Grèce (1)

Du 13 au 23 avril 2010
1° partie

 

Mardi 13 avril 2010

Peu de kilomètres après la frontière, nous nous arrêtons sur une portion de l’ancienne route. C’est un cul de sac au milieu de nulle part, or, vers 6 heures, une voiture est venue, a fait demi-tour et est repartie. Ensuite, Jean-Jack a aperçu 2 jeunes, un peu plus loin, sous la pluie. Un moment après, ils sont apparus venant de l’arrière. Jean-Jack est descendu, a essayé de discuter avec eux, leur a montré notre carte avec l’itinéraire. Cela ne semblait pas les intéresser. Ils n’étaient pas agressifs, plutôt indifférents et l’air ennuyé que nous soyons là. Ils se sont retirés à quelques mètres du camion, et, toujours sous la pluie qui était tombée par intermittence toute la nuit, ils sont restés là. Nous avons préféré aller un peu plus loin prendre notre petit déjeuner, nous laver et nous leur avons laissé bien volontiers ce bout de route pour on ne sait trop quoi !

Nous faisons un tour, toujours sous la pluie, sur l’itinéraire des zagoria, villages traditionnels dans les montagnes. Malgré la pluie, les nuages, un peu de brouillard, nous apprécions un paysage magnifique, de jolies montagnes avec des arbres (certains en fleur), des arbustes, de l’herbe, des fleurs (et même parfois un peu de neige) alors qu’en Albanie, la végétation est bien moindre. Par contre, les villages sont quasiment déserts, on a l’impression que de nombreuses maisons neuves avec des façades bien trop régulières, ne sont que des résidences secondaires. Comme à Gjirokastër, nous apprécions les murs en pierre des vieilles maisons et les toits également en pierre. Au dessus du village de Monodendri, nous constatons que les rochers sont étonnamment feuilletés : sont-ils à l’origine des pierres des toitures ? Nous visitons ainsi Aristi, Vitsa et Monodendri.

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Toujours par une route de montagne, avec des vues magnifiques dans les vallées, nous rejoignons notre première étape grecque Ioannina. Nous nous arrêtons au passage à une épicerie pour acheter du pain, ça y est, nous avons retrouvé les prix en euros « comme chez nous » : un petit paquet de chips à 1,40 € (que nous n’avons pas acheté) alors que la veille, en Albanie, nous en avions trouvé à 0,35 € ! Le camping d’Ioannina est à 24 € la nuit : en Croatie, au bord de la mer, nous avions payé moins de 15…

 

Mercredi 14 avril

Nous retrouvons des bruits oubliés et, en tout cas, que nous n’avions pas entendu en Albanie : motos, avions, et un bruit de fond de circulation automobile. Non loin d’Ioannina se trouve Dodone que nous allons visiter pour 1 euro seulement. L’oracle qui y faisait ses prédictions selon le bruissement du vent dans les feuilles d’un chêne était bien antérieur à celui de Delphes. Le théâtre est le monument de Dodone le plus spectaculaire ; des nombreux temples qui y furent construits au fil des siècles, il en reste encore bien quelques traces.

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Nous descendons ensuite vers la grande Bleue. Nous avons en effet décidé de rouler jusqu’au Péloponnèse puis ensuite, à partir d’Athènes, de remonter vers le nord pour visiter en particulier Delphes et les Météores. Les flancs des montagnes sur ce trajet ne sont plus roux ou dénudés mais de différentes nuances de verts : on trouve vraiment le printemps. On longe une rivière fantastique car bordée de platanes magnifiques et nombreux : mais tout le monde ne l’aurait peut-être pas apprécié, n’est-ce-pas, Marie-Thérèse ? Nous avons aperçu une pancarte « platanaki« .

Nous traversons également des endroits plantés d’oliviers, d’orangers (on s’arrête d’ailleurs à un marchand au bord de la route pour acheter un kilogramme d’oranges délicieuses pour 0,50 €), d’arbres de Judée, de lauriers pas encore fleuris hélas.

