Colombie (1)

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Mardi 29 avril au 25 mai 2014

 

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Mardi 29 avril 2014

Nous avions demandé à la réception de nous réserver un taxi et celui-ci nous conduit à l’aéroport International Tocumen. Pas de voyageurs au poste de douane où nous passons, tout se déroule très bien et très vite. Une heure de vol pépère puis 3/4 d’heure d’attente à la douane colombienne. Enfin, nous voilà en Amérique du Sud ! Nouvelle étape dans notre voyage. Taxi (10 000 pesos colombiens ; encore une nouvelle monnaie dont le sigle est simplement « $ » et qui vaut 0,00037 euro) et nouvel hôtel. Cette fois, il s’agit de l’hôtel Casa Mary, calle del Guerrero (100 000 $ la nuit, soit environ 40 € avec le petit déjeuner). Super : une clim non bruyante dans la chambre ! L’hôtel est dans une petite rue calme, non loin de la vieille ville de Cartagena. Nous passons de clim en clim mais quand il n’y en a pas, il fait vraiment chaud (33-35°).

La ville de Cartagena donne une impression très colorée : nous attendons la fin d’après-midi pour en découvrir une partie. La « ciudad amurallada » conserve encore une partie de ses remparts du temps où les Espagnols devaient à tout prix protéger l’or volé aux indiens en particulier contre les pirates. Ce fut apparemment efficace puisque seule une escadre française réussit à prendre la ville en s’alliant d’ailleurs avec les flibustiers du coin.

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Mercredi 30 avril 2014

Nous bravons la température matinale pour faire une nouvelle visite de la ville. Il y fait bien chaud ! Les façades sont en couleur. Il y a également de très jolis balcons et de nombreuses fenêtres disposent de grilles souvent en bois. Beaucoup de façades sont agrémentées d’arbustes en fleurs dont des bougainvillées. Les remparts et de nombreuses maisons sont faits en pierre de corail, seule pierre trouvée dans les environs.

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Nous retrouvons les vendeurs de souvenirs et de petites bricoles, de boissons fraîches ou chaudes, de tee-shirts, … Sous les arcades de la Plaza de los Dulces, juste quand on franchit la grande Puerta del Reloj (porte de l’horloge), des marchands proposent des confiseries caribéennes. Pas terrible à notre goût. Plusieurs petits étals proposent un service de téléphone (bien qu’il y ait aussi des téléphones publics). Les taxis jaunes sont nombreux à sillonner les rues.

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Nous visitons le Musée naval. Il y a de très intéressantes maquettes qui montrent les fonds sous-marins avec leurs pics, leurs plateaux, leur failles. Les cartes de Cartagena et de sa région au fil des siècles sont aussi intéressantes. De nombreuses batailles qui se sont déroulées dans cette ville sont détaillées : beaucoup de texte… Bien sûr, un musée à la gloire de la marine militaire colombienne, à sa participation dans la guerre de Corée dans les années 1950 ou à la bataille contre le Pérou pour une question de frontière avec ce pays.

Le soir, nous parcourons une partie des remparts puis nous nous promenons dans les rues autour de la Plaza Santo Domingo. C’est le quartier des boutiques de luxe : même petites, plusieurs d’entre elles ont un garde armé à l’entrée qui, à l’occasion, sert aussi de portier. Chantal aperçoit des espadrilles comme celle qu’elle achète en France à l’Ecomarché du coin pour 10 euros. Ici, elles en coûtent 60 ! Bref, elles sont restées dans le magasin. Nous finissons la journée dans une pizzeria à coté de l’hôtel.

Jeudi 1° mai 2014

Tiens des SMS sur notre téléphone : notre banque Accord nous indique que nous avons fait plusieurs demandes de retrait d’argent en … République Dominicaine. Vite on téléphone mais nous avons seulement un « conseiller » qui ne dispose d’aucun dossier et comme c’est le 1° mai, la banque est fermée. Nous avons 2 cartes sur ce compte, impossible donc de savoir laquelle a été victime d’un piratage !

Ce jour est férié en France mais aussi au Panama et en Colombie. Nous avons rendez-vous avec Manfred, notre « passeur », qui doit nous aider et nous guider pour toutes nos démarches sur le port. Le rendez-vous est à 11 h 30 à Carulla Villa Susana Manga, à la cafétéria d’un supermarché. Au téléphone, il avait commencé par nous demander 250 $ pour ses services puis, comme on protestait pour ces prix hors norme, il avait accepté 175… A 11 h 50, ne voyant personne, on lui téléphone et on s’aperçoit qu’en fait il est installé 2 tables plus loin, déjà en affaires avec un jeune couple !! Puis une autre personne arrive et vient récupérer 15 passeports. Et encore une autre ! Une heure passe et nous allons finalement nous installer à sa table. Il nous parle en anglais mais parle dans sa barbe et est difficilement compréhensible. Pas un mot d’excuse ou d’explication sur l’heure que nous avons passée à l’attendre. Nous finissons par comprendre que le bateau a du retard en raison d’un problème avec une banque (?) et qu’il ira demain matin au bureau de SCLine puis que nous le retrouverons au même endroit demain à 8 h 30. Nous le reverrons un moment plus tard à la sortie du magasin Carulla, pas de signe de sa part. Notre première impression n’est pas du tout favorable. Attendons de voir s’il sera efficace au moins.

Nous en profitons pour faire quelques courses dans ce magasin et trouvons des produits… CASINO !

Le soir venu, nous retournons en ville pour parcourir la partie des remparts que nous n’avions pas faite hier. Un vent marin est le bienvenu ! Partout en ville il y a de magnifiques grands arbres : ce sont de caoutchoucs !

