Belize et Guatemala

Du samedi 15 mars au mercredi 2 avril 2014

 

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1 – Belize – Samedi 15 et dimanche 16 mars 2014

 

Samedi 15 mars 2014

En route pour le Belize qui n’est qu’à une vingtaine de kilomètres. Arrêt au Walmart pour quelques provisions (pas de produits frais dont l’import est interdit) puis à Office Depot pour acheter une carte mini SD pour notre Carmen. A Walmart, nous croisons un couple de Français, Christine et Denis, installés au Belize depuis 6 mois mais qu’ils quittent pour le Texas. Et, en plus, ils sont d’Avignon !

Tout d’abord, pour sortir du Mexique, il faut payer une taxe de sortie du territoire parce qu’on ne retourne pas dans notre pays d’origine : 25 $US par personne (306 $Mex). Comme nous sommes un peu sceptiques sur ces taxes, nous exigeons un reçu en bonne et due forme. Du coup, il faut qu’on aille à la banque juste à côté du poste frontière et nous avons ainsi une facture officielle. Ensuite, à la douane bélizienne, les démarches s’enchaînent. Garer le camion, aller dans le bâtiment des douanes et de l’immigration (la question essentielle est « combien de temps allez-vous rester au Belize« , nous ne demandons qu’un visa de 5 jours), contrôle des passeports, photo de nos frimousses, enregistrement du véhicule sur le passeport, fumigation (fumisterie ? 5 euros pour quelques « pschitt » d’un produit un peu partout sous le fourgon), passage à la douane où finalement on n’est pas fouillé et enfin, passage au bureau de l’assurance (11$US pour un jour, 26$US pour la semaine).

Une petite heure pour tout ça mais tout se passe normalement et nous voilà lâchés sur l’asphalte bélizienne. Nous décidons de faire route jusqu’à Belize-City. Route assez bonne avec parfois des trous… Si on en a bien fini avec les « topes« , c’est simplement parce qu’ici ça s’appelle des « bumps » mais ce sont vraiment leurs frères jumeaux et, de plus, pas toujours signalés (ou les panneaux n’existent plus parfois). Nous remarquons que beaucoup de maisons sont sur pilotis plus ou moins hauts. Elles sont en tout cas bien mieux finies qu’au Mexique et de nombreuses sont peintes avec des couleurs vives.

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Le Belize n’est un état indépendant que depuis 1981. Jusqu’à cette date, il était colonie britannique sous le nom de « Honduras Britannique« . Il en a gardé la langue (c’est drôle d’ailleurs de retrouver l’anglais au milieu de tous ces pays hispanisants) ainsi que les unités de mesures. Fort heureusement, au moment de son indépendance, il a décidé d’adopter la conduite à droite !

Nous arrivons de nuit à Belize. Nous finissons tout de même par trouver le parking de la Marina Old Belize, ouf ! (merci encore Claude et Alain d’exploracy.fr pour ce lieu de bivouac). La conduite en ville est un peu difficile mais sans plus (trous, bumps, vélos sans phare, travaux). Mais nous voilà enfin devant quelques cacahuètes et boissons, rafraîchis par un agréable vent marin.

Dimanche 16 mars 2014

La nuit n’a pas vraiment rafraîchi. 30° dehors à 8 heures du matin. Nous ne retournons pas dans la ville de Belize-City : pas grand chose à y voir, à y faire (repérage dans notre vieux guide Michelin et d’après ce que nous ont dit Christine et Denis).

A Belmopan, capitale du Belize, rien non plus. Ce n’est d’ailleurs qu’en 1971 que cette ville fut créée pour devenir la capitale de l’état après que Belize-City eut été dévastée par le cyclone Hattie. En fait, elle est surtout investie par l’administration gouvernementale, par les banques, … Pas vraiment de centre ville d’ailleurs, nous trouvons un mini supermarché chinois (comme beaucoup de commerces au Belize) pour y faire quelques courses et réglons avec notre Carte bancaire. Nous ne retirons pas d’argent car nous ne resterons que peu de temps dans cet état, nous avons juste la monnaie en dollars béliziens que nous a rendu l’agent d’assurance. Nous faisons aussi le plein de carburant (toujours avec la CB).

Direction San Ignacio et la frontière guatémaltèque. Mais juste après cette dernière ville, visite du site de Xunantunich. On franchit la rivière sur un bac manœuvré à la main et gratuit.

