Chili (2)

Du lundi 24 novembre
au vendredi 12 décembre 2014

 

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Lundi 24 novembre 2014

Il faut attendre encore un moment avant de pouvoir se garer devant le bâtiment des douanes et y pénétrer. Mais une fois que c’est fait, tout s’enchaîne très rapidement. Nous avons affaire à des employés agréables qui nous aident dans nos démarches, n’hésitent pas à quitter leur guichet pour ajouter le tampon qui manque à nos documents. Une fois passée l’immigration et la douane argentine puis chilienne, une policière et son chien viennent inspecter Ive. Celle-ci nous « confisque » la pomme de terre que nous avions laissée en évidence de façon à pouvoir dire « oui » à la question concernant les fruits et légumes et nous pouvons sortir du poste frontière et prendre la route du Chili, direction Valparaiso.

La route qui descend est tout en lacets (il y a 28 courbes numérotées). Ça nous rappelle un peu la route des Trolls en Norvège mais ça se passe bien. Les camions sont nombreux mais la route est large, pas de problème pour doubler. Nous redescendons à 800 mètres d’altitude alors que nous étions montés à 3 500. La température suit le chemin inverse : de 5,9° elle passe à 26 à 18 heures. Le temps reste couvert.

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Nous roulons jusqu’à Los Andes et nous installons dans une rue de la ville non loin de la Plaza des Armas.

Mardi 25 novembre 2014

Dans un mois, c’est Noël et nous voyons des fleurs de partout (roses, géraniums, roses trémières, bougainvillées, …), des vignes avec des feuilles. Dans les magasins, les produits de Noël (guirlandes, sapins, pères noëls, …) côtoient les nu-pieds, les articles de camping ou de plage, les piscines. Ça fait bizarre…

Nous avons oublié de parler des contrôles sanitaires que nous avons eu en Argentine avant San Juan puis avant Mendoza quand on change de département (ou de région). Ça s’est passé chaque fois très simplement avec une seule question : avez-vous des fruits ? Lesquels ? Pas d’orange, de kiwi ou de pomme ? Non, alors vous pouvez passer…Une seule fois nous avons dû régler une « taxe » de 35 pesos et chaque fois, Ive a eu droit à un peu de fumigation sous le châssis. Ces contrôles visent donc seulement une certaine catégorie de fruits et pas tous les produits frais comme nous avions pu le lire sur certains sites.

Ce matin, 150 kilomètres plus loin et 3 péages à tarif double car nous avons des roues jumelées (10 euros en tout) nous atteignons la ville de Valparaiso (nous passons par Viña del Mar sans nous y arrêter). On n’avait plus vu l’ Océan Pacifique depuis le Nord du Pérou ! L’hôtel que nous avions repéré dans un récit de voyageur n’existe plus. Dans un autre récit nous avions pris les coordonnées du parking d’un restaurant en bord de mer où on pouvait passer la nuit. Négociation avec le gardien qui doit ainsi gagner son argent de poche et, sans discuter, il passe de 10 000 pesos à 4 000 ! Repas pas terrible au resto de ce parking ( Caleta Pescadores – El Membrillo – 33° 01.321 – 71° 37.991).

Nous allons à pied en ville (3/4 d’heure environ). Valparaiso, c’est une large bande côtière au niveau de la mer et de nombreuses petites collines ( los cerros) auxquelles on accède aux sommets par des funiculaires ( los ascensores). Ceux-ci (une quinzaine) ont été construits entre 1883 et 1916 ; seulement 8 étaient en service lors de notre visite. Nous commençons par prendre el ascensor Concepcion et nous nous promenons dans les rues du cerro Concepcion puis du cerro Alegre. Bien sûr, d’en haut, nous avons une belle vue sur l’océan et le bas de la ville.

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Jolies maisons colorées, de la verdure un peu partout, peu de voitures et peu de monde. De nombreuses maisons ont les murs recouverts de tôle ondulée. Peintes, elles sont très agréables ; rouillées, c’est une autre histoire… Beaucoup de fresques sur les murs et de portes de garage peintes.

