Brésil (2)

6 au 15 avril 2009

 

Lundi 6 avril : Ilha do Mel

 

          Le compte-rendu est écrit sur l’embarcadère de l’Ilha do Mel, en attendant le bateau qui nous ramènera à Paranagua. Journée chaude mais avec beaucoup de nuages (on ne s’en plaint pas !). Ce matin, à 9 h 30, nous nous installâmes confortablement sur le bateau qui devait nous conduire à l’Ilha do Mel. Le contrôleur passe, nous présentons notre argent mais non, il faut acheter des billets avant de monter ! Vite, Jean-Jack court aux guichets, demande 2 fois où ils se trouvent et revient avec les 2 billets. Le bateau attendait… Il file, file, file… Notre guide nous indiquait 40 minutes de traversée mais, en fait, il faut 2 heures ! Le dernier bateau pour le retour est à 16 h 30. Du coup, nous modifions nos projets et débarquons à Nova Brasilia. Si on avait sur, on aurait prévu de rester une nuit sur l’île ! Cela aurait été d’autant plus agréable que cette île ne dispose d’aucune voiture ou véhicules à moteur ! Seulement quelques rares vélos et des petites charrettes pour transporter bagages et matériel d’un point de l’île à l’autre. Quelques restaurants ont bien un peu de musique forte mais les nuits doivent être très calmes.

          Pas de routes donc, seulement quelques chemins de sable au milieu d’une végétation tropicale aux arbres relativement petits (seulement 2 à 3 mètres de haut). Le long du chemin, près de Nova Brasilia, les pousadas se succèdent. Quelques bungalows aussi puis c’est la nature. On fait le chemin jusqu’au Farol das Conchas, le phare construit en 1860 par une entreprise écossaise. L’ascension est facilitée par un chemin pavé.

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         Nous nous arrêtons à la plage voisine, la praia do Farol et apprécions la douce fraîcheur de l’eau. Sur cette grande plage, nous ne sommes que 2 couples ! A nous les vagues et le sable propre ! En repartant, on tombe sur le restaurant Mar e Sol indiqué par le guide. On se fait une douce violence pour y manger une assiette à la Brésilienne (énorme) de crudités, poisson, crevettes, frites. Bien bon ! On longe la Praia Grande pour faire une grande boucle dans la forêt avant de revenir à Brasilia. Les chemins sont très bien balisés mais, à un moment, on se fie à notre instinct plutôt qu’à une pancarte. Au cas où il faille faire demi tour, nous allongeons le pas et tombons pile sur l’embarcadère. Finalement, nous sommes donc en avance et prenons le temps de rédiger le compte-rendu.

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         Après une bonne douche, nous allons au restaurant « por kilo » indiqué sur notre guide à une centaine de mètres de l’hôtel. A l’emplacement indiqué, nada, nada ! Comme d’habitude, nous retournons manger dans notre chambre… Cette nuit, nous n’avons pas eu de musique seulement une voiture-sono passant sous nos fenêtres. Par contre toujours beaucoup de bruit : voitures, personnes parlant fort ou criant, télé, chats, … Le calme ne fut relatif que entre minuit et 4 heures !

Mardi 7 avril : Paranagua – Penha

 

          Journée de route, sur la route, de la route (ïra rodia ?).

          La nuit a été beaucoup moins bruyante côté voiture et voitures sonorisées. Par contre, on a eu la télé d’un voisin jusqu’à 3 heures du matin ! Il a fait aussi un tout petit moins chaud. Avant de quitter Paranagua, nous décidons d’aller visiter le Musée d’archéologie et d’histoire de la ville dont le guide dit que « pour une fois, on le regrettera pas ». Ce n’est pas loin de l’hôtel au bout de la rue du XV Novembre (il doit y en avoir une dans chaque ville). Mais, il est en travaux, donc fermé ! Nous faisons encore quelques photos du port et des rues de la ville.

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          Nous quittons donc Paranagua pour aller vers Florianopolis dans l’état de Santa Catarina avec quelques étapes.

          On remonte jusqu’à l’entrée de Curitiba avant de se lancer vers le Sud-Est et l’océan. On monte un peu (environ 900 mètres d’altitude) et on retrouve ainsi un peu de fraîcheur. Le paysage est très vallonné, la forêt tropicale est toujours aussi fournie et aussi belle.

