Ouzbékistan

Du 13 au 25 juin 2010

 

Lundi 14 juin

 

Hier, à la frontière, nous avons changé un peu d’argent auprès d’un des nombreux petits changeurs qui se pressent sous l’œil impavide des douaniers. Nous avons eu en échange de nos 100 euros 225 000 soums ! Comme la plus grosse coupure qui existe en Ouzbékistan est de 1 000 euros, nous avons donc eu 225 billets de 1 000 : un sacré paquet de billets ! Au final, ces 1 000 soums représentent seulement 45 centimes d’euros ! A la station service, nous avons payé 78 000 soums ! Le temps qu’il faut pour compter tous ces billets !

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A peine repartis ce matin, nous trouvons de la route en mauvais état. Nous avions fait 230 km depuis la frontière avec une très bonne chaussée mais voilà, c’était terminé ! De nombreux trous et ornières ! 50 kilomètres plus loin, le goudron disparait et nous retrouvons la piste d’avant la frontière, : tôle ondulée et compagnie. En contrepartie, à ce moment là, nous trouvons un peu en retrait de la route une station service où nous pouvons faire le plein de gasoil (1 700 soums le litre soit 77 centimes d’euro le litre) mais également le plein d’eau potable (N 43° 06′ 15″ – E 58° 22′ 54″). Cette piste va durer jusqu’à la ville de Kungrad. Après ces 320 km de steppe semi désertique, nous avons la surprise d’apercevoir beaucoup de verdure autour de la ville : herbe, arbustes et arbres !

Nous nous arrêtons au centre ville en apercevant un grand parking avec quelques véhicules : c’est effectivement là que se tient le bazar. Nous le parcourons et faisons quelques courses donc quelques très bons beignets au chou et à la viande et des carottes râpées en salade avec une très bonne sauce à l’ail.

Sur la route qui conduit à Moynaq (à 80 km de Kungrad ), on voit encore beaucoup de végétation dont des plantes en fleurs. Ça faisait longtemps ! A Moynaq, nous visitons d’abord le petit musée établi dans l’hôtel de ville. Musée sans prétention mais qui permet grâce à l’album photo et aux quelques tableaux exposés de se faire une petite idée de ce que pouvait être la vie dans ce grand port de pêche du temps où la mer d’Aral existait encore. Asséchée en raison de l’utilisation intensive de l’eau pour la culture du coton, ce désastre écologique et humain continue à recueillir les larmes de crocodiles de beaucoup de monde ce qui n’empêche pas la culture du coton de se poursuivre encore aujourd’hui…

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Une dizaine de carcasses de bateaux ont été entreposés dans le « cimetière marin de Moynaq » : ce qui reste de la mer d’Aral est aujourd’hui environ 150 kilomètres plus loin.

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Nous avions remarqué en venant un canal (une rivière ?) bordé par de grands arbres : une ombre rêvée pour nous abriter des 35° de la journée, un excellent endroit pour bivouaquer. Ce matin, il ne faisait plus que 14° : heureusement que les nuits restent fraîches !

Mardi 15 juin

Beaucoup de libellules au bivouac : elles doivent se prendre pour des hirondelles car elles s’alignent sur les fils électriques. Beaucoup de poussière aussi : les routes, les bas-côtés, les chemins et certaines rues que nous venons de faire en Ouzbékistan sont très « poussiéreuses ». Il faut voir l’état de notre fourgon tant intérieur qu’extérieur et de nos chaussures ! Nous allons aujourd’hui à Noukous, à environ 250 km de Moynaq. Nous savons que l’Ouzbékistan, bien que producteur de pétrole, a quelques problèmes de répartition, de distribution, de gestion (en fait, on ne sait pas trop de quoi) de son carburant et que les cuves des stations services sont souvent vides. La famille Locatelli, qui était là un mois avant nous, nous avait d’ailleurs envoyé un mail pour nous le signaler. Bien qu’il ne nous manque que peu de carburant, nous sommes bien décidés à faire le plein à la prochaine station. Nous ferons 6 stations en vain : la plupart ont d’ailleurs tiré des chaînes à l’entrée pour bien indiquer l’état de leur stock. A un moment, nous voyons au bord de la route un jerrycan… L’état de pénurie entraine forcément le marché noir. Nous nous arrêtons et prenons 20 litres de gasoil : petite discussion et nous paierons 1 750 soums le litre. Bien sûr, il y a toujours le risque d’un carburant un peu trafiqué mais que serait la vie sans ce petit piquant d’incertitude ?

Grâce aux points GPS donnés par Jean-Marie, grand voyageur en « escargot », nous repérons facilement, à Noukous, le café internet et le musée Igor Savistky. Il est tard donc nous nous visiterons le musée demain matin. Nous cherchons d’abord, et nous trouvons, un parking pour bivouaquer cette nuit. Ensuite nous allons au café internet pour notre courrier et la mise à jour du site. Connexion assez lente mais on a vu pire… Il fait très chaud dehors (40 à 41°) et dans le café, ce n’est pas mieux avec une quinzaine de machines en marche.