Vendredi 2 mai 2014

1 heure du matin, il est donc 8 heures en France. Vite, nous téléphonons à notre banque. Effectivement, quelqu’un a retiré le maximum autorisé (600 euros) sur notre compte. Nous faisons opposition et entamons des démarches pour obtenir le remboursement des sommes volées. Pas facile quand on est à l’étranger…

Apparemment, nous sommes aujourd’hui les seules personnes à qui Manfred a donné rendez-vous. Il arrive du bureau de la compagnie maritime et nous apprend que le bateau ne sera là que cette nuit vers 23 heures (dans le meilleur des cas). Nous allons tout de même jusqu’au bâtiment administratif de la « sociedad portuaria » pour essayer de faire avancer les formalités. Finalement, on se rend compte que le document que vient de lui remettre SCLine comporte plusieurs erreurs (année du véhicule et couleur) et que celui que nous rédige une employée indique un numéro de passeport erroné. Au final, l’employée explique qu’on ne peut rien faire tant que le véhicule n’est pas sur le quai et qu’en arrivant dans la nuit, il y sera peut-être demain matin ou lundi !

Manfred, sur notre demande, nous a confirmé les indications de notre « passeur » de Panama sur le lieu où il faut se rendre pour acheter l’assurance du véhicule. C’est là aussi que nous devons prendre une assurance pour JJ afin de pénétrer dans le port. Il « oublie » de nous dire que l’assurance française IMA dont nous disposons suffit ! Notre première (et mauvaise) impression se confirme…

Nous allons donc à l’immeuble de la Banque de Bogota près de l’entrée de la vieille ville, dans les bureaux de la SOAT (assurances pour les véhicules en Amérique du Sud) : 98 000 $ pour le véhicule (40 €) et 62 000 pour JJ (25 €). C’est très long car pour l’assurance individuelle il faut répondre à un questionnaire fouillé (salaire, dépenses mensuelles, prix de l’immobilier possédé, montant des crédits, …). Retour à l’hôtel où nous devons prolonger notre séjour de 3 nuits. Au final, nous aurons donc attendu à Panama-Ciudad du lundi 21 avril au mardi 29 puis à Cartagena du mardi 29 au mardi 6 mai. 15 jours, ça fait vraiment long !

Nous consultons notre 2° banque (Fortuneo) et constatons que, là aussi, quelqu’un a essayé de retirer de l’argent sur ce compte (apparemment, un essai sans y parvenir pour l’instant). Comme nous pensons que le « piratage » de nos numéros de cartes a dû se produire au même moment (certainement au Guatemala), nous faisons vite opposition sur la carte que nous pensons concernée (si jamais on se trompe, ça voudra dire que nous ne pourrons plus utiliser ce compte et ce serait bien embêtant !).

Retard d’Ive, un « passeur » qui ne nous inspire pas trop confiance, nos 2 comptes bancaires piratés, nous avons eu de meilleures semaines ! Pour se remonter le moral, ce soir, nous allons nous offrir une excellente paella…

Samedi 3 mai 2014

Ciel un peu gris. Nous allons nous promener vers le port en traversant ainsi le quartier de Getsemani. « Quartier ouvrier qui s’embourgeoise » dit le guide. Nous sommes loin des boutiques de luxe, des grands immeubles aux façades récemment rénovées. Néanmoins, on y trouve de jolies façades qui côtoient des habitations plus ou moins en ruines, les pizzerias sont nombreuses avec des prix bien plus attractifs qu’en ville (nous en « testerons » 2 dans ce quartier pour notre plus grand plaisir).

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Près de quelques vieux bateaux un peu rouillés, les arbres d’un îlot servent de perchoirs à des oiseaux noirs (des cormorans ?) et des oiseaux blancs aux plumes magnifiques.

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Plus loin, c’est le quartier des ports et, au fond, la Cartagena moderne et ses grands immeubles.

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Dans toutes les rues, c’est un concert incessant de klaxons, plus important encore qu’au Costa Rica ou qu’au Panama. Il est parfois pénible de marcher en bordure d’une rue. Plus on va vers le sud, plus ça klaxonne ?

Deux heures de balade nous rendent tout transpirant. Vive la clim de l’hôtel ! Heureusement que la Colombie produit 65% d’hydroélectricité ! Nous attendrons la tombée de la nuit pour ressortir.

Dimanche 4 mai 2014

Encore une journée d’attente où nous continuons à découvrir la vieille ville en dehors des heures les plus chaudes.

Lundi 5 mai 2014

Toujours pas de mail de Tea nous annonçant l’arrivée du bateau et de notre Ive (nous ne recevrons d’ailleurs jamais ce mail bien que ce soit prévu…). Jean-Jack part seul au rendez-vous de Manfred : en effet, dans la plupart des bureaux, au port, seul le titulaire de la carte grise peut avoir un badge pour y pénétrer. A 10 h 30, il n’est pas revenu : est-ce bon signe ? A 11 h 30, toujours personne, gardons espoir ! Vers midi, il revient : excellente nouvelle. Le bateau est enfin arrivé dans la nuit de samedi à dimanche (au lieu de mercredi). Les démarches sont en train mais il faut attendre maintenant 14 heures pour une inspection de Ive sur le port.