On retrouve aussi de nombreux camions. La plupart des conducteurs ne respectent pas les 2 lignes blanches continues centrales (que dire alors d’une seule ligne ! ) ni les limitations de vitesse. Ce qui passait plus facilement en Albanie où on ne peut pas rouler très vite est beaucoup moins appréciable ici où l’état des routes permet de plus grandes vitesses.

On essaye de lire le grec, notre tâche est facilitée car de nombreux panneaux routiers sont dans les 2 alphabets. On n’a pas trop de mal à comprendre également que les grands panneaux en bordure de route marqués « φραouλα » veulent dire « fraise » : on en achètera aussi, un régal !

Notre GPS nous fait passer par de petites routes particulièrement agréables avec de grands champs d’oliviers et d’orangers clôturés pour arriver finalement au pont Rio qui relie le Péloponnèse au reste de la Grèce (péage 12 € ou 18,50 : on ne sait pas pourquoi mais en disant que nous sommes un « camper », nous n’avons payé que 12 €).

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Jeudi 15, vendredi 16 avril

Une fois dans le Péloponnèse, à Patras, c’est bien difficile de trouver un bivouac pour la nuit dans cette zone fortement urbanisée. On essaie le parking d’un Carrefour mais la vue, sur ce parking, d’une voiture vandalisée, sans ses roues ne nous donne pas trop confiance. Nous prenons donc la route de Pyrgos et, après quelques kilomètres, des pancartes nous conduisent à Kato Alissos, au camping du même nom. C’est là d’ailleurs que nous apprenons qu’il est 1 heure de plus en Grèce : nous ne sommes pas arrivés à 19 heures comme nous le pensions mais bien à 20 heures ! C’est un petit camping bien sympathique avec pas grand monde mais beaucoup de pâquerettes !et, cerise sur le gâteau, une excellente connexion WiFi !

C’est la première nuit où nous dormons avec le lanterneau ouvert. On décide de s’octroyer 2 jours de « vacances » car
* nous sommes fatigués : fatigue de la route, fatigue des visites à pied
* il y a internet gratuit (WiFi)
* on doit fignoler notre itinéraire en Grèce

Choses faites ce soir, on peut donc passer à l’apéro : nous avons acheté un petit « Résiné » blanc bien frais, on va goûter et on vous dira… C’est aussi la première fois que nous sortons notre table et nos fauteuils et que nous pouvons passer presque toute la journée dehors (sauf pour la sieste bien entendu).

Mais c’est aussi la première fois que nous rencontrons des moustiques, en fait, c’est plutôt eux qui partent à notre rencontre. Du coup, nous avons sorti prise et serpentins. Finalement, le Résiné acheté n’était pas vraiment super, il faudra qu’on fasse mieux la prochaine fois… (rappelons que le retsina ou résiné est un vin parfumé à la résine de pin d’alep).

 

Samedi 17 avril

Après 2 jours de « vacances », nous repartons en direction d’Olympie. La route est toute droite, il suffit de rouler à cheval sur le bas-côté et sur la route pour permettre à tous ceux qui le souhaitent (et ils sont nombreux) de doubler tranquillement malgré les lignes blanches continues simples ou doubles, malgré les limitations de vitesse, malgré les voies de pré-sélection dans un carrefour ou même si on traverse un village !

Bizarrement, en arrivant à Olympie, on ne trouve pas de parking. Nous dépassons le site archéologique et trouvons un espace dégagé en bordure d’une petite route à côté d’un champ d’oliviers.