          Nous faisons escale à Joinville pour le repas de midi. Nous ne trouvons pas le resto (végétarien) indiqué dans le guide (il est au numéro 12 de la rue mais celle-ci ne commence qu’au n° 13 d’un côté et 16 de l’autre ! Bizarre ! Où est donc passé le reste de la rue ?). Par contre, on en trouve un petit « por kilo » juste à côté du « garagem » où nous avons laissé la voiture en stationnement. Le guide décrit Joinville comme une cité propre et ordonnée en raison de l’importante présence de descendants d’origine allemande. Mais, encore une fois, ce n’est pas vrai. Jugements hâtifs à l’emporte pièce, sorte de caricature… En plus, la température atteint 33° !

          Quittons cet endroit après, néanmoins un excellent repas pour 3 euros. En voiture vers Penha, petite station balnéaire où nous avons bien du mal à nous repérer. Les sens interdits ne sont pas indiqués comme chez nous (nous en prenons 2 d’ailleurs), il faut faire attention aux panneaux aux croisements qui indiquent quelle direction on peut prendre. En plus, Ieda dèc’ à fond, ne tient pas compte des rues en sens uniques, nous dit de tourner alors qu’il n’y a pas de route… D’ailleurs, beaucoup de routes ou de rues ne sont pas cartographiées ce qui fait qu’on se trouve de temps en temps dans des zones toutes blanches ou jaunes… Nous lui clouons le bec et continuons au pif. On trouve finalement un petit hôtel sympas, récent, propre et tout et tout. Arrêt pour la nuit !

Mercredi 8 avril : Florianopolis et Santa Catarina

 

          Nuit rès chaude dans la chambre alors que l’air extérieur était plus frais d’autant plus qu’il avait fait une bonne pluie. Nuit très emmoustiquée aussi et c’est bien la première. Chantal s’est fait piquer plusieurs fois, Jean-Jack un peu moins.

          Départ pour Florianopolis (surnommée Floripa) station balnéaire aux nombreuses plages. On arrive à trouver la Praça XV de novembro et même le museu historica de Santa Catarina (ancien hôtel particulier aux plafonds tarabiscotés et colorés, aux planchers en bois que le touriste ne doit pas abîmer en mettant des sortes de patin aux pieds. Par contre, impossible de trouver le point info touristes ! On part ensuite vers le sud de l’île Santa Catarina. Le littoral, autour de Florianopolis est « bétonné », les immeubles nombreux mais peu à peu, la végétation reprend sa place, il n’y a plus que de petits villages. Nous arrivons à la Pousada Sitio dos Tucanos que nous avions repéré sur le guide et sur internet ce matin, à l’hôtel. La Pousada est vraiment perdue dans un coin de forêt, à flanc de colline. L’accueil est charmant et prévenant, le monsieur parle un peu français et beaucoup mieux l’anglais, la dame l’anglais. Tous deux sont d’origine allemande. Malgré le prix (120 Reals mais c’est un des moins chers de l’île), nous décidons d’y rester 2 ou 3 nuits) tant le cadre et les propriétaires sont agréables. Nous disposerons de 2 pièces : une chambre et un petit salon bien sympathique. Tant pis si l’océan et ses plages sont beaucoup plus loin que ce que le guide ne le laissait entendre !

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          Nous allons faire un petit tour de 20 minutes dans la forêt. Chantal aperçoit un toucan dans les arbres? On pourrait jouer à être perdu dans la forêt tropicale mais les 3 chiens de la Pousada nous accompagnent et ne nous lâchent pas d’une semelle ! Devant la Pousada, près d’un petit étang aux magnifiques nénuphars, il ya aussi un magnifique ara bleu (arara) Loli.

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          Les moustiques sont nombreux mais nous ne sommes pas inquiets pour cette nuit : moustiquaire aux fenêtres, prises anti-moustique et comble du confort, une grande moustiquaire pend du plafond de la chambre et enferme tout le lit dans une zone protectrice. La nuit commence à tomber vers 18 heures. Chantal s’installe dans un hamac sur la terrasse et Jean-Jack dans un fauteuil avec une cervejas bien fraîche : c’est l’heure de la lecture. Autour de nous, quelques grenouilles coassent, des insectes stridulent. Tout va bien.           Nous avons commandé un repas pour le soir. Finalement, nous le prendrons avec un autre couple et, surprise, il s’agit d’un couple de jeunes Genevois. Ils voyagent sur une durée plus courte, allant d’une grande ville à l’autre en avion. Nous passons une excellente soirée à échanger nos impressions et souvenirs de voyage d’autant plus que le repas est excellent.

