Turquie (2)

Du 11 au 30 mai 2010

2° partie

Pour lire le récit en Turquie, 1° partie, cliquez ici !       
 

Mardi 11 mai

Aujourd’hui, cela fait 2 mois que nous sommes sur les routes mais c’est la première journée où nous avons très chaud : 30 à 32° dans la journée, 29° à 19 heures !

Nous arrivons rapidement à Bergama. Nous visitons d’abord la basilique rouge. C’est un bâtiment gigantesque presque tout en briques rouges (d’où son nom) cosntruit au II° siècle et dédié, à l’origine, à des divinités égyptiennes. C’est impressionnat par la grandeur dont nous pouvons avoir une idée étant donné l’importance de ce qui reste (murs encore très hauts formant un rectangle complet). D’ailleurs les chrétiens qui, par la suite, occupérent le site construsirent une église à l’intérieur de la basilique.

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A midi, petit resto kebap (Chantal continue l’apprentissage du turc avec le mot « biftek » ; d’ailleurs maintennat, nous savons dire bonjour, oui, non et merci : on progresse ! ). Nous allons ensuite à la laverie que nous a indiqué l’office de tourisme : on laisse le linge que l’on doit reprendre à 18 heures.

Nous partons visiter l’asklapion (asclépiéion) : lieu à la gloire d’Esclapios, l’équivalent grec d’Esculape. C’est là que les malades étaient soignées par diverses techniques dont des soins par persuassion (psychothérapie), soins par les plantes, par traitements naturels (bains de boue, musique, sport, …). En arrivant, on nous demande 12,5 TL pour le parking, nous refusons et remontons dans le camion pour partir. Le placier nous delmande combien on veut y mettre : on lui donne 5 TL (un peu moins de 3 €) mais nous n’aurons aucun ticket en échange… Le ticket d’entrée sur le site est à 15 TL (env. 8 €) : au début, on râle puis on se radoucit juste un peu devant, là aussi, l’imprtance des ruines. Nous admirons les enfilades de colonnades, l’abaton (temple où les malades dormaient) presque complet, théâtre avec une scène en marbre, 2 galeries couvertes. En outre, on voit bien le plan de diverses bâtisses plus petites avec des restes de mur. Il n’y a que les latrines qui sont un peu décevantes (voir photo du bas à droite) …

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Il est trop tard pour aller visiter l’acropole : nous irons demain matin et dormirons ce soir sur le parking de la basilique. A 18 heures, nous retournons à la laverie mais il y a eu mésentente car notre linge ne sera prêt que demain matin. Heureusement que nous avions prévu de dormir sur place !

Mercredi 12 mai

Ce matin, notre linge est prêt, sec, plié et repassé. Nous pouvons donc attaquer la montée de l’acropole de Bergama. Cette fois, on ne peut pas échapper au paiement du parking de 12,5 TL ainsi que des tickets d’entrée à 20 TL par personne. Le monument le plus impressionnant et qui a fait l’objet de restauration est certainement le Trajaneum, temple de Trajan, empereur romain du II° siècle, qu’il fit ériger sous son règne (culte de la personnalité ?). Les colonnes restantes permettent d’en saisir la grandeur. L’amphithéâtre de 10 000 places a été construit toput en hauteur, le long de la colline et il n’a donc pas la forme semi-circulaire des autres théâtres héllenistiques. En contrebas de celui-ci se trouve les restes du temple de Dyonisos et plus haut, ceux du temple de Zeus mais il ne reste pas grand-chose de celui-ci, la frise qui l’ornait se trouvant dans un musée allemand. Deux énormes pins poussent en son centre. Les fondations qui permirent la construction du Trajaneum sont également impressionnantes : grands murs et piliers souterrains qui subsistent encore aujourd’hui, un vrai travail de romains !

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Nous prenons ensuite la route d’Efes (Ephese). Il y a des petits bugs dans notre GPS qui veut nous faire passer par des routes qui n’existent pas. Nous mettrons finalement plus de 4 heures pour faire 200 kilomètres. Il fait très chaud (30 – 32°). Nous avons décidé de ne pas nous arrêter à Izmir (36° ! ), ville de près de 3 millions d’habitants et nous nous contentons d’en traverser les faubourgs aux nombreuses barres d’immeubles. Dans la campagne, les blés commencent à jaunir et les foins sont déjà en bottes. Dans les champs, des femmes accroupies ou pliées en deux doivent certainement repiquer des plants.

Nous nous arrêtons près d’Efes, à Pamucak, sur la plage : un bivouac que nous ont indiqué les Théliot. L’eau est un peu fraîche à notre goût et les algues, en bordure de la mer Égée sont nombreuses. Nuit calme, juste quelques chiens.

Jeudi 13 mai

Quelques petits soucis avec la batterie du frigo qui semble ne pas charger suffisamment. Pourtant, à Istanbul où nous sommes restés 4 nuits, 3 jours sans rouler il n’y a pas eu de problème. Est-ce la chaleur qui nécessite une mise en marche plus importante ? Normalement, notre batterie devrait pouvoir le supporter. A suivre, ça aussi !

D’après notre guide, Efes est la cité antique la mieux préservée la Méditerranée orientale, c’est « un site incontournable pour se représenter la vie des Romains dans l’Antiquité. Est-ce vrai ? Ce qui est sûr, c’est qu’il y a de très nombreux cars sur le parking. En milieu de journée, nous en avons compté une trentaine ! Beaucoup de monde donc mais le site est tellement grand, il y a tellement de choses à voir, de monuments à parcourir que l’on peut finalement assez bien co-visiter avec tous ces groupes.

Le guide disait donc vrai : un site incontournable avec de nombreux bâtiments avec des « restes » importants. Le travail de restauration-reconstruction qui a été fait là, et qui continue à l’être, est absolument remarquable !

La Bibliothèque et, en particulier, sa façade, la porte d’entrée d’une agora, le théâtre, l’odéon, les fontaines, les rues entièrement pavées de marbre, les dizaines de colonnes encore en place, entières ou en parties, etc… tout cela permet de visualiser l’importance de tous ces bâtiments, de se représenter la vie dans cette cité romaine.

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Et puis, il y a les « maisons en terrasse« , les habitations de riches romains : tout un quartier encore debout et où un travail particulièrement minutieux continue à se faire. On y voit bien la structure des maisons, l’agencement des différentes pièces et, surprenant, de nombreuses mosaïques et, surtout, des peintures murales presque intactes.

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Dans ces maisons en terrasse mais également sur tout le site, on aperçoit très bien toutes les canalisations qui permettaient d’amener l’eau dans les différents endroits mais également de récupérer les eaux usées. Contrairement à Bergama, ici, les latrines en marbre sont très « parlantes »…

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Pour Mireille mais également pour tous ceux qui aiment, voici quelques photos de mosaïques : la grande, à l’extérieur, le long de la voie de marbre mesure 50 mètres de long. Le canard en est un agrandissement.