Retour au parking repéré : pas évident de se diriger d’un point GPS à l’autre (nous n’avons pas de carte Ouzbékistan dans notre GPS) mais on commence à s’y habituer. Vers 19 heures, alors que nous sommes en train de manger 4 individus (dont un policier en uniforme) nous demandent nos passeports et papiers de la voiture. C’est l’uniforme-man qui demande les papiers et les contrôle, les autres se présentent comme étant de « l’immigration » (c’est vrai qu’ici, sans rire, c’est nous qui avons des têtes d’immigrés). Un de « l’immigration » passe un moment à tout recopier sur une feuille puis le « chef » qui parle anglais nous explique que nous ne pouvons pas rester là, que ce n’est pas un parking. Colère de Jean-Jack : l’inconvénient c’est qu’on peut dire ce qu’on veut, de toute façon, ils ne comprennent pas ! L’avantage, c’est qu’on peut dire tout ce qu’on a envie, de toute façon, ils ne comprennent pas ! Mais ce qui est sûr, c’est qu’au ton, ils voient bien que nous ne sommes pas contents ! Jean-Jack les invite à venir avec lui voir le panneau parking. Le policier le suit mais les autres restent sur place : ils savent bien que nous avons raison et que nous sommes bien sur un parking. En fait, nous comprenons que notre présence gêne car autour de nous il y a de grands bâtiments officiels avec drapeaux ouzbèks, gardes à l’entrée et tout, et tout… Ils sont très gênés, s’excusent et nous proposent le parking de l’hôtel Noukous à quelques centaines de mètres de là. Nous suivons la voiture de police qui nous y conduit.

A 20 heures, 40,7°. La ville, les constructions, le goudron, tout ça n’est pas fait pour rafraîchir ! Vers 23 heures, une vingtaine de personnes devant l’hôtel sont en violente discussion ; ça dure bien une demi heure. Minuit, on ne sait pas pourquoi, c’est l’alarme de notre fourgon qui se met en marche ! Peut-être une vengeance d’Yves de tous les bruits précédents. 3 heures, c’est le gardien du parking qui discute bruyamment avec une autre personne. On doit les entendre à l’autre bout de Noukous alors, nous qui ne sommes qu’à quelques mètres ! A partir de 5 heures, les cars stationnés sur le parking commencent à démarrer. Ce qui est sûr, c’est que ce sont des cars du siècle dernier et peut-être davantage alors quand ils mettent leur moteur en marche, on les entend : le chauffeur doit se rendre vite compte lorsqu’il tombe en panne ! 6 heures, il fait déjà 24°.

Mercredi 16 juin

Nous sommes à court d’argent, autant de soums que d’euros ou de dollars. En l’absence de DAB, il nous faut donc trouver une banque qui nous « donne » de l’argent avec notre carte bancaire. Le temps de trouver cette banque et celui passé à la transaction elle-même va nous prendre plus d’une heure et demi ! Nous savons que la National Bank of Ouzbékistan pratique cet échange avec une Master Card mais voilà, aujourd’hui, il semblerait qu’ils aient des problèmes de connexion. Ils nous indiquent la Kapital Bank qui elle n’accepte que la carte Visa : nous avions pris soin de nous munir d’une carte de chaque ! En fait, nous aurions bien fait de ne prendre à cette banque que des dollars puis de changer au marché noir, on y aurait largement gagné ! Nous ne nous en sommes rendus compte qu’un peu trop tard !

Nous allons ensuite visiter le musée Savitsky. Igor Savistsky est connu pour avoir recueilli un très grand nombre d’œuvres d’artistes Karakalpaks (nous sommes ici dans la République autonome de Karakalpakie, une région de l’Ouzbékistan) et d’artistes « dissidents » soviétiques du temps où Staline règlementait l’art. Une partie du musée propose donc un aspect ethnographique et artistique propre au Karakalpak (bijoux, vêtements, poteries, peintures et sculptures) et une autre partie consacrée à ces « dissidents ». Beaucoup d’œuvres intéressantes, nous avons, en particulier, admiré les sculptures réalisées dans les souches d’arbre d’un artiste Karakalpak.

Direction Khiva en essayant de trouver du gasoil. Difficile ! Il y a de longues queues aux stations et certaines ne proposent que de l’essence ! Nous en faisons plusieurs avec, chaque fois, la même réponse : « dizel, niet ! ». 5 kilomètres avant d’arriver à la ville de Beruni, nous trouvons enfin la station providentielle ! Là aussi, aucun prix affiché mais comment faire quand on est à court ? Nous paierons le litre 1 600 soums (alors qu’on l’a vu affiché à 1 100 dans des stations plus officielles). La pompe est archaïque de même que celle qui nous permet de faire le plein d’eau à cette station. Nous pouvons reprendre tranquillement notre route vers Ourguentch et Khiva et nous aurons suffisamment de carburant pour atteindre Boukhara.

