Corse 2004

Jeudi 22 au vendredi 30 avril 2004

Jeudi 22 avril

 

../images/corse/site-pajero-22-04.jpg           Le grand jour ! Dès la fin du travail de Chantal, direction Toulon où nous attend le ferry de la « Corsica ferries » ! Arrivée à 19 h 15 pour un départ prévu à 22 h 30. Embarquement presque immédiat, juste le temps d’immortaliser notre petit Pajero sur le parking et nous prenons aussitôt possession du bateau. Chambre 5 082 : une grande baie donne sur la mer. Cabinet de toilette petit mais fonctionnel. Lits superposés.

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           Nous partons à la découverte du bâtiment mais la porte de notre chambre s’obstine à vouloir rester ouverte. Le steward d’étage alerte un technicien qui nous répare ça en 2 coups de tournevis. Petite promenade sur les ponts puis souper dans la chambre et … dodo !

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Vendredi 23 avril
Bastia-Saint Florent

 

           6 heures : dans les coursives, les hauts-parleurs commencent à déverser des flots de musique. Comme prévu, le bateau accoste à 7 heures. Nous cherchons vainement le centre ville de Bastia. Peut-être y sommes-nous sans le savoir ! Rien de bien excitant en tout cas. Chocolat chaud à la terrasse d’un café puis nous entamons notre périple, direction le Nord vers le Cap Corse. Végétation magnifique : au moins, ici, près de Bastia, le feu n’a pas tout ravagé. Nous longeons la côte un moment, découvrons des pierres teintées de vert puis nous commençons à nous diriger vers l’ouest pour traverser tout le Cap. La petite route laisse bientôt place à un sentier sinueux qui nous hisse à près de 1 000 mètres d’altitude, au col Saint Jean. Là, tant à l’est qu’à l’ouest, nous apercevons la mer. Nous profitons du calme frais de ce col pour nous offrir un bon pique-nique et une non moins bonne sieste.

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           Nous reprenons la piste et, plus bas, vers Olcani, nous découvrons à nouveau ces petits cimetières familiaux aperçus sur l’autre versant : juste une tombe réservée à la famille. Ils sont nombreux de part et d’autre de la route.

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corse/site-tour-nonza-23.jpg            Petite visite de la tour de Nonza. Pour la petite histoire, cette tour fut attaquée en 1768 par 1 200 français. Elle était commandée par le Capitaine Jacques Casella. Au cours du siège, ses soldats l’abandonnèrent. Casella plaça tous les fusils aux créneaux de la tour, courant et criant, il parvint à faire croire à la présence de nombreux défenseurs. Mais, peut-être à cours de munition, de force ou de voix, il finit par se rendre et, quand on lui demanda où était le reste de la garnison, il répondit « La voilà toute en moi ».

corse/site-desert+pajero-agriates-23.jpg Direction Saint Florent, puis par la Dep 81, nous atteignons la piste des Agriates. Il s’agit bien d’une piste qui traverse cette région désertique : des creux, des bosses, des ornières, … Au bout, seulement un camping fermé en ce moment et une plage où bronzent paisiblement quelques vaches. Retour : 3/4 d’heure pour faire les 12 km de cette piste défoncée et retour à Saint Florent où le camping Kalliste nous accueille pour la nuit.

Samedi 24 avril
Saint Florent – Ponte-Leccia

 

           Après une excellente nuit bien calme, nous reprenons la route direction l’Île Rousse. Avant d’y arriver, nous empruntons vers le Nord la piste de l’Ostriconi. Nous allons cette fois parcourir le maquis corse sur 25 km de piste encore une fois complètement défoncée : 4 heures de conduite par un temps magnifique. Nous sommes contents, en fin de parcours, de retrouver un peu le confort du bitume mais quelle merveille ! Au milieu du parcours, nous arrivons à la plage de Malfacu. Nous n’osons tremper que les pieds dans la mer, la température extérieure n’est que de 15 degrés et l’eau n’est pas bien chaude. Dommage, nous avions des kilomètres de plage de galets et de sable pour nous tout seuls !

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           Au passage, nous nous arrêtons près d’une maison troglodyte encadrée de magnifiques cactus (ça nous rappelle un peu ceux du Mexique), un « pailler », cette ancienne bergerie en pierres sèches au toit couvert de végétation (paille).

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           Fatigués, nous nous arrêtons au premier camping venu, celui du domaine de Griggione à Ponte-Leccia. Demain, nous continuerons vers Corte.