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Bien sûr, il y a aussi le temple d’Artémis d’Ephèse qui est dans la liste des 7 merveilles du monde. Cependant, il ne se trouve pas sur ce site mais juste à côté, à Selçuk et ensuite, notre guide explique qu’il était le plus grand du monde mais c’est « difficile à imaginer en découvrant les rares vestiges qui demeurent aujourd’hui. Seule l’une des 127 colonnes d’origine subsiste« . Nous ne faisons donc pas l’effort de trouver ce temple. Après un peu plus de 3 heures passées à Ephèse, nous prenons donc la route vers Bodrum. Nous voudrions être à Ankara dimanche soir afin de pouvoir nous occuper des visas pour la suite du voyage, avant d’aller visiter la Cappadoce.

Il fait encore très chaud avec des nuages très noirs en fin d’après-midi mais il ne pleuvra pas. Les roses trémières et les lauriers roses, très nombreux le long de la route et sur les pentes des collines environnantes, sont en fleurs. Ça en fait du rose ! Nous trouvons à nous garer pour la nuit en plein centre de Bodrum, dans un « otopark« .

Vendredi 14 mai

Comme d’habitude, nous avons eu droit aux vocalises du muezzin mais, en plus, au chant du coq ! Il y avait au moins un coq en plein centre ville de Bodrum et il était près de notre otopark ! Pour rejoindre le château Saint-Pierre où se trouve le musée d’archéologie sous-marine que nous souhaitons visiter aujourd’hui, nous longeons le port. Incroyable le nombre de bateaux à 2 mats, en bois ! A croire que tous les gens un peu fortunés de Turquie ont choisi ce port pour exposer leur magnifique voilier ! Le Lonely Planet signale d’ailleurs la « marina remplie de yachts hors de prix ».

Le château Saint-Pierre a été construit à partir de 1437 mais, ayant subi l’outrage des siècles sans entretien puis gravement endommagé pendant la 1° guerre mondiale, il fut reconstruit à partir de 1960 et reconverti pour recevoir les trésors archéologiques des fouilles sous-marines en 1986. Le musée occupe toute la forteresse et sa visite est en même temps une visite du château : promenade dans les cours, dans les différentes tours, sur les remparts avec une magnifique vue sur la ville et sur le port, … De très nombreuses amphores sont exposées. Elles ont été repêchées au large du sud-ouest de la Turquie : les premières datent du -XIV° siècle, elles offrent ainsi un large éventail des productions d’amphores à travers les siècles et à travers les différents pays. Plusieurs salles renferment les trouvailles archéologiques réalisées sur plusieurs épaves, que ce soit celles du « Tektas Burnu« , bateau grec du -V°, ou du « Uluburun » du -XIV° siècle ou encore de celui qui transportait 3 tonnes de verre entre la Syrie et la mer Noire et dont nombre de ces objets sont exposés dans la petite « salle au verre » (dommage que l’éclairage original de cette salle ne permette pas de mieux apprécier les objets exposés). [photos : amphores et un carnet de voyage trouvé sur l’épave du Uluburun]

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Bodrum, c’est aussi l’endroit où se trouve une des 7 merveilles du monde, le mausolée d’Halicarnasse que nous n’irons pas voir non plus puisqu’il n’en reste pratiquement plus rien aujourd’hui. Les croisés ont commencé à le démanteler en 1522 et en utilisèrent les éléments comme des matériaux de construction. Les vestiges les plus intéressants se trouvent actuellement au British Museum de Londres. Donc, à part la visite des jardins, pas grand-chose à voir.

Nous reprenons la route vers Ankara avec 2 étapes prévues. La première à Pamukkale où nous délaisserons les ruines d’Hiérapolis mais irons voir les concrétions de travertin de cette ville et la deuxième chez le roi Midas, des fois qu’il veuille bien nous changer quelques lires turques en or, on ne sait jamais ! Nous avons décidé de prendre les grandes routes aujourd’hui mais voilà, une heure après avoir quitté Bodrum, la route est coupée pour travaux entre 14 heures et 16 heures et comme lorsque nous y arrivons il est juste 14 h 02… nous faisons un détour. 80 km de route importante d’après la carte mais les 50 premiers kilomètres sont catastrophiques : trous, ornières, piste et un grand nombre de très gros camions transportant du sable et du gravier donc, aussi, beaucoup de poussière. Heureusement que les lauriers roses sont là pour mettre un peu de baume au cœur ! Nous n’atteindrons Pamukkale que vers 19 h 30 et nous arrêtons à l’entrée de la ville, au bord de la route sur un terre-plein.

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Samedi 15 mai

Nous voyons passer beaucoup de cars sur notre petite route mais, fort heureusement, il n’y en a que quelques uns qui s’arrêtent à Pamukkale. Nous allons donc voir les bassins de travertin. La promenade se fait obligatoirement pieds nus, nous nous déchaussons donc à l’entrée et montons en longeant des bassins d’eau bleu clair (les bassins que nous longeons sont, au départ, artificiels mais le calcaire peu à peu les a recouverts. De nombreuses personnes s’y baignent, l’eau n’est pas froide du tout, il suffit de prévoir son maillot !). Le calcaire déposé par l’eau qui ruisselle fait des vaguelettes, des draperies, des bulles. Quand l’eau coule, les dépôts sont lisses et c’est bien agréable d’y marcher dessus mais quand c’est sec, ça fait un peu mal aux plantes de pied. En haut du site, les bassins sont naturels mais on ne peut pas s’en approcher. Bleu clair et blanc. Le ciel est gris aujourd’hui et il y a donc peu de réverbération. En arrivant en haut, on peut aussi visiter les ruines d’Hiérapolis mais on les laisse de côté.

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On reprend la route vers Yazilikaya entre Eskisehir et Afyon pour visiter demain la cité de Midas. La température, de 28° le matin passe peu à peu à 19° en fin de journée. Nous montons un peu en altitude et quelques gouttes de pluie donnent une bien agréable fraîcheur. On fait un petit arrêt au Mac Do d’Afyon pour goutter le sundae local : beaucoup de caramel mais pas de cacahuètes. On voit quelques champs de grenadiers en fleurs, quelques vignobles. Ensuite, nous traversons des collines pelées puis une zone plus verte, plus fraîche avec des champs aux fleurs mauves ou blanches inconnues à notre répertoire. On commence à voir de grands troupeaux de vaches mais également des vachers avec seulement quelques animaux qui paissent au bord de la route ou bien des bergers avec quelques chèvres ou moutons. A une quinzaine de kilomètres de la cité de Midas, nous nous arrêtons dans un petit bois.

Dimanche 16 mai

Pluie et grand vent dans la nuit. Le camion bouge, le lanterneau s’agite mais tout le monde tient bon. Enfin une bonne nuit fraîche ! Nous arrivons à la « cité de Midas » à Yazilikaya. Nous sommes là au cœur de l’empire phrygien. Extrait de notre guide : « L’empire phrygien prospéra sous le règne du célèbre roi Midas (-675 / -585). Ce peuple vivait dans des habitations creusées dans la roche et formait une civilisation sophistiquée. (…) On leur attribue l’invention de la frise, de la broderie et de nombreux instruments de musique dont les cymbales, la clarinette double, la flûte, la lyre, la flûte de pan et le triangle. La culture phrygienne s’épanouit entre -585 et -550 environ, époque à laquelle fut gravé le tombeau de Midas Şehri le plus formidable des monuments phrygiens conservés« .

