Honduras

Du mercredi 2 au dimanche 6 avril 2014

 

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Jeudi 3 avril 2014

Nous allons tout d’abord au centre ville de Copan-Ruinas, le village. Sur la Parque Central, nous trouvons une banque avec un DAB qui n’accepte que les cartes Visa. Non loin de cette place principale, nous trouvons également un point info tourisme avec de la documentation sur la ville et sur le pays. Nous recherchons un endroit pour camper cette nuit. L’employée appelle et presque aussitôt, un jeune couple arrive ; ils nous conduisent avec leur voiture chez eux (ils louent des appartements) pour voir si ça nous convient. Nous aurons un endroit ombragé et une salle de bain avec douche chaude à notre disposition. (Coordonnées : 14° 50.673 – 89° 09.246)

Visite ensuite du site archéologique de Copan, le dernier site maya de notre voyage. Impressionnant quant au nombre des bâtiments, à la surface couverte, à la richesse des sculptures (personnages et glyphes) en particulier sur les stèles, les autels ou les marches d’escaliers ! A ce jour, les vestiges de 3 450 édifices ont été mis à jour dans les 27 km² qui entourent le « Grupo Principal », la plupart à moins de 500 mètres de ce dernier. A l’apogée de sa civilisation, vers la fin du VIII° siècle, la vallée comptait certainement 27 500 habitants, chiffre qui ne sera de nouveau atteint que dans les années 1980. Un accroissement important de la population aurait causé l’épuisement des ressources naturelles. De vastes superficies auraient alors été déboisées entraînant une érosion massive qui affecta la production agricole et favorisa les inondations à la saison des pluies. Lorsque les ruines furent découvertes, en 1576, il ne restait plus que 5 familles qui restaient à cet endroit.

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Nous sommes aussi impressionnés par l’action du végétal sur les bâtiments. On voit le trajet des racines à travers les pierres. Et dire que chaque tumulus que l’on voit là, avec de la terre, de l’herbe et des arbres est en fait les restes d’un bâtiment maya !

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Nous voyons également quelques perroquets aux jolies couleurs rouge, bleu et jaune. Ce sont des perroquets rouges (« guaja roja« ) que l’on essaie de réintroduire sur ce site. Ils apparaissent dans de nombreuses sculptures sur le site comme par exemple, au jeu de pelote.

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On voit également au sommet de certains arbres de grands nids.

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A 2 kilomètres de là, nous allons également visiter le site « de las sepulturas » : vestiges de nombreux bâtiments d’habitation mais, à notre avis, ça ne vaut pas le coup.

Nous retournons en ville sur notre lieu de parking et réussissons à garer Ive sous les ombres de manguiers et de « jiote » (gros fruits non comestibles attachés aux branches; les Mayas utilisaient les graines et l’écorce de cet arbre pour soigner les infections de la gorge et guérir les blessures).

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Autres photos de Copan :

Vendredi 4 avril 2014

Toujours bien chaud. La nuit a un peu rafraîchi mais dès 8 heures du matin, nous sommes déjà à 30°. Je ne râlerai plus quand ça sera l’été en Provence (mais ce n’est pas sûr…). Aucun autre site ou lieu particulier n’a retenu notre attention au Honduras. Nous allons donc le traverser tranquillement pour rejoindre le Nicaragua (nous faisons l’impasse sur El Salvador).

Nous rejoignons la ville de Gracias par une route où alternent les tronçons pleins de trous et ceux où ils ont été bouchés. Nous ne faisons guère plus de 45 kilomètres de moyenne horaire. Nous avons d’abord une région très verte et cherchons vainement les champs de tabac, de caféiers, … Beaucoup de vendeurs de pastèques aussi mais nous ne voyons toujours pas les champs ! Par contre, depuis 2 jours, nous entendons des insectes qui font beaucoup plus de bruit que nos cigales !

Nous bivouaquons sur le Parque Central de Gracias, juste devant le bâtiment de la Police Nationale. Accueil très agréable des policiers.