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Le prix d’entrée du site est de 10$ bélizien (env. 3,5 €) soit le même prix que ce qu’indiquait le guide Michelin en 1999 ! Comme quoi, l’augmentation des prix n’est pas forcément une fatalité ! Cette cité aurait été construite entre les années 600 et 1000 autour de 3 places principales. Le bâtiment le plus imposant est « El Castillo » qui, du haut de ses 40 mètres domine la forêt environnante. Sa partie supérieure compote encore les restes d’une grande frise qui ornait à l’origine les 4 côtés de la pyramide. Jean-Jack a le courage d’en faire l’ascension tandis que Chantal, écrasée par la chaleur reste en bas, à l’ombre.

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Après cette ville, plus rien ne nous retient au Belize. Nous liquidons donc nos derniers dollars béliziens dans une épicerie et allons à la frontière à quelques kilomètres de là. D’abord, il faut payer pour sortir du Belize : 37,5 $BEL par personne (env. 14 €), ben voyons ! La suite de cette journée pourrait d’ailleurs s’intituler « les pigeons voyageurs« . A la douane guatémaltèque, il faut payer pour la fumisterie (oh, pardon, la fumigation : 39 quetzals, soit 4 €). Oui, la monnaie au Guatemala est le « quetzal » : 1 euro vaut environ 10 quetzals. Puis il faut payer des droits de douane : 40 Q. Et ensuite, c’est au tour du véhicule : 160 Q. Heureusement que nous avons changé 100 € pour 850 quetzals au marché noir (au lieu de 1 000 normalement au taux officiel mais bien obligés de passer par ces changeurs car il faut payer en quetzals et, ensuite, nous voulons visiter Tikal et, entre la frontière et Tikal, pas de banque !). A part ça, les démarches se font facilement. Nous allons sortir de ce passage douanier quand quelqu’un se précipite pour nous fermer une barrière devant le nez. Il faudrait encore payer 50 Q pour le véhicule. JJ refuse, demande le « chef » : rien ne bouge. Au bout de 10 minutes, nous reculons et Chantal va demander à une personne à l’intérieur des douanes. Les 50 Q, c’est pour payer le passage sur le pont mais on peut prendre une petite route parallèle, à droite du pont et qui débouche quelques mètres plus loin après la barrière !

Au dire des douaniers, Tikal est à 1 h 30, nous décidons d’y aller. La route est (relativement) bonne : il y a quelques ralentisseurs à certains villages mais assez bien signalés. En fait, nous mettrons 2 h 30 pour arriver au Parc de Tikal. Nous payons des droits d’entrée dans le parc : 150 Q par personne et faisons encore 17 kilomètres à travers la bold »>forêt tropicale avant d’arriver au camping (50 Q par personne) et au site archéologique. Encore une arrivée de nuit ! Installation rapide des moustiquaires car des insectes noirs sont rapidement attirés par la moindre lumière mais quasiment pas de moustique. La journée a été super chaude, plus de 40°.

2 – Guatemala – Du dimanche 16 mars au mercredi 2 avril 2014

 

Lundi 17 mars 2014

La nuit a été assez fraîche pour que nous devions nous couvrir du drap !! Il faut dire qu’on avait laissé les fenêtres ouvertes ainsi que la grande porte latérale. A 7 heures du matin (le site ouvre à 6), nous partons visiter le site archéologique de Tikal. Le droit d’entrée que nous avons payé hier soir inclut le ticket d’accès au site.

La première particularité de ce site est d’être en pleine jungle. La deuxième est l’importance et la richesse de ses bâtiments : on estime qu’il y a là des centaines de temples, de pyramides, de stèles. Certaines constructions sont en partie ou totalement dégagées ; à de nombreux endroits, des petites « collines » recouvertes d’herbes et d’arbres laissent deviner de nouvelles constructions non encore restaurées. Les Mayas s’y installèrent vers l’an -700 certainement à cause de l’importance du silex dans cette région (outils, armes, monnaie d’échange). C’est vers -500 qu’ils commencèrent à y bâtir des structures cérémonielles en pierre. En 250, Tikal était devenue une cité importante. Au VI° siècle, on estime que sa population atteignait 100 000 personnes. Ce n’est que vers les années 900 que le rayonnement de Tikal diminua, accompagnant d’ailleurs un déclin de tout l’empire maya des Basses-Terres. Les fouilles commencèrent à la fin du XIX° siècle et la restauration (qui se poursuit encore aujourd’hui) permit de mettre à jour bien des bâtiments.

