Argentine (1)

 Du mercredi 12 au lundi 24 novembre 2014

 

argentine

 

Mercredi 12 novembre 2014

On arrive à une barrière gardée par un policier qui nous remet une fiche après y avoir inscrit notre immatriculation. Cette fiche comporte 4 cases à faire tamponner aux 4 guichets (immigration et douane chilienne, immigration et douane argentine) puis à remettre au policier de la barrière de sortie de la zone douanière. Ah, enfin une frontière « intelligente » ! Tous les bureaux sont dans le même bâtiment, les 4 guichets les uns à côté des autres ! Il suffit de faire un petit pas de côté pour changer de guichet ! Les formalités effectuées, un douanier monte dans notre fourgon, discute un petit moment avec nous de notre itinéraire puis, c’est tout ! On avait laissé exprès une pomme de terre et une tomate pour voir la réaction des douaniers et quand on les lui montre, il nous dit « La nourriture ? Pas de problème »… Et voilà, en moins d’une demi-heure nous passons cette frontière !

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Nous voici donc sur les routes d’Argentine. Bien sûr, toujours ce paysage désertique avec les jolies couleurs des collines.

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Nous longeons ou traversons plusieurs salines dont les « salinas grandes » en arrivant vers Purmamarca qui sont exploitées. La route est toujours aussi excellente. Sur les hauts plateaux, le vent est très fort. Nous battons aujourd’hui nos records en altitude : à 2 reprises, nous dépasserons le Mont Blanc et atteindrons des hauteurs de 4 350 mètres ! Nous ne voulons pas dormir à une altitude trop élevée mais nous resterons toute la journée entre 3 500 et plus de 4 000 mètres. Ce n’est qu’une trentaine de kilomètres avant Purmamarca que la route commencera vraiment à descendre. Les lacets se succèderont pour nous permettre d’atteindre ce village et ses 2 350 mètres. Mais, encore une fois, quels paysages magnifiques !

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Arrivés à Pumamarca vers 19 heures, nous nous installons dans une rue à l’entrée du village.

Jeudi 13 novembre 2014

Toujours un temps nuageux et bas. 11° à 11 heures du matin, ça change de San Pedro où nous avions plus de 30 !

Purmamarca est un village tranquille et agréable. Nous nous promenons dans les rues qui ne sont pas goudronnées. De la poussière ! Les jours de pluie, ce doit être particulièrement boueux. Nous plaignons les habitants de devoir vivre entre poussière et boue. Nous voyons 2 ou 3 boutiques avec de l’artisanat sympathique et original. Sur la place où se trouve l’église (plaza de la Posta), quelques dizaines de stands avec les mêmes produits qu’au Guatemala ou ailleurs (ou presque).

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La petite église de Santa Rosa (1648) a une charpente en bois de cactus. Ce bois très caractéristique, plein de « trous » est utilisé dans la construction (charpente, portes) mais aussi dans l’ameublement (banc par exemple) ou dans la décoration. En ce moment, ces cactus sont en fleurs, de jolies fleurs blanches.

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Nous continuons notre promenade jusqu’au Cerro de siete colores (la colline aux 7 couleurs) : très joli.

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Nous empruntons ensuite la quebrada de Humahuaca (quebrada = faille) en direction de la ville de Humahuaca. Au passage, petite halte à la Posta de Hornillos. Elle faisait partie d’un réseau créé par les Espagnols vers la fin du XVIII° siècle pour changer de monture en parcourant le pays (l’équivalent de nos relais de postes d’autrefois). Le bâtiment a été restauré à l’identique et abrite un petit musée sans prétention.

Ensuite, nous nous arrêtons près de Maimara pour admirer les dessins que font sur les collines les strates géologiques de différentes couleurs (vert, orange, pourpre,…). On appelle cela « la paleta del Pintor« .

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Nous sommes ensuite bloqués sur la route par un « bloqueo« . Habituel dans certains pays comme la Bolivie, des manifestants bloquent la route parfois pendant plusieurs jours. Ici, ils demandent la construction d’une école dans leur village. Ils en bloquent l’entrée et la sortie. Nous serons ainsi blqoués pendant plus d’une heure vers Maimara puis ¼ d’heure à l’entrée d’Humahuaca.

En parcourant cette quebrada de Humahuaca, nous longeons des collines colorées. Nous ne manquons pas de nous arrêter au monument qui marque le passage du Tropique du Capricorne, sorte de cadran solaire géant.