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Depuis ce matin, nous traversons des étendues vraiment désertiques avec des collines « lunaires ». Il fait très chaud, le thermomètre monte à 44,9°. Un vent brûlant souffle nous obligeant à fermer les fenêtres.

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Ce n’est que vers Beruni que nous retrouverons de la végétation. Après cette ville, nous traversons l’Amou Daria, un des 2 grands fleuves à alimenter la Mer d’Aral et dont une grande partie des eaux est détournée dans de multiples barrages et canaux pour le coton. Le pont qui traverse le fleuve est plus que folklorique mais un « grand » pont est en construction juste à côté. Péage fantaisiste, à la tête du client semble-t-il ! Pas de ticket bien sûr, combien de cet argent finit-il dans la poche du guichetier et des policiers présents ?

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Le thermomètre baisse, vers 18 heures il n’y a plus que 42° ! Nous traversons sans nous arrêter Ourguentch : très peu de panneaux routiers aussi demandons-nous fréquemment notre chemin ; nous sommes toujours renseignés avec amabilité. Nous atteignons ainsi Khiva et trouvons facilement, grâce encore une fois aux coordonnées de Jean-Marie, l’hôtel Sabir Arkanchi (N 41° 23′ 01″ – E 60° 21′ 41″). Nous pouvons nous garer sur le petit parking gardé attenant à l’hôtel sous une marquise recouverte de vignes et nous disposons d’une chambre pour les toilettes et la douche. De plus, nous pouvons faire laver notre linge (ouf, il était temps) et disposer d’internet. Les tarifs ? Partis de 20 $ la nuit, nous avons finalement obtenu 15 $ pour les 2 nuits que nous passerons ici ; pour tout notre linge (environ 3 machines), : 15 000 soums et Internet : 2 000 soums l’heure.

Le soir, nous allons nous promener dans la vieille ville déserte : de grands monuments aux murs de briques de terre avec de jolis céramiques, très peu de commerces. Nous mangeons (pas terrible d’ailleurs) dans un des rares restaurants qui ne déverse pas les flots d’une musique tonitruante.

Jeudi 17 juin

La nuit reste très chaude : 26° à 6 heures ! A partir de 8 heures, on commence à cuire à feu doux dans le fourgon. La chambre mise à notre disposition est climatisée… Nous avons pu avoir un branchement électrique pour le frigo mais il marche sans arrêt, le thermostat ne se déclenche même plus. Chaleur excessive ou mauvais fonctionnement ?

Journée consacrée à la visite de Khiva. La vieille ville (« itchan kala« ) est ceinturée de hauts et larges remparts en pisé de 2,5 km de long. Beaucoup de grands bâtiments restaurés mais sans vie. « Son statut de ville-musée, acquis en 1967, préserve à Khiva l’ensemble architectural le plus homogène du monde islamique, figé dans le temps » explique notre guide. Sur l’axe est-ouest, c’est une suite ininterrompue de médersas, palais, mausolées, mosquées et minarets. De nombreuses medersas ont été converties en pseudo-musée sans aucune prétention qui ont néanmoins l’avantage de meubler un peu les grands espaces de ces monuments, de leur apporter un peu de vie. Il est d’ailleurs très intéressant d’en voir l’architecture, les faïences, les plafonds peints ou décorés, les magnifiques portes sculptées ainsi que les piliers en bois également sculptés. Il serait fastidieux de citer tous ces monuments, contentons-nous d’illustrer notre visite par des photos.

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Le prix du billet d’entrée a doublé en 2 ans, il est aujourd’hui à 15 000 soums. On ne peut l’acheter qu’à la porte ouest, il permet en fait de pénétrer à l’intérieur de presque tous les bâtiments (seuls les 2 plus importants sont avec supplément) car la visite de la ville, elle, est gratuite. Il faut également s’acquitter de 5 000 soums supplémentaires pour prendre des photos ou des vidéos à l’intérieur des monuments.

Nous retenons en particulier

* la mosquée Juma (dite mosquée du vendredi) avec plus de 200 piliers sculptés soutenant le toit

* les vendeuses qui nous interpellent à l’entrée des bâtiments pour nous proposer des chaussons en laine (il y en a partout, presque toutes les « ouvreuses » et « gardiennes » sont en train de tricoter), de petits tapis ou des objets divers

* une expérience d’une forte chaleur (environ 40°) mais d’après un habitant de Khiva, c’est encore pire en juillet et août !