Au dessus du village de Yazilikaya se dressent des rochers chaotiques percés de grottes dont certaines ont été aménagées (haut taillé en voute, sortes de banquettes sur les côtés, niches, escaliers, citernes). Et là, au milieu, ce qui peut ressembler à une gigantesque porte, immense, de 17 mètres de haut, sculptée à même le rocher et qui est connu sous le nom de « tombeau de Midas ». Un peu plus loin, une deuxième « porte » semblable n’est pas terminée. Des dessins géométriques l’ornent ainsi que des inscriptions en phrygien dont l’alphabet était semblable à celui des grecs. Des autres vestiges de cette époque il ne reste pas grand-chose si ce n’est un autel du sacrifice, la trace dans le roc laissée par les charrettes, quelques pierres alignées mais l’endroit est magnifique et la promenade malgré le grand vent qui fait onduler les champs en contrebas très agréable. Nous regrettons de ne pas avoir prévu notre pique-nique !

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Mais il nous faut filer sur Ankara pour trouver l’ambassade d’Ouzbékistan. La route est tranquille, toute cette zone est classée « itinéraire touristique » et la chaussée est en bon état sur des routes bien droites, les panneaux d’indication sont très nombreux. Ensuite on rejoint la grande route Izmir-Ankara, 2 fois 2 voies puis à une centaine de kilomètres de la capitale 2 fois 3 pour finir en 2 fois 4 mais il y a peu de circulation (dimanche ?). Le petit îlot de verdure et de fraîcheur qu’on avait ce matin est vite fini. On retrouve des collines arides avec, en bas, des champs : prairies, terre nue et surtout céréales. La température monte : 32 à 33° sur la route. Il y a comme de la brume sur tout le paysage mais est-ce de la brume, de la pollution ou de la poussière soulevée par le vent violent qui souffle et qui vaut bien notre Mistral ?

En approchant d’Ankara, les immeubles deviennent plus grands mais, vus de loin, ils ont l’air sympa, en très bon état, aux couleurs agréables. Les petits lotissements sont également très nombreux avec des maisons absolument identiques. Lotissements et immeubles sont posés sur des collines avec rien autour.

Nous avons l’adresse de l’ambassade avec des indications bien précises, heureusement. Il nous faut trouver la rue 211, on trouve les 500, les 600 et 700, même la 250 mais jamais la 211. A force de demander la rue et l’ambassade, on y arrive enfin devant : en fait elle est dans la rue 549 ! On a tourné pendant une heure dans ce quartier avant de trouver ! Heureusement qu’il n’y avait aucune circulation !

Les 2 gendarmes qui surveillent l’ambassade et papotent sur un banc nous prennent en charge. Ils nous montrent les horaires, l’un d’eux va à l’épicerie du coin et nous achète à boire pendant que l’autre nous fait visiter leur guérite en nous disant que nous pouvons utiliser les toilettes et le lavabo dans la pièce attenante puis ils nous indiquent le terrain vague juste à côté où nous pourrons stationner et passer la nuit. Un peu plus tard l’un d’eux viendra voir si nous sommes biens installés, si nous ne manquons de rien. Nous bivouaquons donc à 200 mètres de l’ambassade qui, fort heureusement est ouverte demain lundi ! Pour les futurs voyageurs qui chercheraient, la rue 549 (549 Skoka) est perpendiculaire à la Tiflis caddesi (en sens interdit depuis la Tiflis) ; ses coordonnées GPS sont : N39° 52′ 19″ E32° 51′ 48″ . Elle est dans un quartier un peu excentrée, perdue au milieu de petits immeubles (ouverte lundi, mercredi et vendredi de 10 h à 12 h et de 15 h à 17 h).

Lundi 17 mai

Après une nuit tranquille et fraîche, nous voilà devant l’ambassade d’Ouzbékistan. Nous n’attendons que quelques minutes avant de déposer notre demande de visa. La réponse arrive rapidement : ce sera prêt dans quelques jours, jeudi ou vendredi mais au plus tard lundi prochain. On nous demande de téléphoner dans 3 jours pour le savoir. Fort de cette expérience réussie (moins d’un quart d’heure au total), nous partons vers l’ambassade du Kazakhstan. Nous allons essayer d’obtenir un visa 2 mois double entrée ou alors un visa de transit et dans ce cas, on en redemandera un autre après le Kirghizstan. Cette ambassade n’est qu’à 1,7 km, nous y allons don à pied. Quand nous arrivons à l’adresse dont nous disposons, nous trouvons une école. Nous trouvons bien l’ambassade d’Albanie un peu plus loin mais ce n’est pas celle qu’il nous faut ! Celle du Kazakhstan a visiblement déménagé !

L’ambassade de Russie (pour un visa de transit) n’est qu’à 1,5 kilomètre : allons-y ! Après être passés par erreur devant celle du Mexique, nous y arrivons : grandes grilles, grand bâtiment en béton vert. Mais il est plus de midi et c’est fermé (ouvert lundi, mercredi et vendredi de 9 h à 12 h – adresse : 5, Karyaðdý Sokak). Le planton a la gentillesse de venir nous l’expliquer et, par l’intermédiaire d’un chauffeur de taxi garé devant, il nous indique la nouvelle adresse de l’ambassade du Kazakhstan, à une dizaine de kilomètres de là. Nous y allons en récupérant au passage notre fourgon et , surtout, après nous être arrêtés pour manger un bon « Iskender kebap » (Jean-Jack affirme que c’est bien du bœuf mais Chantal n’en est pas du tout persuadée ; en tous cas, c’est bien bon). La circulation dans Ankara est tranquille, on trouve facilement. Cette ambassade est un peu en dehors de la ville, à côté de celle de la Palestine et de la Géorgie. C’est ouvert les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9 h à 12 h : on reviendra demain (GPS N39° 51′ 01″ et E32° 49′ 39″).

Puisque nous sommes motorisés, nous allons jusqu’au mausolée d’Atatürk. Suivant l’exemple des automobilistes turcs, nous pénétrons dans l’enceinte même du parc. Pas facile : à l’entrée, il faut s’arrêter, laisser un document officiel au poste de contrôle en échange d’un badge, passer ainsi que les sacs que nous allons garder pour la visite aux rayons pendant qu’un garde contrôle les dessous du véhicule avec un miroir ! Mais nous y voici, c’est Monumental, c’est Mausolée, c’est Mustafa (Kemal bien sûr) ! Tout ça pour un seul bonhomme ! D’ailleurs il y a à travers la ville et le pays bien des photos et bien des statues du « père des Turcs ». Il y avait même un poster et un calendrier à son effigie dans le salon de coiffure où Chantal est allée ce matin pendant que Jean-Jack subissait une coupe en règle au salon de l’autre côté de la rue. Mais ça va mieux, on aura moins chaud. Retour à notre parking proche de l’ambassade de … Morphée.