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A Humahuaca, le camping Bella Vista ne semble vraiment pas tip-top et, de plus, nous n’y trouvons personne ! Nous allons faire un petit tour dans la ville. Les rues sont empierrées, les maisons crépies, les restaurants et hôtels nombreux. Sue la place de l’hôtel de ville et de la cathédrale, nous trouvons un marchand qui propose du saucisson de lama et du fromage vraiment semblable au gruyère. Bien bon tout ça !

Finalement, nous retournons à Purmamarca au même emplacement que la veille.

Vendredi 14 novembre 2014

Nous partons pour Salta à environ 120 kilomètres. Dans toute la Quebrada de Humahuaca et au début de cette route, il y a un grand contraste entre les flancs et les sommets des collines tout en pierres et en terre et la plat de la vallée où coule un petit rio, vert avec des cultures, des arbres, de la végétation.

Nous descendons en altitude : Purmamarca est à 2 200 mètres environ et Salta à seulement 1 157, légèrement plus bas que notre propre maison. Rapidement, les collines se couvrent de végétation et nous retrouvons une forêt tropicale (plantes épiphytes et lianes). Quel changement après des jours et des jours de désert ! Nous prenons la route « por la cornisa » après San Salvador de Jujuy. Petite route très étroite, très sinueuse mais en bon état dans un cadre verdoyant (nous mettrons presque 2 heures pour parcourir 60 kilomètres). Arrivés à Salta, nous faisons quelques courses dans un « Jumbo » puis nous allons au camping municipal au sud de la ville (« Balneario Carlos Kamena« ).

Camping piscine (une piscine immense qui, parait-il mesure 300 mètres de long) et centre d’accueil pour des groupes venant faire des grillades et écouter de la musique à fond (une spécialité argentine). Il y a un groupe comme ça qui arrêtera sa musique à 20 heures…. Fort heureusement, la piscine est vide actuellement, sinon elle accueille des milliers de personnes… Une partie de celle-ci sera repeinte pensant la nuit. Elle doit être remplie d’eau à la fin du mois pour les grandes vacances scolaires qui ont lieu ici en décembre et janvier.

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Nous rencontrons un couple de Suisse romande, Carmen et Jean-Pierre avec un grand CC qui arrivent d’Uruguay.

Samedi 15 novembre 2014

Beaucoup de musique cette nuit (certainement la dizaine de peintres de la piscine) et ce matin, à 6 h 30, un groupe d’une vingtaine de personnes (uniquement des hommes) arrive dans un immense bus et s’installe près de nous. Ils ne mettront en route leur sono que vers 9 heures mais dès cet instant, musique à fond puis grillades.

Les douches sont dans un bâtiment un peu vétustes, les rideaux sont en lambeaux et l’eau est brûlante et difficile à régler… Pas de WiFi mais juste en sortant, un café-boulangerie en dispose. Dommage que notre ordinateur a tendance à « planter » de plus en plus souvent et à refuser pendant un moment de se remettre en marche. Pourvu qu’il tienne encore quelques mois !

Dans l’après-midi, excédé par l’odeur et le bruit du groupe arrivé ce matin, nous déménageons à l’autre bout du camping (presque 500 mètres plus loin), d’autant plus qu’on nous avait prévenu : tous les samedis soirs, il y a une boîte de nuit juste à côté qui fonctionne de minuit à 6 heures et qui ne ménage pas les décibels. La distance ne nous empêchera pas d’entendre sa musique assourdissante ! Comment ça doit être juste à côté ! Vraiment incroyable !

Dans la journée, nous avions remarqué la présence d’un Land français dont les occupants étaient absents. En soirée, ils viennent nous rendre visite et, ô surprise, il s’agit de Marie-Jo et Sauveur avec qui nous devons faire la traversée Montevideo-Angers pour revenir en Europe. Nous commençons à faire connaissance autour d’un verre….

Dimanche 16 novembre 2014

Un nouveau morceau de la piscine a encore été repeint pendant la nuit. Heureusement que nous nous étions éloignés de la discothèque car ça a duré jusqu’à 6 heures du matin !