* les jolies couleurs essentiellement du bleu et du vert des faïences

* un peintre qui a merveilleusement déliré à partir des bâtiments de Khiva (en cercles dans l’espace, au-dessus de la terre, avec une vision un peu futuriste de la ville…)

Le soir venu, nous passons un petit moment à discuter avec Jossur, le réceptionniste de l’hôtel (il parle français) dont le 2° emploi est professeur d ‘anglais ! Peu à peu, le personnel de l’hôtel se joint à nous et, à leur demande, nous leur faisons visiter notre fourgon. Ils semblent apprécier tant la visite que le fourgon.

Vendredi 18 juin

Nous disons au revoir à Jossur de l’hôtel Sabir Arkanchi et nous prenons la route vers Boukhara (environ 500 km). Nous pensons arriver le soir à Gasli, 100 km avant Boukhara. Chantal s’exerce à prononcer le « kh » de ce nom : c’est un mélange de « ach » allemand suivi d’un r roulé ! Nous n’avions pas fait attention qu’il y a 2 routes pour aller à Boukhara dont l’une passe par le Turkménistan ! Allez savoir pourquoi, c’est précisément celle-là qu’on nous indique ! Nous sommes surpris, d’abord parce que passé Ourguentch, nous ne reconnaissons plus la route mais également parce que nous nous dirigeons plein est au lieu de nord-est. Finalement, nous réussissons à comprendre notre erreur et il ne nous reste plus qu’à faire demi-tour pour retrouver notre pont sur l’Amou Daria, près de Beruni. Bizarrement, cette fois, on ne paie rien : le tarif n’est-il valable que dans un sens ?

D’abord, il y a des champs cultivés avec des petites plantes qui commencent à pousser (nous supposons qu’il s’agit là de plants de cotonnier), quelques petits vergers, des rizières et des céréales. C’est le temps des moissons et de la mise en gerbe, avec des moissonneuses mais également à la faucille ; c’est aussi le moment du repiquage du riz.

Ensuite, on retrouve rapidement après Beruni le désert rouge avec 41 à 42° toute la journée sur la route, une végétation très clairsemée, un air brulant. Tout est chaud dans le camion. De longs passages de routes en très mauvais état alternent avec de longs passages en bon état. A un moment, on se gare pour prendre une bouteille d’eau dans le frigo et … on s’ensable ! Nous sortons vite nos plaques de désensablage et nous commençons à pelleter sous nos roues arrière. Un petit camion s’arrête alors et nous propose de nous aider. On sort notre câble et nos manilles et, en un rien de temps, Yves repose ses 6 roues sur le goudron : nous aurions eu bien du mal, sans peut-être y parvenir, s’ils ne nous avaient pas ainsi aidé. Ils nous offrent un plein sac de tomates et de toutes petites pommes, délicieuses et nous les laissons repartir avec mille mercis et une bouteille d’aquavit !

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Un peu plus loin, nous prenons un Ouzbek qui faisait du stop et qui va à Gasli. Petit voyage de 70 km avec lui mais il ne parle que russe et ouzbek ! Nous le laissons à l’entrée de Gasli car nous avons repéré un endroit super pour bivouaquer. Il nous tend une liasse de billets que nous refusons bien sûr : c’est traditionnel ici, les auto-stoppeurs participent aux frais de carburant. Nous sommes confortablement installés en train de prendre le « frais » dehors quand un policier arrive. Visiblement, il savait que nous étions là pour dormir et il nous fait comprendre que nous ne pouvons pas rester là mais qu’il va nous conduire à un endroit pour y passer la nuit. On ne sait pas si notre présence gêne dans cette petite zone industrielle ou si c’est par souci de notre sécurité. Nous le suivons et il nous conduit 500 mètres plus loin dans un parking arboré juste devant le commissariat. Finalement, nous ne perdons pas au change. Un autre policier vient nous voir pour nous apprendre que hier la France a perdu 0 à 2 contre le Mexique. Il ne doit pas comprendre pourquoi ça nous fait rire… Nous passons une excellente nuit au calme.

Tout petits désagréments : notre thermomètre extérieur vient de nous lâcher et nous avons constaté un gros trou dans l’optique d’un de nos phares : une pierre doit en être la cause.

Samedi 19 juin

Toujours aussi chaud !

Nous quittons Gazli par une avenue très large mais comme souvent très mal entretenue : c’est typique des villes ici, et, d’après ce que l’on croit savoir, c’est tout à fait dans le style de la démesure stalinienne… Nous faisons route vers Boukhara avec toujours une alternance de chaussée en mauvais état et en assez bon état. Nous essayons de faire le plein, on peut trouver effectivement du gasoil au marché noir mais on nous demande à un endroit 2 000 soums le litre et à un autre 1 500 alors que le prix normal est un peu moins de 1 100 ! Nous espérons qu’à Boukhara, grande ville de 250 000 habitants, nous pourrons trouver notre bonheur ! Finalement, nous tournerons pendant 1 heure 30 avant d’en trouver à 1 200 soums le litre et encore, vu l’état des pompes, sans compteur, nous ne sommes pas sûrs d’avoir eu la quantité demandée et payée.