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Mardi 18 mai

Notre « petit » parking est assez tranquille avec juste un peu de circulation. Ce matin, à 9 heures, nous sommes devant l’ambassade du Kazakhstan. En 3 minutes, notre demande de visa est enregistrée, on peut même venir les chercher le lendemain si on veut ! On a tenté le coup en demandant un visa 2 mois double entrée (ce qui nous simplifie la vie pour les dates et ne nous obligera pas à retourner encore une fois, dans un autre pays, à cette ambassade) et ça n’a pas posé de problème alors qu’en France, c’était mission impossible ! Comme nous souhaitons aller passer quelques jours en Cappadoce, nous ne reviendrons que lundi prochain. Seule contrainte, l’ambassade ne reçoit pas d’argent, il faut aller payer à une banque qui se trouve… à 2 pas du parking où nous avons dormi ! Incroyable ! Donc, retour au parking (il n’y a que 6 km entre les 2 et la circulation est toujours aussi facile dans Ankara) et un quart d’heure plus tard, nous avons en main le reçu de la banque qui nous permettra de récupérer nos passeports avec les visas (nous avons payé 60 $ par personne). L’ambassade du Kazakhstan se trouve à Kiliç Ali Sokagi, elle est ouverte lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9 h à 12 h.

Il fait frais ce matin, ciel un peu nuageux. Nous prenons la direction de Göreme et nous aurons une 2 fois 2 voies jusqu’au bout. On retrouve des collines pelées, une grande plaine avec encore des prairies, des céréales, de la terre nue. Il y a très peu d’arbres. Nous longeons un grand lac salé où, à plusieurs endroits, on récolte le sel. Seulement 15 à 16° grâce à une bonne pluie dans l’après-midi. Vers Askaray, on voit des sommets avec des traces de neige.

Après cette ville, le paysage change rapidement : des collines. Nous apercevons les premières cheminées de fées, de nombreux rochers aux trous multiples : c’est vraiment chouette toutes ces habitations encore habitées ou non. Le spectacle est grandiose en arrivant vers Göreme. Nous avons décidé d’aller au Kaya camping pour la lessive et la connexion internet.

Mercredi 19 mai

C’est un jour férié en Turquie, la journée de la jeunesse et des sports en l’honneur de la naissance d’Ataturk. Respectons les usages locaux ! Nous prenons donc une journée de « vacances », c’est-à-dire que nous ne roulons pas et que nous ne faisons pas de visite aujourd’hui. Par contre, rangement, grand ménage du camion, 2 machines à laver et discussions avec des Français présents sur le camping (un couple du 04 (Manosque) et François et son épouse du 34, en 4×4, qui reviennent de Jordanie. Ça fait du bien de temps en temps !

Jeudi 20 mai

Les vacances sont terminées, nous partons visiter la Cappadoce. En fait, nous ne ferons que 31 kilomètres dans la journée. De quelque côté qu’on se tourne, quelle que soit la route que l’on prenne, il y a quelque chose à regarder ! Un paysage très particulier assez difficile à décrire.

D’abord, il y a les couleurs de la terre et des roches, c’est parfois blanc, parfois rosé, peu souvent jaune.

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Ensuite, le paysage est parfois presque uniquement minéral, lunaire avec toutefois, juste à côté des petits champs de vignes et de céréales. La terre parait extrêmement sablonneuse.

Après, il y a ces drôles de formations géologiques dues à l’érosion. Tantôt, ça ressemble aux Mées (dans le 04 pour ceux qui connaissent…), tantôt, les cheminées sont isolées les unes des autres et, parfois, elles sont coiffées d’un chapeau de roche dure, noirâtre.

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Ce qu’il y a de particulier, c’est que beaucoup de rochers ont été creusés : on voit des fenêtres, des portes, des pigeonniers.

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A Çavuşin, on peut visiter le vieux village (du moins ce qu’il en reste) : il y a des maisons entièrement creusées dans la roche, à d’autres endroits, ce ne sont que quelques pièces creusées et le reste de la maison est fait de murs de pierres. De nombreuses et étagères niches sont creusées dans la roche, les étages sont parfois reliés par un escalier dont les marches sont taillées dans la roche. Mais il y a des grands pans de maisons ouverts, écroulés.

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Dans les environs de Göreme et de Çavuşin, on ne voit parfois que le mur du fond de la maison, comme si une pièce avait été creusée et qu’une partie du rocher se serait écroulée dévoilant ainsi l’intérieur. Cependant, on ne voit pas d’éboulis devant ces maisons là.

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Mystère aussi pour les nombreux pigeonniers creusés dans la roche : pourquoi certaines ouvertures sont si hautes ? Comment les paysans pouvaient-ils y récupérer la fiente puisque c’était apparemment le but poursuivi ?

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Nous allons au bivouac indiqué par les Théliot non loin du camping où nous étions ces 2 derniers jours. Il se trouve juste à côté de l’aire d’envol des montgolfières : combien y en aura-t-il demain matin et à quelle heure ? On verra….

Vendredi 21 mai

Plusieurs concerts de chiens au cours de la nuit puis, vers 4 h 30, les véhicules ont commencé à arriver pour amener les montgolfières. A 5 heures, on est venu nous demander de partir car il devait y avoir beaucoup d’aéronefs à cet endroit. Nous sommes allés un peu plus loin et, effectivement, un quart d’heure plus tard, sur « notre » terrain, il y avait 17 montgolfières. Nous vîmes à proximité immédiate d’autres aires de départ si bien qu’en peu de temps, nous pûmes compter pas moins de 38 montgolfières ! Impressionnant ! Petit à petit, elles prirent leur envol, certaines avec beaucoup de difficultés alors que d’autres prenaient rapidement de l’altitude.

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Nous partons vers Urgüd avec pour mission première de trouver la cave coopérative Turasan. Après un petit tour à l’office de tourisme où plusieurs brochures en français sont disponibles, nous trouvons enfin l’objet de notre quête (les coordonnées GPS sont N38° 37′ 59″ E34° 51′ 14″). Nous y goûtons 3 vins blancs de la Cappadoce et prenons 3 bouteilles de celui qui nous plait le plus.

Ensuite, direction le centre ville. Nous choisissons un restaurant sur le guide mais nous sommes un peu déçus, ça ne vaut vraiment pas, ni pour la qualité, ni pour le prix, le petit bouiboui de Bursa ou le routier après Bodrum). A l’entrée des villes, le panneau indique le nom mais également la population (Nüfus).Nous savons donc qu’Ugürp est une ville de 17 900 habitants. Dans le vieil Urgüp, les collines gardent encore bien des restes de maisosn troglodytes. Certains hôtels (« cave hotel« ) y proposent d’ailleurs des chambres.