Aujourd’hui, nous allons en ville à pied (presque une heure de trajet). Il fait bien chaud. Nous sommes à la Plaza 9 de julio, la place centrale de Salta. Quelques grands bâtiments tout autour dont la cathédrale qui ressemble, avec ses couleurs mauve et blanc à un grand gâteau. L’intérieur est dégouttant (et dégoûtant) de dorures. Il faut lire l’article de notre guide (Geoguide) sur cette place : il est exceptionnellement dithyrambique !p>

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L’ancien hôtel de ville (el cabildo historico) dispose d’une façade composée de 2 galeries d’arcades superposées ; il est surmontée par une tour décentrée. Toujours sur cette place, dans un édifice de la fin du XIX° siècle, se trouve le MAAM, le Museo de Arqeuologia de Alta Montaña. C’est là que sont exposées les 3 momies des « niños de Llullaillaco« , 3 momies d’enfants retrouvées dans un puits de glace proche du sommet du volcan Llullaillaco (6 739 mètres d’altitude) en 1999. Elles étaient parfaitement conservées par l’air pur et sec des montagnes, congelées par le froid et protégées par une mince couche de glace. Pour des questions de conservation, on ne peut voir qu’une seule momie lors de la visite. Le musée expose également de nombreux objets retrouvés sur le site des 3 niños.

Petit repas au Bar du Musée vanté par notre guide (un peu à tort) et retour au « parc » (camping mais ça ressemble plus à un parc récréatif) où on retrouve … de la musique à gogo !

Lundi 17 novembre 2014

Nous disons au revoir à Marie-Jo et Sauveur et, surtout, nous leur fixons rendez-vous à dans 3 mois pour embarquer à Montevideo. Nos circuits vont différer jusque là et il et peu probable que nous nous revoyons avant.

D’abord le garage Iveco à 2 kilomètres du camping pour la vidange et, éventuellement, faire changer la poignée de la porte latérale. Tout est possible mais seulement à 16 heures cet après-midi (en fait, le garage est fermé de 12 h 30 à 16 h). Pour passer le temps, nous décidons d’aller à San Lorenzo à une quinzaine de kilomètres de Salta. C’est un peu la zone résidentielle des bourges de la ville. Effectivement, nous voyons de grandes maisons entourées de jardins clos de grands murs… Nous trouvons un endroit calme à l’ombre.

Revenus au garage Iveco, nous sommes immédiatement pris en charge mais on ne pourra pas régler avec une carte bancaire (problème parait-il de liaison téléphonique avec le serveur des cartes). Une heure à pied aller-retour pour se rendre au centre commercial voisin dont le DAB refuse nos cartes ! Retour au garage puis taxi (40 pesos) pour la « banco de Patagonia » et là, bingo, on peut avoir des sous !

Bivouac sur un terre-plein devant le garage et à côté d’un stade où, comme par hasard, il y a un match ce soir ! Donc concert de grosses caisses et tambours jusqu’à plus de minuit ! Décidément, les week-end argentins sont particulièrement bruyants !

Mardi 18 novembre 2014

Nous prenons la route vers Cafayate qui, à partir du village de Alemania, traverse la Quebrada (faille) de la Conchas. Beaux paysages dans les rouge-rouille avec des rochers déchiquetés et tordus. Plusieurs endroits où s’arrêter pour voir des formations géologiques particulières.

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Journée ensoleillée très chaude : plus de 35° dehors donc plus de 40 à l’intérieur de Ive (il faisait combien dans le ventre de la baleine ?). Cafayate est réputée pour être une importante région vinicole mais on n’apercevra vraiment des champs de vigne qu’en arrivant à cette ville. Y aurait-il plus de caves que de vignes ? Portant, certaines caves produisent plusieurs millions de bouteilles par an dont le célèbre « torrontee« , un vin blanc doux. C’est celui-ci que nous goûtons et apprécions à la cave « la Banda – Vasija secreta » à l’entrée de Cafayate. Nous en achetons 3 bouteilles.

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Cafayate est une petite ville calme et tranquille. Nous trouvons une lavanderia pour laver notre linge et une rue sans trop de circulation ou de bruit pour y passer la nuit.

Mercredi 19 novembre 2014

Récupération du linge, retour à la « Bodega La Banda » pour compléter nos achats de Torrontes et en route vers San Juan puis Mendoza puis le Chili. Nous avons environ 900 kilomètres à faire pour atteindre San Juan.

En route, nous nous arrêtons au site archéologique de Quilmes. Fondée aux IX° siècle par les indiens Quilmes, cette importante cité regroupait environ 3 000 personnes au pied du Cerro Alto Del Rey. Le musée qui aurait pu nous éclairer sur la culture Quilmes était fermé, en cours de restauration. Le site, très restauré manque cruellement d’explications. Les cactus géants de plusieurs mètres de haut sont admirables…

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Avant la ville de Santa Maria, nous avons droit à une vingtaine de kilomètres de pistes. Après, la route est asphaltée, seuls quelques petits « desvios » plus ou moins longs nous ramènent sur la terre et les graviers. Des travaux de constructions d’ouvrages sont en cours et la route est coupée à plusieurs endroits mais nulle part on ne voit machines ou travailleurs….