Samedi 5 avril 2014

Toujours de la route parfois en mauvais état (trous, un peu de piste en raison de grands travaux avant d’arriver à La Esperanza). On monte (mmm, comme c’est frais à 1 500 ou 2 000 mètres !), on redescend, on tourne, …. Le bivouac Rancho Victor à La Paz que nous indiquait exploracy.fr n’existe plus. Raoul, de l’hôtel rancho Victor, nous indique un parc à l’entrée de Zambrano sur la CA5 (environ 45 kilomètres de la capitale du Honduras Tegucigalpa) où on peut camper. En route, nous nous arrêtons à un restaurant où nous ne payons que 9 euros pour 2. Nous trouvons le « Parque Recrative Aurora« . C’est 100 lempiras par personne, soit environ 4 € (eau, électricité, piscine, douche froide). A partir de 18 heures, nous sommes seuls dans cet immense parc et bien tranquilles. Les chevaux en liberté viennent faire les poubelles puis ce seront les chiens et enfin un vautour. Oies, poules et canards se promènent sur la place déserte. On entend juste les rugissements d’un lion enfermé dans le misérable zoo voisin. Calme et fraîcheur assurés : seulement 13° dans la nuit ! Super !

Dimanche 6 avril 2014

Dommage de ne pas profiter de la fraîcheur de cet endroit mais nous nous mettons rapidement en route pour passer la frontière avec le Nicaragua dans la journée : nous pensons que le dimanche, il devrait y avoir moins de camions. Nous traversons Tegucigalpa très facilement : peu de circulation ce dimanche matin. 3 heures de route et nous voilà à la frontière. Avant et après celle-ci, des dizaines de camions sont parqués et attendent. Quoi ? La circulation est-elle limitée le dimanche ?

Frontière : toujours les mêmes trucs bureaucratiques et démoralisants. Les douaniers remplissent des tonnes de papier, encaissent les taxes et c’est tout. Pour sortir du Honduras, nous devons payer 180 lempiras, passer au bureau de la douane pour la sortie du fourgon puis à celui de l’immigration pour faire tamponner nos passeports.

Nous rencontrons Lauriane et Mathieu : partis du Mexique, ils sont allés jusqu’au Costa Rica et ils sont en train de revenir vers Mexico. Ensuite, ils prendront l’avion pour le Pérou et la Bolivie où, peut-être, nous croiserons-nous à nouveau. Nous échangeons renseignements, cartes et guides.

Cette fois, nous passons au « cordoba » (1 c = 0,028 €) mais on accepte volontiers les dollars US (pas les euros, comme d ‘habitude. A Ocotal, le village suivant, au DAB de la banque, nous aurons le choix pour retirer l’argent en cordobas ou en dollars US). Nous devons passer à la fumigation (77 c) puis à l’immigration (310 c par personne). Ensuite, vient le tour de la douane pour l’autorisation du véhicule (tiens, rien à payer !). Ici, l’assurance est obligatoire (contrairement au Guatemala ou au Honduras où nous n’en avions pas) : ce sera 310 cordobas pour un mois (on ne peut pas avoir moins) et, pour finir, une taxe touristique de 52 cordobas.

Après un peu plus de 2 heures de démarches, nous sommes enfin au Nicaragua : nous commençons avec une route excellente et sans tumulos, ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé ! Cette région est célèbre pour ses cigares qui concurrenceraient ceux de La Havane : nous voyons en effet plusieurs champs de tabac. Nous nous arrêtons à 80 kilomètres de la frontière juste avant d’arriver à Esteli au « Club Campestre Esteli » où on nous accueille agréablement. 250 c pour la nuit, eau, piscine, douche froide, électricité. Encore une fois, vers 18 heures, la nuit tombe et les derniers visiteurs du Club partent : nous sommes seuls sur le site. Seulement 30-32° mais dans nuit, ça tombera à 14.

