Panama

Du vendredi 18 au lundi 28 avril 2014

 

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Samedi 19 avril 2014

Le propriétaire de la maison, son épouse et leurs 2 chiens viennent nous saluer et discuter un petit moment avec nous (en anglais). Ils nous proposent gentiment de revenir bivouaquer là ce soir. Sympa.

Nous allons jusqu’à la ville de Boquete faire quelques courses puis dans le Parc du Volcan Baru. Le sommet du volcan est à 12 kilomètres du bout de la route, la pente particulièrement rude : nous ferons rapidement demi-tour et nous contenterons finalement d’une balade sur un chemin moins pentu. Vues merveilleuses sur la vallée. Nous retournons à notre coin de bivouac d’hier.

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Ce matin, nous avons senti le fourgon trembloter pendant un petit moment. C’est la 2° fois que cela se produit, la 1° étant à l’entrée du Costa Rica. Nous pensons qu’il s’agit certainement de petites secousses sismiques.

Dimanche 20 avril 2014

Nous quittons les champs de caféiers bordés de daturas ou d’hibiscus (qui forment ici de petits arbres…). Nous perdons rapidement 1 600 mètres d’altitude et, bien sûr, nous gagnons une dizaine de degrés (25 à 35°). Il fera même un peu plus de 40 dans la journée. Et nos amis de Colombie Britannique nous écrivent qu’ils ont eu de la neige aujourd’hui !

Nous faisons route vers la Ciudad de Panama, capitale de notre dernier état d’AmériqueCentrale. D’abord une centaine de kilomètres d’assez bonne route après David mais avec un chantier tout le long destiné à réaliser une 2 fois 2 voies (mais nous sommes dimanche, le chantier est au repos). Ensuite, encore 100 kilomètres de route défoncée puis on arrive sur une « autoroute » d’abord en petits « tronçons » comme certaines routes au Canada et enfin, ça s’améliore.

Tout au long des routes, une floraison de drapeaux des partis politiques et de panneaux électoraux pour des élections qui doivent avoir lieu prochainement (président, députés et maires). Les drapeaux sont accrochés aux poteaux, aux réverbères, aux voitures, plantés devant les maisons et au bord des routes.

Nous avons retrouvé au Panama quelques femmes en costume traditionnel : une espèce de robe-sac unicolore mais avec des couleurs vives : rouge, jaune, vert essentiellement.

Peu d’indications routières. On traverse par exemple la ville de Pononome où on voulait s’arrêter sans savoir que c’était bien elle ! On bivouaque finalement à la ville suivante d’Anton le long d’un petit parc de jeux pour enfants. Excellente connexion Wifi.

Lundi 21 avril 2014

Défilé religieux de voitures klaxonnant et de vélos dans la soirée d’hier puis musique. Sinon, nuit calme.

Nous faisons route jusqu’à Panama-City ou, plutôt jusqu’à Balboa à l’entrée (ou à la sortie) du fameux canal de Panama. Beaucoup de circulation. Certains conducteurs manquent un peu de cuisson et c’est à croire que leur véhicule ne dispose pas de clignotants ! Ici aussi, nous avons les rois du klaxon et ceux du warning (qu’ils mettent chaque fois qu’ils vont faire quelque chose de pas trop autorisé…). Notre GPS est muet et ne connaît qu’une seule route pour parvenir au but. Rien d’autre n’est cartographié. Difficile pour savoir exactement où tourner. Finalement, après quelques rallonges, nous parvenions enfin au Balboa Yacht Club pour bivouaquer et attendre jeudi matin la personne qui nous guidera dans nos démarches pour passer en Colombie.

Avant tout, nous voulons faire corriger les erreurs de notre autorisation de circulation (erreur de numéro de châssis et de nationalité). Nous allons au petit bureau de douane qui est proche du Yacht Club. La douanière nous envoie au grand bureau « autoridad de aduana« , enregistrement des véhicules. Bien sûr, nous prenons un taxi (6 $ à l’aller et 5 au retour). Nous nous expliquons et attendons une heure environ. Enfin, on nous a refait le document, le numéro de châssis est bien rectifié mais pas celui de la nationalité. De plus, on se rend compte qu’ils nous font sortir de Colombie pour rentrer au Panama ! Mais pour changer la nationalité, nous disent-ils, ce serait un autre bureau et cela nous prendrait 5 jours. Ils nous affirment que ça n’a pas d’importance… On verra bien et en attendant, on croisera les doigts pour que ça passe comme ça. Jean-Jack restera donc franco-guyanais !