Nous allons au centre de Boukhara et trouvons un endroit sympa à côté d’un petit square où, en plus, se trouve un tuyau avec de l’eau potable qui coule en permanence. Nous sommes contre le mur de la Madrasa Koukeldach, près de la place Lyab-i-Haouz donc au centre même de tout ce qu’il y a à voir à Boukhara !

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Nous faisons un premier tour en ville autour de la place et on va passer un moment à un cyber café en bordure de la place qui accepte notre ordinateur. C’est vrai que ce cyber café fait aussi un peu sauna…

La nuit est très chaude et très bruyante. Certainement du fait que nous soyons samedi soir, les restaurants autour du bassin de la place Lyab-i-Haouz ont installé un DJ pour leurs nombreux clients qui ne doivent plus s’entendre discuter entre eux. Bruits de voitures, des voix,…

Dimanche 20 juin

Le thermomètre descend un peu dans la nuit (27° dans le fourgon à 6 heures) mais Yves a du mal à évacuer la chaleur emmagasinée dans la journée : tout est chaud dedans, matelas, oreillers, vêtements, aliments, « boiseries », … Nous arrivons à dormir quelques rares heures. Malgré le soleil qui cogne à nouveau, nous partons visiter la ville. Beaucoup de madrasas (ou medersas), des mosquées, le minaret Kalon de 47 m de haut avec ses 14 bandeaux décoratifs tous différents. Et toujours ces faïences et céramiques en bleu et vert mais ici, on trouve également beaucoup plus de jaune et de rouge.

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Les marchés couverts, bien que les articles proposés, répétitifs d’une boutique à l’autre soient des purs produits touristiques, sont agréables : très hauts avec de nombreuses petites coupoles sur le toit apparemment pour permettre d’évacuer la chaleur. En dehors de ces marchés, les marchands à touristes sont partout, entre les monuments, à l’intérieur des monuments. Nous les trouvons plus « agressifs » qu’à Khiva et retrouvons là le côté désagréable de certains souks tunisiens avec la formule qui tue « c’est pas cher ! ».

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Nous visitons ensuite l’Ark (la place forte), immense forteresse dont l’extérieur est tout en rondeur. Malheureusement, l’intérieur est décevant : plusieurs petits musées qui mériteraient un bon dépoussiérage et une meilleure mise en scène et toujours et encore, des marchands à touristes. L’entrée est payante, les prix sont affichés mais, bizarrement, une guichetière nous montre une autre feuille avec des prix 50% plus chers. Nous refusons de payer et finalement, nous obtenons le prix affiché.

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Bien sûr, dès que l’on s’écarte un peu du circuit touristique bien préparé, bien aménagé, on retrouve la vie des habitants. Autant les voies royales qui conduisent d’un monument à un autre sont pavées, goudronnées, nettoyées, autant les ruelles des citoyens ouzbèks ne sont que terre et poussière, caniveaux à ciel ouvert et ordures dans les coins.

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Petit repas au restaurant sur la place Lyab-i-Haouz, nouvel internet puis départ vers Samarkand. On voudrait également aller voir 2 mausolées un peu excentrés mais, en fourgon, nous n’y parvenons pas en raison des sens interdits et sens uniques. Tant pis, nous abandonnons et décidons d’aller chercher un peu de fraîcheur dans les monts du Guissar-Alaï. Cela nous fait une petite déviation en passant par Nurata, nous devons bien sûr traverser encore un petit morceau du désert Kyzil Koum, le rouge- mais que ne ferait-on pas pour quelques degrés en moins ! Déception : les montagnes sont aussi pelées que la plaine, par-ci, par-là, on voit bien quelques oasis de verdure autour des villages et quelques maisons isolées avec des arbres mais nous remarquons que tous les arbres se trouvent dans les cours des maisons bien entourés par des murs ou des clôtures, certainement pour éviter que les animaux en liberté, les chèvres principalement, ne les dévorent. Nous trouvons un endroit agréable au bord de la roue avec un seul grand arbre. Il fait un petit moins chaud, nous arriverons à mieux dormir.

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Lundi 21 juin

 

Toujours à la recherche d’un endroit ombragé et calme mais peine perdue. Nous prenons un Ouzbek en panne et le déposons 30 km plus loin. Bien sûr, il veut nous dédommager pour le carburant. Samarkand est à environ 200 km : nous décidons d’y aller et de prendre pour 2 nuits un hôtel.

Comme d’habitude, la route est parfois en mauvais état (trous, ornières,…) et parfois en bon état. Nous demandons souvent notre chemin car il n’y a pratiquement pas de panneaux de signalisation en particulier dans les villes. Malgré cela, nous nous trompons 2 fois : la première fois, un monsieur monte dans le camion et nous remet sur le droit chemin. La deuxième fois, nous roulons une bonne dizaine de kilomètres avant de nous en rendre compte puis faisons demi-tour. En ville, c’est pareil, pas de panneaux et on ne trouve pas le nom des rues, si toutefois ils sont marqués. Il faut que nous trouvions un monument, que nous le replacions sur le plan et là, ça va mieux !

