vont de l’un à l’autre pour proposer boissons, friandises, maïs grillé ou poulets, bouquets de fleurs, … Jolie et sympathique promenade !

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Autres photos :

Retour en ville dans un petit bus d’abord (waouh, la circulation !) puis en métro. Nous disons au revoir à Yveline et Marcel qui retournent ce soir à Teotihuacan. Peut-être les reverrons-nous mardi matin si Nina vient nous chercher à l’heure. Par mail, dans la soirée, ils nous confirment la venue de Nina pour mardi (Nina est la propriétaire du camping de Teotihuacan) mais ils nous informent aussi du vol du passeport de Marcel : « Le retour s’est bien passé au niveau du transport mais j’ai été victime d’un pickpocket qui m’a pris mon passeport (…). Je n’ai rien vu et rien senti: ma poche velcro était refermée. Incroyable… Ils sont très forts. « 

Lundi 17 février 2014

Dernier jour à Mexico et c’est un lundi, jour de fermeture en général des musées. Notre guide annonce que le Palacio Nacional est ouvert tous les jours et nous comptons bien profiter de l’exposition consacrée aux Mayas ainsi que des fresques de Diego Rivera. Las, il est aussi fermé ! Certes, nous avions déjà vu les fresques il y a une quinzaine d’années mais nous les aurions de nouveau admirer avec plaisir. Tant pis. Nous nous promenons donc dans les rues de la capitale et chemin faisant, nous visitons une intéressante exposition sur l’architecture mexicaine (principalement des monuments de Mexico) de 1900 à 2010. Nous pénétrons également dans une grande pâtisserie rue du 16 septembre, près de la place de la Constitution. Il s’agit de la pâtisserie Ideal. Le rez-de-chaussée est réservée aux gâteaux et viennoiseries alors que le 1° étage est une exposition monstre de gâteaux de cérémonies. Il y en a de toutes les formes, de toutes les couleurs, des larges, des hauts, …

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Nous profitons de la connexion wifi de l’hôtel pour mettre le site à jour.

 

2 – Teotihuacan – Du mardi 18 février au samedi 22 février 2014

Mardi 18 janvier 2014

Nous attendons Mina pour 10 heures. C’est finalement Karina, sa fille, qui viendra nous chercher. Elle passe un coup de fil à l’hôtel pour prévenir qu’elle sera en retard puis fait une première apparition à 10 h 45 et revient enfin nous chercher vers midi. Ce n’est pas grave, c’est l’heure et les horaires mexicains, il faut s’y faire ! Nous retrouvons notre petit Ive tout poussiéreux mais contents de nous voir. Il nous le prouve en démarrant au premier tour de clef ! Un petit mot sur le pare-brise : Marcel et Yveline sont partis au Consulat pour faire les démarches nécessaires pour le passeport. Nous, nous ouvrons Ive en grand et commençons à ranger ce que nous avons ramené de France. Toujours le même casse-tête pour ranger le filtre à air qui est immense.

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En soirée, nous retrouvons nos amis. Ils ont eu de la chance, on a pu les recevoir dans la matinée et ils ont pu remplir tous les papiers nécessaires. Par contre, ils n’auront leur nouveau passeport que dans 2 ou 3 semaines !

Journée chaude mais nuit fraîche.

Mercredi 19 février 2014

Ce matin, Jean-Jack change la pompe du chauffage : ça marche une fois et ce sera tout; Bon, il reste encore le module électronique à changer… Grand nettoyage de la carrosserie et même du toit de Ive. Au début, l’eau qui coule est vraiment noire. Le panneau solaire appréciera sans nul doute !

Petit apéro sympa en soirée, dehors : il ne fait pas trop froid.

Jeudi 20 février 2014

Nous partons visiter les pyramides de Teotihuacan à pied, en partant du camping. Sur les indications de Mina, ça nous prend environ ½ heure. Site immense qui s’étendait sur 20 km² et était, semble-t-il, peuplé par 200 000 personnes. Important lieu de rencontres et de commerce. En fait, explique notre guide, on connait peu de chose sur le peuple qui bâtit cette cité à partir des années -100 et qui la déserta pour des raisons mystérieuses cers +700. Teotihuacan signifie « lieu des dieux » en nahuatl : ce nom fut donné par les Aztèques qui le découvrirent quelques centaines d’années après son abandon et qui en firent un lieu de pèlerinage.

Nous entrons par la porte 2, juste en face de la Pyramide du Soleil, la plus grande qui fait 65 mètres de haut. Nous avions bien visité ce site il y a une quinzaine d’années mais nous ne nous souvenions pas de sa grandeur. Nous commençons par grimper en haut de cette première pyramide en faisant quelques haltes. Nous avons une vue splendide sur le site et ses alentours. Les escaliers sont plus faciles que dans notre souvenir.

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Nous nous contenterons d’approcher la Pyramide de la Lune et n’en ferons pas l’ascension.

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A côté, visite du bâtiment de Quetzapapalotl ainsi que du Musée de peintures murales.

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Par la grande allée centrale qui prolonge la Calzada de los Muertes sur plus de 2 kilomètres, nous arrivons au « Museo de la Cultura Teotihuacana » : de nombreuses pièces trouvées lors des fouilles y sont exposées ainsi qu’une maquette reconstituant le site.

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Enfin, à l’extrémité du site, nous allons faire le tour de la « Ciudadela » qui, contrairement à ce que les Espagnols pensaient n’était pas un ensemble défensif (d’où ce nom de « Citadelle » qu’ils lui avaient donnée) mais plutôt un centre administratif du site.

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Autres photos du site de Teotihuacan :

Nous retournons au camping après plus de 3 heures de visite sous une forte chaleur en taxi (30 pesos soit environ 1,80 euros).