Jeudi 9 avril : Santa Catarina

 

          Nous avons finalement décidé de passer 3 jours dans cette belle pousada nichée dans un coin de forêt et dont la propriétaire, Gerta, est si prévenante. La nuit a été fraîche jusqu’à devoir tirer la couverture sur le matin. Quel plaisir de n’en plus entendre le bruit des voitures mais seulement celui des insectes et, au matin, des oiseaux. C’est sacrément plus agréable. Sur les consiels de Gerta, nous allons faire un tour sur la côte sud-est de l’île qui devrait être oplus calme aujourd’hui : en effet, demain commence le week-end pascal et il devrait y avoir beaucoup plus de monde de ce côté là. La côte sud-ouest, moins touristique, sera pour demain.

          Nous emmenons les Genevois, Gaëtan et Ariane, jusqu’à la plage Armação. Pour notre part, nous irons nous baigner à la plage Campeche et visiter le lagoa de conceicão. Les pancartes de signalisation ne sont pas trop nombreuses, le plan donné par Gerta est succinct (juste la route principale). Bref, on manque la route de la plage et on se retrouve on ne sait trop comment devant le lagon après avoir affronté les embouteillages près de Florianopolis (on comprendra après que si les pancartes indiquent « centro », cela signifie « Florianopolis ». Il parait que, le long du lagoa il y a un sentier où marcher mais on ne voit que des immeubles et de magasins. Au retour, on s’oriente mieux et on trouve la plage Campeche. Quelques personnes, surtout des surfeurs mais la plage est immense, on ne risque pas de se marcher sur les pieds. Les rouleaux déferlent fort et, à tour de rôle, l’un d’eux nous ramène violemment vers le rivage. Impossible de nager, on se fait juste mouiller et soulever par les vagues mais c’est bien agréable avec la chaleur.

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         De retour à la Pousada, nous faisons une petite balade dans la forêt toujours accompagné des 3 chiens. On attend le soir où un repas spécial nous attend. En effet, notre hôte masculin est un adepte de l’ayuverda et a invité quelques personnes pour parler de cette médecine naturelle. Il a donc préparé un repas s’accordant avec l’ayuverda :boissons et plats à base de légumes et de fruits uniquement (ce qui ne l’empêche pas ensuite de déboucher une bouteille de vin rouge en écoutant de la musique). Tout est vraiment excellent et nous passons une bonne soirée à papauter avec Gaëtan et Ariane qui repartent demain, en avion, pour Rio.

Vendredi 10 avril : Santa Catarina

 

          Petit déjeuner à la brésilienne : en plus d’un grand choix, nous avons ici la qualité et une présentation soignée avec, en particulier un décor floral exquis. De quoi bien démarrer la journée.

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        Nous emmenons « nos » petits Suisses jusqu’à une plage proche de la Pousada. On doit se revoir vers 17 heures pour se dire au revoir.

          Pour notre part, nous avons pris la direction de la côte sud-ouest. Nous trouvons bien la route cette fois-ci mais il y a bien quelques kilomètres pavés : ça secoue beaucoup ! Nous trouvons ce côté de l’île beaucoup plus sympathique : petites maisons « ordinaires » au lieu de bâtisses neuves et immenses, d’immeubles. Il faut dire que les plages de sable sont peu nombreuses et réduites. Ce n’est donc pas très touristique au sens rentabilité.           Nous allons jusqu’à la pointe sud : la route se termine en cul de sac par un parking qui marque le début du sentier (trilha) permettant d’accéder à la plage des naufrageurs et au phare. Nous nous y engageons, montons, descendons, remontons, descendons, … La montée est rude d’autant plus que nous n’avions pas prévu nos chaussures de marche et que nous ne sommes qu’en espadrille ! Nous faisons halte pour pique-niquer au bord d’un petit rio et atteignons enfin le bord de l’océan : baignade avec, toujours, de très belles plages.

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        Nous ne restons pas trop longtemps afin de ne pas être en retard à la Pousada pour dire au revoir à Gaëtan et Ariane. Mais lorsque nous revenons vers 16 h 30, ils seront déjà partis : la circulation difficile aujourd’hui sur l’île leur a fait crainte du retard pour prendre l’avion. Ils laisseront à notre attention le reste de leur pesos argentin. Charmante attention ! Bon vol à eux. Le soir, il fait frais et sommes obligés de sortir une petite laine. Nous ne sommes que deux à prendre le repas : nous avions demandé du poisson et ne sommes vraiment pas déçus !