Retour au Yacht-Club : il a fallu qu’on prononce au moins 20 fois ce nom pour que le chauffeur de taxi comprenne qu’on voulait aller au ‘yaclou » !

Seulement dans les 30° le soir mais il faut dire qu’on a eu de la pluie jusque vers 14 heures aujourd’hui.

Mardi 22 avril 2014

Aujourd’hui sera consacré à la visite du « Casco antiguo » ou « Casco viejo » de Panama, particulièrement le quartier de San Felipe de cette partie de la ville. Nous laissons notre Ive au Yacht Club et prenons un taxi. Sur notre guide qui a l’air d’un petit futé, nous lisons que le prix d’un taxi en ville, en 2011, était de 2 $. Nous supposons que nous avons bien trop payé hier donc aujourd’hui, on négocie à 3 $ et ça marche ! En partant le chauffeur de taxi emprunte la route construite dans la baie de Panama ce qui nous permet d’avoir une belle vue du Panama moderne avec tous ses gratte-ciel.

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Ce quartier a connu une nouvelle jeunesse lorsque l’Unesco décida de l’inscrire sur la liste du patrimoine mondial en 1997. Depuis, ses plus belles demeures ont été restaurées mais la restauration est loin d’être terminée. A de nombreux endroits, il ne reste plus que les 4 murs des immeubles et les façades ainsi que ses nombreux balcons qui les ornementent sont maintenus avec de grosses poutres métalliques.

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Avant d’aller nous promener dans le quartier, nous passons un moment sur la Place Principale (Plaza Independencia ou Plaza de la Catedrala). Là se trouve le Palacio Municipal de 1910 ainsi que la cathédrale du XVIII° siècle.

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Plus intéressant, toujours sur cette place, est le Musée du Canal interocéanique situé dans un magnifique bâtiment des années 1870. La première partie de la visite est consacrée à une petite histoire passionnante sur la cartographie et les explorations permettant, au XVI° siècle, de traverser le Panama pour atteindre l’Océan Pacifique. La deuxième partie relate la construction du Canal. Plus rien entre les explorations de Balboa et la construction du canal : il manque là un grand pan d’histoire. Et encore, bizarrement, la construction du canal ne commence qu’en 1904 lorsque c’est le gouvernement des Etats-Unis qui reprend en main la construction. Pas grand-chose sur le « canal français » des années 1880 (l’échec de cette construction, ses 22 000 morts principalement à cause des maladies, le « scandale de Panama » en France, …). Une abondante documentation qui mériterait d’être un peu plus aérée.

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Taxi pour le retour en empruntant une autre route, plus directe, à travers la ville. Bien sûr, nous faisons attention de bien demander le « yaclou de Balboa » et le chauffeur comprend tout de suite !

Ici, les « s » finaux ne sont plus prononcés (on dit gracia, buena noche). Les salutations sont toutes raccourcies en « buenas » d’abord puis enfin en « buena ». Les douches de l’embarcadère ne sont désormais plus accessibles : il faut avoir une clé pour y accéder et seuls les propriétaires des bateaux en ont une. On se contentera d’une douche froide dans Ive mais on a l’habitude et que c’est bon ! Nous ne parvenons pas non plus à trouver une « lavanderia » dans le quartier.

Mercredi 23 avril 2014

La nuit a été longue à « rafraîchir » (minimum : 26° !). Et, à 7 h 30, la chaleur est repartie.

Aujourd’hui, nous allons visiter les écluses du canal , celles de Miraflores , les dernières côté Pacifique . Il y a 3 séries d’écluses sur ce canal long de 80 kilomètres qui permet de joindre l’ Atlantique au Pacifique en 8/10 heures environ. L’entrée du centre des visiteurs est à 15 $US maintenant (notre guide de 2011 parlait de 8 $) et seuls les retraités panaméens ont droit à une réduction.

