Chili (1)

Du samedi 8 au mercredi 12 novembre 2014

 

chili

 

Samedi 8 novembre 2014

Côté chilien, c’est un peu plus long car il y a des papiers à remplir, enregistrer Ive dans l’ordinateur, faire une fouille rapide et sommaire du véhicule pour voir si on ne transporte pas de produits frais interdits (on avait déclaré « oui » car nous avions, exprès, conservé une pomme et une banane et un douanier nous a dit « mangez-les puis revenez au service de douane »). Nous avons affaire à des douaniers sympathiques qui nous aident à remplir les papiers. En moins de 25 minutes, tout est réglé. Et de l’autre côté de la barrière, qu’y-a-t-il ? De la piste…

Très mauvaise au début puis un peu moins, on voit même des chantiers puis 10-15 kilomètres d’asphalte (à 2 reprises, une route magnifique) et, enfin, à environ 70 kilomètres de Calama une route goudronnée en parfait état (de la frontière à Calama, il y a environ 200 kilomètres). Le plus terrible de tout, c’est la poussière qui s’insinue de partout mais vraiment de partout. Il y en a même sur les surfaces verticales, particulièrement en plastique. Toutes les 5 minutes, jean-Jack doit nettoyer ses lunettes recouvertes d’une fine pellicule de poussière. On en mange, on en respire, … C’est vraiment horrible ! Nous déconseillons aux asthmatiques de prendre cette piste pour sortir de Bolivie !

Par contre, ce qui vient vraiment compenser cette piste pénible, c’est la beauté des paysages : des volcans, des collines de toutes les couleurs, des salars, des coulées de lave, … C’est vraiment fabuleux !

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Nous arrivons enfin à Calama et nous arrêtons au premier centre commercial rencontré : le Mall Plaza. Nous voulons retirer de l’argent et essayons une dizaine de DAB mais impossible de partout : ils ne semblent plus avoir d’argent en ce samedi soir.

Derrière ce centre, il y a un grand terrain vague, nous nous y installons pour la nuit. On fait un premier dépoussiérage de l’intérieur du fourgon pour pouvoir y passer la nuit. La poussière est rentrée même dans les placards. C’est vraiment terrible, il fallait voir aussi l’état des affaires dans la soute !

Dimanche 9 novembre 2014

Seuls les DAB du magasin Lider, dans le centre commercial disposent de l’argent ; nous pouvons donc en retirer puis nous faisons nos courses dans ce magasin. On y retrouve les produits de Walmart (d’ailleurs les sacs plastiques que l’on donne en abondance ont le petit soleil jaune stylisé, logo de Walmart). Ça fait longtemps que nous n’avions pas vu un magasin si grand et si bien achalandé !

Nous allons ensuite jusqu’à San Pedro de Atacama par une large route asphaltée avec de belles lignes blanches sur les côtés et au centre et de nombreux panneaux routiers. Toujours de magnifiques paysages (quasi que des minéraux).

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A San Pedro de Atacama, tranquille village en adobe et en pleine expansion touristique (moins de 5 000 habitants mais 48 agences touristiques), nous délaissons le camping los Perales (pas terrible à première vue) pour celui de Los Abuelos bien que 2 fois plus cher (mieux entretenu, des sanitaires plus corrects, une piscine et de la WiFi). Il a fait très chaud dans la journée (37-38°) et ce n’est qu’au milieu de la nuit que ça commencera à fraîchir un peu (8° le matin).

Lundi 10 et mardi 11 novembre 2014

Beaucoup de travail pour nettoyer Ive à l’intérieur. Nous vidons entièrement la soute, dépoussiérons soigneusement et remettons tout en place. Nous faisons de même avec les placards. De la poussière partout ! Nous essayons aussi de boucher le trou dans notre réservoir d’eau usé mais sans y parvenir vraiment. Bricolages divers sur Ive : refixer la plaque sous le moteur dont une patte de fixation a cédé, démonter la fenêtre de la porte latérale dont le store ne revient presque plus, …

Beaucoup de chaleur dans la journée. Le sol du camping n’est que poussière aussi. Les campeurs sous tente doivent également se contenter d’un espace bien aménagé mais pas d’herbe, de la terre poussiéreuse seulement. En fait, nous sommes sur le parking de la piscine, seul endroit pour les véhicules.

Peut-être est-ce en l’honneur de Jean-Jack dont c’est l’anniversaire le 11 qu’un groupe d’une vingtaine de personnes occupe la piscine de 11 heures à 19 heures avec musique forte et beaucoup de bruit. Sans parler de l’odeur des grillades. Sympa non ? Et pour en remettre une couche, il y a entre 20 heures et 22 un matche de foot sur le mini terrain à côté de la piscine avec un groupe électrogène en marche pour bien éclairer le terrain ! Super, non ? Est-ce pour remplacer les bougies ?

Bref, demain on décampe !

Mercredi 12 novembre 2014

Vues les conditions désastreuses de la journée d’hier, nous refusons de payer intégralement la journée du 11. Finalement, on ne règle que la moitié de cette journée (le prix normal est de 10 000 pesos par personne, ce qui est très cher surtout pour le Chili).

En route pour la frontière. Nous prenons la direction du Paso de Jama, une route qui n’est pas présente dans la cartographie de maps.google et qui est pourtant excellente ! Désert et collines, salars et volcan. Nous traversons la réserve nationale Los Flamencos mais nous n’apercevrons que 2 flamants roses. Nous savons maintenant qu’il existe une variété de flamants roses un peu différente de celle que nous connaissons en Camargue en particulier. Elle vit dans les Andes au-dessus de 4 000 mètres d’altitude. Ce sont ceux de cette famille-là que nous avions déjà aperçus entre Nasca et Cusco. 160 kilomètres plus loin, nous arrivons à la frontière internationale Chili-Argentine.

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