Nous commençons par la visite du musée archéologique d’autant plus qu’il ferme à 15 heures et qu’il est déjà 14 heures. Un peu juste pour visiter ce musée super bien fait, très aéré et riche en objets trouvés sur le site et rangés par ordre chronologique. Pour les bas reliefs, les décorations de vases, des éléments de cuirasses, des sculptures, … des dessins reconstituent les parties manquantes. Il y a quelques vitrines absolument superbes : une foultitude de petits animaux en bronze ou en terre cuite (surtout des chevaux et des bœufs) retrouvés dans les temples (offrandes), des personnages magnifiquement représentés, des casques de soldats, des restes de boucliers avec des dessins finement ciselés, de poignées de chaudrons ou autres ustensiles, des statues, …

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Nous poursuivons la visite par le site : le temple d’Héra, le gymnase, le nympheum, le temple de Zeus, le stade, l’atelier de Phidias qui avait fait la statue chryséléphantine de Zeus (une des 7 merveilles du monde), … Un site grandiose d’une surprenante richesse et dont les photos ne rendent que partiellement compte. Ajoutez à tout ça des arbres de Judée en fleurs, des pins, des chênes et très peu de touristes. On parcourt pendant 2 heures les allées du site qui, pendant mille ans (de -776 à +394) fut celui des jeux olympiques. Ce qui, entre autres choses nous parait remarquable, ce sont les colonnes du temple de Zeus détruit par un tremblement de terre : elles sont couchées par terre, tambours et chapiteaux gentiment alignés au sol. A un autre endroit, un champ est parsemé de tambours de colonnes qui semblent pousser dans l’herbe.

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Nous revenons à notre fourgon et comme l’endroit est calme, on se dit que si on ne nous chasse pas de là, on y restera pour la nuit. Finalement, on ne nous a pas chassés et l’endroit est resté très calme.

 

Dimanche 18 avril

Journée sur la route ou plutôt les petites routes dégotées par notre GPS : en effet pour joindre Olympia à Mystra, notre prochaine « grande » visite, nous préférons éviter la route qui longe un moment la côte pour prendre l’intérieur du pays.. On passe dans la campagne (champs d’oliviers essentiellement avec tout de même quelques champs de cerisiers en fleur et quelques vignobles), des collines de genêts en fleur également. On traverse les villages de Amygdalies, Megalopolis, on voit la direction de Platanos, On longe sur des kilomètres des collines incendiées où il reste encore quelques squelettes d’arbres noirs mais où de l’herbe et des arbustes ont commencé à repousser. Bizarrement (ou peut-être pas), les champs d’oliviers n’ont pas brûlé.

On s’arête dans un village pour acheter du pain : « psomi parakalo ? »A la première épicerie, on nous indique qu’on en trouvera un peu plus loin. A la 2°, la commerçante sort dans la rue pour nous indiquer où c’est. On va un peu plus loin, passons devant des commerces fermés, 2 cafés ouverts où sont attablés des messieurs puis on arrive à la 3° épicerie. Le marchand est sur le pas de la porte. Il nous explique où c’est et nous fait de nombreux gestes. On revient en arrière mais comme il voit qu’on ne trouve pas, il hèle les personnes assises à un café. Un monsieur se lève et nous accompagne au 2° café, demande au barman de nous servir. Celui-ci va à son comptoir, prend une clé et nous amène au magasin à côté pour nous vendre du pain. Ouf, nous avons notre « psomi » ! « Epharisto » (merci) à tous.

A une trentaine de kilomètres de Sparte, près de la route Tripoli-Sparte, nous prenons un petit chemin qui nous conduit à un pré. Notre bivouac sera sous un grand arbre fleuri.

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Lundi 19 avril

Nous atteignons rapidement Mystra en longeant des champs d’orangers en fleurs (certains arbres ont des fleurs, d’autres des fruits, d’autres encore ont à la fois des fleurs et des fruits). Ce matin, il ne fait que 11°, pas très loin, nous voyons encore des sommets de montagnes enneigés. Sur les toits des maisons, apparaissent de charmants chapeaux de cheminées métalliques en forme d’oiseaux.