Nous arrivons au centre, près du Registan (la place qui servait aux grands rassemblements et aux exécutions autrefois) et trouvons l’hôtel Jony : 40 $ la nuit, c’est acceptable. Une fois le soleil couché, nous allons nous promener en particulier sur la Tachkent Kochasi : grande avenue « moderne » avec surtout des magasins pour touristes (souvenirs, tapis). Bien que très bien entretenue, avec des arbres et de la verdure, tout cela reste vide et froid, trop régulier, trop bien ordonné. C’est pareil sur la grande place à côté du Registan : bien que ce soit un des rares endroits où nous ayons vu des fontaines couler, il manque un petit souffle de vie pour rendre cet endroit vraiment agréable.

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Mardi 22 juin

 

Visite donc de Samarkand. Soleil mais c’est tenable surtout après une bonne nuit réparatrice. Il y a beaucoup de verdure dans la partie « touristique » de la ville avec de larges avenues bordées de grands arbres, des massifs de fleurs, des fontaines. Dès que l’on s’en éloigne un peu, nous retrouvons des ruelles sans goudron ou des rues pleines de trous et d’ornières.

Nous retournons, par la Tachkent Kochasi jusqu’à la mosquée de Bibi Khanoun : des fissures, des briques manquantes, le vide à l’intérieur à part les oiseaux et les marchands, de la démesure aussi : l’entrée principale mesure 35 mètres de haut ! Encore une fois, il faut discuter le prix à l’entrée et nous obtenons un « discount » comme disent les guichetières à 3 000 soums chacun. Bien sûr, à ce prix on n’a pas droit à un ticket d’entrée !

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Le Bazar Siob juste à côté propose des fruits secs, des légumes, des fruits, des œufs, quelques tissus et vêtements. A peine regarde-t-on quelque chose qu’un marchand fond sur nous pour essayer de vendre. Un peu désagréable.

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Le Registan avec ses 3 madrasas n’est pas loin : celle d’Ulug Beg a un côté « charmant » avec ses deux tourelles penchées d’un côté et de l’autre et ses portes et fenêtres un peu de travers. Les lions de celle de Chir Dir ne sont pas trop top et la Tilia Kari est bougrement dorée ! Ces bâtiments sont immenses, recouverts de faïence où domine le bleu timour. De nombreuses anciennes cellules des étudiants sont occupées par les éternels marchands de souvenirs : « pas cher… »

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Nous reprenons le fourgon pour aller dans d’autres parties de la ville et jetons un coup d’œil au mausolée de Gou Emir que nous ne visiterons pas. On tourne et on retourne autour de la statue de Timour avant de trouver le parc Navoï qui nous déçoit quelque peu. On le longe en fourgon avant de trouver le restaurant Venezia indiqué par le guide. Visite ensuite de la nécropole Chah-i-Zinde, avenue de tombeaux avec toujours la même architecture, les mêmes briques de terre et les mêmes émaux.

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On réussit à trouver le musée de l’observatoire d’Ulug Beg mais il est fermé aujourd’hui : nous essaierons de le voir demain en partant car il est sur la route de Tachkent. Nous avons tourné et viré en ville car, bien sûr, il n’y a pratiquement pas de panneaux. La circulation est assez fluide surtout lorsqu’on se trouve dans ces larges avenues mais les conducteurs ne sont pas très agréables : ils klaxonnent souvent et fort surtout, par exemple, lorsque vous ne démarrez pas assez vite à un feu vert. Du coup, Jean-Jack se met à les imiter et joint son klaxon aux leurs. On ne comprend pas pourquoi on voit des enfants dans les rues : horaires d’école particuliers, vacances scolaires ? Les femmes sont en général habillées de robes aux couleurs vives.

Retour en fin d’après-midi à notre hôtel où nous attend la clim !

Mercredi 23 juin

Ce matin, le musée de l’observatoire est toujours fermé. Dommage, cela nous aurait certainement changé un peu des mosquées, madrasas et autres bâtiments du même type. On dit au revoir à Samarkand et à ses balayeuses de rues et de routes : elles sont nombreuses avec leur chasuble fluo orange à balayer le bord des avenues, à enlever graviers et autres détritus laissés par les automobilistes.

Nous faisons route vers Tachkent à 300 kilomètres de là. La chaussée est assez mauvaise sur cette « autoroute » sur les 200 premiers kilomètres puis elle s’améliore sensiblement mais il faut toujours être vigilant. Très régulièrement, il y a un barrage de police : on passe sur une seule voie puis il y a une suite de 2 « stop », sur quelques mètres ; à cet endroit, la chaussée est, volontairement, tellement mauvaise qu’on est obligé de s’arrêter. Un ou plusieurs policiers sont là, leur bâton rouge à la main et il suffit d’attendre pour savoir quel automobiliste ils vont désigner avec. Cette présence policière est pénible même si, pour notre part, jusqu’à présent, nous n’avons pas eu à en pâtir.