Après Santa Maria, la végétation se fait rare et basse. La chaleur est bien présente mais se fait moins sentir en raison du vent qui souffle fort et soulève sable et terre. Les paysages au loin disparaissent dans les nuages de poussière. Nous longeons parfois des montagnes dont les sommets sont couverts de neige. Toujours de jolies couleurs sur les collines environnantes.

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Nous dépassons un couple de jeunes cyclistes français de La Rochelle. Ils ont du mal à trouver un bivouac pour la nuit dans ces paysages désertiques.

Nous nous arrêtons pour la nuit vers Belen dans un « complejo turistico » où l’on peut camper. Milieu de la semaine, pas encore les vacances : il n’y a personne. A 20 heures, nous avons 26° à l’extérieur et 29 à l’intérieur. Heureusement que nous pouvons laisser les fenêtres ouvertes pendant la nuit !

Jeudi 20 novembre 2014

Plus que 3 mois ? Encore 3 mois ? avant la date présumée du départ du bateau…

Toujours de grands espaces désertiques, de longues lignes droites et du vent. La chaussée reste en bon état. Nous dépassons 2 jeunes cyclistes slovaques avec qui nous prenons le café. Ils nous parlent de 2 cyclistes français « à une journée de vélo plus avant », avec des petites remorques attelées à leur vélo. Effectivement, un peu plus loin, nous trouvons Sylvaine et Guillaume arrêtés au bord de la route (http://bleukomeuneorange.blogspot.com ). Nous pique-niquons ensemble et c’est un moment très agréable. Rendez-vous est pris sur le Larzac ou sur les pentes des Alpes du Sud .

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Nous poursuivons ensuite notre route jusqu’à Nonogasta et, quelques kilomètres après, sur la route 40 en direction de la Cuesta de Miranda, nous avons la surprise de voir un petit écriteau disant que la route est totalement fermée depuis octobre jusqu’en décembre. Cependant, nous savons que des voyageurs français l’avaient déjà trouvé fermée en janvier dernier… La police de Nonogasta nous confirme cette fermeture. Pour rejoindre Villa Union il nous faut faire un détour de 300 kilomètres (au lieu des 100 du circuit normal). Vu l’heure, nous décidons de rester pour la nuit dans cette ville, nous verrons demain pour l’itinéraire. Nous nous installons dans un grand parking à la sortie de la ville, certainement celui d ‘une usine qui se trouve en face mais personne ne nous dit rien. Nuit tranquille.

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Vendredi 21 novembre 2014

Finalement, nous n’irons pas à Villa Union et arriverons à San Juan par l’est en passant par San Augustin del Valle Fertil . On nous a affirmé que cette route était asphaltée tout le long (contrairement à ce que dit notre carte) et c’est bien vrai. Chaussée excellente, route souvent toute droite mais elle fait des « vagues » (des creux pour permettre le passage de l’eau en saison des pluies : en ce moment tout est sec ; ces gués sont appelés  » baden(es)  » ici (=cassis, rigole) alors que dans d’autres pays, il s’agissait de  » vado(s) » ). A certains endroits, les grands cactus sont en fleurs. Magnifique !

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Le ciel est délicieusement ennuagé (des cumulus) et donc il ne fait pas trop chaud. Nous roulons 375 kilomètres avec une circulation quasiment nulle. Arrêt en fin de journée sur un grand parking du village de Marayes . Nuit très tranquille.

Samedi 22 novembre 2014

Nous retrouvons rapidement la Route Nationale 141 qui mène à San Juan et, avec elle, une circulation un peu plus importante. Nous voulons nous arrêter au « Santuario de la Difunta Correa » mais soit il n’y a aucune indication soit nous ne faisons pas suffisamment attention, toujours est-il que nous ne voyons pas l’embranchement. Lorsque nous nous rendons compte que nous l’avons raté nous n’avons plus envie de faire demi-tour. Tant pis. La « difunta correa« , dans les années 1840, suivit son mari prisonnier dans les montagnes de San Juan en emportant son nouveau-né. Elle mourut de soif et d’épuisement mais son bébé aurait survécu en tétant le sein de sa mère. Un oratoire fut construit puis une église à l’endroit où on la retrouva ainsi que de nombreux autels le long des routes. On y dépose des bouteilles pour rappeler qu’elle est morte de soif. A plusieurs endroits, nous avons donc vu ces autels avec des monticules de bouteilles…. Dans le même genre, un peu moins religieux, il y a aussi les autels consacrés à Gauchito Gil (Gil le Gaucho), sorte de robin des bois du XIX° siècle qui finit d’ailleurs exécuté. Dans ce cas, ce ne sont pas des bouteilles que l’on trouve mais des drapeaux rouges.