Les démarches selon JJ. Ça commence mal car au rendez-vous que m’a donné Manfred à la cafétéria, 3 autres personnes l’attendent aussi. Ce lieu est vraiment son bureau ! Ceci dit, il faut bien reconnaître son, efficacité : au lieu de 2 jours habituels, tout va être réglé dans la journée ! Manfred est déjà passé aux bureaux de la SCLine et dispose donc du 1° document indispensable avec les corrections adéquates. Nous allons au « sociedad portuaria« . Plus d’une heure d’attente pour obtenir un papier et, surtout, un rendez-vous avec un inspecteur sur le port pour Ive. Il n’y a rien d’autre à faire tant que la visite d’inspection n’a pas été réalisée : elle aura lieu à 14 heures. C’est le fils de Manfred qui nous sert de taxi aujourd’hui et qui nous mène d’un point à un autre. A 14 heures, nous voici enfin au port. Il faudra d’abord un quart d’heure pour que j’obtienne un badge pour y pénétrer (des problèmes d’assurance alors que je suis super assuré avec la SOAT et l’IMA). Manfred me fournit le casque et le gilet fluo indispensables. Nous attendons presque une heure qu’un véhicule vienne me chercher pour me mener près d’Ive. Finalement, c’est un employé qui viendra à pied Ouf, enfin, je vois Ive : il a l’air de bien aller ! Au bureau près de son emplacement, on nous apprend que l’inspecteur est déjà passé et que « c’est bon » ! Finalement, ça ne servait pas à grand-chose que je vienne là !

Retour en ville aux bureaux de la SCLine puis à la Douane où il faut attendre 1/4 d’heure qu’un employé veuille bien nous remplir un document en 2 minutes ! On finit, de nouveau, par la « sociedad portuaria« . Une demi-heure pour qu’on établisse la facture. Le paiement est rapide mais ensuite, il leur faudra plus d’une heure pour établir le dernier document qui me permettra enfin de récupérer Ive. Il est 18 heures, on préfère attendre demain matin pour retourner au port puisque, de toute façon, notre nuit d’hôtel est réservée.

Pour le retour à l’hôtel, je décide de prendre un car : je demande bien s’il va dans le quartier de Getsemani et on me dit que oui. Bien sûr, il n’y va pas et me voilà parti avec un chauffeur fou qui n’arrête pas de doubler à gauche, à droite, de klaxonner, de faire mugir ses sirènes, d’accélérer puis de freiner brusquement. On fait le tour de la ville puis on va vers le Cartagena moderne avec ses grands immeubles et on revient enfin vers la ville. Une demi-heure de pure folie mais un véritable spectacle ! Finalement, je descends avant qu’il ne m’entraîne encore plus loin et il ne reste plus qu’à marcher œ heure pour rejoindre l’hôtel.

Mardi 6 mai 2014

Nous quittons l’hôtel Casa Mary et sa climatisation. C’est le fils de Manfred qui nous mène au port. Pas besoin de badge aujourd’hui, le dernier document suffit pour récupérer Ive mais, à l’entrée, il faut encore attendre 1 heure qu’un véhicule vienne chercher Jean-Jack puis une demi-heure avant qu’on nous imprime enfin le bon de sortie. Dernier contrôle pour sortir du port afin de vérifier que personne n’est caché dans Ive (sérieux !) et enfin, Ive sort du port ! Jean-Jack rend à Manfred’s son le casque et le gilet et nous nous disons au revoir.

Nous nous mettons aussitôt en route direction Medellin. Nous ferons aujourd’hui 300 kilomètres en 5 heures de conduite : ça ne fait pas beaucoup comme moyenne ! Il faut dire qu’il y beaucoup de camions, une route pas toujours en bon état, des « resaltos » dans les villes et villages et des péages. On a l’habitude de trouver des péages à l’entrée des autoroutes mais ici non puisqu’il n’y a pas d’autoroute ! Nous en avons 5 aujourd’hui pour un total de 13 euros (en plus, avec nos roues jumelles, nous sommes en catégorie 2 comme si nous avions 2 essieux) : c’est très cher pour la Colombie (en comparaison, le litre de diesel est ici à 0,83 €).

La journée est super chaude avec une atmosphère très moite. Nous arrivons jusqu’à la ville de Planeta Rica (pourquoi ce nom ?) et, après avoir demandé à des policiers où se garer pour la nuit, ils nous conduisent au parking d’une station service. La nuit a été très chaude, bruyante, avec des insectes piqueurs(nous avons retrouvé les « sandflies » ou leurs cousins).

Mercredi 7 mai 2014

Dès 7 heures du matin, nous fuyons ce parking

« Il y a le ciel, le soleil et la route »‘ il y a le soleil et beaucoup de camions, de motos, d’ânes montés ou non, tirant ou non une petite carriole (mais pratiquement pas de chevaux). Il y a aussi dans les pâturages le long de la route beaucoup de troupeaux de bovidés dont de nombreux nous paraissent un peu squelettiques notamment parmi les jeunes (par la suite, nous en verrons d’autres mieux « portants » mais d’une race différente). Il y a également de gros arbres avec un port très étalé.

Mais sur cette route, il y a aussi beaucoup d’arrêts. Nous avons d’abord été bloqués dans la matinée dans la ville de Caucasia que nous avons mis une heure à traverser en raison d’une course cycliste. En fin de matinée, nous sommes restés bloqués (complètement à l’arrêt) pendant 3 heures en rase campagne, en, plein soleil, toujours à cause de la course cycliste puis finalement à cause d’une manifestation d’ouvriers agricoles (on ne verra d’ailleurs ni les cyclistes, ni les paysans). L’attente a été éprouvante : plus de 50° au soleil et 38 dans le fourgon.

Seulement 2 péages aujourd’hui mais chaque fois, plus d’un kilomètre de queue ! Nous avons fait la route avec des centaines de camions devant et derrière et nous avons, peu de temps après ces arrêts forcés, commencé la route de montagne, étroite, très sinueuse et en partie sous la pluie. Bien sûr, à aucun moment, il n’y a une 3° voie pour doubler en montée. La route n’est pas très large et les camions souvent longs et larges : il fallait donc régulièrement s’arrêter pour laisser passer les véhicules qui descendaient. Ajoutez à cela à un moment un camion au milieu de la route qui avait brûlé et qui n’était pas encore dégagé, un arbre tombé et qui obstruait la moitié de la chaussée et enfin un camion en panne toujours au milieu de la route…

Tout ceci explique que, partis pourtant (et pour une fois) à 7 heures du matin, lorsque nous nous arrêterons à 18 heures, nous n’aurons parcouru que 198 kilomètres !