Cultures, verdures, arbres se trouvent de nouveau tout le long de la route. C’est le temps des moissons, des melons blancs et des pastèques. Les vendeurs de pastèques et de melons sont nombreux le long des routes de même d’ailleurs que les vendeurs d’un peu de tout, en particulier de boissons. En ville ou entre les villes, ils sont au bord de la rue ou de la route, un petit étalage avec quelques bouteilles exposées, parfois un congélateur pour garder les bouteilles au frais et ils attendent le client. Petit détail de la vie ouzbèke : il y a souvent devant les maisons des particuliers le long des rues, près d’un lieu de travail, devant les cafés, des sortes de plateforme d’environ 2 mètre sur 2, surélevées, avec un dossier sur 3 côtés, des matelas ou des couvertures dessus et une table au centre. Elles servent à se reposer, dormir, boire ou manger.

Après avoir essayé plusieurs fois, nous trouvons enfin une station qui veut bien nous vendre du gasoil pour 1 000 soums le litre. Pompe archaïque qui ne doit pas connaître le contrôle des poids et mesures bien souvent. Une nouvelle fois, nous sommes persuadés de nous « faire avoir » sur la quantité à moins que notre jauge ait un problème de fonctionnement. En plus, le pompiste particulièrement dégourdi arrose Jean-Jack de gasoil. Quel plaisir !

Nous arrivons à Tachkent et, pour une fois, trouvons facilement où nous sommes en ne demandant que 2 fois ! Nous nous garons finalement sur un parking en plein dans le Parc Navoï, juste à côté du « magnifique » Palais de l’Amitié et des Peuples. Nous faisons le tour de ce bâtiment de l’époque stalinienne. Notre guide exagère un peu lorsqu’il écrit « on dirait une station d’alunissage tirée d’un décor de film des années 1950« . Toujours est-il qu’il abrite une salle de concert et, justement ce soir, il y a un groupe britannique qui officie si bien que nous voyons vers 19 heures notre parking se remplir rapidement ! A côté de ce Palais, se trouve également le « Palais des Mariages » de l’ère Khrouchtchev, tout en rose (nous le dédions à Jany et à sa petite fille préférée…) mais également le Oliy Majlis, le Parlement ouzbèk qui, mentionne notre guide, est « un bâtiment bien gardé dont le rôle consiste pour l’instant à enregistrer les décrets présidentiels« .

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Vers 21 h 30, le concert se termine et nous nous retrouvons tout seuls sur ce parking (nous avions demandé à un policier si nous pouvions y passer la nuit : « pas de problème »). Nuit tranquille, un peu de circulation sur l’avenue proche mais nous sommes dans une ville de plus de 2 millions d’habitants. Une toute petite pluie dans la nuit, ouf !

Jeudi 24 juin

Nous laissons Yves sur le parking et décidons de nous déplacer en métro dont la station est toute proche. Les tickets sont en fait des petites jetons en plastique bleu et ne coutent que 500 soums l’un soit à peine 25 centimes d’euros. Il y a 3 lignes de métro qui couvent bien la plupart des sites touristiques de la ville. Une fois qu’on a compris leur système de signalisation, c’est facile de se repérer d’autant plus qu’il y a une forte présence d’employés du métro pour demander. A 2 reprises, nous nous faisons gentiment rappeler à l’ordre par des policiers en photographiant le métro : c’est formellement interdit ! Toutefois, on ne nous demande pas d’effacer les photos déjà prises !

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Nous descendons d’abord sur la place de la statue équestre de Timour car nous voulons aller à l’ambassade de France, voisine de cette place. Une heure plus tard, après avoir fait une fois et demi le tour de cette grande place malgré les grilles tout autour qui parfois nous empêchaient de rejoindre le trottoir, après avoir constaté que le plan du guide Lonely Planet ne correspondait pas toujours avec la réalité, après avoir demandé à plusieurs martiens (les petits hommes verts omni présents), nous y arrivons enfin !