Nous pourrons voir les écluses d’en haut, au 4° étage du centre. 2 bateaux en sortent lorsque nous y serons. Petit film en 3D et expositions sur les travaux du percement du canal qui complètent bien celles du Musée d’hier. Ici, l’histoire du canal commence bien avec les travaux français des années 1880.

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Nous tournons un peu en ville allant même jusqu’au Panama moderne sans parvenir à trouver un supermarché pour faire quelques courses. Par contre, nous parvenons à trouver un kiosque pour faire des photocopies pour le passage en Colombie (5 exemplaires de 5 documents différents : l’ Amérique centrale est vraiment le champion des photocopies ; nous en aurons laissé des dizaines !).

Nous allons faire un tour sur le  » Causeway ou Clazada de Amador « . Cette longue jetée de 6 kilomètres unit les îles de Naos, Perico et Flamenco au continent, elle a été réalisée avec les terres et les roches excavées du canal afin de protéger l’entrée de celui-ci des sédiments emportés par les courants.

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Jeudi 24 avril 2014

Nous avons rendez-vous à 8 h 30 avec Amy de la société SCLine qui doit faire traverser Ive. Nous voyons arriver une 2 chevaux française avec un chauffeur français (Eric) qui a également rendez-vous avec Amy pour la traversée de sa voiture décorée en ballon de foot. Eric et Pierre sont en train de « faire » une partie de la « Panaméricaine du foot » et leur but final est, bien sûr, le mondial de foot au Brésil au mois de juin (http://www.acow.org/).

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Amy nous conduit à l’endroit où la police contrôle le numéro de moteur mais ce n’est qu’à 10 heures… Contrôle très rapide et il nous faut fournir une photocopie du passeport, de la carte grise, du permis de conduire, de l’assurance et de l’autorisation de circuler au Panama (la fameuse autorisation que nous avons fait refaire et qui comportait encore 2 erreurs ce qui ne semble pas déranger : seul le numéro du châssis est contrôlé).

Notre GPS nous conduit ensuite vers une « supérette » qui s’avèrera être en fait un grand centre commercial avec un hypermarché Rey. Enfin, nous pouvons faire des courses (nous trouvons même une boite de Brie « le Président » made in France mais, surprise, ledit Brie est enfermé dans une boîte de conserve !).

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Pour se rendre à ce centre commercial, nous devons prendre l’autoroute à péage. Un tronçon coûte 75 cents et, comme par hasard, la caissière n’a pas de monnaie. Nous essayons bien sûr de protester mais au bout d’un quart d’heure, nous sommes bien forcés d’abandonner notre monnaie. Une forme comme une autre de « petit » racket !

A 14 heures, nous revenons au Secrétariat Général du Poste de Police (le DIJ) pour retirer le document nous autorisant à sortir du territoire. Lundi matin, nous retrouverons Amy à Colon pour continuer les démarches administratives et laisser le fourgon au port. Comme nous avons choisi de joindre Carthagène (Colombie) en avion, nous reviendrons à Panama, prendrons une chambre d’hôtel et partirons le lendemain.

Retour au Yacht Club. Très chaud aujourd’hui, jusqu’à 38° puis petite pluie et ça descend à 32.

Vendredi 25 avril 2014

Matinée Internet : prendre le billet d’avion Panama-Cartagena, réserver l’hôtel à Panama pour le 28 au soir puis celui de Cartagena pour les 3 nuits suivantes, prolonger la réexpédition du courrier, prolonger l’abonnement du téléphone mobile, … Nous avons de la chance d’avoir un jour nuageux avec même quelques gouttes d’eau et donc des températures ne dépassant pas les 30°. Heureusement car nous devons être en face du Balboa Yacht Club (donc sans un brin d’ombre) pour une connexion optimale (d’autant plus que pendant 2 jours, impossible de se connecter avec notre antenne Wifi).