Dimanche 25 avril
Ponte-Leccia – Zicavo

 

           Un peu de pluie pendant la nuit mais au lever, ciel bleu et soleil sont de la partie. En route direction Corte où nous visitons le musée de la Corse qui couvre en fait surtout les 2 derniers siècles (artisanat, agriculture, industrie). Ensuite nous allons traîner un peu dans les rues de Corte où nous prenons notre repas de midi à la terrasse du restaurant « Muntagnono » : salade Muntagnono, charcuteries corses, cannelloni « i bruccio » et gâteau aux châtaignes. Bien bon tout ça !

           Retour sur la piste après le col de Sorba. La piste serpente au travers des pins et surplombe le village de Ghisoni.

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           Retour sur la route puis passage au col de Verde où la piste indiquée sur notre Road Book est désormais interdite aux véhicules : les écolos sont passés par là ! Tant pis, nous rejoignons par la route Palneca, Ciamannacce pour prendre la piste qui, indique notre RB, « monte et devient glissante avec ou sans pluie ». Montée rude mais pas particulièrement glissante bien que très mouillée : notre petit Pajero en vient à bout sans trop de difficultés. Merveilleuse montée très « technique » !

           A l’entrée de Tasso, nous nous arrêtons un moment pour ne pas troubler la fin d’un enterrement dans un petit cimetière familial. Cette fois, au bord de la route, non seulement il faut faire attention aux vaches qui se promènent mais également aux cochons laissés en liberté !

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           Nous nous arrêtons à l’Hôtel Floride à Zicavo pour passer la nuit.

Lundi 26 avril
Zicavo – Porto-Vecchio

corse/site-vaches-route2-26.jpg            Nous quittons Zicavo vers 10 heures pour rejoindre Zonza par la petite départementale 69 passant par le col de la Vaccia. Des vaches, effectivement, nous continuons à en voir le long des routes, voire sur la route (et des cochons aussi, d’ailleurs). Elles ne risquent pas grand chose car l’état de la route ne permet pas d’atteindre de grandes vitesses. En fait, il y a bien plus de nids de poules que de vaches !

           A Zonza, nous reprenons notre Road Book et attaquons la piste « des aiguilles de Bavella » à hauteur du hameau de Scapa di Noce. Chênes verts, pins et cyclamens fleuris nous tiennent compagnie sur ces 12 km de piste. Bosses, creux, ornières parsèment également la piste ainsi que de nombreux passages de gué. Au milieu du chemin, nous faisons une petite halte pique-nique – sieste dans une clairière. La deuxième partie du Road Book, aux environs de Zonza, est de nouveau barrée par un panneau « Interdit à toute circulation ». Ledit panneau a d’ailleurs subi les outrages des chasseurs comme c’est bien souvent le cas ici pour les panneaux de signalisation. Nous décidons alors de rejoindre Porto-Vecchio par la départementale 59 : heureusement que la circulation est quasi inexistante : à certains endroits, il nous parait bien difficile de pouvoir se croiser ! Plus nous approchons de Porto-Vecchio, plus nous voyons des chênes lièges aux troncs dénudés. Nous ne manquons pas aussi de saluer au passage un âne qui semble se la couler douce dans son pré : pour lui aussi, tout a changé en Corse !

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           Halte au camping Stabbacciu.

Mardi 27 avril
Porto-Vecchio et Bonifacio

 

           Un peu de repos aujourd’hui : nous avons décidé de rester 2 nuits au camping Stabbacciu et de passer notre journée à flâner tranquillement dans les villes du Grand Sud : Porto-Vecchio et Bonifacio. Le matin donc, visite de la première où reste encore, surplombant le port et les marais salants quelques témoignages du passé militaire de la ville : des bastions chargés de repousser les envahisseurs. Peut-être peu efficaces puisqu’on apprend qu’en une cinquantaine d’années, au XVI° siècle, la ville aura été détruite 4 fois !

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           L’après-midi, nous faisons route vers Bonifacio distante d’environ 25 kilomètres. De plus, nous utilisons la nationale presque exempte de nids de poule : ça change ! La ville est certainement celle de la Corse qui a gardé le plus de vestiges monumentaux de son passé. La citadelle qui se dresse encore dans la ville haute en témoigne. Nous visitons le cimetière marin aux alignements impeccables de tombes. Les petites ruelles ombragées de la ville haute sont très agréables à la promenade : les boutiques de souvenirs se pressent les unes contre les autres ne cédant le pas (de porte) qu’aux cafés et marchands de produits corses. Nous déambulons tranquillement autour de la ville et à l’intérieur et cherchons vainement en fin d’après-midi la piste qui conduit au phare de Pertusato. Tant pis, nous nous contenterons d’un magnifique point de vue sur Bonifacio et la mer !