Vendredi 21 février 2014

Ce matin, opération changement de la carte électronique du chauffage. Il faut commencer par vider tout le coffre pour avoir un meilleur accès à l’appareil. Quand c’est terminé, plus rien ne marche ! Jean-Jack remet l’ancienne carte, et là, ça marche (enfin, si on peut dire) mais ça nous indique un nouveau code de panne. Il faudra envoyer un mail à Truma pour savoir ce qu’il signifie. Quand à la carte électronqiue, il y a peut-être une histoire de « clé électronique » quelque part… Bon, nous abandonnons et achèterons à la première occasion un petit chauffage à gaz pour les matins (ou les soirées) un peu fraîches. Quant à l’eau chaude, on se contentera de l’eau froide…

Nous finissons de ranger, quelques courses au marché de Teotihuacan et un dernier apéritif avec Yveline et Marcel car demain nous attaquons notre descente vers le sud…

3 – Puebla et Oaxaca – Du samedi 22 au vendredi 28 février 2014

Samedi 22 février 2014

Aujourd’hui, nous reprenons la route. Nous sommes bien contents d’autant plus qu’un groupe de camping-caristes mexicains (et oui, ça existe) sonorise le camping. Nous disons « au revoir » à Mina et Karine et « à bientôt » à Yveline et Marcel. Nous nous reverrons soit en France, soit en Amérique du sud s’ils viennent y faire un petit tour sac à dos…

Départ vers Puebla. Les routes mexicaines n’ont pas changé : une heure pour faire les 20 premiers kilomètres dans une zone fortement urbanisée avec un nombre impressionnant de « topes » (ça y est, on les retrouve!). Après, ça roule un peu mieux mais il ne faut surtout pas relâcher son attention pour ne pas louper un « tope« . Et il y en a beaucoup, parfois dans des endroits bien improbables ; Bref, nous mettrons un peu plus de 4 heures pour faire 160 kilomètres. Ouf !

Bivouac sur le parking de Walmart de Puebla (mais oui, mais oui, on les retrouve aussi).

Dimanche 23 février 2014

Notre soirée a été « bercée » par les sifflets des placiers du parking qui aident les automobilistes à se garer ou à sortir de leur place de parking puis nous avons eu une heure ou deux de musique forte pendant la nuit, samedi oblige !

Nous laissons Ive sur le parking du Walmart et prenons un taxi pour nous rendre au centre ville à quelques kilomètres de là. Puebla est la quatrième ville du Mexique avec 110 000 habitants. C’est près de là que le 5 mai 1862 les troupes mexicaines commandées par le général Zaragoza ont vaincu les troupes françaises de l’empereur Maximilien de Habsbourg (qui sera fusillé à Querétaro 5 ans plus tard). C’est en l’honneur de cette bataille que nombre de rues portent le nom de « 5 de Mayo » et que le 5 mai est une fête nationale au Mexique.

Difficile de visiter l’intérieur des églises aujourd’hui car c’est dimanche et les messes se succèdent. Entre 2, nous arrivons tout de même à nous approcher de l’autel du Templo de Santo Domingo surchargé de dorures, tout comme le plafond d’ailleurs.

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Quant à la Cathédrale près du Zocalo (la place centrale des villes), nous ne pouvons qu’apercevoir de loin les dorures après en avoir fait le tour de l’extérieur.

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Au Museo-Bibioteca Pälafoxiana dans la Casa de la Cultura, la salle de la bibliothèque nous laisse plutôt pantois. On a l’impression de remonter le temps. Elle compte 43 000 ouvrages aujourd’hui. A l’origine, elle a été constituée ddes 5 000 volumes de la collection de l’évêque de Puebla don Juan de Palafox y Mendoza (XVII° siècle). C’est la seule bibliothèque complète de l’époque coloniale en Amérique. Ses rayonnages en bois ouvragé datent de 1773. Le sol est fait de carreaux de terre cuite avec, aux intersections des petits carreaux de faïence, des azulejos.

Ce genre de décoration est d’ailleurs présent sur nombre de murs des anciennes maisons du centre ville.

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Petit tour à la Casa del Dean (le doyen de la cathédrale) : très belle façade du XVI° siècle. A l’intérieur, on peut visiter 2 pièces ornées de fresques murales. Dans l’une, les fresques sont consacrées à la décoration de quelques sonnets que Pétrarque a écrits pour Laure.

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La Casa del Alfeñique (maison des sucres d’orge) est une très belle bâtisse tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. On peut la visiter et découvrir ainsi le musée régional (calèches, costumes espagnols, photographies, …)

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Autres photos de Puebla :

Quelle cacophonie en ville ! Beaucoup de boutiques essaient d’attirer le chaland avec de la musique bien forte. On est sans cesse accosté (mais sans agressivité, sans insistance) par de nombreux marchands ambulants qui proposent quelques objets ou un petit truc à manger. Retour au parking en taxi. Nous y restons pour cette nuit et irons demain matin visiter le site de Cholula avant de prendre la route vers Oaxaca.

Lundi 24 février 2014

Notre GPS nous fait un peu galérer pour rejoindre la route de Cholula, première étape dans la matinée. Carmen nous dit de rejoindre l’itinéraire établi sans nous dire comment. Bref, on tourne un peu mais on y arrive après 13 kilomètres de route et 25 topes ! Un « tope« , appelé aussi « reductor de velocidad » ressemble un peu à nos ralentisseurs sauf que c’est bien moins large et souvent moins « doux ». Il faut presque s’arrêter pour le franchir, passer en seconde très lente, voire parfois en 1°. C’est vrai que ça réduit bien la vitesse mais quand ça se multiplie sans cesse, c’est vraiment pénible. On en trouve évidemment à l’entrée et à la sortie des villes et villages, lorsqu’il y a des écoles, quelques habitations et parfois au milieu de rien sans qu’on sache pourquoi. De plus, ils ne sont pas toujours indiqués !