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Nous revenons vers le camion garé sur un parking près de la cave et là, c’est connexion internet Wifi ou sieste : chacun de nous a choisi…. Nous voulions visiter le musée de plein air de Zelve. En arrivant sur le parking, un homme, en excellent français, nous dit qu’il y a une fête, une journée portes ouvertes à l’école de sa nièce, école publique où on apprend à faire des tapis. Ce n’est pas loin, c’est à Avanos, à 5 kilomètres de là. On se doute bien qu’il s’agit là d’un rabatteur pour vendre des tapis mais on veut bien jouer les bonnes poires. d’autant plus que, effectivement, Avanos est juste à côté. Arrivés à l’école, un monsieur nous explique, toujours en excellent français, les techniques de nouages, les différentes qualités de tapis, les cocons des vers à soie, la façon de faire le fil de soie. Il nous conduit ensuite dans une grande salle où on nous déroule quelques tapis pendant qu’on nous offre à boire (Jany, Christian, Elisabeth et Georges, vous vous rappelez la Tunisie ?). Mais, tout a été clair dès le début, nous avons bien dit que nous étions intéressés par les explications et la visite des ateliers mais certainement pas par l’achat. On ne nous parle même pas des prix et tout se passe bien.

Pour terminer cette journée, nous allons visiter la vallée de Paşabaği : de très belles cheminées !

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En face, nous trouvons un endroit sympathique pour notre bivouac juste avant qu’il ne commence à pleuvoir. Espérons que les montgolfières n’atterriront pas ici demain matin !

Samedi 22 mai

Nous ne croyions pas si bien dire ! Vers 6 h 30, nous entendîmes le bruit des brûleurs des montgolfières et, déjà une dizaine nous survolaient. Puis ce furent 20, 30, 40 ! Presque en même temps, commença le ballet des gros 4×4 avec les remorques et des minibus chargés de récupérer nacelles, toiles et touristes. Plusieurs s’arrêtaient près de nous avant de suivre par les sentiers leur montgolfière jusqu’au lieu d’atterrissage. Spectacle étonnant que de les voir surgir lentement derrière les collines puis de se poser dans les champs en contrebas de notre bivouac. Au final, ce sont une vingtaine d’entre elles qui atterrirent là, les autres continuant leur course un peu plus loin et disparaissant ensuite derrière d’autres collines.

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Pour notre dernière journée en Cappadoce, nous avions prévu un petit circuit plus loin de Göreme en particulier pour visiter cités souterraines et citadelles. Notre première visite fut pour le village de Uçhisar et sa citadelle. Il s’agit d’un piton rocheux d’origine volcanique qui est percé de multiples tunnels et cavités. On commence par une visite à l’intérieur puis, par l’extérieur, on grimpe jusqu’au sommet où on a une vue magnifique sur toute la région environnante dont le mont Erciyes qui, avec ses presque 4 000 mètres d’altitude est encore enneigé.

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Ensuite, direction Özlüce et sa petite cité souterraine. Pas très importante comme cité mais intéressante pour avoir un premier aperçu de la richesse de ces souterrains, des salles, des couloirs partant un peu dans tous les sens…

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Notre dernière visite de la journée fut pour Güzelyurt mais nous aurions très bien pu y passer toute la journée pour explorer la vallée des Monastères et la cité souterraine antique ! Tout d’abord, avant d’arriver au village, nous nous sommes arrêtés « Yüksek Kilise » (« église haute ») et son monastère. Aucun intérêt architectural mais une très belle vue sur toute la région et, encore une fois, sur le mont Erciyes ainsi que sur les gros rochers posés en équilibre de part et d’autre de la route.

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Avec un peu de mal nous avons trouvé la rue qui descendait à la vallée des Monastères. La cité souterraine (en fait mi-souterraine, mi-citadelle) est particulièrement intéressante avec ses nombreux niveaux dont certains, les plus bas, ne sont accessibles qu’après quelques contorsions au travers des « planchers », dans des puits verticaux avec des points d’appui creusés dans la roche. La plupart des pièces ont les plafonds et une partie des murs noirs de suie.

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Plusieurs églises sont présentes dans cette vallée. La Sivişli Kilise est une église troglodytique plus récente dont seule la façade est, en partie, bâtie avec des pierres. A l’intérieur, tout a été creusé dans la roche, des piliers carrés au dôme décoré de fresques en très mauvais état. Là aussi, en montant encore un peu, on arrive à un point de vue intéressant sur l’ensemble de ce village dont quelques maisons sont encore habitées. En raison de l’heure tardive, nous n’avons pu visiter qu’une partie de la vallée des Monastères. L’intérêt de ce site est que, d’une part, moins célèbre que les autres, il y a très peu d visiteurs et, d’autre part, on voit très bien ici la construction des maisons, partie en profondeur dans la roche, partie lorsque cela est nécessaire, avec ajout de murs en pierres.

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Certes, nous avons laissé de côté certains endroits « célèbres » comme la vallée de l’Amour ou celle des Pigeons. Nous n’irons pas non plus dans la vallée d’Ihlara ou dans bien d’autres endroits. Mais il faut bien en laisser un peu pour une autres fois et, peut-être ferons-nous comme ce couple de Néerlandais que nous avons rencontré hier : 85 ans et c’était la 28° fois qu’ils venaient en Turquie avec leur petit combi Volkswagen !

Une trentaine de kilomètres avant Aksaray, nous trouvons un chemin qui longe une rivière et qui conduit à un petit bois. Excellent bivouac parmi les grenouilles et les oiseaux.

Dimanche 23 mai

Aujourd’hui, nous faisons route vers Ankara pour récupérer nos visas (enfin, on espère). Le temps est nuageux, très orageux et effectivement, en route, nous avons droit à plusieurs ondées, violentes par moments. La température est fraîche : 5° ce matin à 6 heures (il est vrai que nous étions à près de 1 500 mètres d’altitude), 10 sur la route et 14 lorsque nous arrivons à Ankara vers 14 heures.

Beaucoup de camions sur la 2×2 (ils ne doivent pas avoir la même règlementation que nous pour le dimanche) et certains secteurs de la route sont en piteux état mais ça passe bien. Nous retrouvons notre petit parking-bivouac et nous profitons de la proximité des commerces pour s’offrir une pleine boîte de baklavas !

Lundi 24 mai

        ou les aventures de JJ et Cha dans les ambassades !

L’ambassade du Kazakhstan ouvre à 9 heures, nous y arrivons les premiers, dès 8 h 30 car ensuite nous voulons aller à celle d’Ouzbékistan puis à celle de Russie. Programme chargé !