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Nous redescendons à pied puis prenons un autre funiculaire pour aller sur le cerro Bella Vista où se trouve le Museo a cielo abierto ( Musée à ciel ouvert). 20 peintures murales ornent les murs des maisons. Malheureusement, toutes ont été recouvertes par des tags minables. Nous redescendons par un labyrinthe de petits escaliers : très agréable.

La partie côtière de Valpo (surnom donné à la ville par ses habitants) est beaucoup moins agréable : certes, quelques grands bâtiments dont certains méritent le coup d’œil au moins pour leur originalité, mais c’est le royaume des grandes avenues, des commerces, des banques,… Une circulation importante, beaucoup de monde dans les rues, du bruit. Décidément, nous avons préféré (et même adoré) les petites ruelles des cerros !

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Retour au parking : il fait frais à l’ombre. Le gardien vient discuter un moment avec nous mais il parle très vite et nous avons bien du mal à le comprendre !

Mercredi 26 novembre 2014

Après quelques courses à Jumbo, nous quittons Valpo par la route côtière. Nous n’avons pas envie de reprendre la grande route et nous préférions longer l’océan. En fait, passés quelques kilomètres après Valparaiso, il n’y a plus vraiment de route côtière mais seulement de petites routes qui s’en éloignent puis qui y reviennent avec, « cerros » obligent, de grandes montées et de grandes descentes. La côte est bien bétonnée avec de grands ensembles résidentiels genre Port Camargue.

Nous allons jusqu’à San Antonio qui dispose d’un grand port de pêche et de commerce qui nous semble bien plus grand que celui de Valparaiso. Nous bivouaquons sur le parking d’un petit parc qui surplombe ces ports. L’activité y est grande. En soirée, un ferry accostera et déversera des dizaines de véhicules apparemment tout neufs sur les quais. Au petit matin, un autre grand ferry fera de même.

Jeudi 27 novembre 2014

Nous allons de San Antonio à Lolol par de très bonnes petite routes à travers une région agricole. A un moment nous traversons des champs de fraisiers et, tout au long de la route, il y a des dizaines de petits vendeurs de fraises. Vers Santa Cruz, ce sont les vignobles qui prédominent. A d’autres endroits, on trouve plutôt des céréales ou des arbres fruitiers. Toujours aussi bizarre de constater que fin novembre, nous sommes en été : les céréales sont mûres, certains champs viennent d’être moissonnés et on ramasse les fraises en plein champ…

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A Lolol, nous visitons le Museo artesania chilena qui expose les différents artisanats des diverses régions du Chili à partir des matériaux : roche, bois, textile, fibres végétales, cuir, céramique, … C’est très bien présenté et très intéressant.

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Nous flânons un moment dans les rues de ce petit village : les maisons disposent de longs auvents de bois recouverts de tuiles en terre cuite. Nous trouvons un bivouac sur la route qui conduit au cimetière. Grand calme !

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Vendredi 28 novembre 2014

Nous allons rejoindre la route 5, grande route 2×2 voies avec péages qui va vers le sud et plus précisément à Chillan, but de notre journée. Nous circulons à travers un paysage agro-artisano-industriel inintéressant. Nous apercevons un lieu appelé « Villaseca » mais nous ne nous y arrêtons pas. 320 kilomètres plus loin, bivouac dans une rue de la ville de Chillan.

Samedi 29 novembre 2014

Nous aurions acheté presque tous les fruits et légumes du marché de Chillan ! Il y avait bien longtemps que nous n’avions vu des stands aussi bien présentés avec des produits aussi merveilleux dont les prix sont indiqués. Et quels prix ! Le kilo de cerise, de fraise, d’asperge ou de petits pois frais est à 1 000 pesos soit un peu moins de 1,40 euro ! (Hier, nous avons acheté une ampoule allogène pour le phare de Ive que nous avons payée 2,80 euros – 2 000 pesos. L’an dernier, au Canada, le même article nous avait coûté 20,4 $ soit environ 15 € !). Par contre, les stands « d’artisanat » ne nous ont pas emballé : des produits bien ordinaires et reproduits encore à des milliers d’exemplaires et fabriqués on ne sait trop où. Une partie de ce marché est également consacrée à la viande avec, en particulier, la « longaniza« , une saucisse pimentée au goût de Jean-Jack.