A Cholula, ce que les Espagnols avaient pris pour une colline était en fait une pyramide recouverte, au cours des siècles, de terre et de végétation. Ils se sont empressés de construire au sommet une église (après avoir détruit le temple toltèque qui s’y trouvait) et, au fil des années, ils en ont rajouté quelques dizaines tout autour au fur et à mesure que la ville s’agrandissait. Cette pyramide, la plus grande du Mexique, est en fait composée de 7 édifices construits entre +200 et +700. Les archéologues creusèrent des tunnels afin de comprendre la construction de cet édifice qui aujourd’hui encore ressemble fort à une colline. On en visite seulement 280 mètres mais, à notre avis, ça ne vaut pas trop le coup. Plus intéressant est le petit musée voisin avec une grande maquette et de nombreux objets exposés trouvés lors des fouilles.

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Ensuite, en route vers Oaxaca. Encore un tour de notre GPS qui nous fait passer par une petite route en mauvais état, traversant de nombreux petits villages (donc de nombreux topes). Nous nous fions rapidement à notre carte et rejoignons la nationale MEX 150 (puis la 135) qui nous mène d’abord à Tehuacan puis à Teotitlan del Camino, notre étape du soir. Entre ces 2 villes, sur une quinzaine de kilomètres à travers les champs de canne à sucre, nous aurons une route complètement défoncée où il faut rouler au pas. Finalement, près de 200 kilomètres, 182 topes et un peu plus de 5 heures de conduite ! Epuisant !

Après un paysage très sec, nous avons traversé des zones de cultures dont de nombreux champs de canne à sucre (certains sont en feu pour les « nettoyer » des restes de canne séchée). En journée, nous avons jusqu’à 28° et, en soirée, dans le village de Teotitlan, nous atteignons 31°. Nous faisons halte près de l’église, à côté du « zocalo« . Beaucoup de circulation, d’animation et de bruit jusqu’à 22 heures et, ensuite, la nuit fut calme.

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Mardi 25 février 2014

Nuit un peu chaude. Nous allons à Oaxaca par une route de montagne : beaucoup de virages, de montées et descentes mais route en bon état et peu de topes (tout de même au total une centaine dans la journée pour 180 kilomètres).

 

Le matin, les collines sont couvertes d’arbres en fleurs jaunes. Ensuite, nous traversons des champs cultivés : maïs, citronniers (petits citrons verts), … Certains cactus candélabres ont également de petites fleurs blanches. En arrivant dans la ville, il y a de magnifiques arbres à fleurs violettes.

 

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Un peu difficile de trouver le San Felipe Campgroud (Yveline et Marcel étaient allés à l’autre camping de Oaxaca mais leur description ne nous avait pas encouragés à les suivre !). Finalement, un mexicain sympa en voiture (mais sans sombrero sur le nez) nous y conduit. Nous sommes surpris en retrouvant là Véronique et Hernani, des restaurateurs de Saint-Raphaël, que nous avions rencontrés à Teotihuacan. Le camping est agréable, arboré, calme et domine la ville d’Oaxaca .

Mercredi 26 février 2014

Nuit assez fraîche bercée par les aboiements et les braiments des animaux en contrebas du camping. Nous prenons un bus pour descendre jusqu’au centre ville de Oaxaca. Le terminus de cette ligne est à 2 pas du camping. En une demi-heure, nous sommes près du zocala et de sa cathédrale. C’est pratique les églises car elles sont fraîches à l’intérieur et il y a toujours des bancs pour se reposer… Et des églises, à Oaxaca comme dans toutes les villes du Mexique, ce n’est pas ce qui manque ! Voici par exemple l’église de la Compañia de Jesus et le Templo Santo Domingo .

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Et, bien sûr, la Catedral .

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Près du zocala, manifestation des « Antorchistas de la Costa » qui sont là depuis 29 jours et demandent au gouvernement de la province de Oaxaca eau potable, électricité, ponts, … Les Antorchistas se définissent comme « La organización de los pobres de México » : l’organisation des pauvres du Mexique.

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Nous allons visiter le Museo de la Cultura de Oaxaca. Il se trouve dans un gigantesque bâtiment des XVI° et XVII° siècles, en fait le monastère Santo Domingo attenant au temple du même nom. Il a été très bien restauré récemment et ses fenêtres donnent sur le jardin botanique.

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Beaucoup de salles d’expositions retraçant l’histoire d’Oaxaca sur plusieurs siècles, de l’Antiquité à nos jours. Il y a en particulier une grande salle qui expose les trésors trouvés dans la tombe 7 de Monta Alban et qui datent du XVI° siècle.

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Autres photos d’Oaxaca:

Repas dans un restaurant et, dans le plat que nous commandons (nourriture typique de la région de Oaxaca), il y a des « chapulines« , des petits criquets grillés. Jean-Jack avait envie d’en goûter, le voilà servi. (« Bien grillées et bien citronnées, ce n’est pas mauvais mais ça ne vaut pas une bonne côte de bœuf bien saignante… »).

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Promenade dans les rues autour du zocala et dans le marché Benito Juarez. Nous retournons ensuite à « l’arrêt de bus » (en fait, on a l’impression que les bus s’arrêtent à la demande et prennent les passagers lorsqu’on leur fait signe). Nous attendons une bonne demi-heure et, cette fois, nous passerons plus d’une heure dans ce bus : embouteillages et trajet plus long. Sièges en plastique, musique à fond, amortisseurs aux abonnés absents, le retour n’est pas une partie de plaisir !

Jeudi 27 février 2014

Nous repartons donc de San Felipe Campground pour aller sur le site archéologique de Monte Alban. Carmen, notre GPS, nous joue l’Arlésienne ! Elle détermine bien un itinéraire pour y aller mais ne nous dit pas comment rejoindre le début de celui-ci ! On trouve quelques panneaux indiquant la direction de Monte Alban mais jamais l’itinéraire de Carmen. Nous la ferons taire finalement après nous être rendus compte que son itinéraire n’existait que dans ses rêves et mettrons 2 heures avant d’arriver au but !