D’abord, la personne au guichet nous dit que nous avons déjà un visa pour le Kazakhstan sur notre passeport donc qu’on ne nous en pas fait un autre. Et bien sûr, nous comme des imbéciles, on aurait demandé 2 fois le visa pour ce pays ! En fait nous avons déjà le visa pour le Kirghizstan mais il nous a été remis par l’ambassade du Kazakhstan à Paris car c’est elle qui les gère. D’où le nom de Kazakhstan qui apparait sur notre visa : en fait, il suffisait de jeter un coup d’œil un peu attentif pour s’en rendre compte. Ensuite, cette personne nous explique que son système informatique ne fonctionne pas : nous ne voulons pas partir mais force est de constater que le problème se pose pour toutes les personnes qui viennent à cette ambassade. Après 1 h 30 d’attente, nous décidons de revenir le lendemain matin…

10 h 30 passés : nous ne pouvons pas aller à l’ambassade de l’Ouzbékistan car nous n’avons pas récupéré notre passeport : ce n’est pas grave nous pourrons toujours y passer demain en espérant que…. Donc direction l’ambassade de Russie. Nous y resterons là aussi 1 h 30. Beaucoup de monde en attente à l’extérieur puis à l’intérieur. Il y a des gens qui arrivent et qui passent devant tout le monde. Vu le nombre d’imprimés et de passeports qu’ils ont avec eux, nous pensons qu’il s’agit de personnes travaillant pour les agences et qu’ils ont leurs entrées personnelles. Les gardes vont et viennent, fument clope sur clope avec ces « personnes des agences », des employés de l’ambassade les rejoignent, discutent : atmosphère très décontractée, on se croirait dans un autre monde. Enfin, on veut bien nous « recevoir » à travers la vitre d’un guichet et nous obtenons « le » formulaire qui, normalement nous permettra d’avoir le visa russe. On décide de remplir le formulaire et de faire faire notre visa de transit à Trabzon d’où partira le ferry. Il est plus de 12 h 30 quand enfin nous reprenons le fourgon et partons pour le centre ville.

Après un petit restaurant (gözleme et manti = pancake et raviolis turcs), nous allons visiter le musée des civilisations anatoliennes. Beaucoup, beaucoup de choses à voir trouvées lors de différentes fouilles dans le pays. Le musée part de l’époque paléolithique (- 7 000 environ) jusqu’aux environs de – 700 avec une petite partie plus récente que nous avons trouvé moins intéressante. Le musée est bien agencé, très agréable dans un beau bâtiment bien rénové (ancien marché couvert du XV° siècle)

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Retour à notre parking préféré d’Ankara (heureusement qu’on a ce parking pour dormir tranquillement et que, en plus, il n’est pas payant) avant de se refaire demain matin une nouvelle matinée ambassade (la dernière à Ankara ?).

Mardi 25 mai

Les aventures continuent ! Quand nous revenons à l’ambassade ce matin (ou peut-être bien est-ce le consulat mais ça ne change rien), le système « doesn’t work ». Le consul lui est à Istanbul. Nous décidons de rester là jusqu’au bout, c’est peut-être le seul moyen qu’on s’occupe de nous. En fait, nous comprendrons peu à peu que c’est à Astana, capitale du Kazakhstan, que tout se passe. Les employé(e)s introduisent nos coordonnées (numéros de passeports,…) et les services d’Astana communiquent un numéro qui doit être porté sur le visa. Sans ce numéro, les visas ne peuvent pas être établis. Or, c’est précisément là que ça cloche : Astana ne donne pas ce fameux numéro mais n’explique pas pourquoi.

L’employée à l’accueil, la même qu’hier, passe beaucoup de coups de téléphone (on n’y comprend rien bien sûr mais seulement, souvent, nous entendons les mots visa, Français, France et on en conclut qu’il s’agit bien de nous. Jean-Jack perd un peu patience et commence à élever le ton et, vers 11 heures, une autres employée qui parle français vient se joindre à la première avec, de temps à autre, un troisième employé. Les coups de téléphone se multiplient. La seule chose qu’on arrive à comprendre, c’est que malgré leurs interventions auprès du Consul toujours à Istanbul et auprès de plusieurs ministères à Astana, le fameux numéro n’est toujours pas donné et on ne sait toujours pas pourquoi. Le Consulat-ambassade ferme à midi mais nous n’en partirons qu’après 13 heures sans nos visas et il semble probable qu’on ne les obtienne jamais. Pourquoi ? Allez savoir ! Il est vrai que dans le formulaire de demande de visa, la question numéro 16 est ainsi formulée « Vous a-t-on déjà refusé l’entrée à la République du Kazakhstan ? Si oui, veuillez indiquer les détails ci-dessous (quand et par qui) « . Donc cette possibilité de refus est bien prévue…

Vers 13 heures, nous avons l’impression que nous n’irons pas plus loin aujourd’hui et nous décidons de « libérer » les employé(e)s. Bien que l’ambassade soit fermée demain, nous avons obtenu de pouvoir téléphoner soit pour récupérer nos visas (on n’y croit plus) soit pour récupérer l’argent déjà versé (hum ! hum !) et nos passeports. L’employée habituelle sera présente : elle nous a laissé son numéro de portable pour qu’on l’appelle et elle nous ouvrira les portes a-t-elle dit.

Nous sommes « un peu » désespérés on s’en doute. Nous ne pouvons pas nous passer de ce visa pour poursuivre notre voyage : il suffit de prendre une carte pour se rendre compte que la seule voie possible pour la Mongolie est soit la Russie (avec là aussi ses problèmes de visa), soit le Kazakhstan (ah si, il y a aussi la Chine mais pour obtenir l’autorisation de traverser une petite partie de ce territoire, c’est quasiment mission impossible ! ). De toute façon, pas de visa kazakh, pas d’Ouzbékistan et de Kirghizstan ! Il nous faudra donc modifier considérablement notre itinéraire et changer complètement notre destination. Attendons demain matin.

Retour à notre parking. Pour compenser, on va s’acheter 800 grammes de baklavas à la pâtisserie voisine que nous n’avions pas encore expérimentée. Et là, au moins, nous ne sommes pas déçus !

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Mercredi 26 mai

A 10 heures, nous téléphonons au Consulat : « OK, Your visas are ready » ! Grande joie ! Nous ne saurons bien sûr jamais ce qui s’est passé, pourquoi on nous les a refusés jusqu’à présent et, brusquement accordés. Nous partons vite les chercher, effectivement le Consulat est fermé mais le garde à l’entrée est prévenu de l’arrivée des français. On nous fait entrer dans un petit salon et l’employée habituelle nous remet nos passeports en nous souhaitant « a very nice trip ». Super ! Plus que l’ambassade d’Ouzbékistan. Nous n’avons désormais plus besoin de notre GPS pour retrouver la route de notre parking. Par chance, le mercredi est bien un jour d’ouverture des bureaux ouzbèkes (de 10 h à 12 heures). Nous arrivons devant la grille : fermée ! Exceptionnellement, en raison d’un e réunion importante, ils n’ouvriront aujourd’hui qu’à 11 h 30 ! Nous y sommes, impatients et attendons en compagnie d’une dizaine de « personnes des agences » avec leurs paquets de demandes de visas. Ça ouvre finalement à 12 h 40 ; et dire qu’il va falloir subir ça encore plusieurs fois sans compter aussi les attentes interminables, parait-il, aux frontières ! Pas de problèmes pour avoir nos visas mais il faut aller régler 80 $ par personne à la banque qui se trouve environ 2 km plus loin et dont l’employé ne connait même pas l’adresse exacte. Heureusement, une « personne d’une agence » nous explique où elle se trouve : c’est une avenue que nous connaissons bien pour l’avoir parcouru à pied et qui porte un nom légendaire : avenue Simon Bolivar. L’employé nous dit de revenir à 14 heures. Juste le temps d’aller à la banque, de manger un morceau et hop, à 14 heures on nous ouvre l’ambassade et on nous remet nos passeports avec le visa ouzbèke.