Aujourd’hui comme hier, notre Ive nous fait encore quelques petites frayeurs : à plusieurs reprises, le moteur s’arrête brusquement, plus de voyants sauf celui qui dit de s’adresser rapidement au garage Iveco le plus proche. Nous on veut bien mais le plus proche est encore à environ 1 500 kilomètres, au Costa Rica ! Fort heureusement, après avoir tourné la clé, Ive repart aussitôt. De plus, ce soir, nous constatons une petite fuite d’huile au niveau de la pédale d’embrayage. On se dit qu’on va traverser rapidement ce pays pour arriver tout aussi rapidement au Costa Rica et lui faire faire un check-up complet !

Nicaragua – Du dimanche 6 au samedi 12 avril 2014

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Lundi 7 avril 2014

Si la nuit a été fraîche, la journée sera à près de 40° ! Nous allons faire un tour jusqu’à Esteli. Petit supermarché à la sortie de la ville Près du Parque Central, nous finissons par trouver INTUR (Information Touristique), planqué dans un renfoncement entre 2 magasins, au 1° étage. Nous voulons savoir s’il y a d’autres lieux de camping près de la ville. On nous indique un endroit qu’on atteint après 15 kilomètres de piste puis un autre à 20 kilomètres au Nord. Bref, après un rapide tour dans les rues d’Esteli, nous retournons à notre Club Campestre qui n’est qu’à 2 kilomètres au Nord.

Nous travaillons sur notre itinéraire au Nicaragua puis au Costa Rica avec le souci d’arriver au plus vite à San José où se trouve donc le garage Iveco. Il nous faut aussi tenir compte du fait que la semaine prochaine est la « semaine sainte » et qu’on risque de trouver beaucoup de lieux fermés jeudi et vendredi !

Pas trop d’ombre mais heureusement, nous avons la piscine pour nous rafraîchir !

Mardi 8 avril 2014

Nous sommes à 150 kilomètres de Managua que nous effectuons sur une route en excellent état. C’est comme ça depuis notre entrée au Nicaragua. Beaucoup de champs de tabac autour d’Estreli et, plus loin, des hectares de rizières alors que nous sommes dans une région apparemment très sèche.

A Managua, nous avions choisi de visiter le « centre historique » (il y a aussi, d’après le guide le « centre touristique »). Nous nous garons devant le bureau de Poste : il y a un garde armé sur ce parking. Nous faisons un petit circuit qui nous mène tout d’abord devant le « Monumento Soldado de la Patria » dédié aux véritables héros de la révolution sandiniste (« Solo los obreros y campesinos iran basta el fin » : seuls les ouvriers et les paysans iront jusqu’au bout).

Nous nous approchons ensuite du Monumento de la Paz, sorte de phare sur un espace asséché et construit avec les armes prises aux contras, les contre-révolutionnaires armés et formés par les USA de Reagan. Passage auprès de la cathédrale de Santiago de los Caballeros détruite lors du tremblement de terre de 1972. Une restauration partielle a été entreprise mais, dira Chantal, c’est comme ça que je préfère les églises : en ruines !

La Plaza de la Revolucion, écrasée par le soleil (42° !), est bordée par cette cathédrale, le Palacio Nacional de la Cultura, la Casa de los Pueblos (maison des peuples) et d’un petit jardin qui offre un peu de fraîcheur.

La sortie de la ville est un peu laborieuse, notre GPS nous faisant traverser l’immense Mercado Oriental. Nous achetons au passage une petite bouteille de rhum « Flor de Caña« . Le Nicaragua produit, parait-il, un rhum d’excellente qualité mais nous n’en trouvons qu’à 35°. Bof (finalement, après l’avoir goûté le soir venu, on se dit qu’effectivement, il n’est pas si mal que ça).

Direction le Parc National du Volcan Masaya : entrée du parc 100 cordobas par personne et possibilité de camper dans le parc, 50 c par personne. En fait, le camping se limite au parking du Centre des Visiteurs que nous visiterons. Il y a là une exposition un peu vieillotte et poussiéreuse sur la géologie, la faune et la flore du parc… Nous allons jusqu’au cratère du volcan : panache de fumée qui sort en permanence du cratère et, de temps en temps, odeur de soufre.

Nuit calme en compagnie d’une tortue texane mais la température ne descendra qu’à 24°.

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