Turquie (1)

Du 3 au 10 mai 2010

1° partie

Lundi 3 mai

On the road again ! Cette dernière partie de la Grèce que nous traversons n’est pas très cultivée. On voit de beaux troupeaux de moutons et de chèvres. On passe la douane turque à 11 h 30 sans problème et presque de l’autre côté, on trouve une région plate puis légèrement vallonnée, sans arbre, mais avec beaucoup de champs cultivés (céréales, colza, fraîchement labourés ou ensemencés). Juste après la douane, à quelques centaines de mètres, il y a un DAB au bord de la route. Nous retirons quelques lires turques.

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La route qui va vers Istanbul est une 2 fois 2 voies, en bon état. On traverse de grandes villes, avec le nombre d’habitants indiqué sur le panneau d’entrée, du moins c’est que nous pensons. Il y a de très nombreux immeubles sympathiques, apparemment récents, dont la façade est peinte dans des couleurs pastel. La circulation est pépère jusqu’à une quarantaine de kilomètres d’Istanbul puis ça se densifie, ça se complique et ça bouchonne (en fait à cause d’un accident, une fois celui-ci passé, ça roule beaucoup mieux jusqu’à l’entrée de la ville). Le parking dont nous avions les coordonnées GPS n’existe pas : nous avons tourné pendant plus d’une heure dans le quartier Sultanahmet, parmi de très nombreux cars de touristes : la joie !

On se dirige alors vers un parking indiqué par un camping cariste du 83 rencontré à la frontière. Nous le trouvons, ce parking est en bordure de mer, à côté du quartier Sultanahmet. Nous y retrouvons également 3 autres CC français que nous avons doublé et redoublé à plusieurs reprises dans la journée. Nous les avions aussi aperçu hier, au camping de Alexandroúpolis. Nous sortons tables et chaises et prenons un apéro sur la pelouse à côté du parking. Une agréable soirée écourtée par le froid (enfin la grande fraîcheur).

Nous sommes garés juste à côté du camping-car des Theliot qui sont en train de revenir de leur périple de 6 mois. Nous avions échangé un mail dernièrement en espérant nous rencontrer en Turquie. ils étaient en ville lorsque nous sommes arrivés, nous les rencontrerons demain.

Mardi 4 mai

Nuit un peu bruyante, beaucoup de véhicules qui rentrent et sortent du parking, en plus se prépare une grande fête de la musique précisément sur ce parking où règne une grande activité. Il nous faudra obligatoirement le quitter dans la journée. Ajoutez à cela les chiens qui discutent bruyamment entre eux et, de temps en temps, le muezzin qui lance sa chansonnette !

Le matin, nous avons le plaisir de voir en chair et en os les « Theliot » (http://theliot.fr ) que nous suivions depuis le début sur internet. Dans 2 mois, ils seront rentrés chez eux. Malheureusement, ils repartent dans la journée pour la Grèce et ce matin, c’est jour d’école pour Léo et Eliot. Nous avons tout de même le temps d’échanger quelques impressions de voyage, et sommes rassurés de constater qu’après 8 mois de voyage, ils sont en pleine forme. Pourvu qu’il en soit de même pour nous ! Ils nous laissent les coordonnées GPS de leurs bivouacs en Turquie ce qui nous sera certainement d’une grande aide. Nous les quittons au moment où les garçons font leur évaluation, quel courage !

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Nous partons visiter le quartier Sultanahmet qui n’est qu’à quelques pas du parking :

* la mosquée bleue qui n’est pas si bleue que ça mais autant ostentatoire qu’une cathédrale (tous les mêmes !)

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* Sainte-Sophie (Aya Sophya) du VI° siècle : des dimensions impressionnantes, une grandiose réalisation architecturale, rien d’autre à noter à part qu’il y a des colonnes en porphyre qui est rouge alors que, note Chantal « je l’avais toujours imaginé vert ». A l’origine, il s’agissait d’une église chrétienne. Les Turcs l’ont transformée en mosquée en 1453 en y ajoutant quelques minarets et en modifiant la décoration intérieure

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* l’hippodrome et ses 3 colonnes dont l’obélisque deThéodose taillé en Egypte vers – 1500. Il est en granit rose, c’est l’empereur romain Théodose qui le fit venir d’Egypte en 390.