Halte pour la nuit à Valdivia sur le parking d’un hôtel restaurant qui nous demande tout de même 10 000 pesos (4 €). Nous arrivons finalement à négocier une douche, en fait un simple robinet d’eau froide en hauteur mais c’est bien appréciable. Dans la soirée, une quinzaine de camions nous rejoindront sur ce parking : nous ne serons pas seuls ! Nous sommes à 1 000 mètres d’altitude il ne fait plus que 24° dehors mais encore 32 à l’intérieur (17 et 23 dans la nuit).

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Jeudi 8 mai 2014

La route continue, ça monte (jusqu’à 2 800 mètres), ça tourne et ça camionne beaucoup ! Au ras de la route, il y a des maisons ou plutôt des masures. Certaines sont constituées de grands plastique noir sur des structures en bois. D’autres, simplement des briquettes et des toits de tôle ondulée. Les gens vivent donc dans cette circulation quasi constante de camions, les enfants jouent au bord de la route, s’amusent parfois à courir après un véhicule. La lessive sèche sur les fils de fer barbelés des clôtures, sur les glissières, parfois par terre.

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Il y a beaucoup d’eau qui sourd de ces montagnes. Des tuyaux disposés verticalement au bord de la route captent cette eau et envoient des geysers d’eau.

Ce qui fait bouchon aujourd’hui, ce sont des travaux et les péages ! Enfin, nous arrivons à Medellin. Notre GPS n’a quasiment pas de cartographie de cette ville qui est pourtant la 2° de Colombie. Nous avons bien l’adresse d’un parking (un « parqueadero« ) mais quand nous finissons enfin par le trouver, c’est pour se rendre compte qu’il est couvert pour des véhicules de 2,20 mètres maximum ! Au point info-touristes sur la Plaza Mayor, on nous indique 2 autres parkings à la hauteur également limitée. Sur cette place; celui qui pourrait bien nous accueillir ferme à 18 heures donc pas question d’y rester la nuit. C’est la dèche, nous tournons un peu en rond dans une circulation dense où il faut vite réagir. Dans une file d’attente à un feu rouge, un jeune couple en scooter nous demande si nous sommes perdus. Ils passent devant nous et nous conduisent à un parking qui ne leur parait pas du tout sûr. Finalement, ils nous amènent en bas de leur immeuble où nous pourrons nous garer devant. De plus, cet immeuble, à 2 minutes à pied du métro, dispose jour et nuit d’un gardien qui pourra surveiller notre fourgon. Avant d’arriver chez eux, ils nous emmènent faire un tour au Cerro Nutibara, petite colline qui offre une vue sur toute la ville. Medellin est dans une cuvette, les montagnes qui l’entourent sont peu à peu recouvertes par les habitations. Sandra et Jaime nous invitent à passer un moment chez eux et nous font goûter du jus de lulos. Ce n’est pas toujours facile de se comprendre mais on fait aller !

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Vendredi 9 mai 2014

Sandra et Jaime nous ont proposé leur salle de bain : une douche avec de l’eau chaude, pas mal ! Ce marin, ils nous font goûter une boisson chaude faite à partir de sucre de canne, juste un peu de café pour parfumer. Délicieux ! Ils nous accompagnent ensuite à la station de bus-métro et nous aident à prendre le billet qui convient le mieux à notre projet de visite du jour.

Nous allons à la Plaza de Cisneros : « il arbore une forêt urbaine avec un sol de béton lissé symbolisant la boue et 300 colonnes de béton aux allures d’aiguilles illuminées au sommet représentant les arbres ». Bon et pourquoi pas de vrais arbres ?

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Autour de cette place, quelques bâtiments comme la « Biblioteca Empresas Publicas de Medellin » ou les constructions en briques rouges « Edificio carré » et « Edificio Vasquez« ; Juste à côté se trouve également la « Estaciion Antiguo Ferrocarril de Antioquia« , l’ancienne gare de Medellin construite à la fin du XIX° siècle.

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Nous prenons ensuite la voie piétonne, le « Paseo Peatonal Carabobo qui n’est qu’une succession de boutiques et de stands d’articles semblant venir en droite ligne de Chine. Enfin, nous voilà à la Plaza Botero où trônent de nombreuses statues du peintre-sculpteur. C’est là que se trouve le Museo de Antioquia avec différentes expositions : une intéressante sur la poterie (de l’argile au produit fini) et 3 salles avec des tableaux de Fernando Botero. Le reste est, d’après nous, d’un intérêt moindre et à négliger.

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Autres photos de Botero :

Nous renonçons à aller au Jardin Botanico en raison de la pluie qui tombe de plus en plus fort. Nous revenons trempés à notre fourgon en prenant le métro puis le bus, tous 2 super bondés. Pour répondre à une question fréquente, en nous promenant dans les rues de la ville, nous ne nous sommes jamais sentis menacés.

Samedi 10 mai 2014

Nous disons de grands mercis à Sandra et Jaime et prenons la route du sud. Jean-Jack ne se sent pas très bien : de violentes douleurs au ventre et des envies fréquentes d’uriner.