Notre visite commence tout d’abord par un sentier de 1,5 km à travers la jungle avant d’arriver à la « gran plaza« . Après avoir contourné le « Templo I« , nous grimpons par un escalier en bois posé sur un côté du « Templo II » et avons ainsi une vue de la Gran Plaza et des 2 acropoles qui la bordent au sud et au nord. Nous faisons le tour de l’acropolis del Norte, des temples V et VI, nous visitons la place des 7 temples, le « monde perdu » (nous n’avons pas trouvé d’explications sur cette appellation), la place des tours jumelles (dont une est encore totalement enfouie sous la terre, les herbes et les arbres). Enfin, nous allons en haut du « Templo IV » (même escalier en bois mais bien plus long) d’où nous dominons la canopée : super la vue !

Templo 1 ou Templo del Gran Jaguar

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Acropolis del Norte

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Templo II ou Temple des Masques

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Templo V

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Plaza de los Siete Templos

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El Mundo Perdido

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Templo IV

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Plusieurs heures de promenade, plusieurs kilomètres, des dizaines de marches escaladées, mais quel plaisir ! Nous entendons beaucoup d’oiseaux et quelques singes hurleurs. Dans le site se baladent des dindons ocellés et, dans le camping, des coatis.

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Autres photos de Tikal :

Il fait plutôt moite mais il n’y a que 30°. Nous restons au camping l’après-midi et préparons la suite du voyage. Une petite pluie fait baisser la température jusqu’à 26° à 16 heures. Super génial !

Mardi 18 mars 2014

Bonne nuit, un peu fraîche même, hummm !

Nous laissons la forêt tropicale pour nous diriger vers le sud. Sur la route qui mène à l’entrée du Parc, nous retrouvons les nombreux panneaux signalant des animaux : gazelle, coati, serpent, jaguar, dindon. Nous n’en verrons aucun sur cette route.

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Nous ne prenons pas la route que nous avions prévue qui passe par Chisec et Coban puis rejoint la capitale car un douanier nous l’a déconseillée (trop déserte disait-il). Nous voici donc sur la route vers Poptun et Quiriga. Après la forêt, nous trouvons un paysage de collines avec un peu d’élevage (vaches à « bosses ») et quelques rares champs de maïs. En traversant les villages, nous n’avons plus de topes ni de bumps mais des … « tumulos« . Seul le nom change, le résultat est le même !

A San Elena de Flores, nous nous arrêtons pour changer de l’argent à un DAB (maximum à retirer 2 000 Q soit environ 200 €). Nous faisons également des courses à une grande surface. Alors que sur les routes les distances sont indiquées en kilomètres, les limitations de vitesse en km/h, dans les magasins, on retrouve la livre pour les fruits et les légumes et le gallon pour certains liquides. Nous nous arrêtons pour la nuit à côté de Poptun, au camping de la Finca Ixobel (35 Q par personne – 16.30335 – 89.42032). C’est un endroit réputé pour ses rencontres avec d’autres voyageurs mais il n’y a absolument personne ! Nous serons donc seuls dans un endroit très agréable, sous les arbres.

Mercredi 19 mars 2014

Toujours aucun voyageur à l’horizon de la Finca Ixobel où nous prenons un jour de vraies vacances : pas plein de choses à chercher sur internet (de plus la connexion n’est possible qu »à l’accueil et elle n’est pas terrible !), pas de bricolages nécessaires, ni rangements, ni courriels en retard, …La température reste même « clémente » et ne dépasse les 30° et il n’y a quasiment pas d’insectes ce qui nous permet de nous installer dehors sous les grands arbres. De plus, la Finca (ferme) Ixobel est super calme !

Jeudi 20 mars 2014

Nous quittons notre petit coin de presque paradis et partons vers Quirigua sur la route de Ciudad de Guatemala. La température est déjà à 30° à 10 heures du matin et elle atteindra 39 dans la journée.