* le Grand Bazar : 50 mètres de boutiques de tee-shirt, 50 mètres de boutiques de bijoux, 50 mètres de… C’est vite lassant et monotone d’autant plus que le même article se répète à l’infini dans chaque boutique. Les vendeurs nous interpellent mais sans plus, aucune agressivité.

* le marché aux livres, juste à côté du bazar : petit, quelques livres en français en cherchant bien

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* la citerne-cathédrale construite en 532 : c’est, à notre avis le bâtiment le plus intéressant que nous aurons vu aujourd’hui, celui qui sauve la journée. Impressionnante cette étendue de colonnes (336 réparties sur 12 rangées) dans une nappe d’eau où nagent des poissons. Elle pouvait contenir 80 millions de litres d’eau. Il y a 2 magnifiques têtes de méduses renversées comme base de colonnes : il faut dire qu’elles ont été construites avec des matériaux récupérés dans d’anciennes constructions. Mais pourquoi se sont-ils « amusés » à ne pas les mettre droites ?

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Entre temps, nous n’avons pas manqué de prendre de bons petits plats turcs dans un restaurant. Lorsque nous revenons au parking, comme on s’y attendait, il faut le changer de place en raison de la fête de la musique prévue demain. Nous allons à un autre parking à quelques centaines de mètres, près du port, vue sur le détroit du Bosphore, à moins que ce ne soit déjà la mer de Marmara à cet endroit. Nous sommes très proches aussi de la Corne d’or. Nous y retrouvons les 3 CC français d’hier : André et Monique (42), Marcel et Claire (76), Gérard et (17). Un nouvel agréable apéro au rosé de Provence… 
 

Mercredi 5 mai

Notre parking est très bien situé, il nous suffit de traverser la route du bord de mer pour nous retrouver au parc Gülhane qui longe le palais Topkapi. Nous parcourons les allées de ce parc très bien entretenu aux tulipes malheureusement défleuries mais il reste encore les pensées… et nous arrivons au Palais Topkapi dont l’entrée est juste derrière Sainte-Sophie. Ouh la, la, le nombre de touristes !

;Nous allons de cour en cour, de salle du conseil en salle d’audience, de bibliothèque en salle du trésor, de terrasses sur la mer de Marmara en terrasse… De partout, des faïences dans des tons de bleu et de vert, des dorures, des salles au plafond en dôme, très hautes,… Bref, un décor pompeux et très chargé bien que l’ensemble des bâtiments avec leurs grandes cours, soit d’une architecture très agréable. On visite les salles du trésor, à la queue leu leu devant les vitrines. Que de monstrueuses richesses, de l’or et des pierres précieuses en quantité pour un seul bonhomme alors que des milliers (des millions ?) avaient vraisemblablement besoin d’un peu plus. Plusieurs vitrines renferment les décorations offertes aux différents sultans dont un insigne de la légion d’honneur incrusté de diamants. Nos ancêtres ont payé ces diamants pour quelqu’un qui n’en avait certainement rien à faire ! A notre, les énormes platanes des 1° et 2° cours, les vitrines qui exposent quelques habits du sultan et les merveilleuses vieilles portes marquetées de nacre et d’écailles de tortues. Pas un mot cependant sur la vie quotidienne dans ces palais, alimentation en eau, la cuisine, les déchets, la vie des centaines (des milliers peut-être) de serviteurs, gardes, courtisans.

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Nous visitons une partie du harem où se trouvent les appartements du sultan, de sa mère, de ses femmes et de ses concubines ainsi que des femmes « prétendant » au titre de dames d’honneur, de femme ou de concubine… C’est intéressant avec des salles à une échelle plus humaine bien que là aussi, les décors abondent et les plafonds sont particulièrement hauts.        Sur le chemin du retour, après environ 4 heures de visite, nous trouvons un superbe restaurant avec mezze , pancakes et douceurs turques (baklavas et loukoums).