Nous prenons quand même la route. Un peu compliqué de sortir de Medellin sans GPS ni carte précise du coin ! Nous y parvenons tout de même mais nous mettrons 5 heures pour faire 97 kilomètres, un record ! Les routes colombiennes sont pleines de surprise : travaux, éboulements, péages, un camion qui s’est renversé à la sortie d’un virage et qui bouche la moitié de la chaussée…

Nous arrivons à notre étape, La Pintada, que notre guide (Michelin) dit être une zone de camping. En fait, il y en a 2. Le 1° est à 23 000 pesos par personne (9,2 €) et le second à 28 000 (11,2 €). Nous allons au premier ! Nous sommes sur le parking du camping-piscine, pas loin de la route avec beaucoup de circulation, principalement des camions. De plus, un restaurant voisin déverse ses flots de musique jusqu’à 2 heures du matin. Seuls avantages, c’est que nous avons un branchement électrique et que nous pouvons utiliser une machine à laver (nous n’avons pas pu faire de lessive depuis Antigua au Guatemala). Pas de sécheuse, on étend le linge dehors mais il commence à pleuvoir : bonjour le séchage ! Malgré les antibiotiques au spectre large et le paracétamol, l’état de santé de JJ ne s’est pas amélioré dans la journée. Quelle nuit !

Dimanche 11 mai 2014

Comme dans la journée d’hier, JJ a dû aller aux toilettes toutes les 10 minutes. Il lui faut une consultation médicale. Notre téléphone ne marche pas donc impossible d’avoir le service médical de notre assurance-rapatriement, l’Inter Mutuelle Assistance. Direction les urgences de l’hôpital de La Pintada. Pas de file d’attente. Quelques minutes après avoir été conduit dans la salle d’observation, une jeune médecin vient. Description des symptômes (en espagnol, s’il vous plait), diagnostic (une infection urinaire), une piqûre contre la douleur et voilà JJ qui s’endort dans la salle pendant 1/4 d’heure. Visite à l’hôpital : 27 000 pesos (moins de 12 euros), médicaments (antibiotique et anti-douleur) : 11 000 (4,4 €).

Nous allons passer l’après-midi et la nuit à venir dans un hôtel pour pouvoir bien se reposer et se requinquer. La lessive sèche lentement étendue dans le fourgon et dans la chambre. Tant que la piqûre fait de l’effet, JJ ne souffre pratiquement plus puis ça reprend petit à petit. Encore une nuit interminable et douloureuse !

Lundi 12 mai 2014

Guère d’amélioration dans la santé de Jean-Jack. Grâce à Skype, nous pouvons passer un coup de fil avec l’IMA pour avoir une consultation médicale par téléphone. 12 minutes de renseignements administratifs pour ouvrir un dossier, puis 6 minutes d’écoute de musiques indigestes et enfin, nous avons le secrétariat médical de l’IMA. Les médecins sont tous en consultation téléphonique, la secrétaire peut toutefois exposer notre cas à un l’un d’eux et nous communique au fur et à mesure ses réponses (environ 5 minutes). Le conseil est d’attendre 2-3 jours que le traitement fasse effet puis éventuellement retourner à l’hôpital pour un complément d’analyse et leur en transmettre les résultats. Et là, ce soir, ça fait 2 jours et ce n’est pas terrible !

Mardi 13 mai 2014

JJ commence à aller un petit mieux, il a pu dormir un peu cette nuit par intermittence. On reste encore une nuit à l’hôtel où il fait chaud malgré le grand ventilo qui tourne au plafond. Nous sommes les seuls clients de cet hôtel par ailleurs très agréable et très propre. Nous avons demandé à faire laver le reste de notre lessive à l’hôtel (pas de « lavanderia » dans le village, il semble que ce soit difficile à trouver). 63 000 pesos (environ 25 € pour une dizaine de kilos). Nous repartirons d’ici certainement demain matin avec tout notre linge de propre. Il était temps car il ne restait plus que les pulls dans le placard !

Nous profitons de Skype pour téléphoner à la famille. Nous avons le bonheur de voir et d’entendre en particulier Rio et Oscar : super !

Mardi 14 mai 2014

« On the road again » comme diraient Ludovic et Samuel de Pékin-Express ! JJ va à peu près bien. Nous partons vers Pereira. Nous sommes dans une belle région bien verte, avec de grands arbres et une végétation touffue. Ça fait parfois des tunnels de verdure. Beaucoup de plantations en particulier de caféiers. Quelques espaces sont dégagés avec des troupeaux. La route traverse un paysage de collines. Nous avons pris de l’altitude et il fait moins chaud. Mais où sont donc passés les camions ? La circulation ce matin est très fluide, quelques travaux et des péages mais pas de bouchons.

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Pereira est une grande ville de 430 000 habitants. Que de monde en ville ! Nous allons sur la Plaza Bolivar où bien sûr trône la statue du « Libérateur » mais il s’agit de Bolivar Desnudo (Bolivar dénudé) : et oui, même les héros quittent leurs vêtements !

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L’architecture intérieure de l’église sur cette place est intéressante : ce sont des structures en bois qui maintiennent la voûte (13 000 morceaux, dixit le Michelin).

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En sortant de la ville direction Armenia, nous nous arrêtons sur un « centro atencion al usuria » en fait, une aire d’autoroute (une vrai celle-là !) où nous sommes les bienvenus pour la nuit (toilettes, wifi et garde armé). Nuit fraîche, seulement 16° à 2055 mètres d’altitude.

Jeudi 15 mai 2014

Nous allons jusqu’à Salento, une jolie petite ville aux maisons très colorées. Il y a des dizaines de boutiques d’artisanat dont certaines vendent les mêmes sacs et les mêmes pantalons que ceux que nous avions vus au Guatemala…).

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JJ a, à nouveau, d’importantes douleurs. Nous allons à l’hôpital local où un médecin lui prescrit un nouveau traitement. La consultation sera gratuite.