Nous redescendons jusqu’au niveau de la mer (nous étions à 500 mètres d’altitude). Sur le bord de la route, de nombreux étals d’ananas, bananes, noix de coco, …

Pendant longtemps, la cité maya de Quirigua fut vassale de celle de Copan (Honduras). Cette soumission prit fin au cours d’une guerre qui vit la défaite de Copan dont le roi fut décapité en 737. C’est à partir de là que furent sculptées des stèles géantes et des statues zoomorphes à la gloire du suzerain vainqueur. Les nombreux glyphes qui y étaient gravés permirent de bien connaître cette période et l’histoire de la dynastie régnante. La plus grande stèle présente sur le site mesure 11 mètres (dont 3 enfoncés dans le sol). Elles sont constitués de gros blocs de grès brun extrait du lit du Rio Motagua proche du site qui durcissait au contact de l’air.

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Le site de Quirigua se trouve au beau milieu d’hectares de bananiers. En arrivant, il nous a fallu stopper pour laisser passer un petit train de transport de régimes.

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Nous pouvons rester sur le parking du site pour la nuit.

 

Autres photos de Quirigua :

Vendredi 21 mars 2014

Hier, c’était l’équinoxe de printemps et, ce matin, pour fêter ça, de minuscules bêtes volantes ont commencé à nous piquer. Plus petites qu’une tête d’épingle, elles réussissent à passer par les trous des moustiquaires ! Rapidement, on est couvert de petites piqûres qui nous donnent l’impression d’avoir la varicelle. On pense qu’il s’agit là des fameuses mouches des sables, les « sandflies« . Ce qui fait que dès 7 heures du matin, nous partons et allons plus loin pour déjeuner et nous laver.

Nous nous sommes donc mis (relativement) de bonne heure en chemin. La route n’est pas trop mauvaise avec seulement quelques passages mauvais, quelques trous et des tumulos en traversant les agglomérations les plus importantes. Une cinquantaine de kilomètres avant d’arriver à la capitale, Ciudad de Guatemala, nous avons même droit à une belle autoroute 2 fois 2 voies. Il y a énormément de camions qui circulent sur cette route. On voit passer des containers de tous les gros bananiers : Dole, Del Monte, Chiquita mais aussi Hamburg Sud ou Maersk.

La cartographie de notre GPS semble maintenant fonctionner correctement, ce qui n’était pas le cas depuis que nous avions quitté le Mexique. Carmen arrive à nous guider correctement pour traverser Ciudad de Guatemala (appelée familièrement Guate) malgré toutes nos erreurs. Ouf, parce qu’il ne faut pas trop compter sur les panneaux ! Nous traversons Guate avec quelques embouteillages et une forte chaleur. Entre les 2 files de véhicules bloqués par les embouteillages, des vendeurs essaient de placer leur produit (fleurs, lunettes de soleil, glaces, …) alors que des handicapés (dont 2 hommes-troncs) font la manche. Après une dernière grande montée (nous sommes passés de presque le niveau de la mer à 1 500 mètres) suivie d’une petite descente, nous arrivons enfin à Antigua.

Nous allons au point de bivouac donné par plusieurs camping-caristes : le parking de la police touristique, à 10 minutes à pied du centre ville (14° 33.314 – 90° 44.377 – WiFi : HOMEJ – dfd8865f17 ). Il y a déjà un couple d’Allemands avec leur tortue puis arrive un équipage de Suisses-Allemands. Echanges en anglais avec les uns mais en français avec les autres. Dès que le soleil est couché, il commence à faire frais.

Samedi 22 mars 2014

Ce matin, nous allons chercher une école pour apprendre un peu plus l’espagnol. Et ce n’est pas ce qui manque à Antigua, il y en a des dizaines ! Nous allons voir à «  San José El Viejo Spanish School » (c’est là où vont Doris et Trosten, nos voisins allemands). Ils ne veulent pas donner de leçons à 2 personnes en même temps, avec un seul professeur ! La « tradition » à Antigua, c’est un lève, un professeur (force et faiblesse …, raisons financières ?). A la 2° école où nous allons, même son de cloche et, en plus, il faudrait revenir lundi matin, la directrice n’étant pas là aujourd’hui. Bref, nous retournons à la première école et optons finalement pour « seulement » 2 heures de cours l’après-midi, de 14 h à 16 h pendant 5 jours (55 $ US par personne). Rendez-vous lundi à 14 h pour le 1° cours…

Nous en profitons aussi pour nous familiarise avec la ville Les rues sont toutes des « avenido » avec des numéros et sont simplement différenciées par les points cardinaux (Norte, Sur, Oriente, Poniente). La difficulté, c’est qu’il n’y a pratiquement pas de noms de rues indiqués (ou alors, ce sont les vieux noms avant qu’ils ne passent à une appellation avec les points cardinaux). Mais finalement, c’est assez simple à comprendre et on s’y retrouve.