Petit tour sur le site (le seul souvenir que j’en avais, ce sont les stèles avec les « danzantes » qui, en fait, étaient certainement des notables prêts à être sacrifiés). Ce site est très imposant par sa taille. Il doit son nom tout simplement au conquistador espagnol Diego Lopez de Monte Alban qui, au XVI° siècle fut chargé de « pacifier » cette région. La cité dite zapotèque se développa de -500 à +1300. Ensuite, à partir de 1300 jusqu’à la conquête espagnole, les Mixtèques réutilisèrent les tombes zapotèques pour en faire des sépultures royales. Entre +200 et +700, on estime qu’il y avait 30 000 habitants dans la ville et sur les collines environnantes. Un petit musée jouxte le site et expose en particulier quelques unes des 300 stèles des « danzantes » (celles qui se trouvent sur le site ne sont que des copies).

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Autres photos de Monte Alban :

Nous décidons de sortir de l’agglomération d’Oaxaca et de prendre la route de San Cristobal de Las Casas, notre prochaine étape. Chemin faisant, nous nous arrêtons à un des nombreux endroits où l’on fabrique artisanalement le mezcal , cet alcool fait avec de l’agave et qui a un goût fumé. Dans notre souvenir, il nous semblait qu’on le faisait avec les feuilles de cette plante grasse mais non, c’est avec le cœur de la plante. Celui-ci est d’abord cuit sur un feu de bois (c’est ce qui donnera ce goût si particulier au mezcal) puis coupé et broyé sous une meule mue par un cheval (on n’a pas vu le cheval). Ensuite, 6 jours de macération dans une cuve avant le passage à l’alambic et la distillation du produit. Bien sûr, nous avons goûté et acheté…

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Comme le site de Mitla est sur notre chemin, bien que nous n’ayons pas l’intention de le visiter (déjà fait lors de notre précédent voyage), nous nous y arrêtons pour la nuit. Nous stationnons d’abord sur le parking du site archéologique puis une dame qui, apparemment s’occupe de ce parking, vient nous inviter à stationner sur un terre-plein à quelques dizaines de mètres de là qu’elle peut, nous dit-elle, surveiller de chez elle. En même temps, elle nous invite à visiter la fabrique artisanale de vêtements juste à côté de cet endroit… Nous irons demain matin. Nuit calme à part des chiens qui n’arrêtent pas (ou presque) de hurler et que personne ne fait taire.

Vendredi 28 février

Nous fêtons le dernier jour de février par un coup de 35° à l’ombre (31 à 18 heures). Il est vrai que nous sommes descendus de 1 700 mètres d’altitude à seulement 200 !

Nous allons faire un tour dans cette « fabrique artisanale de vêtements », en fait un magasin avec un atelier de couture au fond mais Chantal trouve un pantalon à seulement 100 pesos (environ 6 euros).

Nous allons ensuite sur le site archéologique. Personne à la caisse. Une personne d’entretien nous dit qu’on pourra prendre le billet un peu plus loin mais on ne voit personne. Mitla fut une grande cité-état érigée par les Zapotèques avant d’être occupée par les Mixtèques au XIII°, XIV° siècles. Nous allons jusqu’au « grupo de las colomnas« , meilleur endroit pour voir les mosaïques de pierre en forme de grecque renommées de Mitla. Elles sont juste à côté de l’église construite sur les ruines préhispaniques.

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Depuis que nous avons repris notre voyage à travers le Mexique du Sud, dans tous les sites touristiques (sites archéologiques, musées, église), nous voyons beaucoup plus de « marchands du temple », beaucoup de personnes proposant quelque chose à vendre (statuettes, chapeaux, masques, colliers, …) Pour l’instant, ces marchands n’insistent pas et arrêtent leur proposition dès nous leur disons « no, gracias ». On retrouve aussi une multitude incroyable de ces petits étals, de ces stands qui se touchent les uns les autres et qui proposent exactement les mêmes objets. Comment tous peuvent-ils vendre quelque chose ?

Nous poursuivons notre route et retrouvons la MEX 190 toujours en montagne donc avec beaucoup de virages mais en assez bon état en général. Peu de villages traversés donc peu de topes. Nous sommes vraiment dans la région de production de mezcal et, tout au long de la route, nous voyons de nombreuses distilleries artisanales et quelques champs d’agave. On se demande d’ailleurs d’où viennent tous les gros cœurs d’agave qui s’entassent devant ces distilleries.

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Cette nuit, nous n’entendrons certainement pas les grillons comme au camping de San Felipe et à Mitla mais la climatisation du magasin Bodega Aurera de Tehuantepec (succusarle de Walmart, genre de Lidle ou Ed) où nous sommes stationnés. A cela s’ajoutera bien sûr les aboiements des chiens et même ici le chant du coq ! Sans oublier la chaleur car à 4 heures du matin, il y aura toujours 24° !

 

4 – Les Mayas – Du samedi 1° au samedi 15 mars 2014

Samedi 1° mars 2041

Nous partons pour Tuxtla Gutierres et nous quittons l’état d’Oaxaca pout celui du Chiapas. C’est ici que commence le territoire des Mayas. La route est assez bonne, beaucoup de lignes droites, un peu de montagne : 280 kilomètres en moins de 5 heures.

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La chaleur aussi est bien bonne : jusqu’à 38° sur la route. Nous avons pris un peu d’altitude et passons de 25 mètres à 700 mais ça n’enlève guère de degrés. Nous voyons quelques arbres avec de magnifiques fleurs jaunes.