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Jeudi 6 mai

On a dit au revoir, ce matin, aux 3 CC rencontrés à Istanbul. Ils font un tout de Turquie à l’inverse du nôtre. Nous partons visiter 3 musées qui sont au même endroit, juste à côté du palais Topkapi : le musée de l’Orient Ancien, le musée archéologique et le musée de la faïence. On y passe 3 heures sans même s’en apercevoir tellement ces visites sont passionnantes.

Nous nous sommes régalés d’art hittite, anatolien,…, de statues, stèles, sarcophages, poteries, d’écritures égyptiennes, cunéiformes, des différentes strates de peuplement à Troie, de ce qui a été découvert lors des travaux du Mamaray (percement du tunnel sous le Bosphore pour le métro, travaux toujours en cours et retardé de quelques années car les pelleteuses doivent très souvent laisser la place aux pinceaux des archéologues).

La pavillon aux faïences (ou musée de la céramique) est la plus ancienne construction profane d’Istanbul (1472). Il y a des sortes de vitraux absolument fantastiques : ce sont 2 épaisseurs de « dentelles » de pierre avec des verres colorés entre les 2. En outre, on y trouve de nombreuses faïences murales et des céramiques seldjoukides, anatoliens et ottomans.

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Le musée archéologique proprement dit renferme en particulier les sarcophages de la nécropole royale de Sidon (aujourd’hui Saïda, au Liban). Absolument momifiant ! D’autres sarcophages de Syrie, du Liban, d’Ephèse et d’autres régions d’Anatolie sont également exposés.

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Dans une autre partie de ce musée, on trouve 6 galeries de statues.

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Le musée de l’ancien Orient renferme des pièces anatoliennes, des vestiges hittites et préislamiques. Une belle collection comme par exemple ces lions qui ornaient les murs d’une rue de Babylone ou ce socle de colonne.

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L’après-midi, nous allons faire une petite croisière sur le détroit du Bosphore. On se laisse tenter par une excursion en bateau privé car c’est plus simple et le prix est à peu près le même que celui du ferry municipal. C’est également un très bon moment, nous avons une excellente vue sur la ville et nous pouvons admirer les palais majestueux, les mosquées flanquées de leurs minarets, les hôtels luxueux mais également les vieilles et belles maisons en bois. Nous longeons d’abord la côte européenne, faisons une halte du côté asiatique le temps de trouver une boulangerie et … une pâtisserie puis nous prenons le temps d’observer la côte asiatique (toujours des mosquées, palais, hôtels) avant de revenir au point de départ.

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Une fois débarqués, nous allons au Marché aux épices (appelé aussi marché égyptien) qui se trouve prêt du port des ferries. C’est drôlement plus vivant et plus intéressant que le grand bazar que nous avons vu avant-hier ! Il y a bien sûr quelques magasins pour les touristes mais, pour l’essentiel, ce sont des magasins pour la vie de tous les jours : vêtements, ustensiles de cuisine, déco de noël (guirlandes et papier cadeau), cordes et ficelles en tous genres et naturellement, des boutiques d’alimentation : épices, fruits secs, gâteaux, différentes sortes de nougats (on en a goûté un, miam !!), cafés, thés, …

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On revient à notre petit camion enchantés par notre journée mais épuisés ! Une nouvelle fois, nous apprécions l’emplacement de notre parking (le Sarayburnu Otopark) qui est à seulement 10 minutes à pied du marché aux épices (nous payons moins de 11 € pour 24 heures et c’est un parking gardé nuit et jour) .