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Contrairement à Tbilissi, le bâtiment est magnifique et, contrairement à Tbilissi aussi où le consul nous avait aussitôt reçu, l’accueil est minimaliste. On nous donne un joli badge « Visiteur » après nous avoir inscrit dans un registre et on nous fait attendre dans le hall d’entrée. C’est une employée qui viendra répondre à nos questions mais comme elle en ignore les réponses, il faut chaque fois qu’elle aille se renseigner. Il nous faudra finalement plus d’une heure pour savoir que le Kirghizistan est fortement déconseillé et que sa frontière est fermée (!), que la frontière avec le Kazakhstan se trouve sur l’autoroute en direction de Chimkent (l’autre est réservée aux « locaux »), et qu’il faut être enregistré auprès de l’OVIR (bureau des visas et de l’enregistrement) mais comme nous sommes des itinérants (pas d’hôtel), ce n’est pas la peine d’y aller… Pour compenser cela, l’ambassade nous délivre une « Attestation de protection » dans laquelle l’Ambassade « certifie et atteste » que nous sommes « inscrits en protection, à l’Ambassade de France à Tachkent« . En outre, « l’Ambassade de France en République d’Ouzbékistan serait reconnaissante aux autorités ouzbeks de les laisser circuler librement« . Surtout, maintenant que nous avons pratiquement terminé notre séjour ici. Finalement, ce document ne nous sera d’aucune utilité à la frontière mais nous l’avions, au cas où…

Fort heureusement, à quelques mètres de l’ambassade se trouve le restaurant « Efendi » qui sert de la cuisine turque qui ne vaut pas du tout celle servie en Turquie. Nous allons ensuite visiter le musée des Beaux-arts. Beaucoup de magnifiques travaux sur bois (portes, tables, tabourets, quelques meubles aussi) et de marqueterie, de nombreux tapis et des tentures en soie brodée sur coton et quelques tableaux intéressants. « Des artistes soviétiques, comme Benkov ou Volkov sont toujours en vedette, mais l’indépendance a renvoyé aux enfers nombre de toiles de propagande au bénéfice de scènes de bazar toujours colorées » explique notre guide ; il en reste tout de même quelques unes…

Nous reprenons ensuite le métro pour aller au Bazar Chorsu reconnaissable à son immense dôme vert. C’est immense, il y a des dizaines et des dizaines de stands regroupés comme il se doit par catégories : fruits, légumes, fruits secs, épices, douceurs, fromages, …). Les allées sont larges, les produits très bien présentés. Malgré le nombre important d’acheteurs ou de visiteurs, ce n’est pas encombré ni stressant. On fait quelques achats, le marchand de raisins secs nous parle de Zizou et du score 0 à 2 contre le Mexique….

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Retour au parking et de nouveau petit restaurant pour finir de dépenser nos soums car demain, nous devrions sortir de l’Ouzbékistan. Près de notre parking, le seul restaurant ouvert que nous trouvons est un restaurant … turc !

Vendredi 25 juin

Forts des renseignements fournis par l’Ambassade de France, nous allons vers Tchernaevka, sur la route de Chimkent (Kazakhstan) et nous trouvons là une frontière fermée, accessible uniquement aux piétons ! Une personne nous indique qu’il faut que nous allions à Yallama pour franchir la frontière. Un peu plus loin, un policier nous indique que c’est effectivement à Yallama qu’il faut aller et que ça se trouve à environ 70 km plus au sud, sur la route de Samarkand. Confirmation encore plus loin par un deuxième policier. Et c’est exactement cela. On ne saura finalement jamais s’il existe réellement un autre poste frontière ouvert plus au sud…. Sur la route (fort heureusement, c’est la partie en bon état) à la circulation dense, nous repérons 2 Land britanniques qui vont également au Kazakhstan. Nous les suivons puis nous les précédons à la frontière et nous ferons les démarches ensemble.

2 heures 30 pour passer les 2 frontières mais parce que les démarches sont longues. Les douaniers ouzbeks sont surtout intéressés par le fourgon et une dizaine d ‘entre eux viendront le visiter. La fouille est un peu plus minutieuse du côté kazakhe mais ce qui semble intéresser quelques douaniers, ce sont surtout les « souvenirs » que nous pourrions leur laisser. Les petits stylos que nous avons ne les intéressent pas, ils auraient préféré du « vino » français ou des parfums. Heureusement qu’ils n’ont pas ouvert tous les cartons car ils auraient découvert les 3 bouteilles que nous emportons pour les grandes occasions !

Et nous voici donc de nouveau au Kazakhstan. Nous voulons être dimanche soir à Almaty (ancienne Alma Alta) pour nous occuper du 2° visa russe et du visa mongol. On va peut-être essayer de passer carrément par une agence pour nous simplifier la tache.

Bivouac sur une station service abandonnée apparemment mais le soir, une personne qui en possède les clés vient y dormir : elle nous autorise sans problème à rester là pour la nuit.

Dernier point sur l’Ouzbékistan :

* il y a énormément de petites voitures semblables, ce sont des Daewoo, « Matiz », de la même couleur. Les bus-taxis-collectifs sont également des Deawoo, si petits qu’on se demande bien comment ils parviennent à y faire pénétrer une dizaine de personnes dedans voire plus !

* On a joué au jeu des 7 familles sur la route : dans la série dangers ouzbeks, nous avions vaches, chiens, conducteurs, trous, ornières, poussière et pistes ! 

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