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La nuit dernière n’a pas tellement rafraîchi : à quelle « salsa » va-t-on être passé la nuit qui vient sur notre parking de Walmart ? Jean-Jack s’est fait dévorer les jambes et un les bras par de minuscules mucherons !

dimanche 2 mars

Un peu moins de 100 kilomètres nous séparent de San Juan Chamula, juste à côté de San Cristobal de Las Casas. Nous ne prenons pas l’autoroute payante et gagnons Chamula par une petite route de montagne en bon état. Alors que les grandes villes sont souvent embouteillées avec une circulation importante, ces routes sont quasi désertes. Nous monterons jusqu’à 2 500 mètres et la température s’abaissera pour passer même parfois en dessous de 20 : on respire mieux ! Quelques petits villages ou hameaux le long de cette route et de nombreux champs en pente : maïs, arbres fruitiers, …

Chamula est un village maya. Son église (entrée payante, pas de photo) dénote un mélange de religion maya et de christianisme : les prières se font à genoux sur un tapis d’aiguilles de pins devant des rangées de bougies en nombre et en couleur fonctions de la requête adressée ; dehors, les croix mayas sont peintes en vert, groupées par 3 et ornées de branches d’arbres, … Devant l’église, la grande place est occupée par des dizaines de petits marchands (fruits, légumes, chaussures, …) ; des groupes de musiciens-danseurs font le tour de la place ou entrent dans l’église en répétant sans cesse la même mélopée, le même rythme.

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Beaucoup de femmes portent encore un costume traditionnel avec une jupe noire en peau de bête (chèvre ?) maintenue à la taille par une large ceinture. Malgré les stands de chaussures présents sur le marché, nous en avons vu plusieurs marcher pieds nus. Les hommes sont moins nombreux à porter une sorte de tunique en peau de bête le plus souvent blanche mais parfois aussi noire.

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Autres photos de San Juan Chamula :

Nous retournons ensuite vers San Cristobal de Las Casas et traversons la ville pour rejoindre le Camping « Rancho San Nicolas » (16.73417 – 92.62167). Camping agréable et arboré, les emplacements sont séparés par de petites haies d’arbustes. C’est la première fois depuis longtemps que nous trouvons une salle commune avec une cuisinière à gaz à la disposition des campeurs. Plusieurs équipages de camping-caristes sont là dont 2 d’Allemagne qui font un peu le même voyage que nous, vers le sud, 1 du Nebraska, un autre des Pays-Bas. Nous y retrouvons aussi un couple d’Allemands que nous avions déjà rencontré à Teotihuacan. La température a bien baissé : à 20 heures, il n’y a plus que 16 ! On dormira mieux ce soir avec les couvertures !

Lundi 3 mars 2014

Quelle bonne nuit ! Pas d’aboiements ni de cris de coq ni de bruit de circulation ! Matinée tranquille, la seule personne qui, dans le camping, nous gratifiait de sa musique hier (un mexicain bien sûr) l’a mise un peu moins forte. Nous traînons un peu, profitons du coin cuisine puis du calme pour une petite sieste. Ensuite, nous allons à pied au centre-ville (un peu moins de 2 kilomètres du camping). Visite de la cathédrale (pas terrible, pleine de dorures -ou de peinture jaune, au choix- à l’intérieur) et de l’église Santo Domingo à la façade churrigueresque pleine de sculptures en dentelle (et c’est vrai que c’est très chargé comme le veut ce style baroque du XVII°, XVIII+ siècle).

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Autres photos de San Cristobal :

Autour de l’église Santo Domingo s’étend un grand marché « d’artisans ». Des dizaines et des dizaines de stands qui vendent des articles semblables : vêtements, bijoux, sacs, couvertures, … Et sur chaque stand, bien sûr, ces articles se répètent à quelques dizaines d’exemplaires. En plus, dans les rues, des marchandes ambulantes nous accostent sans cesse pour nous proposer ces mêmes articles ! Il y a tout de même une grande disparité entre les boutiques de la ville (les mêmes produits qu’en Europe) et ce marché « d’artisanat » (nous serions bien curieux de savoir où sont fabriqués tous ces objets) ainsi que ces indiennes en jupe traditionnelle.

Un peu de fraîcheur en soirée : on met un sweat-shirt…

Mardi 4 mars 2014

Sur la route de Palenque, il y a le site archéologique de Tonina mais, d’abord, quelques kilomètres de route parfois cahoteuse avec quelques trous, affaissements et, surtout, beaucoup de topes et « vibradores » : de la sortie de San Cristobal à Tonina, il y a 104 kilomètres et 156 ralentisseurs ! Il nous faudra presque 3 heures pour couvrir cette distance. Notre guide parlait sur cette route de milliers de virages (mais c’est une route de montagne certes sinueuse mais sans plus) par contre, il ne parle jamais de ces topes.

Le site de Tonina est super intéressant : c’est un monument adossé à une colline, en forme de pyramide sur 7 niveaux. De plus, il est situé dans un paysage agréable de pâturages et d’élevage et donc dans une zone avec de l’herbe verte ce qui nous change de l’herbe jaune et sèche que nous avons rencontrée jusqu’à présent.. Ce que nous n’avions jamais vu jusqu’à présent, ce sont les différents bâtiments bâtis sur chacun de ces niveaux avec encore des murs et, pour certains, des toitures. On peut ainsi bien voir les techniques de construction, en particulier des voûtes. Il reste encore quelques sculptures sur pierre ou sur stuc dont un codex de stuc dédié à la divinité de l’inframonde. . Sur 4 « pages », il raconte les 4 ères cosmogoniques qu’a traversé le monde, toutes détruites par des cataclysmes successifs. Chacune est symbolisée par une tête de décapité (à l’envers) surmontée d’une corolle de plumes. Ce site a été construit et utilisé entre +200 et +900. Un petit musée se trouve à l’entrée du site.