Samedi 11 avril : Praia Grande

 

          Après une nuit bien fraîche (avec couverture) et tranquille (sans voiture mais avec du vent), nous disons au revoir à Gerta et Harald. Nous revoilà sur la route pour un peu plus de 300 km aujourd’hui entre Floripa et Praia Grande.

          Le paysage avait commencé à changer entre Penha et Florianopolis : plus d’espaces plats et déboisés. Cela s’accentue en continuant notre trajet vers le sud. La forêt recule sur le haut des collines et il y a de plus grands espaces plans entre celles-ci. On y voit des troupeaux de vaches, parfois très nombreux, des champs de céréales déjà moissonnés et ce que nous pensons être des rizières.

          Nous nous arrêtons à midi à une churrascaria au bord de la route : c’est la première de Jean-Jack (le « terrien » a fait le plein de viande). Outre les habituels buffets abondamment garnis en salades variées et légumes (riz, haricots, pommes de terre, …), les différents morceaux de viande de b?uf sont grillés sur une grande brochette et servis au fur et à mesure du repas. Le serveur viendra 6 ou 7 fois jusqu’à ce que Jean-Jack lui demande d’arrêter. Un régal (quand on aime) !

          La route est plutôt pénible : des kilomètres de travaux (qui semblent souvent en attente), un revêtement mauvais et les Brésiliens (voitures et camions heureusement peu nombreux en ce samedi de fête pascale) qui foncent et essaient de nous dépasser.

          Nous réussissons cependant à arriver entier à Praia Grande (qui, malgré son nom n’est pas au bord de la mer). C’est apparemment le point de départ de balades vers les canyons mais, pour l’instant, nous sommes bien incapables de connaître l’endroit exact d’où elles partent ! L’office de tourisme à l’entrée de la ville nous a indiqué une pousada dans un Parc protégé. Après 6 km de piste nous y arrivons mais c’est complet (week-end de Pâques oblige). Nous revenons en ville et trouvons un hôtel assez confortable où nous devons être les seuls occupants : un peu de bruit en soirée puis c’est relativement calme pendant la nuit. On retournera demain matin à l’office de tourisme pour de plus amples informations.

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Dimanche 12 avril : Parque de Aparados da Serra – Canela

 

          Finalement, c’est l’hôtelier qui nous explique la route à prendre pour rejoindre Cambara do Sul et franchir ainsi une nouvelle « frontière » pour passer de l’état de Santa Catarina à celui de Rioi Grande do Sul, le 3° état de la région Sud du Brésil. En fait, il n’y a pas de route mais une piste : 41 km à travers les trous et les cailloux mais nous ferons cela tranquillement en 2 h 30, y compris les pauses paysagistes. La piste monte, monte, le paysage devient un peu « alpestre » : des espaces herbeux avec des vaches mais, quand on regarde dans la vallée, on voit des champs plutôt de couleur jaune (le riz qui mûrit ?). Des arbres couverts de fleurs blanches, rose clair et rose fuchsia parsèment les flancs des collines et longent la piste. Lors d’une pause photo, nous faisons quelques mètres en compagnie d’un joli renard pas du tout effrayé de notre présence !

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          Au bout d’une vingtaine de kilomètres sur cette piste, nous arrivons au Parque de Aparados da Serra (l’entrée des parcs est payante). Nous faisons une des balades proposée (a trilha do Vértice) qui nous conduit à un point de vue intéressant sur une cascade et un des canyons qui parsèment cette région. Petite cascade toutefois, nous attendons avec impatience celles d’Iguaçu… Le parc, d’après le guide, protège l’une des dernières forêts d’araucarias du pays.

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         On reprend ensuite la piste pour aller jusqu’à Cambara do Sul où nous retrouvons une route asphaltée pour atteindre Canela, terme de notre voyage aujourd’hui. Le paysage rappelle un peu la Lozère : sommets sans arbres mais avec des vaches, gros rochers disséminés ça et là, bois de pins plantés par l’homme, … Mais il y a toutefois de temps en temps des bouquets d’araucarias qui ne trompent pas le touriste…

          A Canela, nous trouvons facilement le point info ouvert malgré le dimanche de Pâques. Nous faisions une promenade en ville. Les rues principales du centre ville sont remplis de charmants lapins : au Brésil, en effet, ce ne sont pas les cloches qui amènent les ?ufs de Pâques mais les lapins. Il y en a de partout : entre les voies de circulation, sur les arbres, dans les magasins, … Très sympa !