14 h 15, nous prenons la route de Trabzon. 750 km que nous voulons faire rapidement car nous savons que le consulat russe (pour le visa de transit TurquieKazakhstan) est fermé samedi, dimanche, lundi et mardi. Il ne nous restera donc plus que vendredi pour l’obtenir en espérant que ça ira… Là encore, la route est une 2×2 voies, en bon état, peu de circulation hormis des camions. 5 heures après, nous sommes à Samsun, premier port turc sur la mer Noire. Nous avons fait un peu plus de la moitié du trajet : ça suffit pour aujourd’hui, nous finirons demain matin.

Jeudi 27 mai

Départ ce matin à 6 heures. Juste 320 km à parcourir. La route est en bon état, toujours une 2×2 voies avec par-ci, par-là, des travaux. Nous nous arrêtons pour acheter du pain (du « Trabzon ekmek« ), pour déjeuner et faire le plein d’eau à une fontaine. A midi, nous sommes à Trabzon et trouvons assez vite le port. Toutes les compagnies maritimes nous disent que pour nous aucun problème pour partir aujourd’hui ou demain mais pas pour le fourgon. On ne comprend pas ! On décide, de toute façon de s’occuper d’abord de notre visa russe, après on verra pour la traversée. Une agence de voyage se propose pour nous procurer le visa mais en ignore le tarif. Coups de téléphone mais le consulat est fermé. « Revenez à 15 h 30, nous saurons« .

On décide d’aller au consulat russe pour voir les horaires qui, en russe et en turc, ne semblent pas les mêmes. Les rues alentour sont étroites, bruyantes, chaudes. On s’y arrête pour manger puis nous retournons au port.

En redemandant à plusieurs compagnies, on comprend enfin que ce n’est pas possible pour le fourgon aujourd’hui ou demain parce que, pour les véhicules, c’est complet ! Peut-être pourrons-nous avoir une place samedi ou le premier juin et encore, ce n’est pas sûr.

A l’agence de voyage, on nous dit que le prix du visa est de 120 $ (avec finalement 15 $ de frais d’agence en plus) mais que le visa de transit n’existe pas et qu’il nous faut un visa touristique. Notre inquiétude est de pouvoir avoir ensuite 2 autres visas touristiques. Nous sortons notre carte pour bien montrer ce que nous voulons. Le responsable de l’agence se démène, multiplie les appels téléphoniques, appelle « Dimitri, le consul » puis le consul général. Il passe Dimitri à Chantal : d’après lui, pas de problème pour obtenir par la suite d’autres visas touristiques. Le responsable de l’agence est sceptique, il fait venir une de ses connaissances qui parle anglais (dans les compagnies maritimes, personne ne parlait anglais, ici, seul un employé arrivait un peu à s’exprimer en anglais). Finalement, il nous propose de venir avec lui demain matin pour rencontrer Dimitri. Rendez-vous à 9 h 30 à l’agence.

Nous bivouaquons sur un grand parking en bordure de la route (autoroute ?) qui longe la mer. Deux personnes avec une camionnette s’arrêtent près de nous pour manger. Ils nous offrent 2 tomates, 2 bananes, 1 citron, 1 pêche et 4 petites prunes vertes. En partant, l’un d’eux apprécie de pouvoir se laver les mains à notre évier. Ils nous laissent le pain qui leur reste et leur bouteille d’eau. De l’autre côté, 4 camionneurs (enfin, on pense) boivent… L’un d’eux vient nous voir et nous demande gentiment si nous avons de l’alcool (c’est ce que nous avons cru comprendre). Nous sommes en train de manger et nous lui montrons notre bouteille d’eau… Il s’en va. Vers 10 heures, alors que nous commençons à nous endormir quelqu’un frappe longuement à la porte. Genre poivrot : on croit comprendre qu’il veut de l’argent que nous ne lui donnons pas bien sûr. Beaucoup de bruit sur ce parking : la route, l’usine voisine qui ne semble pas vouloir arrêter son activité la nuit, les voitures qui arrivent et repartent, la pelle mécanique qui remplit encore et toujours 2 énormes camions bennes de mâchefer,.. Bref, à 10 h 30, nous décidons de lever le camp. Quelques kilomètres plus loin, nous trouvons un immense parking avec surtout des cars. Le gardien accepte que nous y passions la nuit. Ouf, nous pouvons dormir tranquillement !

Vendredi 28 mai

Nuit tranquille malgré la proximité de la route et de l’aéroport. Vers 6 h 30, le gardien, qui a vu que Jean-Jack était levé vient nous apporter du thé. Charmante attention.

9 h 30, nous sommes à l’agence. Le patron n’est pas là et c’est un jeune employé qui nous amène au consulat. Il discute 2 minutes avec Dimitri. Comme il ne parle pas du tout anglais, il faut revenir à l’agence pour que quelqu’un, au téléphone, nous traduise ce que Dimitri a dit. On ne comprend pas trop finalement pourquoi nous sommes allés au consulat d’autant plus qu’au téléphone, hier, Dimitri avait bien expliqué à Chantal qu’on pouvait avoir sans problème un visa 1 entrée, 1 mois et en redemander ensuite. Son discours n’a pas changé ce matin. Cela nous convient parfaitement donc le jeune employé retourne au consulat avec nos passeports, photos, et argent. Quelle perte de temps et manque d’organisation ! Il faut que nous revenions à 16 heures, nos visas seront prêts. Et, effectivement, à 16 heures, tout va très bien !

Reste plus qu’à trouver un bateau ! Nous allons revoir Apollonia : peut-être que nous aurons une place pour notre fourgon sur le bateau qui part demain soir. Pour le savoir, il faut revenir demain à 10 heures : coût de la traversée : 600 $ pour le camion et 80 pour caque passager (en cabine).

Nous sommes passés à l’office de tourisme pour avoir la liste des adresses des campings, nous aimerions bien une nuit tranquille loin de la ville. Il nous faudra faire une quarantaine de kilomètres pour en trouver au bord d’un torrent très bruyant, à côté de nombreux bassins à truites. Un couple de Cotignac (83) est également présent sur ce camping avec leur Land et leur tente sur le toit. Ils voyagent jusqu’à la Géorgie et l’Arménie. Nous prenons ensemble le repas du soir au restaurant du camping : le dîner est excellent et la soirée fort agréable.