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Route ensuite jusqu’à Concepcion puis Lota. Le front de mer est très habité mais aussi très industrialisé. Nous ne trouvons par contre aucun camping et, en fin d’après-midi, nous devons nous résoudre de bivouaquer dans une petite rue très calme près du « parque » de la ville. Un Chilien nous propose bien de venir nous installer devant sa maison mais c’est beaucoup trop en pente et nous devons y renoncer.

Journée nuageuse (il a plu la nuit dernière) et fraîche. Pendant la nuit, le thermomètre n’affichera que 7°.

Dimanche 30 novembre 2014

Les mines de charbon de Lota, ouvertes en 1884 ont permis le développement de la ville et sa richesse. Piscine, théâtre, gymnase, musée, hôpital ont été ouverts. De nombreuses habitations ont été construites pour les mineurs. Leur fermeture, en 1997, a marqué le déclin de la ville. La piscine est vide, le théâtre abandonné, le musée en ruine et de nombreuses maisons sont fermées. Aujourd’hui, on visite la « mina chiflon del diablo » (le sifflet du diable). On peut s’éviter cette visite qui dure presque une heure: cher et inintéressant ! Pour 5 700 pesos le dimanche (pour la mine seule), on descend quelques mètres sous terre avec le vieil ascenseur des mineurs puis on s’assoit et on écoute le guide. Ensuite, on va quelques mètres plus loin et on s’assoit et on écoute le guide. Enfin, on remonte à pied par une galerie très basse (il faut presque marcher à 4 pattes à un moment) et très boueuse, au sol glissant. Heureusement qu’on nous équipe du casque et de la lampe des mineurs car il n’y a pas d’autre éclairage dans les galeries et, à de nombreuses reprises, nous heurtons les poutres du « plafond ».

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Nous prenons la direction du sud en évitant de prendre la route numéro 5 à péages. Manque de bol, la « petite » route que nous prenons, plus proche de la côte, se transforme vite en autoroute (en travaux) avec un péage. Et pas moyen de passer ailleurs ! Bon, c’est gratuit pour les voitures et les camionnettes mais avec nos roues jumelées, nous sommes considérés comme double essieu et payons donc 4 100 pesos (5,5 € environ).

Nous sommes toujours à la recherche d’un camping. Nous en trouvons un rapidement en demandant à des policiers à l’entrée d’ Arauco . Aucun panneau pour en indiquer la présence et même, en arrivant à l’entrée, rien ne signale qu’il s’agit d’un camping ! Celui-ci n’a que des douches froides, ce qui ne nous intéresse guère (nous n’avons pas de problème avec l’eau froide dans notre fourgon…). Visiblement, il y a très peu de structures touristiques (à part les hôtels et les  » cabañas « ) même le long de la côte. Les rares offices de tourisme que nous voyons sont fermées (hors saison ou dimanche).

Nous nous arrêtons à Tirua au bord d’une immense place très bétonnée dont les arbres n’ont pas encore grandi (place réalisée récemment en bordure de mer). Il y a beaucoup de vent et seuls quelques enfants jouent dans l’aire de jeux et peu de sportifs courent autour de la place. La nuit est d’un calme particulièrement reposant.

Lundi 1° décembre 2014

A l’office de tourisme de Temuca, on nous dit qu’il n’y a pas de camping dans cette ville de 250 000 habitants mais que nous en trouverons un à Villarica au bord du lac du même nom. Après un petit repas sympa dans un petit resto sympa, nous prenons la route de ce lac. A l’office de tourisme de Villarica, on nous donne la liste des campings. Il y a au moins 3 dans la ville et plusieurs autres en allant sur Puton toujours sur les rives du lac Villarica. L’espoir renaît ! Au passage, nous admirons le lac avec, en toile de fond, le volcan Villrica tout enneigé avec son petit panache de fumée.