L’après-midi, nous allons visiter un peu le marché municipal à moins de 5 minutes de notre bivouac. Il est gigantesque ! Nous y trouvons 2 boulangeries et un nombre impressionnant de petites boutiques de fruits, légumes, viandes, fleurs, chaussures, vêtements, … Pas de problème pour faire les courses !

Du dimanche 23 au vendredi 29 mars 2014

Notre semaine à Antigua va être rythmée par les cours d’espagnol et les visites fréquentes en ville.

Pour les cours, nous avons donc opté pour 2 heures l’après-midi (14 heures à 16 heures). Le lieu même de l’école est agréable : un grand jardin devant une maison, les « salles » de classe sont des petits bureaux ouverts sur le jardin. Il y a une petite plantation de café dans l’enceinte de l’école et en montant en haut d’une tour qui fait partie de l’école, je vois enfin le volcan Agua. Les 2 autres sont encore cachés par les nuages. Ce volcan Agua est au sud de la ville et on le voit toujours sauf bien sûr lorsqu’il est un peu caché par les brumes ce qui arrive fréquemment. Chantal travaille avec Mirna et Jean-Jack avec Maria de Lourdes. Nous ne suivrons pas tout à fait le même « programme » ce qui, au final, nous permettra d’échanger nos acquis. Au cours du 3° jour nous nous retrouverons ensemble pour un grand jeu des « opuestos » (jeu de Memory sur les contraires : sec-mouillé, grand-petit, …). Suivra le lendemain une partie de scrabble moins intéressante car notre vocabulaire en espagnol est encore trop pauvre. En une semaine, nous aurons vu ou revu de la grammaire et beaucoup de conjugaisons. Nous aurons surtout beaucoup parlé et entendu parler : c’est là l’avantage de ces cours particuliers. Il nous reste maintenant à pratiquer et, surtout, à acquérir un peu plus de vocabulaire…

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Nous commençons, en fin de semaine, à bien connaître la ville. Bien évidemment, nous y avons vu de nombreuses églises dont la cathédrale au Parque Centrale : en fait, c’est l’église de San José qui a été reconstruite devant les ruines de l’ancienne cathédrale détruite par un tremblement de terre en 1773. Plusieurs autres églises également détruites lors de séismes n’ont pas été reconstruites et restent à l’état de ruines (l’entrée de celles qui se visitent sont d’ailleurs payantes).

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Nous visitons également la « Casa del Tejido Antiguo« , un musée (mais aussi un atelier et un marché) qui expose des textiles régionaux et présente la technique du tissage traditionnel. Nous passons par le marché d’artisanat (Nim Po’t) et visitons des galeries de peinture : quelques jolies toiles. Nim Po’t est juste à côté de « el Arco Santa Catarina » qui enjambe la rue.

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Nous visitons également le « Museo del libro antiguo« . Près de ce musée se trouve la mairie : en montant sur le balcon du 1° étage, on a une jolie vue sur le Parque Central.

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Dans les rues, beaucoup de femmes portent le costume traditionnel maya : jupe porte-feuille tenue par une ceinture un peu large et un haut. Ça fait très joli. Certaines (un nombre certain) ont aussi un tablier dont quelques uns sont ornés de plusieurs rangs de dentelle. Cependant, aucun homme ne met encore le costume traditionnel dans la vie de tous les jours. C’est la même chose d’ailleurs chez les groupes de mennonites que nous croisons. Encore une fois, c’est la gent féminine qui doit faire la démonstration des coutumes, des lois qui la mettent ainsi à part. Nous remarquons également beaucoup de personnes avec une arme, et pas seulement la police officielle ou l’armée. Il y en a devant les banques, les supermarchés, certains parkings ou magasins. Chaque camion de bananes que nous avons vu en venant à Antigua était accompagné d’un garde armé d’un fusil.