A 11 kilomètres de là se trouve Cocora et sa vallée où pousse les fameux palmas de cera (palmiers à cire). Sa cire était autrefois utilisée pour les bougies. Explications wikipedia : « Il pousse jusqu’à 50 m (rarement à 60 m) de hauteur dans de bonnes conditions de croissance et n’est toutefois pas la plus grande espèce d’arbre, mais est en revanche le plus grand monocotylédone du monde. Les feuilles sont vert foncé et gris, avec un pétiole jusqu’à 2 m de long. Le tronc est cylindrique, lisse, de couleur pâle et couvert avec de la cire. Lorsque les feuilles meurent, elles tombent et forment un anneau noir autour du tronc. Le palmier est reconnu comme l’arbre national de la Colombie et depuis la mise en œuvre de la loi 61 de 1985, il est juridiquement une espèce protégée. Il a une croissance extrêmement lente et peut vivre jusqu’à cent ans. « 

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Nous prenons la direction d’Armenia (270 000 habitants). JJ ne se sent vraiment pas bien et, de plus, il a mal aux reins. Il est temps de prendre le taureau par les cornes ! En route pour l’hôpital universitaire de cette ville pour des analyses et des examens. Il commence à pleuvoir et c’est sous un véritable déluge que nous arrivons enfin à l’hôpital (heureusement, nous sommes dans une région où il y a de nombreux panneaux indicateurs, tant entre les villes qu’à l’intérieur de celles-ci). Super, dans l’impasse qui conduit aux urgences, à 20 mètres de l’entrée, nous parvenons à nous garer : c’est un peu en pente mais tant pis ! Nous pénétrons dans l’Hôpital Universitaire San Juan de Dios. Oh, my god !

Le médecin à l’accueil chargé de dispatcher les patients dans les services nous propose d’aller voir son copain qui exerce en ville : ce sera plus rapide dit-il et, de plus, ici, ce sont des étudiants qui s’occuperaient de JJ… Nous refusons ne serait-ce que parce que JJ a besoin d’examens que son copain ne pourra certainement pas faire dans son cabinet. En fait, il est pris en charge tout de suite et les entretiens et examens vont vite : prise de sang, pose d’un cathéter et mise sous perfusion (une solution saline à laquelle on ajoutera parfois antibiotique et analgésique), vidage (ou vidange) de la vessie par sonde, lavement (totalement inefficace d’ailleurs), radio. Comme il est un peu tard, on l’invite gentiment à passer la nuit ici. Chantal rejoint Ive. Nuit abominable d’abord dans une salle de repos dans un fauteuil assez confortable d’ailleurs puis à partir de 2 heures du matin dans une chambre sur un « lit » mobile qui tient davantage du brancard ou de la table, très dur.

Vendredi 16 mai 2014

5 heures du matin : un peu d’antibiotique et d’analgésique dans la perfusion. 6 heures : direction le service d’échographie. Un peu plus tard dans la matinée, ce sera un scanner. Marrant : pour aller de la « chambre » sur le lieu d’examen (un étage au-dessus), obligation d’utiliser un fauteuil roulant poussé par un aide-soignant. Quand JJ explique qu’il peut très bien y aller en marchant, l’aide-soignant répond simplement que c’est impossible : « es el protocolo« … Les médecins commencent à parler de calculs rénaux. L’infirmière chargée de la petite chambre où JJ se trouve en compagnie de 4 autres malades est aux petits soins avec nous. Il en est de même de l’assistante sociale qui va essayer de contacter notre assurance IMA pour le règlement (pour l’instant, on nous parle de 510 000 pesos soit 200 € mais au final, ça fera 1 600 000 pesos soit 610 €). Malheureusement, impossible avec les téléphones de l’hôpital d’appeler en Europe ou même d’envoyer un fax (notre téléphone portable est tombé en panne !). Elle voudrait bien installer skype sur son ordinateur mais ça aussi c’est impossible. Elle envoie un mail…

Dans l’après-midi, un urologue vient ausculter JJ et lui donner les résultats : il y a effectivement un petit calcul rénal qui devrait disparaître tout seul mais ses problèmes urinaires seraient de nature prostatique. Nouvelle vidange (ou vidage) de la vessie, et traitement sur un mois. D’après l’urologue, ça devrait aller. Il faudra revenir lundi pour un contrôle ou avant si ça n’allait pas.

En effet, ça va très bien … jusqu’à minuit environ puis les mêmes symptômes reviennent ! Heureusement, maintenant, nous connaissons le chemin de l’hôpital…

Samedi 17 mai 2014

En route donc pour les urgences de l’hôpital d’ Armenia ! Avant de partir, nous contactons par Skype l’IMA. Ils ont bien reçu le mail envoyé par l’assistante sociale et ont pris contact avec l’hôpital pour obtenir un devis des frais. Nous dialoguons avec un médecin de l’IMA. De ce côté, nous sommes pleinement rassurés : l’ Inter Mutuelle Assistance joue pleinement son rôle.

Nous rencontrons le médecin à l’accueil des urgences (pas celui qui voulait nous envoyer chez son copain, un nouveau), une interne, un médecin généraliste. Ce dernier a la bonne idée d’appeler l’urologue que nous avons vu hier : il n’est pas de service aujourd’hui mais 1/4 d’heure après environ, il arrive. Il pense qu’il faut attendre un peu pour savoir si les médicaments que JJ prend depuis hier ont un peu d’effet. Donc, pose d’une sonde, injection d’un produit et rendez-vous lundi matin. Et nous pouvons ressortir 2 heures après être entrés, délestés de 128 000 pesos (env. 50 €) . Pour la petite histoire, signalons que l’urologue n’a jamais réussi à trouver un bouchon pour fermer la sonde. Après en avoir essayé en vain 3, il se résout à la fermer avec une ampoule en verre comprenant je ne sais quel produit. Et bien sûr, ce qui devait arriver arriva : le lendemain, l’ampoule chût et se brisa ! La fermeture fut alors assurée par une épingle à linge…

Jeudi, nous avions repéré un camping à l’entrée de Salento, à une vingtaine de kilomètres d’ Armenia. Nous allons nous y installer : 15 000 pesos par personne, douches chaudes, électricité, coin cuisine ( camping Monteroca à Salento).