Nous commençons la visite des ruines de Mystra par la partie haute : d’abord la forteresse puis la ville haute. On change ensuite de parking pour visiter la ville basse mais, pour y accéder, il faut d’abord monter à pied… En fait ce qui reste encore debout, ce sont des églises orthodoxes (il y avait à Mystra 8 églises et 9 chapelles ! ) ou les châteaux : le Palais des Despotes qui est en complète rénovation, la forteresse quant à elle est en ruines). Exit (ou EΞΟΔΟΣ comme dsent les Grecs) les « petites » maisons des « petites » gens ! Les églises et chapelles sont toutes orthodoxes (il reste aussi à l’intérieur des fresques ou des morceaux de fresques). Sur une gravure datant de la seconde moitié du XVII° siècle, donc au temps de la domination turque, on voit le site de Mystra avec de très nombreux minarets. Bien sûr, les Vénitiens qui leur ont succédé se sont empressés de les détruire… La 1° forteresse date de 1 249, elle fut construite par les Francs. Ensuite, ce furent les Byzantins qui occupèrent le site et ce fut le règne des despotes. Puis vinrent les Turcs, puis les Vénitiens en 1687 suivis de nouveau par les Turcs ; ensuite, les Russes la brûlèrent, les Albanais firent de même et Ibrahim Pacha en acheva la destruction en 1825. Ce site est classé au patrimoine mondial et, depuis 1950, de grands travaux de restauration sont accomplis et qui, visiblement, ne visent qu’essentiellement les édifices religieux ou de prestige.

Les rosiers et les valérianes sont fleuris et les silènes sont bien enflés. De magnifiques géraniums ornent le monastère de la Pantanassa (seules ses nonnes résident dans Mystra).

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Par des camping-caristes allemands avec qui nous avons discuté à midi, nous apprenons que les monuments ferment à 15 heures et que hier, c’était la journée du patrimoine avec visite gratuite des monuments nationaux ; nous ne le savions pas. Nous devons donc quitter Mystra à 15 heures (heureusement que nous étions arrivés tôt aujourd’hui) d’autant plus que la pluie commence à tomber. Nous prenons la route de Leonidion : on essaie plusieurs chemins avant de trouver l’endroit de notre bivouac. Nous sommes face à des collines presque pelées (incendie ?). En soirée, un Grec s’arrêtera : nous nous contenterons des gestes pour lui expliquer que nous passons la nuit là. Il veut savoir si nous avons mangé et il repart, semble-t-il soulagé par notre réponse positive : peut-être nous aurait-il invité dans le cas contraire ?

A Mystra, nous sommes bien sur dans le Péloponnèse mais plus précisément dans la Région de Laconie. Notre guide nous apprend que : « Nous devons aux habitants de Laconie l’expression « laconique » (qui s’exprime en peu de mots) et force est de reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une pure coïncidence« .

 

Mardi 20 avril

Aujourd’hui, on roule vers Léonidion dans un premier temps et il y a encore beaucoup d’oliviers au début de la route. Certains sont arrosés au goutte à goutte et les tuyaux noirs d’arrosage font autant de guirlandes dans les arbres. Ensuite, le paysage devient plus désolé, résultat des incendies qui depuis quelques années ravagent le sud de la Grèce. On alterne des montagnes pelées avec juste quelques arbrisseaux et des rochers avec d’autres plus vertes et mieux arborées. A certaines endroits, la route sépare des versants dominés d’un côté par les argelas jaunes et, de l’autre, par les arbres de Judée mauves. La route est tranquille, en bon état avec quelques rares passages « albanais », les paysages sont de toute beauté : on roule peu mais on ouvre très grand les yeux ! C’est une belle montagne méditerranéenne où nous longeons pendant quelques kilomètres un torrent complètement à sec. A un moment, on entend des clochettes avant de voir quelques dizaines de chèvres sur un versant de la montagne. A un autre endroit, c’est le bruit d’insectes qui nous intrigue : des dizaines de ruches bleues sont disposées non loin de la route.