Hélas, les 3 campings de la ville sont fermées (la saison touristique ne commence qu’à la fin du mois). Sur la route de Pucon, 2 autres campings sont également fermés et un autre nous demande 30 000 pesos pour la nuit (42 euros) ! Charmant accueil à l’office de tourisme de Pucon où l’employée prend même la peine de téléphoner à un camping pour savoir s’ils disposent du WiFi. Le camping La Poza est bien ouvert, douches chaudes, WiFi, emplacements dans les arbres à l’ombre et seulement 4 500 pesos par personne ! Nous nous y installons avec plaisir !

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Mardi 2, mercredi 3 et jeudi 4 décembre 2014

Nous nous offrons 3 journées de vacances ! On bricole un peu, on range un peu et on dépoussière beaucoup ! Ive a même droit à une toilette complète dont il avait bien besoin ! L’employé du camping nous prête une échelle pour nettoyer le panneau solaire et ce n’est pas du luxe ! Quelques courses en ville, lectures, internet, skype et ça suffit !

Vendredi 5 décembre 2014

Fini les vacances, faut rouler un peu, que diable !

Un peu de pluie en fin de nuit et, donc, un ciel un peu bouché ce matin mais ça ne durera pas trop. Nous faisons une première halte à Villarica dont le volcan reste aujourd’hui en partie caché par les nuages,

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Après le lac Villarica, nous allons jusqu’aux « termas geometrica » puis au « Lago Ranco ». Bref, on fait la tournée en empruntant la route des 7 lacs (tiens, la même appellation qu’en Argentine). Très belle région verte avec de grands arbres et beaucoup d’élevage. A certains endroits, l’eau est turquoise. Magnifiques lacs dans un décor de montagnes avec certains sommets enneigés.

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Nous galérons un peu pour trouver un bivouac. Evidemment, les bords des lacs sont privés, clôturés, interdits, … Il nous reste la Plaza de Rio Bueno au demeurant très tranquille pendant la nuit : pas de bruit, pratiquement pas de circulation.

Samedi 6 décembre 2014

Nous rejoignons la route n° 5 pour descendre jusqu’à Puerto Montt puis Pargua pour embarquer jusqu’à l’île de Chiloe. On se dit qu’en arrivant à Pargua, il nous faudra chercher l’embarcadère mais près du port, une personne nous fait signe pour nous indiquer la direction à prendre. Quelques dizaines de mètres plus loin, encore un signe et nous voilà … sur le ferry de la compagnie « Cruz del Sur » qui part presque tout de suite ! On règle la traversée (12 800 pesos, environ 15 euros) sur le bateau qui, en plus, dispose du WiFi.
 

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Petite traversée de 25 minutes et nous allons pour ce soir à Ancud, à moins de 30 kilomètres du débarcadère. Là, nous visitons le musée des églises de Chiloe. Ces églises sont construites en bois et une quinzaine d’entre elles ont été classées à l’UNESCO). Nous n’en verrons certainement que quelques-unes unes d’entre elles car plusieurs se trouvent sur les îles voisines ou au bout de pistes. Le musée est très intéressant. Il expose quelques vieux éléments (portes, fenêtres, éléments de construction, …) ainsi que des maquettes des églises classées (de même que de quelques bateaux) en laissant apparente la moitié de la construction ce qui permet de voir tout le « squelette » en bois des bâtiments.

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Il parait qu’à Chiloé, il pleut 370 jours par an : l’île n’a pas failli à sa réputation, journée grise et petite pluie en soirée. Bivouac sur le parking du port.

