Tunisie (Djerba)

11 au 18 octobre 2009

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Dimanche 11 octobre 2009

20 heures : nous voici donc à l’aéroport de Marignane pour un départ prévu à 22 heures. Première file d’attente pour récupérer nos billets. Des dizaines de voyageurs pour plusieurs vols différents et une seule personne au guichet ! Nous attendons patiemment notre tour pendant une bonne heure ! Enregistrement des bagages puis la sempiternelle fouille à la douane. Promovacances, notre voyagiste avait omis de nous signaler que notre vol transitait par Lyon où nous resterons dans l’avion mais attendrons ¾ d’heure la descente puis l’embarquement de nouveaux passagers. Vol sans histoire avec seulement un sandwich caoutchouteux dont on n’arrive pas trop bien à définir le contenu et, enfin l’arrivée à l’aéroport de Djerba vers une heure du matin (une heure de décalage avec la France où il est 2 heures). Plusieurs vols arrivent pratiquement en même temps, des centaines de passagers se retrouvent dans le grand hall de la douane où seulement 3 douaniers officient ! C’est dire que, une nouvelle fois, l’attente est longue ! Après la récupération de nos bagages (ouf, il n’en manque pas !), nous montons dans le car qui doit nous conduire à l’hôtel Haroun. Le moteur est en marche mais là aussi, sans qu’on sache pourquoi, nous attendrons  presque ¾ d’heure avant de démarrer. A l’hôtel, il nous faut remplir une nouvelle fiche avant d’avoir enfin la clé de notre chambre : il est 3 heures du matin quand nous pouvons nous allonger.

Lundi 12 octobre 2009

Une nuit bien courte qui ne nous empêche pas de profiter pleinement du buffet du petit déjeuner. Après la réunion traditionnelle d’informations touristiques diverses, nous attaquons notre première séance de thalasso : massage aux huiles essentielles particulièrement apprécié par tous, hammam, gommage « pour pouvoir bronzer sur une peau bien propre » explique la responsable. D’après le descriptif sur le site du voyagiste, nous devions avoir une quatrième journée de soins gratuite mais l’information n’a pas suivi jusqu’au centre de soins ! Vers 13 heures, nous allons manger devant l’hôtel, au restaurant « le Moulin ». Agréable. Le reste de la journée se partage entre siestes, jeux de cartes, piscine, découverte des alentours, …
Piscine de l'hôtel Haroun  Hôtel Haroun

Mardi13 octobre 2009

Une bonne nuit de sommeil avant d’attaquer un petit-déjeuner copieux et varié. De nouveau nous goûtons au plaisir du hammam et du massage avec 3 soins ce matin un peu identiques à ceux de la veille. Même si nous trouvons cela fort agréable, le terme de « thalassothérapie » nous semble un peu exagéré : l’espace est très limité ainsi que les installations et les soins proposés.

Après une petite séance de piscine (la température de l’eau n’est pas très élevée, nous sommes tout de même milieu octobre), nous prenons 2 taxis et allons à Houmt Souk, chef-lieu de l’île (« la capitale » disent certains djerbiens). Cette petite ville, la plus importante de l’île n’est qu’à une douzaine de kilomètres de l’hôtel. Nous parcourons une partie de la campagne aux champs parsemés d’oliviers. Les constructions vont bon train : l’île compte 136 hôtels et ce n’est pas fini ! Les villas sont nombreuses et nombre d’entre elles nous paraissent fermées. Sont-ce des résidences d’été, des locations ?

A Houmt Souk, nous déambulons longuement dans le souk, pénétrons dans maintes boutiques, parcourons les rues étroites. Bien sûr, à la faveur de quelques achats, nous participons pleinement au sport national : le marchandage. Vers 1 heure, nous trouvons un restaurant qui nous propose ses bricks, couscous et tajines.

Une rue du souk de Houmt-Souk  Poteries à Houmt Souk

Après une petite halte dans un salon de thé, nous rejoignons notre hôtel et finissons la journée avec, au choix, piscine, jeux de cartes, mots croisés, scrabble, …

Mercredi 14 octobre

Journée presque routinière : derniers soins un peu semblables aux 2 journées précédentes, repas de midi pris au restaurant « le Moulin », de l’autre côté de la rue. L’accueil y est agréable, la nourriture bonne, les prix corrects (environ 7 euros par personne pour un repas complet ; certains regretteront l’absence de vin à table mais on en trouvera le soir, au restaurant de l’hôtel…).