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A Léonidion, petit village paisible au pied de falaises rouges, nous faisons des courses chez les petits commerçants. Ensuite, la route qui doit nous conduire à Nauplie longe la côte, c’est une corniche avec d’un côté la montagne et, de l’autre, d’une belle mer bleue. Là aussi, les points de vue sont superbes et nous nous arrêtons souvent : petites criques ou plages avec de l’eau transparente, maisons avec les pieds dans l’eau.

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       Nous nous arrêtons précisément au bord de la mer, sur une plage de Paralia Astros (Paralia veut dire plage). L’eau est bien froide, nous n’y tremperons que les pieds ! Il y a du vent, on devrait pouvoir y passer une bonne nuit ! Ce qui fut effectivement le cas.

 

Mercredi 21 avril

Nous faisons route vers Nauplie au travers, encore et toujours, de champs d’oliviers. Nous avons décidé de ne visiter que la citadelle Palamède, la plus importante. Comme à Mystra, nous trouvons place sur le petit parking du haut. Comment doivent-ils faire en plein été pour garer voitures et cars ? Cette forteresse a été construite à partir de 1 711 par les Vénitiens. Plusieurs bastions indépendants occupent le sommet de la colline, à l’intérieur des murs d’enceinte, avec une vue remarquable sur la mer (bleue, bleue) et sur la ville de Nauplie.

Un petit repas en bord de route, quelques kilomètres et nous voilà à Epidaure dont le site archéologique, en horaire d’été, ne ferme qu’à 18 heures. Le parking, là, est immense avec une partie où les camping-cars sont autorisés : le soir, nous serons d’ailleurs une dizaine à y passer la nuit.

Déjà, Apollon était célébré à Epidaure mais son fils Asclépios (Esculape, le dieu-guérisseur), le surpassa en popularité dès le – IV° siècle. Evidemment, avant même le temple d’Asclépios, c’est le théâtre qui attire une foule de visiteurs : impressionnant par sa grandeur (14 000 spectateurs) et son bon état de conservation avec certainement des travaux de rénovation. Nous montons jusqu’en haut et en faisons le tour, profitons à la fois de la vue et de l’acoustique remarquable de ce théâtre.

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Après le théâtre, nous parcourons le reste du site dont le temple dédié à Asclépios, les autres temples, l’abaton, les thermes, le stade, l’odéon, … A certains monuments, il y a des colonnes et des parties de frontispices qui ont été reconstitués en intégrant les pierres d’origine. Tout cela donne une idée réelle de ce que ça pouvait donner quand les bâtiments n’étaient pas que des ruines.

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Jeudi 22 avril

Le lendemain, jeudi 22 avril, notre première étape de la journée est Argos (pour Gilles, « tu veux la baballe… » ). Nous avons hésité avant d’aller visiter ce « petit » site et, finalement, nous ne le regrettons pas du tout ! Tout d’abord, il y a une gravure, reconstitution de la ville d’Argos vers les années + 150, orientée en fonction du point de vue (et non pas comme les plans d’Olympe qui sont tous orientés vers le nord quel que soit l’endroit où ils se situent). Ensuite, l’entrée est gratuite. Les explications sont en grec, en anglais mais également en français. Un chemin est tracé permettant de traverser le théâtre et de suivre une partie des canalisations qui amenaient l’eau à la ville jusqu’au nympheum. Le théâtre est aussi grand que celui de Dodone (20 000 places, donc plus grand que celui d’Epidaure) mais une partie seulement des gradins subsiste, en particulier ceux qui ont été taillés directement dans le roc de la montagne.

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Ensuite, nous allons vers Mycènes, et nous nous garons au fond du parking. On mange et on se repose pendant que les cars arrivent et partent. Vers 15 heures, le parking est vide, il n’y a plus que nous et un autre camping-car allemand. Le site ferme à 15 heures, il n’est donc pas passé aux horaires d’été contrairement à Olympe et Epidaure. Malgré le joli panneau « camping interdit », d’un commun accord avec le couple allemand, nous décidons de rester sur place pour attendre l’ouverture de demain matin. Un peu plus tard, 2 autres CC nous rejoignent.