Vendredi 7 mai

Ce matin, un CC du 13 vient se garer près de notre fourgon. Il s’agit d’une famille avec leurs 3 jeunes enfants partis depuis février et qui rentreront en juillet. Un mois en Grèce, 2 en Turquie et ils rentrent par la Bulgarie, la Tchéquie

On quitte donc la mégalopole istanbuliote en passant d’abord par le pont de Galata pour traverser la Corne d’Or puis par un deuxième pont pour franchir le détroit du Bosphore qui relie la mer Noire à la mer de Marmara. Nous n’avons pas vu d’endroit où prendre un ticket ou une carte et on se trouve, au bout du pont, au péage sans rien. Heureusement, il y a là un bâtiment jaune où on peut acheter une carte de passage pour 30 TL (environ 15 €). Nous découvrons ensuite avec surprise qu’elle sert aussi à payer l’autoroute (du moins jusqu’à Izmit puisque c’est là que nous la quittons) ; ensuite, on ne sait pas. Au fait, en traversant le pont, nous venons aussi de changer de continent. Nous voici désormais en Asie..

Nous quittons donc l’autoroute pour aller vers Bursa notre prochaine étape. La route nationale est une route 2 fois 2 voies en bon état (comme d’ailleurs celle qui va de la frontière à Istanbul). Nous la quittons rapidement pour prendre les petites routes vers le lac d’Iznik : nous alternons des routes pavées, des routes goudronnées en plus ou moins bon état et 2 à 3 kilomètres de pistes très poussiéreuses mais sans beaucoup de trous. Il fait chaud : 28 à 30° sur la route mais nous sommes contents de retrouver nos petites routes de montagne dans des paysages verdoyants.

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Nous mettons pas mal de temps avant de trouver notre bivouac au bord du lac : beaucoup de cultures (surtout des oliviers, peu de chemins d’accès au lac). Finalement, on trouve un chemin indiqué « picnic » et nous arrivons à un parc ombragé en bordure du lac : plusieurs groupes se préparent des barbecues et il y a même de l’eau pour refaire le plein. Grâce aux panneaux, on apprend le vocabulaire routier « dur » pour stop, « viyadügü » pour viaduc ou « tunel » pour … On sait aussi dire « merci » : « teşekkür ederim« .

Nous étions confortablement installés à lire dans notre fourgon quand un jeune homme turc arrive et nous offre 2 grandes crêpes au poulet et poivron grillé (vraiment excellentes). Du coup, nous allons les manger à leur table en apportant les cerises achetées le matin même (3 € le kg). Un peu difficile de se comprendre car lui et son amie ne parlent que turc et nous pas beaucoup. Nous avons pu placer dans la conversation plusieurs fois teşekkür ederim mais pour les autres mots de notre vocabulaire actuel (dur, viyadügü ou tunel), c’était plus difficile. Mais enfin avec des gestes et des dessins, ça allait ! Soirée très agréable.

Samedi 8 mai

Encore un férié de raté pour beaucoup de travailleurs français ! Pour nous, une petite douche, le plein d’eau et le plein … d’huile pour notre camion qui nous lance une petite alerte rouge : à surveiller !

Nous ne sommes qu’à une soixantaine de kilomètres de Bursa (Brousse en Français) et avec les 2 fois 2 voies c’est assez rapide. L’entrée dans la ville qui compte tout de même 1,9 millions d’habitants l’est un peu moins.

En arrivant, nous voyons, ô surprise une zone commerciale avec Ikea, Carrefour et … Leroy-Merlin. Ça tombe bien, nous avons besoin de quelques bricoles, en particulier de petites vis mais, quelle déception, dans ce LM, il n’y a ni vis, ni clous, ni outillage ! Seulement des cuisines, des salles de bain, de la peinture, du rangement ! Tant pis, on va devoir chercher un Castorama !

En ville, c’est un peu galère pour trouver un parking. Mais nous finissons par trouver le parking idoine et le gardien ainsi que le responsable de la guinguette du parking nous donnent de nombreuses explications pour se diriger en ville et, en plus, ils nous offrent le thé ! A midi, Jean-Jack s’offrira un « Bursa Kebap » et la restauratrice nous offre l’eau et le thé. Vraiment super ! Le « Bursa Kebap » était aussi super : c’est un kebab servi sur une « pide » fraîche (sorte de pâte à pizza) et nappé de sauce tomate, de yaourt et de beurre fondu (le régime ? quel régime ?)