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Autres photos de Tonina :

Nous ne pouvons pas rester pour la nuit sur le parking du site et nous reprenons la route un peu tard. Palenque est loin, la nuit tombe, la route est bien mauvaise et très sinueuse et nous ne voulons pas rouler de nuit. Devant une maison et son petit magasin d’essence attenant, nous demandons à des enfants (à défaut d’adultes présents) si nous pouvons rester là pour dormir : pas de problème. . A noter que la distribution de carburant se fait dans les stations Pemex, une entreprise nationale. Il n’y a donc que des stations service Pemex. Cependant, sur des routes où Pemex n’est pas trop présente, on trouve des boutiques qui vendent du carburant dans des petits récipients de 5 litres.

Mercredi 5 mars 2014

Nuit tranquille. Petite pluie qui a de la peine à rafraîchir l’atmosphère. Le chien de la maison aboie 4 ou 5 fois dans la nuit mais très brièvement. Peu de circulation. Au matin, nous offrons aux enfants crayons de couleur, carnets, collier… et faisons connaissance avec les parents. Bien sûr, nous faisons visiter notre « maison roulante » et le père est surtout intrigué par le prix du véhicule. Quand on sait que 1 peso, pour eux, est important, nous sommes un peu gênés de leur parler de dizaines de milliers de pesos.

Le soleil a refait son apparition. Nous reprenons notre route de montagne avec ses nombreux topes. Parfois, il manque un morceau de la route, une moitié côté pente s’est éboulée. Pas de panneau de signalisation, de temps en temps un simple tope quelques mètres avant ou quelques pierres alignées le long du « trou ». La végétation est très abondante : c’est bien une forêt tropicale Les champs de maïs sont encore nombreux sur les pentes souvent très inclinée. Nous passons à Palenque-ville faire quelques courses puis nous rentrons dans l’enceinte du Parc ( 28 pesos l’entrée par personne). Nous nous installons au Mayabell Campground non loin, apparemment du site archéologique. Nous le visiterons demain. Après-midi chaude : 35°.

Jeudi 6 mars 2014

Petite pluie pendant la nuit. Ce matin, les nuages sont toujours là. Il fait un peu plus frais (enfin, c’est tout relatif). La douche du camping est à l’eau froide mais ce n’est pas très gênant vu la température de l’air.

Nous partons à pied du camping. A moins de 500 mètres se trouvent le musée et l’entrée basse du site de Palenque (l’entrée haute est à environ 1,5 kilomètre). Cette cité maya fut construite à partir de -100 et connut son apogée entre +600 et +900. Nous commençons par visiter le musée et admirons les bas reliefs qui y sont exposés, la finesse des sculptures, les glyphes qui racontent l’histoire de cette ville.

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Par l’entrée basse et le sentier qui passe dans la forêt, nous rejoignons d’abord la partie Nord du site puis passons à l’unique jeu de pelote de la cité, au Palais (el Palacio) et enfin à l’imposant « Templo de las Inscripciones« . C’est dans ce temple, après 3 ans de déblaiement, qu’on a pu dégager dans les années 1950 l’escalier menant au tombeau du roi maya Pakal. Ce tombeau ainsi que le masque en jade du souverain, et tous les objets s’y trouvant sont exposés au Musée d’anthropologie de Mexico (photo du masque plus haut, au samedi 15/02/2014).

Grupo Norte :

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El Palacio :

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Templo de la Inscripciones :

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Autres photos de Palenque :

Nous montons et descendons de nombreux escaliers, toujours avec des pentes assez fantastiques. Tant qu’on n’est pas au bord, on ne sait pas si on va trouver un escalier ou un mur. Le climat tropical et la végétation ont couvert les pierres de Palenque de mousses, de traînées noires, de lichens oranges. On voit moins la façon de construire qu’à Tonina.

La chaleur est moyenne (environ 30°) mais le taux d’humidité de l’air est élevé : nous sommes moites en permanence. Dans l’après-midi, les averses à répétition nous obligent à rester à l’intérieur de notre petit temple. Nous avons profité des quelques heures d’éclaircie dans la journée pour visiter le site. Nous restons au camping Mayabell ce soir et repartirons demain matin en direction de Campeche.

Vendredi 7 mars 2014

De la pluie plus ou moins forte toute la fin de l’après-midi et toute la nuit. Bien sûr, ça nous oblige à fermer fenêtres et lanterneaux et nous étouffons un peu malgré les « seulement » 25° de température. Dans la matinée, ça s’arrête et nous quittons la forêt tropicale et pluviale de Palenque en prenant la direction de Campeche.

Petit à petit cette forêt dense s’estompe mais la végétation reste touffue par endroits et l’herbe bien verte. Beaucoup de pâturages, d’élevages. Enfin une route droite en bon état avec très peu de villages traversés (donc peu de topes). Nous pouvons rouler plus vite et plus tranquillement. La journée reste nuageuse puis le soleil refait son apparition dans l’après-midi : 32° quand on s’arrête, 28 quand on roule. Notre arrêt du soir se fait à Champoton en bord de …mer (Golfe du Mexique). Nous n’avions plus vu l’océan depuis le 23 novembre lorsque nous avions pris le ferry à La Paz en Basse Californie pour aller sur le continent mexicain. Un vent frais et agréable arrive de la mer : nous nous sommes garés juste au bord de l’eau. Dommage que la route qui longe la côte soit très passagère avec, en particulier, des camions !

Samedi 8 mars 2014

Quelques dizaines (centaines ?) de camions plus tard, nous repartons en direction du site de Uxmal. Jusqu’à Campeche, la route est bonne mais après nous recommençons à traverser bien des villages.

A Campeche, nous nous arrêtons pour faire des courses puis allons à MacDo pour avoir une connexion Internet. L’avenue qui longe la mer est « nickel », une 2 fois 2 voies séparées par une allée de palmiers, de nombreux ronds-points, les immeubles qui la bordent sont récents. Dès qu’on quitte le bord de mer, tout change : routes pleines de trous, pas ou peu de trottoirs, petites maisons sombres pas ou peu entretenues, … Ils ont certainement tout dépensé pour la « vitrine » côté Golfe du Mexique !