Le lundi, Fabienne et Ivan quittent le parking-camping pour rejoindre el Salvador. Mardi, ce sera le tour de Doris et Torsten de prendre la route pour le lac Atitlan. Dès lors, des camping-cars sont refusés sur ce parking de la police touristique car il n’y aurait soit disant pas assez de place pour la semaine sainte (qui ne commence que le 14 avril) ! Finalement, jusqu’à notre départ samedi 29, nous resterons seuls sur le parking ! Une équipe d’une dizaine de personnes armées seulement de machettes, coupent l’herbe sur le parking : peut-être est-ce pour cela, afin que les ouvriers ne soient pas gênés dans leur travail, qu’on interdit le stationnement aux CC ? En tout cas, on ne nous mettra pas à la porte, ouf !

Samedi 29 mars 2014

Dernières courses au mercado voisin puis nous disons au revoir aux « policiers touristiques » (qui arborent fièrement sur leur voiture leur orgueil de faire partie de la police et de protéger le tourisme). Pour les remercier de leur accueil, nous leur offrons coca, sprite et biscuits apéritifs.

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Après cette longue et agréable halte à Antigua, nous reprenons la route. Tout d’abord, nous allons, à 3 kilomètres de là, à Jocotenango où se trouve une plantation de café et un musée du café. Visite intéressante où un guide explique la croissance du plant de café, sa récolte, sa torréfaction, … Nous faisons un tour également dans la plantation : c’est encore bien trop tôt dans la saison pour voir des fruits, seulement à certains endroits quelques fleurs séchées.

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Direction Panajachel sur le bord du lac Atitlan. D’autres voyageurs nous avaient dit qu’il fallait 2 heures 30 pour y arriver : nous mettrons 3 h 30 ! Il faut dire que nous avions décidé de suivre la route tracée par notre GPS et il nous fait prendre quelques kilomètres de piste qui devient finalement un chemin à une seule voie en très mauvais état puis nous retrouvons sur une vingtaine de kilomètres une route goudronnée parsemée de trous ! Ajoutez à cela, sur la route « normale », un itinéraire de montagne avec tournants et grandes descentes ou montées. Nous grimperons jusqu’à 2 500 mètres d’altitude ce qui n’empêchera pas les petits pois d’y pousser ! D’ailleurs, toute la région est très cultivée : des petits champs même sur les pentes, parfois en terrasse avec maïs, choux, pois, melons, coloquintes et autres cultures.

Notre petit Ive se couvre de poussière mais nous arrivons enfin au camping de l’hôtel Vision Azul (Bahia del Lago). Le ciel est très brumeux, nous apercevons à peine les 3 volcans qui entourent le lac. Sur ce terrain de l’hôtel (également loué pour des évènements : mariage, anniversaire, …) seulement une tente de 4 jeunes et un camion états-unien que nous avions déjà rencontré à San Critobal au Mexique (on peut d’ailleurs difficilement le rater vu son design très particulier).

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Nous nous retrouverons d’ailleurs tous ensemble le soir pour partager le repas et pour « apprécier » la musique à tue tête du mariage qui se déroule à l’hôtel voisin. Nous pourrons dormir quand même un peu !

Dimanche 30 mars 2014

Nous avions réservé hier à la réception de l’hôtel 2 places dans un bus (le « schuttle ») pour aller à Chichicastenango célèbre pour son grand marché dominical, l’un des plus grands du pays (105 Q par personne pour le bus. Il y a aussi des bus réguliers qui font ce trajet et qui sont peut-être plus « pittoresques » mais plus long car ils s’arrêtent souvent, au confort, parait-il, plus spartiate. De plus, ce mini-bus nous prend directement devant l’hôtel). Départ à 8 heures du matin. Après un peu plus d’une heure de trajet (grandes montées et descentes, beaucoup de tournants), nous arrivons à Chichicastenango.

Effectivement, un très grand marché : des centaines de stands côte à côte de part et d’autre de plusieurs rues mais qui proposent tous les mêmes objets que nous avons d’ailleurs déjà vus dans les autres marchés : sacs, flûtes, tissus, bracelets, masques, … Dès qu’on s’arrête pour jeter un coup d’œil, un vendeur se précipite pour nous louer ses articles, nous proposer d’autres coloris et nous vanter ses prix « pas cher ». Nous sommes aussi beaucoup sollicités par les marchands ambulants qui s ‘ajoutent à ceux des stands ainsi que par les cireurs de chaussures.