Dimanche 7 décembre 2014

Un peu de bruine dans la soirée, un peu de crachin ce matin puis quelques éclaircies dans l’après-midi et tout se recouvre ensuite. Nuit très bruyante sur le port : circulation importante, musique très forte. Vers 2 heures du matin, nous changeons de rue. A notre nouveau bivouac, nous aurons droit seulement, de temps en temps, aux aboiements des chiens.

Nous allons jusqu’à la ville de Quemchi pour manger un « curanto« , spécialité de l’île : ragoût à base de moules, palourdes, poulet, porc accompagné de 3 sortes de pomme de terre différentes. Notre guide, le Lonely Planet, recommandait chaudement un restaurant dans cette ville. Hélas, ils n’en font plu ! Il ne nous reste plus qu’à admirer les maisons en bois !

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Direction ensuite Dalcahue pour voir une église en bois classée par l’UNESCO. Elle est en réfection, entourée de hautes barrières métalliques ! Là aussi, il nous reste le marché d’artisanat (beaucoup de créations en grosse laine aux couleurs un peu ternes) et les bateaux très colorés dans le port. On constate que presque tous les restaurants proposent à leur carte du « curanto« , mais trop tard, nous avons déjà mangé « chez nous ».

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Pour finir, nous allons jusqu’à Castro où, à 2 endroits différents, nous pouvons admirer les « palafitos » : maisons sur pilotis en bord de mer.

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Il faut quand même dire que sur cette île, le paysage est très vert avec beaucoup de forêts et de prés. Les maisons sont vraiment chouettes, en bois, colorées ou pas, avec une architecture plus étudiée et plus soignée que le simple cube d’habitation : une avancée par ici, un pignon supplémentaire par là, une fenêtre qui dépasse du mur, …). Il y a beaucoup de rosiers (fleuris en ce moment) dans les jardins et le long des routes, abondent les digitales et les marguerites.

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Nous finissons la journée à 3 kilomètres au sud de Castro, à Nercon, sur le parking d’une église en bois du XIX° siècle.

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Lundi 8 décembre 2014

Ce matin, l’ église de Nercon est ouverte. A l’intérieur, tout est en bois, de même que pour les autres églises que nous visiterons dans la journée. Ce qui est dommage, à notre sens, c’est que les boiseries (murs, voûte, …) sont peintes. Couleurs délavées… Par contre, l’intérêt est qu’une passerelle éclairée permet de faire tout le tour de « l’entretoit » et ainsi de voir le système de construction. Surprenant de constater que les pièces de bois ne sont pas très grosses pour soutenir tout cet édifice !

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Ensuite, direction Castro. Au passage, nous redécouvrons les  » palafitos  » mais, cette fois, c’est à marée basse.

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Nous ne le savions pas mais aujourd’hui est un jour religieux férié, celui de l’immaculée conception. C’est ce qui explique qu’il y ait si peu de circulation dans cette ville de 50 000 habitants (bien des restaurants sont fermés donc, pas de curanto aujourd’hui encore) et que nous trouvions à nous garer si facilement sur la Plaza de Armas . Par contre, beaucoup de magasins sont fermés ainsi que le musée régional que nous voulions visiter.

L’église surprend avec ses couleurs jaune citron et mauve aubergine pas trop mûre. Par contre, l’intérieur, tout en bois, n’a pas été peint. Très joli avec ce bois naturel.

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Nous continuons ensuite notre tournée des églises. Tout d’abord celle de Chonchi au sud de Castro. L’intérieur est peint également, la nef offre une voûte d’un bleu délavé avec des étoiles, le toit est recouvert de tôles ondulées complètement rouillées.

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En bord de mer, l’ église de Vilupulli est très bucolique avec ces moutons qui paissent tranquillement devant. Dommage qu’elle soit fermée !

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Belle journée. Même si le ciel n’est pas uniformément bleu et laisse parfois quelques nuages le parcourir, le soleil est bien présent. Nous retournons pour la nuit au bivouac de l’église de Nercon .