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La veille, nous avons longé des champs d’orangers clôturés avec beaucoup d’arbres en fleurs, certains avec encore des fruits. A 2 reprises, nous voyons des personnes travaillant à la cueillette des fruits. Nous achetons des oranges au bord de la route : 0,80 € le kg. Après une nuit presque tranquille (quelqu’un a klaxonné pendant 5 minutes au milieu de la nuit peut-être simplement pour nous embêter ? ), on va visiter Mycènes ; Il vaut mieux se faufiler entre 2 groupes déversés par une noria de cars : lorsque nous partirons, il y en a 12 sur le parking et nous en croisons de nombreux autres. Jean-Jack réussit même une photo de la porte des lions (ou des lionnes) sans aucun touriste, un exploit certainement impossible en été ! Et juste à temps car un nouveau groupe de lycéens arrivait.

Nous commençons la visite par celle du musée du site : de belles collections de poteries (jolies formes, jolis décors) dont certaines datent du – XIV°, – XII° siècle ! Le musée n’est pas très grand mais les objets exposés sont intéressants et agréablement présentés (explications en grec et en anglais, de même que sur le reste du site).

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Bien sûr, la porte des lions (photo de gauche) et le trésor d’Astrée (photo de droite) dit tombe d’Agamemnon (certainement à tort car il n’aurait pas été enterré là) sont les vestiges les plus spectaculaires de ce site. La taille des pierres qui ont servi à leur construction ainsi que celle des linteaux est impressionnante : notre vieux guide Michelin parle de 20 tonnes pour le linteau de la porte des lions et 120 pour celui du trésor d’Astrée ! Certaines autres pierres des murs pèseraient dans les 6 tonnes. A part ces 2 monuments et la tombe dite des lions (photo du centre), le reste est peu mis en valeur : beaucoup d’herbes, des plans orientés par rapport au nord et non par rapport aux constructions.

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Du sommet de la colline, on a une vue splendide sur la plaine en contrebas avec le vert-gris des oliviers et celui plus lumineux des orangers.

Nous faisons route ensuite vers Corinthe. On ne veut pas passer par l’autoroute à la fois à cause du prix des péages et pour le calme et la beauté des paysages des petites routes. Sur la carte, on voit une autre route qui longe la nationale, notre GPS nous dégotte un itinéraire sympa mais des routes ont dû changer, il se perd un peu, nous nous retrouvons sur la bonne route et passons l’isthme de Corinthe sans nous en rendre compte. Pourtant on aurait bien dû passer ou sur le canal ou sur l’isthme, traverser un grand pont suffisamment haut pour que les bateaux passent dessous ? On n’y comprend rien, il va falloir qu’on mène notre enquête ! Toujours est-il que nous arrivons à Athènes.

Nous allons d’abord faire un petit tour chez Iveco-Athènes : des problèmes mineurs mais on veut profiter de leurs services pour les résoudre. Le responsable de Iveco-Service interrompt ce qu’il était en train de faire et s’occupe immédiatement de nous, mobilise l’équipe des pièces détachées, nous trouve les 2 pièces à changer (une pour la porte latérale qui fermait mal et le bouton de commande du lève-vitre passager), les change lui-même et fait les réglages nécessaires. Nous payons seulement les pièces (15 euros) et pas la main d’œuvre ! On avait l’impression de retrouver la super équipe Iveco de Cavaillon ! Bravo à eux !

Direction ensuite le camping « Athens ». Première adresse mise dans le GPS, on se retrouve au milieu des immeubles. Deuxième adresse et, 30 minutes plus tard, on est dans une zone industrielle. Tant pis, nous n’irons pas à celui-là, on a les coordonnées GPS du camping « Dionyssotis » et on y arrive plus facilement. Seul inconvénient, il est en bordure d’autoroute, espérons que la circulation sera moindre pendant la nuit ; de toute façon, pour ce soir, nous sommes trop fatigués pour chercher autre chose.

Suite du carnet de route en Grèce : cliquez ici ! 
 

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