Dimanche 18 mai 2014

Matinée au camping, après-midi au « centro de atencion al usuria » pour le WiFi, soirée et nuit devant les urgences de l’hôpital.

Lundi 19 mai 2014

Rendez-vous à 7 heures avec l’urologue. Nous sommes à 6 h 45 aux Urgences mais en fait le rendez-vous est dans un autre bâtiment où il y a une longue file de gens qui attendent. Il faut d’abord passer par la « facturacion« , s’acquitter de la visite (35 000 pesos, 14 €) e, ensuite, nous pouvons voir le médecin. Après examen, celui-ci ne se prononce toujours pas sur la nécessité ou non d’une intervention chirurgicale (donc, pour nous, sur la possibilité de poursuivre le voyage ou de se faire rapatrier en France pour une opération). Il laisse la sonde en place, prescrit un médicament supplémentaire et nous donne rendez-vous mercredi matin. Voili, voilou…

A certains moments, on se croirait presque dans un poste de douane : il faut faire une photocopie du passeport, une autre de la facture de la visite, 2 autres du document rempli par le médecin… Et tout ceci est rythmé par le bruit des imprimantes à picots ! Alors que les ordinateurs disposent d’écrans plats récents, nous n’avons vu, dans tous les services de l’hôpital, aucune imprimante à jet d’encre, uniquement à picots. On avait oublié le bruit que cela faisait et la mauvaise qualité de ces impressions !

Comme JJ se sent un peu mieux, nous décidons d’aller visiter le Centre d’étude du bambou à Cordoba, une trentaine de kilomètres au Sud d’Arménia. Notre GPS nous envoie dans une impasse mais c’est quand même une jolie petite route qui traverse des champs de caféiers. Les grains de café sont bien présents, de différentes couleurs en fonction de leur état de mûrissement. Dans plusieurs champs, il y a des constructions en bambou, sortes de gros entonnoirs qui doivent certainement servir à ensacher le café.

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En fin d’après-midi, nous retournons au camping de Salento.

Mardi 20 mai 2014

Comme dimanche : matinée au camping, après-midi au « centro de atencion al usuria » pour le WiFi, soirée et nuit devant les urgences de l’hôpital.

Mercredi 21 mai 2014

Retour au bâtiment des consultations. Ce n’est pas l’urologue qui va enlever la sonde mais sa secrétaire médicale (?), Leticia. Lui doit être là à 14 heures pour voir comment ça évolue. Elle coupe, allez savoir pourquoi, un morceau de la sonde, tire un peu, en coupe un autre morceau et le reste se rétracte ! Après plusieurs essais infructueux et l’aide tout aussi infructueuse de 2 autres infirmières, elle se décide enfin à appeler un urologue de l’hôpital. Après 3 h œ (bon sang que c’est long !), JJ se retrouve sur une table d’opération car il est possible qu’une anesthésie locale soit nécessaire. Finalement non, l’urologue parvient rapidement à extraire ce qui reste de la sonde. Soulagement ! Quid de la prostate ? Quid du petit calcul rénal ? Nous sommes un peu désespérés : on nous renvoie d’un jour sur l’autre, il n’y a pas d’analyses, de mesures précises pour voir si la prostate a diminué avec les médicaments. Entre temps, nous téléphonons à l’IMA et demandons un rapatriement sanitaire. Le médecin doit rentrer en contact avec l’urologue pour avoir son avis avant de prendre une décision. Ça fait déjà 2 jours qu’il essaie en vain… Pas de contact dit-il, pas de possible décision de rapatriement. Avec cette histoire de sonde ce matin, c’est vraiment la cerise sur le gateau. De plus, même pas une parole d’excuse de la part de Leticia !

Bien sûr, nous ne voulons pas payer l’intervention à l’hôpital. Mais si la facture n’est pas acquittée, pas de bon de sortie et le vigile à l’entrée (fermée à clé) ne nous laisse pas sortir sans ce bon. Le médecin de l’accueil appelle un autre médein qui téléphone à l’urologue. Finalement, nous sommes enfin autorisés à sortir sans ce fameux bon ! Le ras le bol («  hastar las narcices » = jusqu’aux narines) s’est installé. Nous sommes bien décidés : si l’IMA ne décide pas le rapatriement, nous le ferons nous-mêmes.

Nous retournons au parking du CAU. Mais pour JJ, les douleurs ré-apparaissent bien vite : il semblerait que les médicaments soient sans effet !

Jeudi 22 mai 2014

Violentes douleurs : à 4 heures du matin, retour aux urgences de l’hôpital. Assez rapidement, on pose une nouvelle sonde à JJ (ce sera la 4° en une semaine !). Nous téléphonons à notre urologue, Juan Carlos Diaz, qui nous recevra à 9 heures dans une autre clinique, la clinica central. Il pense que la seule chose à faire puisque les médicaments sont sans effets, c’est l’opération. Il attend un coup de fil de l’IMA pour le leur confirmer.