Mardi 9 décembre 2014

Nuit calme malgré quelques aboiements de chien. Finalement, nous n’irons pas jusqu’à Quellon à l’extrémité sud de l’île dont le seul intérêt apparent est de marquer la fin de la route n° 5, c’est-à-dire la fin de la mythique transaméricaine. Nous reprenons la route de Ancud et rejoignons les « pinguineras » sur la playa de Puñihuil mais, en fait, les pingouins dont il est question ici, sont des manchots. Contrairement à ce qu’indiquent les cartes (y compris celle vendue par l’office de tourisme de l’île), la route entre Ancud et Puñihuil est entièrement goudronnée. Elle longe souvent l’océan. Paysages magnifiques, l’océan est très clair, d’une belle couleur. De plus, nous avons aujourd’hui un temps superbe : du soleil et pratiquement pas de nuages (ceux qui affirment qu’il pleut tout le temps à Chiloe n’ont pas dû y venir souvent….) !

Les manchots de Magellan et ceux, en voie d’extinction de Humboldt viennent se reproduite sur 3 petites îles au large de Puñihuil. Nous sommes de plus en pleine période de nidification, moment idéal pour voir ces « pingouins ». Et nous en verrons plusieurs dizaines ainsi qu’une loutre, des fous de Bassan et des cormorans. Un petit tour en barque d’une demi-heure environ (6 500 pesos par personne soit environ 10 €) permet d’approcher de ces îles où ces animaux vivent.

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Ensuite, retour à Ancud et direction le restaurant « Kuranton » où nous pouvons enfin goûter au « curanto« . Enfin, Jean-Jack peut y goûter, … et il trouve ça excellent. Etonnant d’ailleurs la grosseur des moules !

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Après avoir fait le plein de fromage à la « queseria » du marché municipal voisin (on y a trouvé du fromage de vache ayant un peu de goût et qui ne ressemble pas à de la matière plastique pour moins de 5 euros le kg), nous reprenons al route du continent. Comme à l’aller, sitôt arrivé au port de Chacao, nous sommes invités à monter sur le ferry et 2 minutes après, celui-ci démarre. Toujours du WiFi à bord. Nous remontons la 5 en direction de Osorno et, en route, nous nous arrêtons dans une rue de Puerto Varas pour la nuit qui sera calme mais fraîche.

Mercredi 10 décembre 2014

Route par la 5 et ses péages jusqu’à Osorno puis Entre Lagos (en fait, nous irons jusqu’à Puyehue au bord du lac du même nom) pour rejoindre le camping  » no me olvides  » (« ne m’oubliez pas »). Très beau camping bien tenu au bord du lac : les emplacements sont séparés par des haies de thuyas bien taillés, il y a du bois pour les barbecues (mais nous n’avons rien à faire griller), les sanitaires sont propres. Dommage qu’il n’y ait pas de WiFI mais nous pouvons utiliser l’ordinateur et la connexion du bureau. Tarif : 5 000 pesos par personne.

Nous commençons à préparer un peu plus en détail la suite de notre parcours : passage certainement après-demain en Argentine , promenade dans la région des lacs et dans et autour de Bariloche puis repassage au Chili pour descendre la fameuse  » carretera austral « .

Encore du beau temps aujourd’hui mais des températures qui ne montent pas trop au dessus de 20°. Dans la nuit, ça descendra à 5.

Jeudi 11 décembre 2014

Nous restons au camping aujourd’hui. Le lac est presque à notre porte avec, de l’autre côté, les montagnes aux sommets enneigés. Matinée fraîche (15° maximum) mais le soleil est plus généreux dans l’après-midi. On peut s’installer dehors, comme à Pucon : il ne fait ni trop froid, ni trop chaud et il n’y a pas d’insectes. Nous voyons un renard qui passe et repasse entre les emplacements, des oiseaux qui ressemblent à des perroquets et qui crient comme eux, des petits rapaces et un joli petit oiseau jaune et gris.

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Nous sommes seuls dans ce camping avec un couple chilien qui a un Boxer Peugeot aménagé. Calme et tranquillité ! Demain, nous repassons en Argentine pour quelques jours.

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