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Il y a tout de même une partie du marché un peu moins pour les touristes, un peu plus pour les Guatémaltèques : c’est là qu’on trouve un marché couvert pour les fruits et légumes ainsi que des stands de tissus et vêtements guatémaltèques. Enormément de femmes sont habillées de façon traditionnelle et, comme d’habitude, très peu d’hommes : leurs vêtements nous paraissent un peu moins colorés que ceux que nous avons vus jusqu’à présent (décors et couleurs diffèrent d’une tribu à l’autre).

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Nous visitons l’iglesia de San Tomas. Les fumées des encensoirs remplis de résine de copal se mêlent à celles des bougies disposées sur le sol selon des figures géométriques précises. Est-ce à cause de celles-ci que, au fil du temps, les tableaux et boiseries tout autour du chœur sont devenus complètement noirs ? A l’extérieur, en bas des marches où se trouvent de nombreux marchands de fleurs et de pétales, un « autel » maya contient encore quelques morceaux de bois incandescents. Difficile d’ailleurs dans ce type d’église de faire la part entre religion chrétienne et religion maya. Compromis… Lorsque nous arrivons, une procession est en train de sortir de l’église : une dizaine de brancards (apparemment bien lourds) portant les statues de quelques saints (dont San Tomas, le patron de la ville) et autres représentations religieuses. Ils vont parcourir quelques rues du marché comme tous les dimanches.

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Bilan du marché : quelques photos et 4 flûtes pour 50 Q, un peu moins de 5 € (il faut dire aussi que, en passant, JJ avait entendu le prix d’une flûte proposée à un Guatémaltèque : 15 Q. Alors, quand les vendeurs nous en proposaient une pour 110 Q, cela nous faisait bien rire !).

Retour au camping où, aujourd’hui a lieu une fête d’anniversaire avec piñatas et petit orchestre ainsi que des jeux genre centre aéré pour une trentaine d’adolescents. Hier c’était une convention religieuse avec sermons retransmis par haut-parleur puis musique religieuse… Le week-end est sans doute à éviter : nous espérons que demain sera plus calme car nous avons décidé de rester ici.

Lundi 31 mars 2014

Journée repos (et sans musique !), juste le bruit de l’aspersion et du déferlement des vagues du lac. Cet après-midi, les nuages et la brume cachent complètement les volcans. Nous réservons des places dans une « lancha« , un bateau (littéralement, une « lancha » est une chaloupe) que va nous emmener dans 3 villages des bords du lac.

Mardi 1° avril 2014

Sans blague, notre « lancha » ne ressemble pas à un bateau-mouche. C’est un petit bateau avec 12 personnes à bord et qui dispose d’un gros moteur hors-bord. Nous avons réservé directement à l’accueil de l’hôtel (125 Q par personne alors qu’hier ils nous avaient annoncé 150) et le bateau vient nous prendre directement au camping Par contre, ce soir, il nous laissera en ville, à « l’embarcadero« .

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De Panajachel, nous allons tout d’abord à San Juan. La traversée du lac (une heure environ) est sympa. Comme d’habitude depuis que nous sommes là, les 3 volcans sont légèrement embrumés.

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A San Juan, des ateliers et des magasins de tableau essentiellement. En peinture, toujours les mêmes thèmes d’un atelier à l’autre : les volcans « à la japonaise », la cueillette du café, des pommes, des fleurs, … ou les marchés vues du ciel, des personnages, … Nous nous offrons un petit tableau. Peu de touristes dans ce village, c’est vraiment agréable de pouvoir circuler tranquillement dans la rue principale. Sur le « port », plusieurs personnes avec des moyens de fortune tentent d’enlever les algues qui envahissent cette partie de la côte.

Ensuite San Pedro, juste à côté où nous resterons également une heure. Ce ne sera (et ne semble être) qu’une étape pour manger. Beaucoup d’étrangers dans cette ville, genre hippies 68 ou post 68 et leurs petits étals de bijoux fantaisies s’ajoutent aux stands de produits « locaux » pour touristes. Comme s’il n’y avait pas déjà assez de marchands du cru ! Quelques petits tacos plus loin (24 Q soit 2,4 € les 3), nous reprenons le bateau.

Voici Santiago, la dernière des 3 villes où nous passerons 2 heures. D’après notre guide, c’est là où il y a le must de la peinture maya. Nous sommes déçus : beaucoup d’étals de sacs, de vêtements et des objets hétéroclites habituels. Dans l’ensemble, les quelques galeries de peinture n’offrent pas la qualité de ceux de San Juan. Malheureusement, dans la plupart des cas, lorsqu’on a visité une galerie, on les a toutes visitées : mêmes motifs, mêmes scènes, mêmes techniques ! Bref, achetez tous vos tableaux à San Juan !