le-moulin

Le reste de la journée est consacré, au choix, à la sieste, au bronzage à la mer et à la baignade, promenades dans le quartier, lèche-vitrine, jeux de cartes, scrabble ou mots croisés, lectures, … Nous en profitons pour préparer nos futures excursions : le tour de l’île et quelques visites touristiques sur le continent. Le soir, nous allons prendre le thé au Moulin pour récupérer les coordonnées d’un taxi pour 8 personnes. Thé et pâtisseries tunisiennes nous sont offerts.

scrabble

Jeudi 15 octobre

Ce matin, Ôguste et 3 « Gazelles » reprennent le taxi en direction de Houmt Souk pour un nouveau petit tour dans le souk et, surtout, au marché qui se tient ce jour-là. Ils reviendront avec quelques achats supplémentaires : paniers, sacs, tee-shirts, chaussures, …

poteries
marché

Pendant ce temps, Chantal et les 3 autres « Gazous » se promènent dans la zone touristique : les hôtels y sont nombreux ainsi que les constructions en cours. Parfois, elles paraissent depuis longtemps abandonnées. Les échafaudages nous surprennent, on a l’impression que les normes de sécurité ne doivent pas être équivalentes aux nôtres !

constructions1  constructions2

Après avoir goûté une délicieuse « gargoulette d’agneau » (sorte de ragoût : légumes, viandes et épices sont mis dans une jarre fermée et cuisent au four pendant 2 heures), nous montons tous dans le grand taxi que nous avons réservé pour faire le tour de l’île. Première halte aux environs de Midoun pour voir, de l’extérieur, une mosquée et les grandes terrasses destinées à recevoir l’eau de pluie. Nous admirons également les oliviers, plusieurs fois centenaires. Les champs d’oliviers sont omniprésents avec, ça et là, quelques palmiers dattiers. Les cactus semblent se plaire ici : souvent, ils sont utilisés comme clôtures.

mosquee  olivier

Sur la route de Guellalla, nous nous arrêtons de nouveau pour voir, toujours de l’extérieur, des maisons berbères. Construites au milieu des champs, elles pouvaient ainsi être agrandies au fur et à mesure de l’accroissement de la famille au cours des mariages des enfants. Le puits restait bien sûr l’élément essentiel de la propriété. Pour puiser l’eau, le moteur électrique a peu à peu remplacé le dromadaire…

maison

Près du village d’Er Rhiad, nous faisons une halte à l’huilerie, goûtons et achetons quelques bidons d’huile. C’est également près de ce village que se trouve la synagogue la Ghriba, victime, en 2002 d’un attentat faisant plusieurs morts principalement de touristes allemands. Visite décevante où les déguisements sont de rigueur…

synagogue  synagogue  synagogue

Ensuite, nous traversons Guellala, village de potiers, sans nous arrêter aux nombreuses échoppes qui garnissent le centre ville. Nous gravissons en taxi la colline la plus élevée de l’île qui culmine à 52 mètres d’altitude et passons un moment à visiter l’agréable musée qui s’y trouve. Sur 4 000 m², il présente, au travers de scènes de vie quotidienne (principalement le mariage), de nombreux costumes et objets de Djerba et d’autres régions tunisiennes. La présentation est aérée, les commentaires sont en plusieurs langues dont, bien sûr le français; les touristes sont vraiment très peu nombreux.

musee

Près de Guellala, notre guide nous propose la visite d’un potier. Bien que n’ayant pas l’intention d’acheter quoi que ce soit, nous acceptons volontiers et ne le regrettons pas. Le lieu est pittoresque avec toutes les cruches, jarres,… entrant dans le décor des murs. Nous pouvons voir l’intérieur d’une maison djerbienne, assister à un joli coucher de soleil et admirer la dextérité du potier au tour manuel. Nous ressortons bien sûr avec de nombreuses poteries…

  potier

Nous passons près d’un lac salé en rentrant mais il fait déjà presque nuit à 18 heures et nous ne voyons pas grand chose. Nous prenons rendez-vous avec le taxi pour samedi pour une balade d’une journée sur le continent.

Vendredi 16 octobre

Ce matin, un nouveau taxi (2 en fait puisque les taxis jaunes de l’île ne peuvent prendre que 4 passagers maximum) nous conduit à Midoun où se tient le marché hebdomadaire. Nous passerons la matinée à déambuler parmi les stands de vêtements, bijoux, poteries, … et, bien sûr, nous continuerons avec plus ou moins de bonne fortune à nous initier au difficile art du marchandage. A midi, nous prenons notre repas dans un restaurant de Midoun que le guide d’hier nous avait indiqué : un peu cher et finalement pas terrible. Nous regrettons « le Moulin ».