Nous allons donc au campong de Salento pour attendre l’appel de l’IMA nous annonçant de bonnes nouvelles mais nous n’avons plus de forfait (50 € de communications avec l’IMA en quelques jours). Nous allons donc au parkng du CAU pour utiliser le WiFi afin de recharger. Nous appelons l’IMA : ils n’arrivent pas à joindre le docteur Diaz donc pas de décision prise. Nous avons au bout du fil une autre médecin qui, après que nous lui ayons expliqué la situation, décide le rapatriement sans attendre ce contact avec le médecin colombien. Enfin quelqu’un qui prend ses responsabilités ! Maintenant, il ne nous reste plus qu’à attendre que l’équipe technique ait organisé pratiquement ce rapatriement. Demain ? Après-demain ?

Vendredi 23 mai 2014

A 7 heures, coup de fil de l’IMA. Nous avons un avion demain soir à Medellin pour Madrid puis un autre pour Marseille. Là, un taxi nous conduira chez nous. Pourquoi pas directement à l’hôpital ? Les médecins de l’IMA ont estimé qu’il n’y avait pas urgence ! Donc, il faudra qu’on se débrouille pour se faire admettre à l’hôpital… Pourquoi Medellin ? Mais parce que vous y êtes ! Tiens, ça c’est nouveau. On comprendra ce soir en ayant de nouveau l’IMA au téléphone que depuis le début, ils s’imaginent que nous sommes à l’hôpital San Juan de Dio à Medellin et non pas à Armenia. Pas étonnant que lorsqu’ils demandaient le dossier de JJ, on n’arrivait pas à le trouver ! Et pour aller de Armenia à Medellin ? On va vous commander un taxi…

Heureusement que le soir nous avons pu nous connecter : les reseignements concernant les vols nous avaient été mailés ainsi qu’une demande « pouvez-vous rejoindre Medellin par vos propres moyens ? » Seulement 300 kilomètres entre les villes. On rappelle l’IMA : OK, on va vous trouver un taxi. Plus tard, nous aurons 3 coups de téléphone de 3 personnes différentes (des Colombiens) afin de comprendre exactement où nous étions. En effet, il y a un Armenia dans l’état de Antioquia et un autre dans celui de Quindio (là où nous sommes). Nous espérons qu’elles auront enfin compris et que le taxi sera bien au rendez-vous !

Dans l’après-midi, nous allons à Armenia aux services de la DIAN (le service des douanes pour l’importation temporaire des véhicules). En effet, normalement, nous devons quitter le pays avec notre véhicule avant le 29 juillet. Il nous faut donc prolonger cette autorisation. Nous tombons envore une fois sur une personne qui va se démener pour trouver une solution : elle sollicite ses collègues, passe de nombreux coups de fil. En fait, il faudrait que nous connaissions quelqu’un ici à qui nous donnerions pouvoir d’agir en notre nom devant un notaire et qui pourrait sans problème obtenir cette prolongation le 29 juillet. Finalement, elle nous indique qu’il faut qu’on aille à la DIAN hors ville, que ces bureaux pourraient régler le problème. C’est à l’extérieur de la ville, à une demi-heure environ en voiture. Là aussi, des personnes vraiment attentionnées. Mais problème, on ne peut pas nous prolonger cette date alors que notre visa se termine également le 29 juillet. Il faudrait donc aller à l’immigration, obtenir une prolongation du visa et revenir ici. Vu l’heure et que demain samedi les bureaux sont fermés, impossible ! Nous leur laissons tout de même une copie de notre dossier, peut-être pourront-ils faire quelque chose… Nous reviendrons voir en revenant dans quelques mois. Au pire, nous aurons une amende à payer d’environ 200 euros par mois de retard !

Retour au camping de Salento.

Samedi 24 mai 2014

Ive et nous sommes prêts pour la séparation. Nous allons donc le garer sur le parking trouvé il y a quelques jours.

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Une voiture conduite par un médecin doit venir nous prendre à midi. Enfin, à 12 h 45, après un grand moment à faire trouver le lieu au chauffeur (c’est le gardien du parking qui sera le plus efficace), nous partons. Et à 19 h 30 nous sommes enfin à l’aéroport José Maria Cordoba de Medellin. Près de 7 heures de route quasiment non stop !A l’aéroport, puisque JJ est en classe affaires, nous utilisons ce guichet pour accélérer les démarches. Etant en « rapatriement sanitaire », il a également droit à un fauteuil roulant ce qui nous permet de passer les premiers de partout. Enfin, l’avion va bientôt décoller. Un peu de stress peut retomber !

Dimanche 25 mai 2014

Jean-Jack a donc une place dans la « classe affaires » : c’est le luxe par rapport à la « classe économique ». Fauteuil plus large qui se transforme en lit, attention du personnel, boissons et repas un peu différents et service plus « stylé », … Bon, 10 heures plus tard, nous arrivons à Madrid. Reprise en charge avec un fauteuil roulant mais nous avons peu de temps entre les 2 avions d’autant plus qu’une employée doit aller chez Air Iberia pour prendre nos billets d’avion. Nous avons bien une plce dans le vol vers Marseille mais Chantal est en « stand-by », le numéro de sa place sera communiqué à la porte d’embarquement. Le temps passe et nous attendons un véhicule qui doit nous conduire au lieu d’embarquement (et ce n’est pas la porte à côté). On re-stresse, il nous semble impossible d’arriver à temps pour prendre notre avion. Enfin, le véhicule arrive. Le chauffeur, après s’être beaucoup énervé et avoir beaucoup communiqué grâce à son talkie-walkie parvient enfin à obtenir le numéro de la place de Chantal et nous mène directement au pied de l’avion. Ouf, celui-ci a un peu de retard et nous pouvons y monter !

Trajet rapide Madrid-Marseille : à l’arrivée, un fauteuil roulant attend JJ. Le chauffeur de taxi est également là brandissant une pancarte avec notre nom. Une heure plus tard, nous arrivons à Courthézon (84). Et ouf, pour le moment ! Notre trajet en avion fut MDE – MAD – MRS…

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