Hier, nous avons quitté le Chiapas, parcouru quelques kilomètres dans l’état du Tabasco puis traversé celui de Campèche. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans l’état du Yucatan.

Nous nous arrêtons à Uxmal. Il est trop tard pour visiter mais nous pouvons passer la nuit sur un parking du site pour 131 pesos (environ 7 euros). Très calme, nous serons accompagnés seulement par les cris des oiseaux et le tac-tac d’un pivert installé sur l’arbre à 2 mètres de nous.

Dimanche 9 mars 2014

Ça a bien rafraîchi sur le petit matin mais il y a déjà 30° à 10 heures ! La visite du site est à 188 pesos au lieu d’une cinquantaine sur les autres sites. Il faut dire que, compris dans ce tarif, il y a un spectacle son et lumière le soir mais il n’est pas possible de ne prendre le billet que pour la visite (par contre, on peut venir assister seulement au spectacle nocturne).

Uxmal est au cœur de la région Puuc, zone de basses collines calcaires qui barre le nord-ouest de la péninsule du Yucatan (puuc en maya signifie colline, monticule). Par extension, ce terme désigne le style architectural de cette région dont témoigne Uxmal ainsi que plusieurs autres sites situés sur cette « route Puuc« . Le style Puuc est marqué par un art de l’ornementation d’un grand raffinement et, effectivement, nous n’avions pas encore vu de cités mayas autant décorées. Contrairement aux autres villes où les sculptures sont en bas relief ou en stuc, ici les murs en pierre brute sont recouverts de pierres bien taillées, assemblées pour former des motifs. Par exemple, les 270 masques du dieu de la pluie Chac qui se trouvent sur la façade de l’édifice du site de Kabah sont constitués chacun de 30 morceaux de pierre taillés individuellement. Le décor des 98 mètres de la façade du Palais du Gouverneur de Uxmal est constitué d’environ 20 000 pierres sculptées. L’ensemble est vraiment impressionnant d’autant plus qu’ici, à Uxmal, nombre de bâtiments sont bien conservés. Il reste d’ailleurs encore des zones non explorées au Nord de la cité.

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Uxmal comptait certainement 20 000 habitants à son apogée vers +800 / +1000. Nous allons d’un ensemble à l’autre, découvrant quantité d’ornementation : colonnes, masques, serpents, huttes, tortues, oiseaux, motifs géométriques, … C’est un plaisir des yeux ! Les bâtiments sont aussi un peu différents de ceux que nous avons pu voir jusqu’à présent : la pyramide du Devin est construite sur un plan elliptique et son escalier est vertigineux, le Palais du Gouverneur mesure 98 mètres de long (les Espagnols estimèrent qu’un tel bâtiment grand et somptueusement décoré ne pouvait être que le siège d’un gouverneur, d’où son nom), …

Piramide del Adivino

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Cuadrangulo de la Mojas (quadrilatère des Nonnes : les voyageurs comparèrent ce monument à un couvent d’où son nom)

 

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Jeu de pelote

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Casa de la Tortugas

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Palacio del Gobernador

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Le soir, nous allons assister au spectacle son et lumière en … espagnol. Nous sommes assis sur un côté du « Quadrilatère des Nonnes ». Les différents bâtiments, proches et plus lointains, sont illuminés de couleurs différentes. Là-dessus, il y a des voix qui débitent un texte sur un ton très théâtral. Nous avons pu comprendre qu’il s’agissait d’une incantation au dieu de la pluie Chac pour qu’il pleuve afin que le maïs pousse (et en plus, apparemment, ça marchait !) puis il fut question du mariage d’une princesse d’Uxmal avec un seigneur de Chichen Itza

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Autres photos de Uxmal :

Lundi 10 mars 2014

La « fraîcheur » est venue assez tôt, vers 22-23 heures. Merci à toi, dieu Chac (ou Chaac, selon les sources) mais au matin, ça grimpe très vite. Nous arrivons rapidement à Chichen Itza malgré les 200 kilomètres qui nous séparent car nous trouvons une très bonne route traversant peu de villages. A 14 heures, il y a plus de 30 cars de touristes sans compter les nombreux taxis ou « colectivos » (bus de transports en commun d’une dizaine de places) et les voitures particulières. De plus, la chaleur est grande. Nous faisons demi-tour et allons finir la journée dans une chambre climatisée de l’hôtel « Piramide Inn« . Bon d’accord, il y a la clim et même un grand ventilateur au plafond mais ça fait un sacré boucan et on ne pourra même pas la laisser quand on se reposera ! Les fenêtres latérales sont sans vitres, juste des petits volets et des moustiquaires. Voilà le tableau !

Mardi 11 mars 2014

Nous ne profiterons même pas de l’hôtel pour faire une grasse matinée car dès 8 heures nous sommes sur le parking du site de Chichen Itza pour échapper à la grosse chaleur et aux hordes de touristes.

La ville remonte au V° siècle où un groupe de mayas « mexicanisés » (« les Putun mayas« ) s’établirent là. Leur chef répondait au nom de Quetzalcoatl (serpent à plumes, appelé aussi en maya Kukulcan). La cité ne cessa alors de s’agrandir, mélangeant peu à peu les styles Puuc et Toltèque. Vers le XII° siècle, la cité aurait été conquise par une tribu nommée Itza, ce qui aurait donné son nom à la ville Chichen Itza (le puits des Itzas) en raison de la présence d’un grand Cenote (grand réservoir naturel). Ce site est immense, certains bâtiments sont bien conservés mais, à notre avis, moins bien décorés qu’à Uxmal. Il reçoit une foule de visiteurs … Comme à Uxmal, le prix d’entrée (avec le spectacle son et lumière) est de 188 pesos (en fait 59 pour le fédéral et 129 pour l’état du Yucatan : c’est, à notre connaissance, le seul état qui demande un prix d’entrée pour les sites en sus du billet fédéral et, en plus, pratiquement le double que le fédéral !). Nous faisons le tour de tous les bâtiments en restant à quelques mètres de ceux-ci car tout est barricadé, entouré de fils de fer et de pancartes interdisant de pénétrer dans ces enceintes.