Dans l’après-midi, nouveau petit tour dans le souk de Midoun et nous nous séparons : certains retournent à l’hôtel alors que d’autres préfèrent aller voir l’écomusée du Djerba Explore Parc près du phare de Tourgueness. Dans ce parc se trouvent également un Musée d’art religieux et une ferme aux crocodiles. Malheureusement, le billet d’entrée ne propose qu’une entrée groupée pour les 3 visites (12 dinars) : nous y renonçons et nous retrouvons tous à l’hôtel un moment plus tard. Comme d’habitude, repos, cartes, lecture, …

Le soir, le restaurant de l’hôtel a sorti ses nappes rouges et mis des bougies sur les tables : repas typiquement tunisien suivi, pour les courageux après 22 heures d’un spectacle de musique tunisienne : seuls Babeth et Georges en profiteront un peu….

Samedi 17 octobre

A 8 h 30, nous embarquons dans notre taxi pour parcourir un peu le sud tunisien. Nous empruntons d’abord la route qui recouvre l’ancienne chaussée romaine qui reliait l’île au continent sur une longueur de 7 kilomètres. Actuellement, elle est longée par 2 grandes conduites d’eau qui amènent l’eau potable du continent à l’île. A perte de vue s’étendent d’immenses champs d’oliviers. La Tunisie est le 3° producteur mondial d’olives. Dans l’ensemble, les champs sont remarquablement bien entretenus, les oliviers très espacés. La récolte commence en novembre et mobilise pendant environ 2 mois des milliers de saisonniers.

Nous faisons une première halte, sur la route de Tataouine, près du lac salé de Sebkhet el Melah. Actuellement sans eau, il est entièrement recouvert de sel tel un marais salant. Le spectacle est impressionnant.

Notre prochaine étape sera la ville de Médenine. Nous découvrons enfin un souk accueillant ouvert moins aux touristes qu’aux 10 000 habitants de la ville. A aucun moment nous ne serons harcelés par les commerçants, nous pouvons tranquillement flâner entre les étals sans être interpellés. Les prix sont presque fixes et ne souffrent guère de marchandage. Nous découvrons là un visage de la Tunisie qui est certainement plus proche de la réalité. C’est dans cette ville également que nous découvrons les restes des greniers fortifiés (ksour) où des cellules (ghorfas) servaient de silos. A l’origine, Médenine disposait de 6 000 ghorfas ! Ce qui en reste ne nous donne qu’une petite image de ce que devait être la ville autrefois. C’est dans ces ghorfas que s’est installé un petit écomusée regroupant des objets utilisés autrefois, reconstituant des scènes de vie des berbères.

  

Nous traversons ensuite le marché et découvrons plusieurs groupes de personnes jouant à même le sol à un jeu appelé d’après le guide « la chasse au diable« , sorte de jeu de dames joué avec des pierres et des graines.

  

Par la route de montagne qui traverse le Bas Atlas, nous arrivons à Toujane magnifique village berbère accroché à mi pente.

C’est ensuite Matmata, la ville troglodyte. Il y avait, toujours d’après notre guide près de 700 maisons autrefois : seules 200 seraient encore utilisées, de nombreux habitants ayant rejoint Matmata-Nouvelle, plus proche de Gabès. Le guide Hachette commente ainsi cette ville : « L’aspect irréel que conserve le paysage provient de cratères qui entaillent en grand nombre le vaste plateau nu. Ces cratères sont les ouvertures de vastes maisons souterraines, véritables puits profonds de 8 à 10 mètres et d’un diamètre de 15 mètres en moyenne. Le fond constitue le patio. Tout autour des chambres ont été creusées« . C’est d’ailleurs dans une de ces maisons transformée en auberge de jeunesse que nous prendrons notre repas de midi.

    

Sur la route, nous passerons par Matmata-Nouvelle, ferons une petite halte à Gabès et rejoindrons l’île en empruntant le bac. Plus nous allions vers l’est, plus les oliviers laissaient la place à quelques palmiers qui eux-même s’effaçaient peu à peu au profit de quelques touffes d’herbe rase. Autour de Matmata, le paysage était quasiment lunaire avec ses nombreux cratères. Souvent, la seule indication de la présence d’une maison était le fil électrique partant d’un poteau et plongeant sous terre ou encore la présence d’une cheminée surgissant brusquement de terre.

Dimanche 18 octobre

Retour à la maison ! Horaires prévus : départ de l’hôtel 15 h 15. Avion à 18 h10. Arrivée à Marseille à 23 h 20. Donc, nous allons de nouveau transiter par Lyon et passer 4 heures dans l’avion pour un voyage qui ne pourrait durer qu’une heure trente s’il était direct. La joie ! En fait, notre avion ne partira qu’à 19 h 10 et nous serons à Marignane vers minuit 30 seulement donc 4 heures 20 dans l’avion…

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