Dans ces villages, nous voyons tout de même quelques hommes en costume traditionnel. Retour à Panajachel à fond le hors-bord ce qui nous fait « apprécier » la dureté de l’eau. Nous rentrons au camping en « tuk-tuk« , ces petits taxis dont l’usage est fréquent dans les pays de l’Amérique latine que nous avons visités jusqu’alors (ici, ils sont motorisés, à d’autres endroits, ils ne disposent que de pédales).

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Mercredi 2 avril 2014

Nous démarrons sur les routes à 8 h 15 et nous arriverons à Copan (Honduras) à 19 h 15. Ouf ! Nous n’aurons cependant fait que 376 kilomètres dans la journée. Route dans l’ensemble pas trop mauvaise mais, au moins jusqu’aux environs de Rio Hondo, ça monte et ça descend beaucoup : nous partons de 1 600 mètres pour passer à 2 000 puis descendre à 200. Beaucoup de camions et de bus.

Nous avons retraversé la Ciudad de Guatemala vers 11 heures et cette fois, sans embouteillage, juste quelques ralentissements. Nous passons la frontière Guatemala-Honduras à El Florida, à une dizaine de kilomètres de Copan. Environ 2 heures pour faire toutes les formalités des 2 côtés. Côté guatémaltèque, ils y a des dizaines de camions stationnés avant le poste frontière. Au service immigration, on nous tamponne aussitôt nos passeports. Par contre, à la douane où il faut déclarer que le véhicule quitte définitivement le pays, c’est très long. Plusieurs camionneurs attendent et ils ont des piles de documents à faire remplir. Seulement 2 employés présents et qui n’ont pas l’air très pressés (certains voyageurs préfèrent attendre le dimanche pour passer afin d’éviter les camionneurs). Le document de sortie du véhicule est en 5 exemplaires : 1 pour le douanier, 1 pour le poste frontière (que nous avons déjà franchi car le parking est après ce poste) et 3 pour la douane hondurienne (il faudra également laisser 3 copies du passeport, 3 copies de la carte grise et 3 du permis de conduire : nous n’avons pas ces documents mais le douanier les fait sur sa photocopieuse). A noter que, lorsque nous passons côté Honduras, il est plus de 18 heures et la banque est fermée (il n’y a pas de DAB). Nous sommes obligés de changer auprès des marchands de sous (ce n’est pas ce qui manque !) et bien sûr, nous devons accepter leur change (légèrement modifié après moult discussions). Nous changeons seulement 50 €, ça suffira pour les formalités de passage.

Bilan financier : on n’a rien à payer pour sortir du Guatemala. Au Honduras : 65 lempiras (environ 2,6 €, le lempira est la monnaie hondurienne) par personne pour l’immigration, 688 lempiras (env. 27,5 €) pour le véhicule. Normalement il y a la fumigation mais quand on y passe, on explique (en espagnol, oui, oui, on progresse) que le douanier a dit que ce n’était pas nécessaire car on l’avait déjà fait faire au Guatemala : et ça marche !

Il fait nuit lorsque nous avons fini nos démarches mais comme il ne reste qu’une dizaine de kilomètres, nous allons à Copan. Le point-camping d’exloracy.fr face aux ruines n’existe plus. Juste à côté se trouve une station-service : ils veulent bien de nous pour 60 lempiras (2,4 €). La journée a été très chaude : on a dépassé les 40°. A 20 heures, il y a encore 32 ! Dans la nuit, fort heureusement, ça descend à 32. Notre Ive nous a lancé quelques signaux d’alerte aujours’hui : à 3 reprises, brusquement, le moteur s’est arrêté. Nous nous sommes aussitôt rangés sur le bas c^té mais à la première sollicitation, ça a redémarré. Une saleté dans le carburant ? Courage, plus que 1 500 kilomètres avant d’atteindre le Costa Rica et un garage Iveco !

Ni à la frontière du Guatemala, ni à celle du Honduras, on ne nous posera des questions sur les fruits, les légumes, les viandes ou autres produits frais que nous pourrions transporter. Ce n’est qu’en rentrant au Belize qu’un douanier nous avait interrogé là-dessus. Pas de fouille du véhicule non plus à ces frontières.

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