Nous sommes finalement garés à quelques minutes de tous les endroits que nous souhaitions visiter : un marché couvert riche en couleurs, le musée de la ville où il y a, en particulier, des expositions sur les artisans de la première moitié du XX° siècle, de nombreuses photographies de la même époque à peu près, quelques reconstitutions d’intérieurs turcs, des mannequins en costume d’époque (XIX° et XX°). Les explications ne sont qu’en turc mais ce n’est guère gênant. Nous notons également que, sur les photos, très peu de femmes sont voilées ou habillées avec de longs vêtements alors qu’aujourd’hui, nous avons l’impression qu’il y en a une très grande majorité ou, du moins, un très grand nombre.

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Toujours très proche de notre parking, se trouvent la mosquée verte (yesil camii – 1419-1424) et le tombeau vert (yesil turbe) : ce sont les carreaux de faïence bleu-vert qui ornent l’intérieur de ces 2 monuments qui leur ont donné leur nom.

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En fin d’après-midi, nous prenons la route vers Truva (la légendaire Troie ) mais nous nous arrêtons assez rapidement près du lac Uluabant, dans le petit village de Gölyazi devant l’école. Des enfants viennent jouer devant le fourgon et nous saluent, nous leur offrons des bonbons. Ils vont vite cueillir un bouquet de fleurs et nous l’apportent.

Dimanche 9 mai 

Journée de route sur, presque toujours, une 2×2 voies. Des travaux sont en cours pour achever cette route qui mène de Bursa à Çanakkale et la chaussée n’est pas toujours très bonne. La circulation semble un peu allégée en camions (est-ce parce que c’est dimanche ou parce que cette route est moins importante ? ). Le guide indiquait que le dimanche tout était fermé mais les travaux continuent sur la route et les magasins restent ouverts, y compris les supérettes et hyper que nous avons vus.

On alterne les zones industrielles et les zones agricoles : des prairies, des céréales et de très nombreuses rizières que l’on est en train de mettre en eau. Le nombre de tracteurs est impressionnant mais les travaux effectués à la main dans les champs restent aussi importants (repiquage, sarclage, …). Il y a peu d’arbres sauf quelques oliviers. Le paysage est plus ou moins vallonné et devient un peu plus montagneux en arrivant vers Troie. C’est en effet vers cette ville que nous nous dirigeons avec notre cheval d’Iveco. Nous allons donc vers le sud et la température frôle les 30° depuis 2 jours mais les nuits restent fort heureusement encore fraîches.

A l’entrée de Troie, un café-restaurant propose son parking comme lieu de camping avec « Internet Wireless ». Idéal comme bivouac avant de débarquer devant la cité légendaire.

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Lundi 10 mai

En fait, sans le savoir, nous ne sommes qu’à quelques dizaines de mètres de l’endroit légendaire mais ce n’est que ce matin, en allant visiter le site que nous nous en rendons compte.

Visite, donc. Il y a peu de choses à voir. On comprend que ce soit un site difficile à exploiter quand on voit les dessins représentant les 9 strates différentes de Troie à travers les âges, du – 3 000 à + 500. Ça fait un peu rigolo, en français : Troie I est daté de …, ça c’est 3 VI, … En turc, ça ne fait pas pareil mais on serait bien incapable de le prononcer ! En tout cas, il y a un itinéraire bien tracé sur le site avec des panneaux explicatifs bien réalisés, très clairs.

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Nous reprenons la route pour aller vers Bergama (Pergame). Les baraques faites de bric et de broc sont nombreuses le long de la route, seules quelques unes sont actuellement occupées pour proposer aux automobilistes des fruits, des légumes, du miel, des olives,…

 

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l y a un peu plus d’arbres et de montagnettes. D’ailleurs, une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Bergama, nous traversons une sympathique forêt de jolis pins à la cime toute ronde. Il n’en faut pas plus pour nous arrêter là pour la nuit, l’acropole de Bergama nous attendra demain matin.

Mais, au fait, comment dit-on KARAAĞAÇ, sachant que le Ğ ne se prononce pas mais rallonge la voyelle qui le précède et que Ç se prononce tch…

Suite du carnet de route en Turquie : cliquez ici ! 

 

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