El Castillo (pyramide de Kukulcan)

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Templo de Los Guerreros et Grupo de Las Mil Columnas

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Plataforma de las Aguilas y los Jaguares

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Juego de Pelota

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Cenote Sagrado

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Caracol

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Lorsque nous sommes arrivés sur le site, nous vîmes des dizaines de personnes poussant des chariots divers remplis de cartons, de caisses, de ballots franchir un portail sur la gauche du site. En fait, ce sont les marchands qui allaient s’installer. Nous ne les avons pas comptés mais il y en a de partout, le long de toutes les allées où leurs stands se touchent, ils sont certainement des centaines à vendre les mêmes objets : masques, statuettes, tee-shirts, bijoux, … On peut parier sans risque de se tromper que ça doit faire bien longtemps que ces articles n’ont plus rien d’artisanal ou de mexicain !

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Autre faune rencontrée sur le site d’Uxmal et sur celui-ci, ces sortes de gros lézards placides de la couleur des pierres se faisant dorer au soleil, la tête levée. Ils mesurent 30 à 50 centimètres de long et ressemblent à de petits iguanes. Ce sont les rois de toutes ces pierres mayas !

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Dans ces derniers sites visités, les guides ont trouvé que, dans certains endroits, il y avait de l’écho alors, on les entend taper des mains et les touristes guidés font de même ! Comme si la fonction de ces monuments, temples, pyramides, … était de renvoyer de l’écho tels les théâtres romains ou grecs ! Sans parler aussi des marchands qui soufflent dans une espèce de céramique « artisanale » et qui sont censés imités le bruit du jaguar. Bref, le monde, le bruit, les monuments inaccessibles (ce qui se comprend un peu vue les milliers de touristes quotidiens), la chaleur, … Chichen Itza ne me laissera pas un trop bon souvenir.

Autres photos de Chichen Itza :

Départ ensuite pour la ville de Valladolid où nous avons repéré une « lavanderia ». Notre linge sera prêt à 17 heures : 4 heures à attendre avec une chaleur de 40° à l’ombre. Impossible de rester dans le fourgon : nous allons squatter les bancs do zocalo.

Route ensuite jusqu’à Coba où nous pouvons rester pour la nuit sur le parking du site archéologique. Il y fait assez vite frais, enfin, 28°…

Mercredi 12 mars 2014

Visite du site de Coba : une ville immense sur 75 kilomètres carrés, reliée à d’autres cités par des sentiers empierrés (des sacbeob) dont le plus long mesurait 100 kilomètres. Les fouilles n’ont commencé qu’en 1891 et sont encore largement inachevées. Les quelques monuments mis à jour sont séparés par de longues distances (plus de 1,5 km entre la grande pyramide et l’entrée du site par exemple). Les guides conseillent de louer un vélo ou de profiter des services d’un triporteur pour faire les 4 kilomètres du circuit.

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Pour notre part, nous choisirons la marche à pied et apprécierons la promenade dans une forêt touffue. Les monuments sont encore partiellement enfouis dans la végétation ou certains n’ont qu’une façade découverte mais ça donne une petite idée de ce que les explorateurs pouvaient voir à l’origine. Hors cela, la visite est un peu décevante : peu de bâtiments, quelques stèles sculptées mais difficiles à « lire ».

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Nous pensions passer 2 jours tranquille face à l’océan. Le camping qu’on nous avait indiqué près de Tulum est petit, la seule place restante est en plein soleil. On tourne un peu mais ici aussi, les bords de mer sont bien bâtis : hôtels, restaurants, magasins de souvenirs, villas, … Donc, ras le bol on prend la route de Chetumal. Nous nous arrêtons à Felipe Carillo Puerto sur le parking d’un supermarché Chedraoui qui se veut concurrent et moins cher (forcément) que Bodega Aurera. Orage en soirée.

Jeudi 13 mars 2014

Nous faisons nos presque derniers kilomètres au Mexique pour aller jusqu’à Chetumal à la frontière avec le Belize. Nous y avons repéré un camping au bord d’une baie (sans plage mais avec piscine). Il y aussi dans cette ville un Walmart pour y dépenser nos derniers pesos mexicains. La journée est chaude (32°) même si nous sommes à l’ombre de quelques cocotiers chargés de fruits : pourvu qu’ils ne tombent pas sur notre Ive ! Il y a quelques ondées en fin d’après-midi qui rafraîchissent un peu.

Vendredi 14 mars 2014

Nous passons notre dernière journée mexicaine au camping sous un ciel très nuageux avec de nombreuses averses toute la journée. Au menu : piscine et restaurant mais aussi un peu de rangement et de bricolage et préparation de la suite du voyage. En principe, nous ne ferons que traverser le Belize car nous n’irons pas faire de la plongée sous-marine pour voir la barrière de corail : certes, la barrière nous aurait bien intéressés mais pas trop la plongée… De plus, en lisant les récits d’autres voyageurs, nous ne sommes pas trop encouragés à rester longtemps dans ce pays. Audrey et Gaël ont eu des problèmes à la frontière : dans un premier temps, on leur a refusé l’entrée puis accordé seulement un visa de transit de 5 jours (cela nous suffirait d’ailleurs amplement car il y a à peine 400 km à faire pour rejoindre le Guatemala). Claude et Alain se sont fait agresser à Belize City. Beaucoup de voyageurs parlent des moustiques et surtout des mouches des sables (les sandflies) qui sont très nombreuses et très agressives.

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