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A San Juan, nous avons bien du mal à trouver l’ancienne gare où se trouve le Musée de Sciences Naturelles. Quand enfin nous y parvenons, c’est pour constater qu’il est fermé ou qu’il n’est plus à cet endroit. Aucune indication pour nous indiquer un autre lieu, aucun bureau d’information touristique. Décidément aujourd’hui… Par contre, nous trouvons WalMart ! Mais oui, il y a bien un de ces magasins que nous avons tant fréquentés au Canada et aux USA. Le parking est clôturé et fermé pendant la nuit : on ne pourra pas dormir là mais au moins nous pouvons faire nos courses. Nous reprenons ensuite la route vers Mendoza en espérant trouver un endroit tranquille pour bivouaquer. Rapidement, nous nous retrouvons encore dans une région désertique où les villages sont rares. A une vingtaine de kilomètres de Mendoza, nous quittons enfin la « Ruta 40 » pour aller vers la petite ville de Lavalle. WiFi autour de la place et nous trouvons refuge dans une petite rue tranquille et ombragée. Super ! Sauf que ça ne durera pas ! Outre la chaleur (encore presque 30° à 21 heures, voilà qu’à partir de 22 heures la musique retentit. Venue d’on ne sait où, elle ne cessera que vers 4 heures du matin accompagnée du bruit des moteurs des voitures et des motos. C’est vrai que nous sommes en Argentine et qu’il est samedi soir !

Dimanche 23 novembre 2014

 

Nous allons jusqu’à Mendoza où nous faisons un petit tour dans la ville. Complètement détruite par un tremblement de terre en 1861, elle fut reconstruite à partir des plans de l’urbaniste français Ballofet autour d’un centre (le « Microcentro« ) composé d’une place principale et de 4 places plus petites. Mendoza serait, d’après notre guide, la plus belle ville d’Argentine : bof… Si, tout de même, Mendoza dispose de larges avenues bordées de rangées d’arbres (en particulier des platanes dont bien quelques uns semblent malades) fournissant une ombre bien venue car il fait encore très chaud aujourd’hui (33° à 13 heures). Nous trouvons ensuite le Museo Provincial de Bellas Artes « Casa Fader » mais celui-ci est fermé étant en réfection ! Le nombre de musées que nous n’avons pas pu visiter car étant en restauration, impressionnant !

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C’est à la hauteur de Mendoza que nous avons décidé de rejoindre le Chili et les villes de Valparaiso et de Santiago. Nous n’en sommes qu’à 200 kilomètres environ. Nous nous arrêtons dans un camping de Uspallata où, pour une fois, il n’y a pas de musique tonitruante ! Il aura fait très, très chaud aujourd’hui (37° à 16 h 30).

Lundi 24 novembre 2014

 

Il y a bien de l’ombre dans ce camping (de grands peupliers) et beaucoup de vent ce qui rafraîchit bien. De plus, il n’y a presque personne et c’est tranquille.

Ce matin, nous discutons un long moment avec Jean-Jérôme, un jeune cycliste français de Picardie. Puis direction la frontière chilienne par une belle route de montagne. Pause déjeuner au Puente del Inca (le pont de l’Inca). Cette formation géologique construite au fil des siècles par des dépôts de soufre et de fer a jeté un pont naturel au-dessus du Rio Las Cuevas. Il fut emprunté par tous les peuples qui habitèrent cette région dont les Incas. Très belles couleurs jaune-orangé mais quel dommage que les restes d’un pavillon de bain de l’hôtel construit vers 1930 aient été laissés là, juste en dessous de ce pont (les ruines de l’hôtel, emporté par une avalanche, sont également présentes quelques mètres plus loin).

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Pour passer le tunnel del Cristo Redentor long de 3 kilomètres, il y a un péage de 3 pesos pour les voitures et 6 pour les camionnettes. Le préposé nous dit 8 mais quand on lui demande pourquoi, il ne nous fait payer que 7 en nous donnant un reçu pour 6… Il ne doit pas y avoir de petits profits ! Passé ce tunnel, il y a une très longue queue de camions sur plus de 3 kilomètres. On se rend compte que les voitures font demi-tour et prennent une route parallèle au dernier tunnel. Nous faisons de même et doublons ainsi cette interminable file de camions. Nous voilà à la frontière : un bâtiment unique pour toutes les formalités, sortie d’Argentine et entrée au Chili.

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