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Mercredi 28 avril
Porto-Vecchio – Propriano

 

           Nous allons à nouveau prendre la piste ce matin et quitter ainsi le Grand Sud pour nous rapprocher peu à peu d’Ajaccio où nous attend vendredi en début d’après-midi le bateau de la Corsica Ferries.
Peu après Bonifacio, la piste serpent à travers le maquis : beaucoup de roches, quelques arbrisseaux et eucalyptus. Nous traversons un champ de manœuvres militaires et par une piste étroite remplie de cailloux, nous arrivons au lac artificiel de Figari. Nous en faisons pratiquement tout le tour en le longeant et n’oublions pas, au passage, de nous offrir un pique-nique revigorant.

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           Après le barrage de Figari, nous traversons la nationale 196 qui relie Bonifacio à Ajaccio et reprenons la piste qui va nous conduire à la mer. Paysage merveilleux avec de nombreuses fleurs dont celles de l’argelas (épineux ressemblant à nos genêts : argelas est, d’après Chantal, le nom provençal de ces arbustes mais quel est son nom français ?). Nous rencontrons quelques voitures et découvrons une côte « sauvage » c’est à dire sans construction à proximité. Nous doutons fort qu’en été, elle continue à être aussi sauvage que ça ! Un petit vent et une température trop basse ne nous permettent pas de profiter pleinement de ces belles plages de sable ou de rochers et de ces eaux aux bleus multiples.

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           En fin d’après-midi, nous faisons halte à l’entrée de Propriano, au camping Lecci et Murta. Demain soir, Corinne, Frédéric et Tony nous y rejoindront.

Jeudi 29 avril
Propriano

 

           Dernière partie du trajet en Road Book à proximité de Propriano sous la pluie aujourd’hui : dès le matin, le ciel est gris, il commence à pleuvoir un peu et cela continue de plus en plus dans l’après-midi et dans la soirée. Cela ne nous empêche pas de faire le trajet n° 6 du Road Book : forêts de pins mais avec également de nombreux arbres et de multiples plantes en fleurs. Beaucoup de pâturage aussi, cette partie de la Corse nous parait bien plus verdoyante. Nous admirons au détour de la piste les rochers aux couleurs rose-orangé ; malgré la pluie, nous ne résistons pas à l’envie de prendre une photo. Piste la plupart du temps très roulante avec de nombreux kilomètres sur le bitume. Comme partout, les panneaux de signalisation ont subi les outrages des chasseurs …

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           Dans l’après-midi, les dernières courses de produits corses au géant Casino de Propriano puis, à 17 heures, nous retrouvons Corinne, Frédéric et Tony au camping (ils ont pris une chambre à l’hôtel vu le temps). Apéritif bien arrosé autant par nous que par le ciel, pris à l’abri dans le coin vaisselle du bloc sanitaire et nous nous retrouvons le soir à Propriano pour une dernière soirée corse (pour nous du moins) devant la table bien garnie d’un restaurant. Fidèle à sa grand-mère paternelle, Tony voudra absolument faire une belote : il joue avec Corinne mais, décidément, il ne fait pas le poids contre son père et son oncle. Au passage, nous goûtons une petite myrthe (liqueur) bien fraîche : délicieux !

Vendredi 30 avril
Propriano – Ajaccio – Toulon – Les Meyniers

           Au petit matin, il ne pleut plus mais le ciel reste tout de même bien gris. Au moins, nous n’aurons pas de pluie pour démonter la tente et ranger le matériel ! Nationale 196 et direction, Ajaccio ! Décidément,ils ne connaissent pas trop la ligne droite en Corse! La route est belle mais que de tournants ! Derniers achats en arrivant au port et nous nous nous insérons dans la file d’attente. Le bateau aura finalement une demi heure de retard. Nous assistons à son arrivée en mer et au débarquement des voitures, camions, camping-car, motos, … Ça n’en finit pas de descendre !

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           Au moment de partir, nous montons sur le pont pour voir s’éloigner Ajaccio (à moins que ce ne soit nous qui nous éloignons ???). Le soleil nous montre le bout de son rayon, histoire de nous faire regretter de partir ! Allez, c’est promis, on essaiera de revenir !

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           Notre 4×4 s’est bien comporté, particulièrement véloce dans les montées, se jouant de toutes les difficultés des pistes, n’hésitant pas à rebondir quand il le fallait. Bien sûr, des fois il tirait un peu à droite, un coup de frein l’envoyait à gauche, le volant jouait à Alzheimer mais nous n’avons pas eu un seul ennui mécanique. Par contre, Frédéric et Corinne en ont eu plusieurs dès le début : freins, boite de vitesse, … On connait le proverbe qui explique que le cordonnier est souvent le plus mal chaussé. Il faut dire que notre mécanicien préféré avait passé beaucoup plus de temps dans la préparation du Pajero pour ce voyage que dans celle du Discovery ! Merci !

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