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          Sur le chemin qui nous conduira demain au Parque do Caracol, nous avions repéré l’hôtel Provençal et son café Mistral. Hélas, il est fermé ! Nous nous rabattons alors vers la Pousada voisine, celle de Volta doa Mundo et nous ne regrettons pas notre choix : chambre spacieuse, confortable, agréable.

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        Nous retournons en ville le soir pour manger : là aussi, nous avions repéré une Churrascariua. Bien sur, elle est fermée ! Décidément, peu de restaurants sont ouverts le soir. Nous en trouvons néanmoins un petit qui propose « pizza a la minuta ». En fait, contrairement à ce qu’on croyait, ce sont 2 choses différentes : pizza, on connaît. « A la minuta » : c’est leur plat traditionnel (crudités, haricots, riz, frites, steak, œuf au plat) servi rapidement…

Lundi 13 avril : Parque do Caracol à Canela

 

          Nuit bien fraîche (2 petites couvertures et fenêtres fermées) et bien tranquille. Ce matin, nous faisons halte au Parc voisin, le Parque do Caracol qui est un parc très « humanisé » (herbe tondue, sentier empierré ou engravillonné, L’entrée de ces parcs nous paraît chère par rapport au reste (musées, niveau de vie, …). Certes, ce n’est que 10 reals par personne soir environ 3,5 euros mais cela représente le prix d’un repas courant au restaurant (comme si en France, l’entrée était de 10 à 15 euros). Nous parcourons le parc en jetant un coup d’?il à la Casacata di Caracol mais nous ne descendons pas les 927 marches pour aller tout en bas de celle-ci…

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          Dans le « Centro Historico Ambiental », on peut voir, entre autres, l’intérieur d’un tronc d’araucarias (photo ci-dessous, au milieu) : on dirait que les épines se sont tournées vers l’intérieur et se sont « lignifiées » (si tant est que ce mot existe). Un magnifique platane se dresse à proximité du centre. Bien intéressant.

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         Maintenant, il ne nous reste qu’un peu plus de 900 km pour arriver à Foz do Iguaçu (et, ensuite, presque 1 100 pour rejoindre São Paulo) donc autant se mettre en route tout de suite ! Nous passons par Gramado qui est une station chic très à la mode parait-il mais que nous trouvons d’un « style suisse » très douteux.

          D’après le guide, la route entre Gramado et Nova Pétropolis est superbe : bof, nous ne comprenons pas pourquoi ! Par contre, celle entre Nova Pétropolis et Caxia do Sul nous plaît davantage : très vallonnée, sinueuse, très belle végétation tout autour. Il y a une succession de collines très enforestées et ceci jusqu’au bord de la route. Celle-ci est bordée de très nombreux bosquets d’hortensias bleus malheureusement en train de se faner.

          Le paysage reste le même sur les 200 km que nous parcourons : une succession de collines, la route qui monte puis descend, monte puis descend, … La végétation cependant change entre Caxia et Vacaria, terme de notre journée : de plus en plus d’espaces déboisés, des prairies, des champs de maïs, quelques champs d’arbres fruitiers (pommiers) et des vignobles. De magnifiques platanes bordent la route.

          Nous nous arrêtons donc pour la nuit dans un petit hôtel au centre de Vacaria.

Mardi 14 avril : de Vacaria à Maravilha

 

          Journée de route. Nous faisons à peu près 450 km en environ 6 h 30. La route est belle, il y a peu de chantiers sur celle-ci mais par contre, comme depuis notre départ, il y a souvent des équipes de travailleurs (tenue orange) en train de faucher et de nettoyer les bords des routes. Débroussailleuses et rateaux sont leurs outils principaux.

          Nous faisons route en passant à Passo Fundo , Carazinho , Seberi , Frederico Westphalen et jusqu’à Maravilha où nous nous arrêtons pour la nuit. De Vacaria à Frederico Westphalen , le relief est beaucoup plus doux qu’hier mais toujours des vallonnements, des collines. On arrive dans une région très cultivée : des champs immenses de maïs, pommes et surtout, des haricots Et c’est la saison de la cueillette : elle se pratique aujourd’hui avec des moissonneuses. Les champs sont si grands que nous voyons parfois 3 moissonneuses dans le même pour en venir à bout. A l’image de ces champs, les silos qui bordent la route sont nombreux et gigantesques.