Après-midi pépère, on range, on fait quelques menus travaux et on regarde passer les bateaux sur le canal…

Samedi 26 avril 2014

Journée moite : nuageux, températures autour de 32°, les ondées nous obligent à fermer portes et fenêtres. Nous commençons à préparer nos sacs pour le vol et le temps d’attendre Ive à Cartagena. C’est le minimum syndical…

Dans l’après-midi, nous allons jusqu’à Colon sur la côte Atlantique, lieu de notre rendez-vous de lundi et port de départ d’Ive. Nous repérons la Plaza 4 Altos et partons rejoindre un point de bivouac à la Marina Shelter Bay, à 24 kilomètres de là (9° 22.345 – 79° 56.917). Petite route avec des trous pour y aller. Nous devons traverser le canal au niveau des écluses de Gatun et attendre environ une demi-heure que 2 bateaux passent. Nous voyons des travaux à proximité de ces écluses destinés à l’agrandissement du canal.

La Marina se trouve dans une zone qui devait (doit ?) appartenir au Canal : l’entrée est gardée par des militaires en armes, la route d’accès est bordée de maisons sans portes ni fenêtres qui commencent à tomber en ruine (certainement des maisons des militaires US partis depuis 2 000).

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Par contre, la Marina est très luxueuse : petites boutiques de luxe, piscine, grand restaurant et, bien sûr, bateaux de luxe. Douches de luxe avec eau chaude : ça faisait longtemps ! Endroit très calme.

Dimanche 27 avril 2014

Encore une journée d’attente dans la chaleur et la moiteur. Nous en profitons pour aller visiter les écluses de Gatun qui sont assez proches. Chouette, il y a 3 bateaux dedans ! Par rapport à celles de Miraflores, nous sommes beaucoup plus proches des écluses et des bateaux, juste au-dessus. On voit bien les petites locomotives qui tirent les navires tout au long du quai et qui les maintiennent en position : il n’y a qu’une soixantaine de centimètres de chaque côté entre la paroi des plus grands navires et le bord de l’écluse. Les plus grands bateaux (les « Panamax« ) peuvent transporter jusqu’à 5 000 containers. Mais ce n’est plus suffisant ! Les « PosPanamax » en transporteront 13 000. Des travaux sont en cours de façon à agrandir le canal et à construire, non loin de celles qui existent, de nouvelles écluses plus longues, plus larges, plus profondes.

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Retour à la marina où nous commençons à préparer le fourgon pour la traversée : rangements, mise en place des grilles de séparation cabine-arrière, … Quelques gouttes d’eau dans l’après-midi.

Lundi 28 avril

Le grand jour est arrivé ! Nous allons au rendez-vous de Amy pour 8 h 30. Nous sommes bloqués une demi-heure à l’écluse et voyons ainsi passer encore quelques bateaux. Heureusement que nous avions prévu large en matière de temps de trajet. Amy est à l’heure et nous attendons 3/4 d’heure la 2 CV d’Eric et Pierre mais en vain. Nous allons au 1° bureau, celui de la douane. Rien n’indique que c’est la douane à cet endroit, encore moins à quel bureau il nous faut aller. Juste un formulaire à remplir, c’est très rapide. Ensuite, Amy nous conduit au port. 3 bureaux ou guichets, des frais de 64 $ et nous sommes en possession de tous les papiers pour aller déposer Ive sur le quai. A ce moment, Eric et Pierre nous rejoignent et Amy les amène à la douane puis à ces 3 bureaux du port : nous attendons…

Direction enfin, le lieu d’embarquement. Inspection du fourgon, visite d’un chien renifleur, une personne fait des photos de l’intérieur et de l’extérieur de Ive puis un employé le conduit sur le quai d’embarquement. C’est un peu long car il a fallu attendre le douanier pour l’inspection et il est presque 13 heures lorsque nous repartons.

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Amy nous ramène jusqu’à notre hôtel Corona (Calle 36 Este), à Panama-City, super ! Nous faisons une bonne sieste grâce à la clim bien que la chambre donne sur une rue très passante et très bruyante.

Petit tour pour aller manger puis une nuit de fraîcheur : ça fait du bien !

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