Samedi 29 mai

10 heures pile nous sommes au bureau de Apollonia. On nous fait assoir puis le patron et une autre personne commencent à passer coups de fil sur coups de fil. On pense qu’ils s’occupent de nous mais ils ne nous adressent ni un regard ni une parole (de toute façon, le patron ne parle que turc et peut-être russe). Au bout d’une demi heure, fatigués de ce manège, nous nous levons et lui demandons où on en est. Il nous fait comprendre que ce n’est pas possible pour aujourd’hui. Leurs prochains bateaux sont vendredi et samedi. Une place ? On ne sait pas, peut-être ! On retourne chez PrincessVictoria Lines pour la place de mardi. Oui, oui, il y aura peut-être une place mais pas de garantie encore. Chez Trabson shipping :
– Pas de problème, il y aura une place lundi.
– OK, on prend le billet alors.
– Ah, attendez.
Il téléphone :
– Allez voir UnTel, c’est lui qui vous vendra le billet.
On va voir UnTel d’une quatrième compagnie. Il téléphone…Effectivement, il a peut-être une place sur son gros cargo pour lundi ou mardi mais c’est un cargo donc pas de passager. L’un d’entre nous y va avec le camion tandis que l’autre peut partir ce soir et attendre à Sochi à l’hôtel. Une heure plus tard, tout content, Un Tel nous dira que ça marche, nous partirons bien tous les 2 dans 2 bateaux différents mais le même jour, il n’y aura plus d’hôtel à prendre.

;Ce petit manège a duré plus de 3 heures. Il y a 6 bureaux de compagnies à cette entrée du port pour Sochi. Rapidement, ils nous connaissent tous, on n’a même plus besoin de demander quelque chose. Dès que nous entrons dans leur bureau, ils sourient, hochent la tête avec compassion puis commencent à téléphoner. On ne comprend pas comment ils fonctionnent : à qui téléphonent-ils ? Forcément, ils doivent tous appeler à peu près les mêmes personnes. Rien ne semble géré par ordinateur et pourtant ils en ont. Dans un bureau, l’un d’eux est utilisé pour une partie de Tétrix, dans un autre, tout en téléphonant, le responsable joue à un jeu de cartes… Nous ne comprenons pas et sommes fatigués et ulcérés. C’est toujours « peut-être » et « revenez plus tard, on saura » mais on se rend compte qu’en fait, quand on revient, ils n’ont rien réglé et prennent seulement leur téléphone pour essayer « peut-être » de trouver une solution. Ah, ils sont gentils, souriants, aimables. Ils nous offrent le thé mais on n’avance pas. Ils ne semblent pas pouvoir gérer davantage que le départ du jour voire du lendemain. Nous voulons bien acheter un billet pour un départ dans 3,4, 5 jours, peu importe mais non, c’est impossible ! Ils nous envoient de l’un à l’autre : presque personne ne parle anglais (alors, français !) mais ils trouvent toujours quelqu’un qui le parle pour nous traduire leurs vaines recherches. S’il n’y a personne de disponible aux alentours, ils trouvent quelqu’un au téléphone qui traduira. Dans ces bureaux il y a toujours plusieurs personnes qui semblent y « travailler » mais il y a toujours quelqu’un qui rentre, qui s’assoit 2 minutes et qui ressort, ou qui vient prendre ou poser un papier sur un bureau puis qui repart ensuite, qui vient porter de l’argent ou en prendre. Certaines personnes semblent passer d’un bureau à l’autre sans avoir apparemment d’occupation particulière. Nous sommes complètement anéantis par cette nonchalance, ces sourires béats et cette ambiance mielleuse qui ne règlent rien, ce « peut-être » qui nous renvoie d’un jour sur l’autre. Vers 13 h 30, nous abandonnons, nous avons épuisé toutes nos ressources de calme et de patience. Nous allons nous offrir un kebab et prendre le temps de réfléchir : on n’a pas l’impression de pouvoir débloquer la situation. Certains nous ont expliqué que nous étions en période d’été et que les ferries étaient pleins mais vu leur façon de traiter le dossier, nous sommes étonnés qu’ils puissent vraiment le savoir.

Que faire ? Hier soir, au camping, en discutant avec Marc du Var, nous avions appris que la Géorgie n’exigeait plus de visas Passer par la Géorgie est une solution que nous n’avions pas envisagé car, lorsque nous préparions notre voyage, la situation politique Russie-Géorgie était des plus explosives et il semblait qu’on ne pouvait pas passer d’un pays à l’autre.

Direction un café internet. Nous avons confirmation qu’il ne faut plus de visa et nous apprenons que depuis peu la frontière terrestre entre les 2 pays est ré-ouverte au nord de la capitale de la Géorgie, Tbilissi. La frontière est à moins de 3 heures de route, toujours une 2×2 voies en excellent état qui longe la mer. A 17 h 30 nous y arrivons après avoir dépassé une file de 3 kilomètres environ de camions ! Nous en sortons à 19 heures après avoir été photographié, nos passeports scannés, notre véhicule fouillé (ouverture de tous les placards, il a même fallu sortir quelques cartons de la soute pour bien montrer que ce n’étaient que des livres et des conserves) mais ce n’est pas grave, nous sommes trop contents d’avoir échappé à l’enfer doucereux des turcs de Trabzon ! Et puis, si pour une raison ou une autre, nous ne parvenons pas à franchir la frontière Russie-Géorgie, nous pourrons toujours visiter ce pays et revenir voir nos amis des compagnies maritimes ! Bien sûr, c’est un pays que nous n’avions pas envisagé de visiter donc nous n’avons ni carte, ni guide. Nous constatons rapidement que l’écriture est encore différente : ni latin, ni grec, ni cyrillique. Les panneaux routiers semblent également marqués en latin, ouf !

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A la première ville, Batumi, nous nous arrêtons près de 2 voitures de police. Nous demandons où se trouve un camping, il n’y en a pas. Où pouvons-nous nous garer pour passer la nuit . Un des policiers passe un coup de fil (ah, non, ça ne va pas recommencer !) et nous indique que nous pouvons rester sur ce parking près de la route devant un stade. Ils nous font comprendre qu’ils patrouillent sur cette route cette nuit et qu’ils « veilleront » sur nous. Super ! Pas trop de circulation pendant la nuit.

Notes :

Pour l’essence, aucun problème ! Les stations service sont particulièrement nombreuses ; la seule chose à faire est de comparer les prix. En effet, pour le gasoil, nous avons vu que les prix s’étalaient entre 2,45 LT le litre (on n’a vu qu’une station à ce prix) et 3,10 (on trouve facilement autour de 2,60) autrement dit, en mai 2010, cela faisait entre 1,29 et 1,63 € le litre, une sacrée différence !

On trouve très facilement du pain dans pratiquement tous les magasins d’alimentation. Il y a bien sûr aussi, les « vrais » boulangers qui proposent diverses sortes de pain (ekmek) ou encore de délicieuses « pide« . Très fréquents aussi, ces petits pains en couronne garnis de graines de sésames (également en Grèce).

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En ce qui concerne le ravitaillement en eau, vraiment aucun problème. Les fontaines sont très nombreuses le long des routes ; elles sont parfois (pas tout le temps) signalées par un panneau avec un robinet. Nous avons bu cette eau pendant tout notre séjour sans aucun problème.

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