          Il y a seulement quelques arbres, quelques petits bosquets isolés par ci, par là. Toujours et encore des araucarias , ces drôles d’arbres qui commencent en forme de sapin et continuent en forme de pin parasol après avoir perdu leurs branches basses. Certains sont réduits à un simple tronc, sans branches supérieures. Est-ce ainsi qu’ils finissent tous ?

          A 3 ou 4 reprises, nous longeons ce que des panneaux indiquent comme étant un « campement indigène » : des cabanes couvertes de plastiques ou de bâches noirs, souvent au ras de la route, en plein bruit et poussière. Qui habite là ?

          A partir de 11h 30 et jusqu’à 17, il fait très chaud. En traversant une ville nous lirons « 32° ». Vers 13 h 30, nous nous arrêtons dans un restaurant italien, à une station service. En plus du repas brésilien désormais traditionnel (beef, haricots, riz, frites de pomme de terre et de manioc, pommes de terre, crudités), on nous sert aussi un repas italien (ravioli, pâtes, palenta, viande hachée) sans oublier un plat de crudités (salade, tomates, haricots verts, oignons,carottes, betterave rouge). Comme d’habitude, il n’y a pas de dessert. Comme d’habitude aussi, nous laissons beaucoup de choses dans les plats.

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         A partir de Frederico Westphalen , il y a moins de champs, la forêt revient en force. Au bord de la route, se multiplient les échoppes où se vendent (?) des centaines de « cuias » et autres calebasses (la « cuia » est la calebasse où macère « l’erva maté »).

          Nous faisons un premier arrêt vers 17 heures à Cunha Pora mais le seul hôtel de cette petite ville est complet. A une vingtaine de km se trouve Maravilha où nous logeons.

Mercredi 15 Avril : de Maravilha à Foz do Iguaçu

          Hier, nous sommes passés au dessus d’un grand « Rio », c’était le fleuve Uruguay. Aujourd’hui, le « Rio » était un peu plus petit, c’était l’Iguaçu.

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      Nous nous en rapprochons tellement dans la journée que ce soir, enfin, après encore 440 km de route, nous avons atteint Foz do Iguaçu et la Pousada Evelina dont les amis de Gilles et Andréa nous avaient parlé.

          Journée de « rodo », journée de « carro » ! Le paysage passe toujours par monts et par vaux, plus ou moins accentués selon les endroits. Les routes sont parfois sinueuses ou avec des km et des km de lignes droites. Nous sommes la plupart du temps sur le réseau secondaire et le revêtement est un peu moins bon sauf les 100 derniers km avant Foz où d’ailleurs, nous retrouvons les « pedagio ». Mais ça roule bien. Les Brésiliens doublent en côte, sur ligne continue, dans les rivages mais bon, on s’y habitue… On rencontre encore quelques camions.

          Jusqu’à Cascavel, les cultures ne sont pas trop extensives (surtout du maïs, quelques champs de canne à sucre, rarement de la vigne). Après, on retrouve des champs aux étendues infinies, la plupart déjà récoltés. La forêt est encore présente. Il y a d’ailleurs des champs de maïs dont certains sont secs avec, à côté, d’autres verts qui commencent à pousser. On est au mois d’avril et la moisson est en train de se faire. Dans les magasins, on trouve du raisin.

          La terre est d’un magnifique rouge profond, rouge brique. On a vu quelques vieilles maisons en bois construites sur de courts pilotis. Encore une fois, nous voyons un « campement indigène » en bordure de route.

          Vers 13 heures, arrêt en bordure de route à une charrascaria, ce restaurant où on se sert au buffet à volonté et où la viande, cuite sur de grandes broches nous est servie à volonté aussi. Un régal avec plus de choix que la dernière fois (il y avait aussi en plus du poulet, des brochettes, des côtes, …). Encore une fois, un régal !

          La lune en est à son dernier quart mais elle est bizarrement penchée, en tout cas pas comme chez nous.

          Nous arrivons vers 17 heures à la Pousada Evelina grâce au GPS qui n’a pas déc’ cette fois-ci. Il fait chaud : nous mettons la clim dans la chambre et allons nous baigner dans la piscine de la Pousada. La propriétaire, Evelina, d’origine polonaise, parle couramment français. La personne qui nous accueille aussi. Nous resterons au moins 3 nuits ici car nous voulons visiter les chutes du côté brésilien et du côté argentin. Vendredi, nous ferons donc une petite incursion en Argentine mais sans la voiture car elle ne peut pas passer la frontière.

Suite du récit, du 16 au 26 avril : cliquez ici !

 

 

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